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Lorincz se qualifie pour Rio 2016

By William May

ZRENJANIN, Serbie (15 avril) – Le médaillé d'argent des Jeux de Londres de 2012 Tamas LORINCZ (HUN) a remporté une place pour ses troisièmes Jeux Olympiques vendredi en remportant sa demi-finale vendredi lors du jour d'ouverture du tournoi qualificatif d'Europe en Serbie.

Le triple champion d'Europe a battu le médaillé de bronze des Jeux d'Europe Dominik ETLINGER (CRO) 6-4 en demi-finale de lutte gréco-romaine à 66 kg, et offre une place pour les Jeux Olympiques de Rio 2016 à la Hongrie.

"C'est génial de participer aux Jeux Olympiques pour la troisième fois" déclare Lorincz. "Ce sont mes derniers Jeux Olympiques - à 66 kg" ajoute-t-il avec un sourire ironique.

 Lorincz a remporté la plupart de ces victoires de ces deux dernières années dans la catégorie non olympique de 71 kg. Il n'a pas réussi à monter sur le podium durant deux des trois derniers championnats du monde qu'il a disputés à 66 kg.

Face à Etlinger, le début de la demi-finale s'est révélée difficile. Lorincz a été pénalisé pour un faux départ en par terre, ce qui a permis a son adversaire d'égaliser le score à 4-4 à une minute de la fin du match. Néanmoins, un review vidéo a annulé ce faux départ et a permis à Lorincz de prendre l'avantage 6-2.

"Je pensais qu'il y avait 50 pour cent de chances que le challenge ne soit validé, mais j'ai fait confiance à mon coach et je suis content qu'il ait demandé le challenge."

Grâce à cette victoire, Lorincz rejoint son petit frère Viktor LORINCZ (HUN) comme second lutteur de l'équipe de Hongrie pour les Jeux Olympiques 2015. Son frère s'est qualifié en septembre dernier lors des Championnats du monde de Las Vegas en terminant 5ème à 85 kg en lutte gréco-romaine.

Lors des finales de vendredi soir, Lorincz affrontera Shmagi BOLKVADZE (GEO), qui a remporté le premier billet olympique pour la Géorgie en battant Dawid KARECINSKI (POL) 5-0.

Dans les autres demi-finales, Sanal SEMENOV (RUS) a battu Aleksandar KOSTADINOV (BUL) par supériorité technique à 59 kg. La victoire de Semenov offre à la Russie un cinquième ticket dans les six catégories de poids gréco-romaines des Jeux Olympiques de Rio.

 

La Bulgarie et la Pologne ont également chacune remporté deux billets pour Rio.

Vladimir DUBOV (BUL), médaillé de bronze au niveau mondial dans la catégorie non olympique de 61 kg, a gagné trois fois par supériorité technique et s'est qualifié pour les finales à 57 kg, alors que la vice championne des Jeux d'Europe Elitsa YANKOVA (BUL) a battu trois adversaires, 28-6, en lutte féminine à 48 kg.



Magomedmurad GADZHIEV (POL) a battu le champion du monde de 2013 David SAFARYAN (ARM) en demi-finale de lutte libre à 65kg 7-2. Katarzyna KRAWCZYK (POL) a battu le championne d'Europe Irina OLOGONOVA (RUS), 10-7, en quarts de finale, et a remporté une place pour Rio 2016.

Les fans locaux ont également pu se réjouir lorsque le médaillé de bronze au niveau mondial Kristijan FRIS (SRB) a battu trois adversaires à 59 kg et a remporté son deuxième billet pour les Jeux Olympiques. Il avait terminé 7e à Pékin en 2008.
 

Lutte libre
 

57kg (17 inscriptions)

Demi-finale – Garnik MNATSAKANYAN (ARM) df. Anatoli BURUIAN (MDA), 5-3

Demi-finale – Vladimir DUBOV (BUL) df. Zoheir EL OUARRAQE (FRA) par SP, 12-0, 4:50

 

Or – Garnik MNATSAKANYAN (ARM) v Vladimir DUBOV (BUL)

Bronze – Suleyman ATLI (TUR) v Anatoli BURUIAN (MDA)

Bronze – Levan METREVELI (ESP) v Zoheir EL OUARRAQE (FRA)


65kg (16 inscriptions)

Demi-finale – Andriy KVYATKOVSKY (UKR) df. Zurabi IAKOBISHVILI (GEO), 2-2 

Demi-finale – Magomedmurad GADZHIEV (POL) df. David SAFARYAN (ARM), 7-2


Or – Andriy KVYATKOVSKY (UKR) v Magomedmurad GADZHIEV (POL)

Bronze – Niko AROUZMANIDIS (GRE) v Zurabi IAKOBISHVILI (GEO)

Bronze – Maximilian AUSSERLEITNER (AUT) v David SAFARYAN (ARM)


Lutte gréco-romaine

59kg (19 inscriptions)


Demi-finale – Kristian FRIS (SRB) df. Stig-Andre BERGE (NOR) par SP, 8-0, 1:45

Demi-finale – Sanal SEMENOV (RUS) df. Aleksandar KOSTADINOV (BUL) par SP, 11-2, 2:56


Or – Kristian FRIS (SRB) v Sanal SEMENOV (RUS)

Bronze – Jani HAAPAMAEKI (FIN) v Stig-Andre BERGE (NOR)

Bronze – Ardit FAZLJIJA (SWE) v Aleksandar KOSTADINOV (BUL)


66kg (20 inscriptions)

Demi-finale – Shmagi BOLKVADZE (GEO) df. Dawid KARECINSKI (POL), 5-0

Demi-finale – Tamas LORINCZ (HUN) df. Dominik ETLINGER (CRO), 6-4


Or – Shamgi BOLKVADZE (GEO) v Tamas LORINCZ (HUN)

Bronze – Marius THOMMESEN (NOR) v Dawid KARECINSKI (POL)

Bronze – Artak MARGARYAN (FRA) v Dominik ETLINGER (CRO)


Lutte féminine

48kg (11 inscriptions)


Demi-finale – Emilia VUC (ROM) df. Natalya PULKOVSKA (UKR), 6-5 

Demi-finale – Elista YANKOVA (BUL) df. Maryna MARKEVICH (BLR), 6-2


Or – Emilia VUC (ROM) v Elista YANKOVA (BUL)

Bronze – Jacquline SCHELLIN (GER) v Natalya PULKOVSKA (UKR)

Bronze – Evin DEMIRKAN (TUR) v Maryna MARKEVICH (BLR)


53kg (14 inscriptions)

Demi-finale – Katarzyna KRAWCZYK (POL) df. Francesca MORI (ITA) par SP, 11-1, 3:19

Demi-finale – Nina HEMMER (GER) df. Yulia KHAVALDZHY BLAHINYA (UKR), 10-8


Or – Katarzyna KRAWCZYK (POL) v Nina HEMMER (GER)

Bronze – Irina OLOGONOVA (RUS) v Francesca MORI (ITA)

Bronze – Yulia KHAVALDZHY (UKR) v Vanesa KALADZINSKAYA (BLR)

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La championne Erica Wiebe ne perd pas de vue son rêve olympique

By United World Wrestling Press

"Un sport unique" pour la championne olympique Erica Wiebe

par Luke Norman

Depuis qu'elle a gagné l'or aux Jeux Olympiques 2016 de Rio, Erica Wiebe (CAN) a été courtisée sans relâche par le monde du sport et poussée à des compétitions de dégustation par son coach. Mais elle n'a jamais quitté des yeux son but, les Jeux Olympiques de Tokyo 2020.


"J'ai pris le temps qu'il fallait et j'ai profité de beaucoup des opportunités qui m'ont été présentées après ma victoire à Rio. Maintenant, je suis de retour. C'est un challenge de gagner à nouveau à Tokyo, mais c'est mon but" déclare la championne olympique à 75 kg.

"J'aime profondément la lutte".

Au début de l'année 2017, cette passion alliée à un esprit indépendant et ouvert a permis à la Canadienne de se plonger dans la période de succès qui suit une victoire olympique. Nommée capitaine de l'équipe féminine de Mumbai Maharati, la jeune femme de 27 ans a pris part à la Indian Pro Wrestling League.

"C'était très différent. Il y avait des lumières, de la musique, un animateur qui scandait mon nom, des tambours. On me reconnaissait dans la rue, les fans étaient déchainés ou que nous allions" décrit Wiebe en parlant du tournoi qui a duré trois semaines.

L'occasion de lutter devant des milliers de fans passionnés est le moteur de la Canadienne, mais ce tournoi l'a emmenée dans un tout autre monde.

"Après une victoire particulière, nous avons fait notre tour des médias, et j'ai du être escortée de six gardes de sécurité qui repoussaient les fans alors que nous montions dans le bus" raconte-t-elle. "C'était fou, j'avais l'impression de faire partie des Beatles..."

En compétition tout aussi bien qu'en dehors des tapis, Wiebe était bien loin de sa zone de confort.

"Les locaux qui faisaient partie de notre équipe nous ont tous demandé de rendre visite à leur famille dans les petits villages environnants. Nous conduisions jusqu'à chez eux et ils nous offraient du lait frais du village et nous rencontrions la famille. C'est une expérience que je n'oublierais jamais."

Mais c'est toutefois son amour de la compétition qui a pris le dessus. Malgré le fait que Wiebe ait remporté ses six matchs en Inde, son équipe a été battu en demi-finale. C'est une défaite qui est toujours difficile à avaler.
 

Et c'est cette obsession de la victoire qui a poussé Wiebe a décliné l'offre alléchante faite par WWE à la fin de l'année 2016. La lutteuse est au sommet de sa forme et ne s'imagine absolument pas abandonner la compétition olympique.
 

"J'ai beaucoup de succès au niveau international depuis un moment" continue celle qui a remporté 36 matchs consécutifs en 2014. "Mais je n'ai jamais mieux lutté qu'à Rio. J'ai l'impression que ce n'est qu'un aperçu de ce que je suis capable de faire."

La route qui la menée à une telle confiance a été longue mais relativement calme. Wiebe avait 14 ans lorsqu'elle a remarqué une affiche dans la salle de gym ou elle se rendait.

"L'affiche parlait d'entrainement de lutte. J'avais joué au foot toute ma vie, et j'ai pensé que la lutte avait l'air beaucoup plus "fun", j'allais pouvoir affronter des garçons et porter des maillots en spandex" rit-elle.

"Je me suis rendue à mon premier entrainement et j'ai tout de suite été passionnée".

Treize ans plus tard, ce sport séduit toujours autant Wiebe. Et malgré toutes les distractions qui se présente, elle reste une championne pour qui le sport est vital.

"La lutte permet de montrer son vrai caractère, sa persévérance, sa résilience et son courage. Je ne pense pas qu'il y ait un autre sport tel que celui-là. Les affiches avaient ce slogan, "lutte, c'est être humain", et je suis entièrement d'accord. La lutte est un des sports et une des activités physique les plus purs qu'il existe."