Beach wrestling

La gloire d'Inam

By Vinay Siwach

Muhammad Inam n'était jamais allé à la plage. Sa ville natale de Gujranwala est un hameau enclavé dans le nord-est du Pakistan où l'océan, l'air marin et les vagues frappant le sable ne sont qu'illusion.

C'était ainsi jusqu'à ce qu'Inam s'inscrive dans la catégorie des +80kg pour les Jeux de plage d'Asie 2014 de Pukhet en Thaïlande. Là, Inam a pu goûter de l'air marin, mais aussi de la défaite.

Devenu une star au Pakistan après avoir remporté la médaille d'or des Jeux du Commonwealth en 2010, Inam était reparti de Pukhet avec le bronze. Pour une personne de sa stature et capacité, c'était, d'après lui, un échec.

Mais c'était également une chance.

Inam prit alors la décision d'être mieux préparé que ses opposants pour les jeux de plage et championnats à venir et d'inclure la lutte de plage dans ses entraînements quotidiens et ses routines de musculation.

"La plage la plus proche était pour nous celle de Karachi, à 1'300 kilomètres. Aller là-bas n'était pas possible parce que j'ai ici un akhara [un centre d'entraînement, ndlr]. La lutte pakistanaise vit à Gujranwala."

Muhammad INAM (PAK) pose avec des amis devant la sablière qu'ils ont construite avec le sable d'un lac voisin.

Avec l'aide de ses coéquipiers, Inam s'est rendu à un lac voisin, où ils ont extrait du sable pour le ramener à leur akhara. Ils en ont ensuite fait une aire de pratique circulaire.

L'idée de faire une sablière leur était venue au retour de Pukhet, puisqu'aucun lieu similaire n'existait alentour.

"J'ai amené du sable des marais et lacs environnants pour en faire un cercle dans mon akhara," dit Inam. "Je travaille ici tous les jours. Cela ne coûte rien et les enfants adorent jouer sur le sable, sur lequel ils ne se font pas mal."

"Je ne peux pas lutter tous les jours alors nous faisons du beach volley ou du foot. Mais je suis sur ce sable deux heures par jour et j'en prends l'habitude. Mes muscles s'y habituent."

Il a également augmenté son nombre de participations à des compétitions de lutte dans la boue pour développer son endurance. En 2016, Inam s'est rendu aux Jeux de plage d'Asie, organisés cette fois au Vietnam. Il en est rentré avec la médaille d'or des 90kg après avoir vaincu en finale l'Iranien Mohammad Sadati. Il n'avait concédé aucun point lors des cinq tours du tournoi, mais en avait inscrit 17.

Muhammad INAM (PAK) soumet Pejman Fazlollah TABAR NAGHRACHI (IRI) 2-1 et devient le premier champion du monde de lutte de l'histoire du Pakistan. (Photo : Max Rose-Fyne)

Une année plus tard, à Dalyan en Turquie; Inam est devenu le premier champion du monde de lutte de l'histoire du Pakistan tous styles confondus, après avoir vaincu Pejman Fazlollah TABAR NAGHRACHI (IRI) 2-1 en finale.

De retour en Turquie en 2018, il défend avec succès son titre des 90kg face à Irakli MTSITURI (GEO). Pour ces deux mondiaux combinés, Inam n'aura concédé que trois points, avec un parcours 2018 marqué par quatre victoires par tombé, y compris en finale.

Célébré comme le meilleur lutteur du Pakistan, Inam a continué de suivre sa route avec en point de mire les nouvelles séries mondiales de lutte de plage de 2019 - quatre compétitions autour du globe récompensées en espèces sonnantes et trébuchantes, avant de tenter sa chance aux Jeux mondiaux de lutte de plage de Doha.

Après avoir réalisé la sablière de son centre de lutte, il s'y entraînait deux heures par jour pour s'habituer au sable de plage, ce qui n'était pas entièrement une nouveauté pour lui puisqu'il luttait dans la boue depuis l'âge de dix ans.

"Le Pakistan et l'Inde pratiquent la lutte dans la boue et ceci constitue la base de la lutte de plage aussi," dit-il. "Mon arrière-grand-père luttait, mon grand-père aussi et puis mon père. Tous étaient des lutteurs de dangals et c'est ce qui m'a aidé à devenir bon en lutte de plage."

Les deux pays d'Asie tiennent en effet des compétitions de lutte traditionnelle dans la boue sur un terrain de forme circulaire comme pour la lutte de plage. En dangals - ou lutte dans la boue -, est déclaré vainqueur celui qui force les épaules de son adversaire au sol, une autre règle similaire.

Avec la simplicité des règles et l'expérience acquise dans les tournois de lutte dans la boue depuis son adolescence, Inam était conscient qu'il avait une grande chance d'exceller en lutte de plage.

"J'ai toujours été un lutteur de boue. Le Pakistan n'avait que cinq tapis dans tout le pays. J'allais aux dangals et en 2014 j'ai remporté la médaille de bronze des Jeux d'Asie de lutte de plage et je me suis dit que c'est là que je pouvais être le meilleur."

"C'était un sentiment étrange et j'étais très à l'aise dans le sable. Je n'avais pas de problème pour trouver des appuis parce que je m'étais toujours entraîné dans la boue."

Inam, superintendant de la compagnie d'électricité de Gujranwala, explique que son succès dans la lutte de plage vient du fait qu'il avait décidé de faire ce que font les lutteurs internationaux sur le tapis.

Muhammad INAM (PAK) et des membres de son équipe autour de leur sablière.


"C'est comme si les choses étaient un peu à l'envers. Avant, je m'entraînais pour les compétitions sur tapis pendant un mois," dit-il. "Les Géorgiens, les Iraniens et les Russes s'entraînaient toute l'année. Maintenant, je m'entraîne pendant 12 mois tandis que les lutteurs sur tapis le font un mois avant la compétition."

Il voulait, par cette confidence, remporter à Zagreb, en Croatie, l'or des séries mondiales de classement, mais un problème inattendu l'en a empêché.

"Je n'ai pas pu obtenir de visa pour la Croatie parce que le Pakistan n'a pas d'embassade là-bas. J'ai depuis longtemps l'habitude de problèmes comme celui-là."

Malgré cette absence, Inam pariait toujours sur l'or des Jeux mondiaux de lutte de plage, pour lesquels il était le seul Pakistanais qualifié et en sentait monter la pression.

Tiré dans le Groupe B, avec le médaillé de bronze olympique (Londres 2012) Dato Marsagishvili (GEO) et des athlètes d'Azerbaïdjan, de Turquie et du Portugal, Inam débuta sa journée par une rapide victoire sur Kanan ALIYEV (AZE).

Puis vint le Turc Murat Ozkan dans un combat plus disputé mais au résultqt similaire, sa victoire par 1-0 lui permettant de passer aux éliminatoires. Sortir du groupe avait été le plus difficile.

Dato Marsagishvili (GEO), vainqueur des séries mondiales de lutte de plage en 2019 et le seul à avoir jamais vaincu Inam, était le prochain sur la liste.

Inam n'attendait que ça. Ce fut un combat plein d'action mais aucun des deux adversaires ne put briser la glace les deux premières minutes. Puis Marsagishvili se vit attribuer un point pour un coup dans l'oeil. Inam était en désaccord avec l'arbitrage mais ne put que poursuivre. C'est dans les dernières secondes qu'il inscrivit une ceinture avant et projection en demi-souplesse lui donnant avantage, victoire et revanche.

Inam passa confortablement en tête du groupe en soumettant Adao ANDRADE (POR) 3-0 pour atteindre les demi-finales. Marsagishvili aussi, en tant que deuxième du groupe, passa en éliminatoire.

Le destin décida que chacun remporte sa demi-finale, Inam vainquant Pedro GARCIA (ESP) 3-0, Marsagishvili Mihai PALAGHIA (ROU) 4-0. Troisième rencontre en cinq mois pour nos deux héros. Marsagishvili avait remporté la première 2-0 aux séries mondiales de Rio de Janeiro, Inam était sorti vainqueur à Doha en phase de groupe. La scène était prête pour que les acteurs jouent la médaille d'or des premiers Jeux mondiaux de lutte de plage de Doha.


Muhammad INAM (PAK) renverse le médaillé olympique de bronze Dato Marsagishvili (GEO) 5-3 en finale des Jeux mondiaux de lutte de plage.(Photo : Theo Lowenstein)

Marsagashvili construisit une avance de deux points par deux amenés au sol. Inam répliqua de la même façon pour mener 2-2 sur critères ; il était maintenant conscient qu'il lui fallait jouer le chronomètre pour les dernières 40 secondes.

Mais Marsagashvili voulait la revanche de sa matinale défaite. Dans une tentative désepérée, à quelques secondes de la fin, il essaya de prendre Inam en chassé mais c'est ce dernier qui prit le dessus pour mettre le Géorgien en tombé. Trois points pour Inam, et la médaille d'or en conclusion.

"Je l'avais déjà combattu et je sais ce qui m'avait manqué dans ce combat de Rio," a commenté Inam. "J'ai adoré gagner à Doha parce que tout le monde criait dans l'arène et que je luttais pour le Pakistan. Le combat était tellement dur et le gagner à l'arrachée m'a encore plus réjoui. Je ne peux pas trouver d'explication à l'atmosphère de cette journée."

Il fut accueilli comme un héro à son retour au Pakistan. Tout le monde voulait un morceau d'Inam et il fut sous le feu des interviews pendant plusieurs jours.

Après sa campagne victorieuse de Doha, Il espère que la lutte de plage soit inscrite au programme olympique des JO de Paris en 2024. Il aura alors 35 ans, n'empêche, il compte décrocher une médaille pour le Pakistan, dont la dernière récompense olympique dans la discipline remonte aux Jeux de 1960 à Rome.


Muhammad INAM (PAK) célèbre sa médaille d'or des Jeux mondiaux de lutte de plage. (Photo : Theo Lowenstein)

"La lutte de plage va continuer de se développer parce que c'est une discipline qui reste simple et pour les lutteurs et pour le public," pense Inam. "C'est très convivial et ça ne dure que trois minutes. Les règles sont qu'il faut mettre le dos de l'adversaire au sol pour gagner. Cette règle est commune à tous les dangals de l'Inde et du Pakistan et à la plupart des styles de lutte autour du monde. Sinon, le faire sortir de la zone."

"La lutte libre et la lutte gréco-romaine sont différentes, avec des règles particulières. Le lutteur attaquant se retrouve aussi sur son dos et les spectateurs sont un peu confus quand il reçoit des points dans cette position."

La gloire olympique amènerait certainement richesse et célébrité à Inam, mais lui pense que cela aiderait la lutte, un sport "négligé" dans le pays. Bien que les garçons s'entraînent dans les quelques centres qui restent au Pakistan, Inam trouve désolant le fait que le Pakistan n'ait su construire une équipe de lutte féminine.

La lutte libre doit encore décoller au Pakistan tandis que la lutte à la ceinture est vue comme plus acceptable. Inam, cependant, croit que la lutte de plage peut se développer et que les femmes pourront pratiquer la discipline.

"Il y a au Pakistan des équipes féminines de karaté, de judo, de taekwondo et même de cricket. Alors pourquoi pas la lutte ? La lutte de plage est un outil formidable pour dépasser, effacer ces problèmes culturels et l'oppression que tout le monde subit."

"Si elles ont le droit de pratiquer d'autres sports, alors il faut leur permettre de lutter aussi. Pour l'égalité des sexes, c'est la meilleure façon de commencer. Je crois que les filles doivent être libre de faire du sport. Le monde a changé et donc, nous devons changer et laisser les filles lutter."

Korpasi, Abacharaev en tête des classements de lutte gréco-romaine 2016

By William May

CORSIER-SUR-VEVEY (6 janvier) – Balint KORPASI (HUN) et Ramazan ABACHARAEV (RUS) ont remporté les deux derniers titres mondiaux de 2016 et terminent l'année 2016 en tête des classements d'United World Wrestling.

Korpasi, qui est arrivé à Budapest No. 1 à 71 kg, a gagné cinq fois et a remporté son premier titre mondial. Il assure également sa place de No. 1 dans les poids légers et devient le premier médaillé mondial de Hongrie depuis que Peter Bacsi (HUN) avait remporté le titre mondial en 2014 à 80 kg.

Toujours à 71 kg, le vainqueur du Golden Grand Prix Final Hasan ALIYEV (AZE) a battu Adam KURAK (RUS) 2-1 en finale pour le bronze et remporte sa première médaille de niveau mondial deupis les championnats du monde 2010, qu'il avait remportés. Aliyev passe de la place No. 17 à 66 kg à No. 3 dans la catégorie plus lourde.

Abacharaev a remporté cinq victoires à 80 kg et remporte son premier titre mondial. Au total, trois lutteurs russes sont en tête des classements de cette fin d'année. Roman VLASOV (75kg) et David CHAVETADZE (85kg) ont remporté l'or aux Jeux Olympiques de Rio en Août.

Laszlo SZABO (HUN) a gagné quatre fois à 80 kg, notamment deux fois par supériorité technique, et a perdu une fois. Il remporte le bronze et la place de No. 3 dans les classements.

Les six catégories de poids olympiques restent inchangées dans la moitié supérieure des classements, et quelques nouveaux venus font leur apparence dans la moitié inférieure.

Le champion d'Asie Kanybek ZOLCHUBEKOV (KGZ), qui n'était pas classé, devient No. 9 à 59 kg après avoir remporté le titre des Championnats Universitaires et une médaille de bronze au GGP Final de Baku.

Les classements sont faits d'après le noms des lutteurs, leur pays, leur meilleur ou plus récent résultat des ces douze derniers mois et leur position dans les classements précédents.

59kg – Kenichiro FUMITA (JPN) a remporté quatre victoires au GGP Final, notamment 4-1 face au champion d'Asie Kanybek ZHOLCHUBEKOV (KGZ), et gagne quatre places dans les classements. Il devient No 7. Zholchubekov devient No.9.

1. Ismael BORRERO MOLINA (CUB) – Rio OG No.1 (1)
2. Shinobu OTA (JPN) – Rio OG No.2 (2)
3. Stig Andre BERGE (NOR) – Rio OG No.3 (3)
4. Elmurat TASMURADOV (UZB) – Rio OG No.3 (4)
5. Arsen ERALIEV (KGZ) – Rio OG No.5 (5)
6. Rovshan BAYRAMOV (AZE) – Rio OG No.5 (6)
7. Kenichiro FUMITA (JPN) – GGP Final No.1 (11)
8. Almat KEBISPAYEV (KAZ) – Turlykhanov Memorial No.1 (7)
9. Kanybek ZHOLCHUBEKOV (KGZ) – GGP Final No.3 (Not Ranked)
10. WANG Lumin (CHN) – Hungarian GP No.3 (8)
11. Mingiyan SEMENOV (RUS) – Europe No.1 (9)
12. YUN Won-Chol (PRK) – Asia No.5 (10)
13. Haitham Mahmoud FAHMY (EGY) – Pytlasinski Cup No.2 (12)
14. Soslan DAUROV (BLR) – Pytlasinski Cup No.3 (1)
15. Hamid SORYAN (IRI) – Istanbul OG Qualifier No.1 (14)
16. Jesse THIELKE (USA) – Istanbul OG Qualifier No.2 (15)
17. Stepan MARYANYAN (RUS) – Spanish GP No.1 (16)
18. Dshambulat LOKYAEV (RUS) – World Military No.1 (nr)
19. Firuz TUKHTAEV (UZB) – GGP Final No.2 (nr)
20. Kristijan FRIS (SRB) – LIG Int’l No.1 (17)

66kg – Artem SURKOV (RUS) a battu le médaillé de bronze de Rio 2016 Shmagi BOLKVADZE (GEO) par tombé en finale du GGP Final et dépasse le champion d'Europe Islambek ALBIEV (RUS) dans les classements ; Il devient No.8.


1. Davor STEFANEK (SRB) – Rio OG No.1 (1)
2. Migran ARUTUNYAN (ARM) – Rio OG No.2 (2)
3. Rasul CHUNAYEV (AZE) – Rio OG No.3 (3)
4. Shmagi BOLKVADZE (GEO) – Rio OG No.3 (4)
5. RYU Han-Soo (KOR) – Rio OG No.5 (5)
6. Tomohiro INOUE (JPN) – Rio OG No.5 (6)
7. Frank STAEBLER (GER) – German GP No.1 (7)
8. Artem SURKOV (RUS) – GGP Final No.1 (9)
9. Islambek ALBIEV (RUS) - Europe No.1 (8)
10. Tamas LORINCZ (HUN) – Spanish GP No.1 (10)
11. Omid NOROOZI (IRI) – Asian OG Qualifier No.2 (11)
12. Mehdi ZEIDVAND (IRI) – Pytlasinski Cup No.1 (12)
13. Miguel MARTINEZ PALACIOS (CUB) – Spanish GP No.1 (13)
14. Wuileixis RIVAS ESPINOZA (VEN) – Pan Am OG Qualifier No.1 (14)
15. CHOI Gi-Uk (KOR) – GGP Final No.3 (nr)
16. Tarek Aziz BENAISSA (ALG) – All-African Games No.1 (15)
17. Edgaras VENCKAITIS (LTU) – Ulaanbaatar OG Qualifier No.3 (16)
18. Kamran MAMMADOV (AZE) – World Military No.2 (nr)
19. Demeu ZHADRATEV (KAZ) – World University No.2 (nr)
20. Matias LIPASTI (FIN) – Arvo Haavisto No.2 (nr)

71kg – Yuri DENISOV (RUS) a remporté trois tournois en octobre et en novembre, revenant dans la compétition internationale pour la première fois en presque un an. Il prend la 10e place des classements.


1. Balint KORPASI (HUN) – World No.1 (1)
2. Daniel CATARAGA (MDA) – World No.2 (nr)
3. Hasan ALIYEV (AZE) – World No.3 (17@66)
4. Ilie COJOCARI (ROU) – World No.3 (nr)
5. Adam KURAK (RUS) – World No.5 (3)
6. Aleksander MAKSIMOVIC (SRB) – World No.5 (5)
7. Afshin BYABANGARD (IRI) – Asia No.1 (2)
8.  Varsham BORANYAN (ARM) – Europe No.1 (4)
9. Artak MARGARYAN (FRA) – World No.7 (nr)
10. Yuri DENISOV (RUS) – Haparanda Cup No.1 (nr)
11. Dawid KARECINSKI (POL) – Pytlasinski Cup No.2 (19@66)
12. Pavel LIAKH (BLR) – World University No.1 (nr)
13. ZHANG Ridong (CHN) – GGP Final No.3 (8)
14. Ruslan TSAREV (KGZ) – GGP Final No.3 (9)
15. Timo BADUSCH (GER) – German GP No.2 (nr)
16. Abuyazid MANTSIGOV (RUS) – German GP No.3 (14)
17. Armen VARDANYAN (UKR) – Trophee Milone No.2 (6)
18. Askhat ZHANBIROV (KAZ) – Asia No.2 (nr)
19. Yunus OZEL (TUR) – LIG Int’l No.1 (16)
20. Maximilian SCHWABE (GER) – German GP No.1 (18)

75kg – Le champion d'Europe Zurabi DATUNASHVILI (GEO) dépasse le champion d'Asie Doszhan KARTIKOV (KAZ) grâce à sa place de No.9 et à une médaille de bronze remportée au GP Final de Baku.

1. Roman VLASOV (RUS) – Rio OG No.1 (1)
2. Mark MADSEN (DEN) – Rio OG No.2 (2)
3. KIM Hyeon-Woo (KOR) – Rio OG No.3 (3)
4. Saeid Mourad ABDVALI (IRI) – Rio OG No.3 (4)
5. Peter BACSI (HUN) – Rio OG No.5 (5)
6. Bozo STARCEVIC (CRO) – Rio OG No.5 (6)
7. Viktor NEMES (SRB) – GGP Final No.1 (7)
8. Elvin MURSALIYEV (AZE) – GGP Final No.2 (8)
9. Zurabi DATUNASHVILI (GEO) – Europe No.1 (10)
10. Doszhan KARTIKOV (KAZ) – Asia No.1 (9)
11. YANG Bin (CHN) – Pytlasinski No.3 (11)
12. Arsen JULFALAKYAN (ARM) – Vehbi Emre No.1 (12)
13. Chingiz LABAZANOV (RUS) – German GP No.2 (14)
14. Gela BOLKVADZE (GEO) – Spanish GP No.1 (15)
15. Karapet CHALYAN (ARM) – Europe No.3 (16)
16. Andrew BISEK (USA) – Rio OG No.12 (13)
17. Zied AIT OUAGRAM (MAR) – Pytlasinski Cup No.5 (17)
18. Mahmoud SEBIE (EGY) – Africa No.1 (18)
19. Yurisandi HERNANDEZ RIOS (CUB) – Spanish GP No.2 (19)
20. Esen ASANOV (KGZ) – World University No.1 (nr)

80kg – Rafik HUSEYNOV (AZE) a remporté le GGP Final après avoir gagné une médaille d'argent aux Championnats Militaires du Monde et devient No. 7 des classements, malgré sa dixième place à Budapest, ou il a perdu face à Abacharaev en quarts de finale.

1. Ramazan ABACHARAEV (RUS) – World No.1 (14)
2. Aslan ATEM (TUR) – World No.2 (12)
3. Laszlo SZABO (HUN) – World No.3 (13)
4. Jonibek OTABEKOV (UZB) – World No.3 (nr)
5. Ashkat DILMUKHAMEDOV (KAZ) – World No.5 (19)
6. Nikolozi KELASOV (GEO) – World No.5 (nr)
7. Rafik HUSEYNOV (AZE) – GGP Final No.1 (4)
8. Selcuk CEBI (TUR) – German GP No.1 (1)
9. Lasha GOBADZE (GEO) – European U23 No.1 (2)
10. Pascal EISELE (GER) – World Military No.1 (nr)
11. Ramin TAHERISARTANG (IRI) – Pytlasinski Cup No.1 (5)
12. Edgar BABAYAN (POL) – Europe No.2 (7)
13. Viktor SASUNOVSKI (BLR) – World University No.3 (6)
14. Eduard SARGSYAN (ARM) – German GP No.3 (8)
15. Pavel POMINCHUK (BLR) – Pytlasinski Cup No.2 (9)
16. Daniel ALEKSANDROV (BUL) – Europe No.3 (10)
17. Alexandros KESSIDIS (SWE) – Haparanda Cup No.2 (nr)
18. Yaroslav FILCHAKOV (UKR) – World Cup No.1 (15)
19. Burhan AKBUDAK (TUR) – European U23 No.2 (16)
20. Patrick MARTINEZ (USA) – Spanish GP No.3 (17)

85kg – Islam ABBASOV (AZE) s'est vengé de sa défaite face à Evegni SALEEV (RUS) aux Championnats du Monde Militaires en septembre en gagnant 3-1 en quarts de finale au GGP Final deux mois plus tard à Baku. Sa victoire le propulse à la 8e place des classements et Saleev devient No. 9.
 
1. David CHAKVETADZE (RUS) – Rio OG No.1 (1)
2. Zhan BELENYUK (UKR) – Rio OG No.2 (2)
3. Denis KUDLA (GER) – Rio OG No.3 (3)
4. Javid HAMZATOV (BLR) – Rio OG No.3 (4)
5. Viktor LORINCZ (HUN) – Rio OG No.5 (5)
6. Nikolai BAYRAKOV (BUL) – Rio OG No.5 (6)
7. Habibollah AKHLAGHI (IRI) – Rio OG No.7 (7)
8. Islam ABBASOV (AZE) – GGP Final No.1 (12)
9. Evgeni SALEEV (RUS) – World Military No.1 (3@80)
10. Tadeusz MICHALIK (POL) – GGP Final No.2 (13)
11. Robert KOBLIASHVILI (GEO) – Europe No.2 (9)
12. Saman Ahmed TAHMASEBI (AZE) – 2015 World No.3 (5)
13. Nikolai STADUB (BLR) – World University No.2 (nr)
14. Alexej MISHIN (RUS) – European OG Qualifier No.1 (11)
15. Rustam ASSAKALOV (UZB) – Pytlasinski Cup No.5 (10)
16. Rami HIETANIEMI (FIN) – Haparanda Cup No.3 (15)
17. Damian JANIKOWSKI (POL) – Pytlasinski Cup No.2 (17)
18. Zakarias BERG (SWE) – Haparanda Cup No.1 (20)
19. Ramsin AZIZSIR (GER) – German GP No.2 (18)
20. Metehan BASAR (TUR) – German GP No.3 (19)

98kg – Musa EVLOEV (RUS) a gagné 4-1 au GGP Final face au médaillé de bronze des Rio 2016 Cenk ILDEM (TUR) et a remporté le titre du tournoi, devenant No. 13 des classements.

1. Artur ALEKSANYAN (ARM) – Rio OG No.1 (1)
2. Yasmany LUGO CABRERA (CUB) – Rio OG No.2 (2)
3. Ghasem REZAEI (IRI) – Rio OG No.3 (3)
4. Cenk ILDEM (TUR) – Rio OG No.3 (4)
5. Fredrik SCHOEN (SWE) – Rio OG No.5 (5)
6. Alin ALEXUC-CIURARIU (ROU) – Rio OG No.5 (6)
7. Nikita MELNIKOV (RUS) - Europe No.1 (7)
8. Elis GURI (BUL) – Rio OG No.7 (8)
9. Islam MAGOMEDOV (RUS) – Rio OG No.8 (9)
10. Mahdi ALIYARI FEYZABADI (IRI) – Pytlasinski Cup No.1 (10)
11. Balasz KISS (HUN) – Pytlasinski Cup No.3 (11)
12. Aleksander HRABOVIK (BLR) – World Military No.1 (12)
13. Musa EVLOEV (RUS) - GGP Final No.1 (17)
14. Dimitri TIMCHENKO (UKR) – Ukraine Int’l No.1 (13)
15. Daigoro TIMONCINI (ITA) – Hungarian GP No.2 (14)
16. Maksim SAFARYAN (RUS) – Haparanda Cup No.1 (nr)
17. Timofej DZEYNICHENKO (BLR) – Pytlasinski Cup No.3 (15)
18. XIAO Di (CHN) – Hungarian GP No.1 (18)
19. Sergey STARODUB (BLR) – World University No.3 (nr)
20. Villius LAURINAITIS (LTU) – World Military No.2 (nr)

130kg – Le champion du monde Junior Zviadi PATARIDZE (GEO) a remporté son premier tournoi de niveau senior au Turlykhanov Memorial au Kazakhstan, et rejoint les classements en 18e position après avoir terminé 3e au même tournoi il y a une année.

 Le champion olympique de 2012 Iosif CHUGOSHVILI (BLR) était vice-champion derrière Pataridze au Mémorial, et a dépassé Bashir BABAJANZADEH (IRI) dans les classements en devenant No. 10.

1. Mijain LOPEZ NUNEZ (CUB) – Rio OG No.1 (1)
2. Riza KAYAALP (TUR) – Rio OG No.2 (2)
3. Sergey SEMENOV (RUS) – Rio OG No.3 (3)
4. Sabah SHARIATI (AZE) – Rio OG No.3 (4)
5. Eduard POPP (GER) – Rio OG No.5 (5)
6. Heiki NABI (EST) – Rio OG No.5 (6)
7. Iakobi KAJAIA (GEO) – European U23 No.1 (7)
8. Johan Magnus EUREN (SWE) – Europe No.3 (8)
9. Aleksander CHERNETSKI (UKR) – Europe No.2 (9)
10. Iosif CHUGOSHVILI (BLR) – Turlykhanov Memorial No.2 (11)
11. Bashir BABAJANZADEH (IRI) – Pytlasinski Cup No.3 (10)
12. MENG Qiang (CHN) – Hungarian GP No.1 (12)
13. Murat RAMONOV (KGZ) – Asia No.2 (13)
14. Vitali SHCHUR (RUS) – German GP No.2 (14)
15. Balint LAM (HUN) – World University No.1 (nr)
16. Kiril GRISHCHENKO (BLR) – GGP Final No.2 (nr)
17. Tuomas LAHTI (FIN) – Arvo Haavisto Cup No.1 (nr)
18. Zviadi PATARIDZE (GEO) – Turlykhanov Memorial No.1 (nr)
19. Amir GHASEMI MONJAZI (IRI) – Asia No.1 (16)
20. Mantas KNYSTAUTAS (LTU) – Arvo Haavisto Cup No.2 (18)