Toronto, Pan American Games

Trois américains en finale des Jeux Pan American

By William May

TORONTO, Canada (14 juillet) – Le médaillé de bronze au niveau mondial Andrew BISEK (USA) a réalisé de belles performances au début de la compétition de lutte gréco-romaine aux Jeux Pan American mercredi, et a mené un trio de champions de 2014 en finale pour les médailles d’or.

Bisek a battu Juan ESCOBAR (MEX) par supériorité technique en demi-finale à 75 kg et affrontera en finale Alvis ALMENDRA (PAN), qui a terminé 7e des Championnats Pan American en avril.

Bisek avait gagné les Championnats Pan Am l’année passée. Il sera rejoint par les champion des Pan American Jon ANDERSON (85 KG) et par le médaillé d’argent de 2014 Bryce SADDORIS (66kg).

Saddoris affrontera Wuileixis RIVAS (VEN), le champion Pan American de l’année passée à 71 kg, et Anderson affrontra Querys PEREZ (VEN) en finale à 85 kg. Rivas s’est qualifié pour les finales à 66 kg en battant le champion Pan Am de l’année passée Miguel MARTINEZ (CUB) 2-1.

Ce début de compétition a été un désastre pour les cubains. Le triple champion des Pan Am Ismael BORRERO (CUB) s’est incliné face à Spenser MANGO (USA) 3-3 en quarts de finale à 59 kg.

Alan VERA (CUB) a été battu par Anderson en demi-finale, 8-0 par supériorité technique.

Dans la première finale de la soirée à 59 kg, le médaillé de bronze des Pan Am 2013 Ali SOTO (MEX) affrontera le médaillé d’argent de 2012 Andres MONTANO (ECU). Montano a battu Mango 9-1 pour se qualifier en finale.

Lutte gréco-romaine
59kg

OR: Ali SOTO (MEX) v Andres MONTANO (ECU)

BRONZE: Dylan WILLIAMS (CAN) v Cristobal TORRES (CHI)

BRONZE: Jansel RAMIREZ (DOM) v Spenser MANGO (USA)

66kg

OR: Wuileixis RIVAS (VEN) v Bryce SADDORIS (USA)

BRONZE: Jair Alexis CUERO (COL) v Miguel MARTINEZ (CUB)

BRONZE: Mario MOLINA (PER) v Jefrin MEJIA (HON)

75kg

OR: Alvis ALMENDRA (PAN) v Andrew BISEK (USA)

BRONZE: Maximiliano PRUDENZANO (ARG) v Carlos MUNOZ (COL)

BRONZE: Luis AVENDANO (VEN) v Juan ESCOBAR (MEX)

85kg

OR: Querys PEREZ (VEN) v Jon ANDERSON (USA)

BRONZE: Alfonso LEYVA (MEX) v Cristian MOSQUERA (COL)

BRONZE: Oscar MARTINEZ (HON) v Alan VERA (CUB)

Japon : Visite des hautes fonctionnaires de la lutte féminine d'Iran

By Ikuo Higuchi

TOKYO, 27 février – Les hautes fonctionnaires de la lutte féminine en Iran se sont récemment rendues au Japon dans le cadre d'un voyage d'information. Elles ont observé les sessions d'entrainement de lutte et ont rencontré les fonctionnaires japonais.

Farnaz PANAHIZADEH (IRI), directrice du département international de la Fédération de lutte d'Iran et membre de la Commission Sportive d'United World Wrestling, faisait partie de la délégation de cinq personnes qui est arrivée au Japon le 20 février.

Cette délégation était constituée de membres qui se sont investis dans les débuts de la lutte féminine en Iran il y a deux ans. Ils ont visité l'Université Shigakkan près de Nagoya le 21 février et le Centre d'entrainement national d'Ajinomoto  à Nishigaoka, Tokoy, le jour suivant.

Les femmes iraniennes n'ont pas le droit de concourir dans la discipline olympique de la lutte féminine puisque, selon les principes de l'Islam, les femmes ne doivent pas découvrir et montrer leur peau, et le port d'un maillot de lutte n'est pas compatible avec ce principe.

Ainsi, les femmes participent aux compétitions de lutte à la ceinture et de grappling - des disciplines reconnues par United World Wrestling, et leur équipement inclut des vestes et des pantalons similaires à ceux que portent les athlètes de judo.

En septembre dernier, l'Iran a inscrit une équipe entière de femmes aux Championnats du Monde de lutte à la ceinture au Kyrgyzstan, et les iraniennes ont remporté dix des douze médailles disponibles en lutte féminine. Elles ont également participé aux Championnats du Monde de Grappling en Biélorussie plus tard en septembre.

Selon Panahizadeh, une centaine de femmes participent activement à la compétition de lutte en Iran, en 2000 femmes à travers le pays disent apprécier pratiquer ces disciplines.

"L'enthousiasme pour la lutte féminine est en train d'augmenter. Nous sommes venues au Japon pour étudier les méthodes d'entrainement et les lieux de travail du pays qui réunit les meilleures lutteuses du monde" déclare Panahizadeh.

Au sujet des entrainements, la chef de délégation observe que "tout le monde a l'air si enthousiaste. C'est comme si la seule chose qui comptait, c'était d'être la No. 1 mondiale" continue Panahizadeh.

C'est de cette école, anciennement connue sous le nom de Chukyo Women’s University, que viennent les six lutteuses inscrites aux JO 2016 de Rio, dont la quadruple médaillée d'or olympique Kaori ICHO (JPN) et Saori YOSHIDA (JPN), qui a remporté 16 titres mondiaux entre 2002 et 2015.

Panahizadeh et l'une des coachs de grappling ont été impressionnées par l'intensité des entrainements et le sens de l'autonomie qu'elles ont ressenti dans la salle d'entrainement.

"Nous aimerions que la lutte à la ceinture et le grappling deviennent plus populaires au Japon" déclare la directrice.

 

Le coach principal de l'Université de Shigakkan Kazuhito SAKAE, qui est également directeur d'équipe nationale pour la Fédération de lutte du Japon, a ajouté : "Nous aimerions coopérer dans cette entreprise de développement et d'expansion de la lutte féminine."

Le 22 février, la délégation a rencontré le Président de la Fédération de lutte du Japon Tomiaki FUKUDA et a suggéré que les lutteuses portent un uniforme qui couvre l'entier de leur corps, comme c'est le cas pour les courses de patin à glace. L'Iran a déja fait une proposition similaire à United World Wrestling.

"Je pense que si cette mesure est appliquée, la lutte féminine se développera non seulement en Iran, mais également dans d'autres pays islamiques" commente Panahizadeh, témoignant de son espoir pour la popularisation de la lutte féminine dans le monde entier.