#Belgrade2020

UWW : le Championnat du Monde 2020 sera une 'Coupe du Monde Individuelle'

By United World Wrestling Press

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (le 10 novembre) -- Les critères établis par United World Wrestling en juin dernier pour l'accueil du Championnat du Monde n'ayant pu être remplis, il a été décidé mardi 10 novembre de le substituer par une 'Coupe du Monde Individuelle'. 

Il avait été donné aux Fédérations Nationales jusqu'au jeudi 5 novembre pour confirmer leur intérêt à participer au Championnat du Monde 2020. UWW avait établi comme seuil de départ qu'au moins 8 des 10 meilleurs pays et 70% du nombre total d'athlètes du Championnat du Monde 2019 participent en 2020. Avec de nombreux pays réinstaurant des restrictions de voyage en réponse à la pandémie de covid-19, ces chiffres n'ont pu être atteints.

“Nous voulons voir nos athlètes lutter à nouveau sur les tapis. C'est primordial pour notre organisation et nous sommes déterminés à leur en donner l'opportunité,” a déclaré le Président d'United World Wrestling M. Lalovic. “Il y a de véritables défis à surmonter, mais nous travaillons ensemble pour atteindre un format sûr et acceptable dans le cadre duquel nos athlètes pourront concourir dans un événement de classe mondiale.” 

Cette 'Coupe du Monde Individuelle” sera organisée à Belgrade et la confirmation définitive des dates est attendue pour ces jours prochains. L'événement offrira des prix pour un total de 300'000 francs suisses répartis à parts égales entre les 30 catégories de poiids.

Le Congrès Ordinaire et les élections ont été repoussées à 2021 et la conférence mondiale de lutte de cette fin d'année se tiendra en vidéoconférence.

La lutte a l'un des taux de blessure les plus bas des Jeux Olympiques de 2016

By Babak Shadgan, MD, MSc Sports Med, PhD

CORSIER-SUR-VEVEY (7 avril) -- La Commission Médicale et Anti-dopage d'United World Wrestling mène des études approfondies sur les blessures de lutte depuis les Jeux Olympiques de 2004 à Athènes. Les résultat de ces analyses ont été utilisés pour mettre en place des mesures préventives plus efficaces et réduire le risque de blessure dans le sport de la lutte.

Aux Jeux Olympiques de Rio, en 2016, 22 blessures ont été déclarées sur un total de 352 lutteurs et de 410 matchs disputés. Cela équivaut à 6.2 blessures pour 100 athlètes et 5.4 blessures pour 100 matchs. Le taux de blessure est le plus bas dans la lutte féminine (4.4%). La lutte libre comptabilise 6.7% et la lutte gréco romaine 7.6%.

Tous styles confondus, il apparait que la plupart des blessures sont enregistrées dans les catégories de poids moyens. Les blessures les plus courantes sont des lacérations de la peau et des contusions, la plupart du temps sur le front et les sourcils, ainsi que les luxations des épaules et des coudes. Les lutteurs se blessent la plupart du temps en position debout (68.2% des blessures), lorsqu'ils initient les plaquages ou se tapent la tête, ou lorsque le genou ou le coude d'un lutteur entre en collision avec le visage ou la tête de son adversaire. Les blessures aux articulations sont également fréquentes.

Cinquante-cinq pourcent des blessures ont été classés dans la catégorie des blessures légères, 27% ont été considérées comme moyennes et 18% comme blessures graves; 4 matchs ont été interrompus pour cause de blessure. Aucune blessure critique n'a été enregistrée et il n'y a pas eu d'hospitalisation pendant les Jeux Olympiques.

Alors que les statistiques semblent augmenter aux Jeux Olympiques d'été, le nombre de blessures enregistré à Rio était moins important que celui des Jeux Olympiques de Londres (12%) et de Pékin (9.3%). Une meilleure éducation, les améliorations apportées aux règles et au règlement, ainsi qu'une plus grande attention portée à la santé des lutteurs durant ces dernières années semblent avoir fait la différence.

United World Wrestling est l'une des seule Fédération Internationale de sport à bénéficier d'un Programme de surveillance des blessures depuis 2004, et s'engage à continuer ses analyses et le développement de ce programme afin de réduire encore le risque de blessure dans le sport de la lutte.