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Mondiaux U23 : Pour Tevanyan, le premier titre valait la peine d'être attendu

By Vinay Siwach

PONTEVEDRA, Espagne (22 octobre) -- Vazgen TEVANYAN (ARM) exprime rarement ses émotions sur le tapis. Personnalité plutôt calme pendant le combat, Tevanyan arborait un regard inquiet quand les arbitres ont examiné un challenge de Hamza ALACA (TUR).

Avec 20 secondes restantes dans le combat des 65kg pour la médaille d'or aux championnats du monde U23 à Pontevedra en Espagne, Tevanyan menait 7-2 mais Alaca a obtenu un gut wrench dans lequel il a fait tourner Tevanyan à 360 degrés espérant obtenir quatre points. Cependant, les arbitres n'en ont accordé que deux.

Même si un challenge réussi l'aurait fait avec 7-6, Tevanyan ne voulait pas se trouver dans une situation où le match pourrait connaître d'autres rebondissements. Et bien qu'il n'y ait pas eu de surprise à la fin vu qu'Alaca avait perdu le challenge et obtenu seulement deux points, c'était plus un soulagement pour Tevanyan qu'une célébration.

Il a remercié le petit groupe de fans arméniens qui étaient présents dans le Pavillon Municipal de Pontevedra avant le tour de piste de la victoire remportant son tout premier titre mondial.

"Ce n'est qu'à la fin du match, quand il y a eu une contestation, que j'étais inquiet," a déclaré Tevanyan.

Si vous vous demandez pourquoi c'était si important, Tevanyan se rappelle des derniers championnats du monde U23 durant lesquels il a terminé médaillé d'argent. dans les 10 dernières secondes, il a abandonné un takedown et Ernazar AKMATALIEV (KGZ) l'a fait tourné pour deux points. Et ce qu'Alaca a fait était similaire à cela.

Akmataliev a remporté l'or l'année dernière en 70kg. Tevanyan ne voulait pas terminer une nouvelle fois avec la médaille d'argent.

"J'ai attendu si longtemps pour devenir champion du monde," a-t-il déclaré. "J'étais allé à Belgrade pour remporter l'or mais il semble que je n'étais pas assez préparé. L'année dernière, je luttais en 70kg."

Depuis qu'il a fait irruption sur la scène pour battre Iszmail MUSZUKAJAEV (HUN) en finale des 65kg à la Coupe du Monde individuel 2020 à Belgrade, Tevanyan a montré l'étincelle mais n'a pas réussi à l'allumer sur la grande scène.

En mars 2021, il a battu Haji ALIYEV (AZE) mais n'a pas gagné aux Jeux Olympiques et a terminé neuvième aux championnats du monde 2021. Mais tout s'arrange lentement pour lui en 2022. Il a remporté la prestigieuse Coupe Takhti en Iran, et presque atteint le combat pour la médaille de bronze à Belgrade avant de couronner la saison avec un titre mondial.

"J'ai travaillé dur avec les entraîneurs," a-t-il déclaré. "Nous avons corrigé toutes les erreurs et maintenant, vous pouvez voir le résultat de notre dur labeur."

A Pontevedra, il s'est emparé de l'or des 65kg avec une victoire sur Alaca pour finalement apparaître comme l'un des lutteurs à  prendre en charge les 65kg. En demi-finales, il a battu Adlan ASKAROV (KAZ) 7-6 dans un combat équilibré. Le jeune japonais Ryoma ANRAKU (JPN) a également inquiété Tevanyan mais l'arménien a réussi à gagner 5-4.

Vazgen TEVANYAN (ARM)Vazgen TEVANYAN (ARM) complète une attaque sur Hamza ALACA (TUR) dans la finale des 65kg. (Photo: UWW / Kostadin Andonov)

Durant la final, il menait 3-2 avec une minute restante quand il a obtenu un arm trap et étendu son avance à 7-2. Mais il a encore contré plus tard dans le combat. Heureusement, c'était seulement pour deux points et non quatre pour Alaca.

"C'était une finale intéressante," a-t-il déclaré. "L'adversaire était très bon. Je ne dirais pas que le début du match était intense mais plus tard, durant le challenge, j'étais inquiet de savoir s'ils allaient donner 2 ou 4 points."

L'olympien de Tokyo va maintenant essayer de se qualifier pour les Jeux Olympiques de Paris aux championnats du monde 2023 l'année prochaine.

"Je vais maintenant rentrer en Arménie, me reposer et démarrer l'entraînement de façon encore plus dure pour l'année prochaine car l'année prochaine est très importante avec les championnats du monde qualificatifs pour les Jeux Olympiques," a-t-il déclaré.

Giorgi ELBAKIDZE (GEO)Giorgi ELBAKIDZE (GEO) a remporté le titre mondial en 70kg. (Photo: UWW / Kadir Caliskan)

Alors que Tevanyan a mis fin à sa pénurie de titres, Amirmohammad YAZDANI (IRI) a décroché une nouvelle médaille d'argent aux Championnats du monde, après avoir perdu la finale des 70 kg contre le champion d'Europe U23 Giorgi ELBAKIDZE (GEO) de manière spectaculaire.

Le favori Yazdani menait 2-2 à la pause et s'est retrouvé impliqué dans une étreinte avec Elbakidze qui s'est terminée en catastrophe pour lui. Elbakidze n' a jamais relâché sa prise et Yazdani s'est retrouvé sur le dos alors qu'il tentait une grosse projection. Elbakidze menait 6-2 et Yazdani semblait désespéré.

Elbakidze a évité le contact et c'est à une minute de la fin que Yazdani a pu marquer un takedown, réduisant l'avance à 6-4. Ensuite il a eu une bouée de sauvetage.

Elbakidze a été mis sur l'horloge d'activité et Yazdani a dû jouer les 30 secondes et avait besoin d'un takedown pour gagner. Mais Elbakidze a tiré un double-leg que Yazdani a défendu pendant un moment mais qui a fini par céder à la pression, annulant l'horloge d'activité. Rien n'a fonctionné pour lui et il a terminé avec sa troisième médaille d'argent en autant de finales de championnats du monde.

Vladimeri GAMKRELIDZE (GEO)Vladimeri GAMKRELIDZE (GEO) réagit après avoir remporté la finale des 79kg contre Daulet YERGESH (KAZ). (Photo: UWW / Kostadin Andonov)

La Géorgie obtient son second champion du monde avec Vladimeri GAMKRELIDZE (GEO) qui a battu Daulet YERGESH (KAZ), 5-3 en finale des 79kg.

Après avoir obtenu un point pour passivité, Gamkrelidze a marqué un takedown juste avant la pause pour mener 3-0. Yergesh était plus actif en seconde période mais Gamkrelidze ne voulait pas s'engager et c'est à 35 secondes de la fin que Yergesh a otenu un stepout.

Yergesh avait besoin de deux points de plus pour les critères et a tenté un duck under mais alors qu'il essayait de se relever, Gamkrelidze l'a plaqué au tapis, remportant lui-même deux points de plus. Il renonce à un takedown mais c'était trop peu trop tard, le géorgien gagne 5-3.

Amirali AZARPIRA (IRI)Amirali AZARPIRA (IRI) a battu Tanner SLOAN (USA) in the 97kg final. (Photo: UWW / Kostadin Andonov)

Amirali AZARPIRA (IRI) a défendu avec succès sa médaille d'or des 97kg avec une victoire tendue 5-3 sur Tanner SLOAN (USA).

Azarpira a obtenu un single leg contre Sloan et presque réussi à le faire tomber mais Sloan s'est défendu, avant de marquer un takedown. Mais en seconde période, Azarpira a marqué un stepout durant la période d'activité avant d'en ajouter un de plus pour prendre l'avantage 3-2 avec une minute et 30 secondes restantes. il a porté cette avance à 4-2 à moins d'une minute restante.

Dans les dernières secondes du combat, Sloan a lancé une attaque et s'est emparé des jambes d'Azarpira. Mais à aucun moment Azarpira n'a eu de contact à trois points avec le tapis et Sloan n'a pas reçu de point.

"Le dernier match était un match difficile," a déclaré Azarpira. "Je savais assez bien que ce serait un match serré. J'ai fait beaucoup d'efforts pour ce tournoi après les Mondiaux U20 en Bulgarie. J'ai eu une mauvaise expérience en Bulgarie et n'ai pas pu obtenir la médaille que je voulais, j'ai terminé à la troisième place."

"Après cela, j'ai essayé très fort et j'ai été très organisé dans ma préparation pour ce tournoi et, Dieu merci, j'ai réussi."

Aux mondiaux U20 à Sofia, Azarpira a subi une surprenante défaite 6-4 contre Rifat GIDAK (TUR) et est renté chez lui avec le bronze. C'était un signal d'alarme pour Azarpira qui était venu là-bas pensant revenir en tant que champion.

"Avant Sofia, je venais en pensant que l'or m'était garanti," a-t-il déclaré. "J'ai fini par ne pas obtenir ce que j'attendais. Aprsè cela, je me suis ressaisi et entraîné dur, avec de la discipline afin d'obtenir l'or ici et dieu merci, c'est arrivé."

Aman SEHRAWAT (IND)Aman SEHRAWAT (IND) est devenu le premier champion du monde U23 d'Inde. (Photo: UWW / Kostadin Andonov)

Premier champion du monde U23 d'Inde

L'Inde n'a inscrit qu'un seul lutteur en lutte libre et il rentre au pays avec une médaille d'or et une histoire. Aman SEHRAWAT (IND) a remporté la médaille d'or des 57 kg à Pontevedra, devenant ainsi le premier Indien à être couronné champion du monde U23.

En finale, il a affronté Ahmet DUMAN (TUR) et a commencé en tant qu'outsider. Duman s'était régalé vendredi, remportant ses trois combats par supériorité technique.

Il a commencé sur une note similaire, marquant un stepout dans les 15 premières secondes. Sehrawat a été appelé passif alors que Duman menait 2-0 à la pause.

Tout a changé après la pause de 30 secondes, lorsque les attaques incessantes de Sehrawat qui avaient un soupçon du médaillé d'argent olympique Ravi KUMAR (IND), ont stupéfié Duman.

Attaque après attaque, le double médaillé de bronze des championnats du monde U17 a accumulé les points et mené 6-2. Duman a eu l'occasion de renverser la vapeur, mais n'a pas réussi à avoir un lacet après avoir marqué un takedown. Sehrawat ne lui a plus laissé aucune chance.

Une victoire 12-4 a scellé l'affaire pour l'Indien, qui est devenu orphelin à l'âge de 11 ans. Il a remporté la première médaille d'or après sept médailles d'argent dans tous les styles pour le pays.

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RESULTATS

57kg
OR : Aman SEHRAWAT (IND) df. Ahmet DUMAN (TUR), 12-4

BRONZE : Bekzat ALMAZ UULU (KGZ) df. Hansana GANEGODAGE (SRI), via walkover
BRONZE : Kamil KERYMOV (UKR) df. Giorgi GEGELASHVILI (GEO), 17-7

65kg
OR : Vazgen TEVANYAN (ARM) df. Hamza ALACA (TUR), 8-4

BRONZE : Ryoma ANRAKU (JPN) df. Adlan ASKAROV (KAZ), 7-7
BRONZE : Erik ARUSHANIAN (UKR) df. Kianhossein MAHMOUD (IRI), 11-8

70kg
OR : Giorgi ELBAKIDZE (GEO) df. Amirmohammad YAZDANI (IRI), 8-4

BRONZE : Kota TAKAHASHI (JPN) df. Yahya THOMAS (USA), 4-0
BRONZE : Kanan HEYBATOV (AZE) df. Orozobek TOKTOMAMBETOV (KGZ), 8-5

79kg
OR : Vladimeri GAMKRELIDZE (GEO) df. Daulet YERGESH (KAZ), 5-3

BRONZE : Carter STAROCCI (USA) df. Valentyn BABII (UKR), 11-0
BRONZE : Arman AVAGYAN (ARM) df. Georgios KOUGIOUMTSIDIS (GRE), 6-4

97kg
OR : Amirali AZARPIRA (IRI) df. Tanner SLOAN (USA), 5-3 

BRONZE : Vasyl SOVA (UKR) df. Ertugrul AGCA (GER), 5-3
BRONZE : Islam ILYASOV (AZE) df. Andro MARGISHVILI (GEO), 7-0

Demi-finales

61kg
OR : Arsen HARUTYUNYAN (ARM) vs. Taiyrbek ZHUMASHBEK UULU (KGZ)

DF 1 : Arsen HARUTYUNYAN (ARM) df. Ramaz TURMANIDZE (GEO), 13-4
DF 2 : Taiyrbek ZHUMASHBEK UULU (KGZ) df. Emrah ORMANOGLU (TUR), 5-0

74kg
OR : Mohmmadsadegh FIROUZPOUR (IRI) vs. Khadzhimurad GADZHIYEV (AZE)

DF 1 : Mohmmadsadegh FIROUZPOUR (IRI) df. Temuri BERUASHVILI (GEO), sur blessure
DF 2 : Khadzhimurad GADZHIYEV (AZE) df. Vasile DIACON (MDA), 4-3

86kg
OR : Trent HIDLAY (USA) vs. Tatsuya SHIRAI (JPN)

DF 1 : Trent HIDLAY (USA) df. Ivan ICHIZLI (MDA), 11-1
DF 2 : Tatsuya SHIRAI (JPN) df. Evsem SHVELIDZE (GEO), 4-3

92kg
OR : Jacob CARDENAS (USA) vs. Amirhossein FIROUZPOUR (IRI)

DF 1 : Jacob CARDENAS (USA) df. Miriani MAISURADZE (GEO), 8-0
DF 2 : Amirhossein FIROUZPOUR (IRI) df. Feyzullah AKTURK (TUR), 17-6

125kg
OR : Amirreza MASOUMI (IRI) vs. Solomon MANASHVILI (GEO)

DF 1 : Amirreza MASOUMI (IRI) df. Alisher YERGALI (KAZ),
DF 2 : Solomon MANASHVILI (GEO) df. Yurii IDZINSKYI (UKR), 10-0

La championne olympique Tosaka de retour après 13 mois d'absence

By Ken Marantz

MISHIMA, Japon (24 septembre) – Treize mois après avoir remporté l’or aux JO de Rio 2916, et une opération du pied plus tard, Eri TOSAKA a repris la compétition sur les chapeaux de roues, et semble bien partie pour Tokyo 2020 – même s’il lui reste malgré tout du chemin à parcourir.

Tosaka, championne olympique à 48 kg, a gagné trois fois par supériorité technique à 53 kg à l’Open du Japon de lutte féminine. Elle a également connu quelques moments plus difficiles après avoir été menée en début de match en demi-finale et en finale.

« C’était mon premier tournoi depuis les Jeux Olympiques, et j’étais plus tendue que d’habitude » commente Tosaka. « Je n’avais pas le bon timing, et cela a été plus difficile que ce que je pensais ».

En finale, Tosaka a subi un plaquage en début de match face à Arisa TANAKA, mais a réussi à reprendre l’avantage 12-2 en 5 :18. Le même résultat que la demi-finale de 2015, sauf qu’il y a deux ans le match avait duré dix secondes de moins.

Tosaka s’est surtout faite peur en demi-finale, ou elle était menée 6-0 après 30 secondes par Nao TANIYAMA, de l’Université d’Hosei. Taniyama a marqué un leg takedown, et a renversé deux fois la triple championne du monde.

Enfin, Tosaka s’est animée. Elle rapidement marqué deux plaquages et un roll pour revenir au score à 1 :40. Elle a ensuite marqué deux points supplémentaires, et a finalement terminé son comeback avec quatre ankle rolls pour le score de 16-6 en 2 :46.

« Je pensais que j’allais perdre » déclare Tosaka. « Je ne me rappelle pas très clairement de ce match, j’étais tellement inquiète ».

Le succès de Taniyama en début de match l’a surprise autant que le public. Elle admire la façon dont son adversaire a gardé son calme et s’est défendue.

« Quand j’ai marqué six points, j’ai pensé que j’allais gagner » continue Taniyama. « Mais Tosaka a fait preuve de la force mentale qu’on acquiert avec l’expérience. Elle est aussi forte physiquement. »

Une victoire dans la division senior du tournoi permet de se qualifier pour les Championnats japonais qui auront lieu en décembre et qui sont les premiers des deux tournois qualificatifs pour les Jeux Olympiques, les Championnats du Monde et d’autres grands tournois. Les lutteurs tels que Tosaka sont néanmoins automatiquement inscrits dans ce genre d’évènement et ne participent que rarement à l’Open du Japon.

Mais Tosaka pensait qu’il était nécessaire qu’elle s’inscrive puisqu’elle reprenait la compétition. Une décision prise en accord avec son coach Kazuhito Sakae, directeur de l’équipe nationale et responsable de l’Université de Shigakkan.

Tosaka, qui a fêté ses 24 ans le mois dernier, a avoué qu’elle se sentait fébrile et qu’elle ne s’était pas entrainées les deux jours précédant le tournoi.

« C’est ma faute, j’aurai du prendre mieux soin de moi » commente Tosaka, qui a pensé à se retirer de la compétition, mais qui a finalement décidé qu’il était mieux de gagner de l’expérience.

« Nous avons parlé du fait qu’elle devait au moins remporter un tournoi chez elle (au Japon) si elle voulait participer à l’Open du Japon et aux prochains Championnats du Monde » commente Sakae. « Elle s’est entrainée très dur à Shigakkan et au camp d’entrainement national. Puis, il y a deux jours, j’ai reçu un message de sa part qui me demandait si elle pouvait rater l’entrainement. Elle ne se sentait pas bien. Je lui ai dit de se reposer. »

« Elle subit beaucoup de pression, et elle a réalisé qu’elle devait la surmonter » continue Sakae. « Elle m’a dit qu’elle était nerveuse. Mais cela fait une grosse différence de participer à un match ou d’en rater un, et elle aurait risqué sa réputation de championne. J’admire le courage qu’elle a eu de venir. »

Après avoir remporté l’or à Rio, Tosaka a souffert d’une douleur chronique dans le gros orteil du pied gauche, et a décidé de se faire opérer pour faire enlever des dépôts de calcium en janvier. Elle avait prévu de participer aux Championnats organisés au Japon en mai pour se qualifier aux Chapionnats du Monde de Paris, mais elle a du se retirer de la compétition, sa guérison ne se faisant pas aussi vite que prévu. Elle était championne du monde depuis trois années consécutives.

« Quand je me suis fait opérer, je ne savais pas ce qui m’attendait » dit-elle. « Je me demandais ce qui allait se passer. Je suis contente d’être de retour sur le tapis. Je suis passée du paradis – la médaille d’or aux JO – à ce qui était pour moi un enfer. Je n’avais jamais été aussi reconnaissante de pouvoir être sur un tapis. »

En l’absence de Tosaka, la jeune Yui Susaki a remporté l’or à Paris. Susaki a récemment annoncé qu’elle allait s’inscrire à l’Université de Waseda dès le printemps.

« Toute personne qui étudie la bas peut atteindre le niveau des compétitions mondiales » commente Sakae. « Qui va gagner ? C’est une catégorie de poids très intéressante pour le Japon. »

Tosaka sait qu’elle doit travailler dur pour atteindre une nouvelle fois un tel niveau. Elle doit surtout corriger son habitude de ne pas marquer de points avant d’être menée au score, comme elle l’a fait en finale olympique, lorsqu’elle a réalisé un plaquage de dernière minute face à Mariya Stadnik.

« J’aimerai marquer la première, mais si je ne suis pas en train de perdre, on dirait que je ne m’en donne pas la peine » déclare Tosaka. « C’est ma faiblesse. Je dois changer cela pour un style plus agressif dès le début. »

Son timing inadéquat pour les plaquages lui cause également du souci.

« Si je continue comme ça, il sera difficile de remporter la Emperor’s Cup. Je dois être capable de marquer des points. »

Okuno remporte un nouveau titre

L’autre tête d’affiche du tournoi était la championne du monde à 55 kg Haruna OKUNO, qui a été très active depuis les Championnats de Paris.

Okuno, 18 ans, a entièrement dominé ses trois adversaires à 55 kg, gagnant une fois par tombé et deux fois par supériorité technique 10-0. Elle a battu Riko MIZUGUCHI en 1 :47 en finale.

En finale à 58 kg, la championne du monde junior Sae NANJO a battu la championne du monde de 2014 Chiho HAMADA 3-2. Nanjo, 18 ans, était l’une des trois adolescentes à remporter l’or pour le Japon au Championats d’Asie Senior en mai, aux côtés de Susaki et Mayu MUKAIDA.

Six jours après avoir remporté l’or à Paris et deux jours après son retour au Japon, Okunoa participé aux Championnats All-Japan Collegiate et a gagné le titre à 58 kg. Sa sœur Rina a de son côté gagné à 48 kg.

Okuno, qui est en première année à l’Université de Shigakkan, a dit qu’elle s’était inscrite à ce tournoi pour travailler certains aspects de sa technique.

« Cette fois, le but était de travailler mes techniques au sol » déclare-t-elle. « Je voulais marquer des points sans donner à mon adversaire le temps de souffler. Mais je restais à regarder mon adversaire, et mon coach criait « Allez ! Vas-y ! » C’est mon point faible, j’ai besoin de motivation. Il faut que je change ça. »

Ceci dit, Sakae n’a fait que des compliments à sa nouvelle star.

« Okuno est particulière car même si elle n’a que 18 ans, elle prend le contrôle du match comme si elle était une vétéran » commente-t-il. « Lorsqu’elle aura plus de force, elle sera encore plus douée. »

Okuno ne sait toujours pas dans quelle catégorie de poids du nouveau système elle s’inscrira.

« Je n’ai encore jamais gagné d’Emperor’s Cup » dit-elle. « Après discussion avec mon coach, je vais choisir la catégorie de poids qui me donne le plus de chances d’atteindre mon but. »