Pan Am Games, Toronto

Lopez tentera de remporter une 4e médaille d'or aux Jeux Pan American

By William May

TORONTO (13 juillet) – Le quintuple champion du monde Mijain LOPEZ (CUB) tentera de devenir le troisième lutteur de l’histoire à remporter quatre médailles d’or aux Jeux Pan American qui commenceront mercredi à Missisagua, à l’ouest de Toronto.

S’il y parvient, Lopez figurera aux côtés de champions Hector MILIAN (CUB) et Juan MAREN (CUB), les deux lutteurs de lutte gréco-romaine à détenir ce record pour l’instant.

Milian a gagné quatre médailles d’or entre 1987 et 1999 à 100 kg et 130 kg, alors que Maren a remporté l’or entre 1991 et 2003 à 62, 63 et 66 kg.

En plus de ces trois médailles d’or remportées aux Jeux, Lopez a déjà remporté neuf fois les Championnats Pan American, a gagné cinq titres en championnats du monde et a été médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008 ainsi qu’en 2012 aux Jeux Olympiques de Londres.

Cinq lutteurs de lutte libre et trois athlètes en lutte féminine tenteront de remporter leur seconde médaille d’or à ces Jeux Continentaux.

Les Etats-Unis tenteront leur chance lors du dernier jour de compétition avec les médaillés d’or de 2001 Jordan BURROUGHS (74kg), Jake HERBERT (86kg) et Tervel DLAGNEV (125kg), qui essaieront tous de gagner comme ils l’avaient fait à Guadalajara, Mexique.

Le médaillé de bronze au niveau mondial Livan LOPEZ AZCUY (CUB),  qui avait remporté l’or à 66 kg à Guadalajara, devra détrôner Burroughs à 74 kg s’il espère pouvoir remporter un second titre. Franklin GOMEZ (PUR), médaillé d’argent au niveau mondial et champion des Jeux Pan Am à 60 kg en 2011, est inscrit à 65 kg et devra probablement affronter Brent METCALF (USA), qui est actuellement no. 5 mondial, s’il veut remporter les Jeux une seconde fois.

En lutte féminine, la double médaillée de bronze olympique Jackeline RENTERIA CASTILLO (COL) tentera de remporter sa première médaille d’or aux Jeux Pan Am depuis qu’elle avait gagné à 55 kg à Rio de Janeiro en 1007.

Renteria est inscrite à 63 kg et pourrait bien affronter la championne en titre Katerina VIDIAUX (CUB) pour la médaille d’or. Lisset HECHEVARRIA (CUB) est inscrite à 75 kg, catégorie difficile, et tentera de gagner une seconde fois.

Lutte gréco-romaine

C’est Cuba qui a dominé le style classique lors des huit dernières éditions des Jeux Pan Am. Le pays a remporté 57 médailles d’or en tout – plus du double de ce qu’a remporté l’Amérique (27 médailles) depuis les premières compétitions de lutte gréco-romaine en 1975.

Cuba a remporté six des sept médailles d’or de Guadalajara et a gagné les sept catégories de poids à Santo Domingo (DOM) en 2003. La dernière fois que Cuba n’a pas réussi a remporter une majorité de médaille d’or, c’était en 1979 à San Juan, lorsque Cuba et l’Amérique avaient tous deux remporté quatre médailles et que le Canada avait gagné les deux dernières.

En plus de Lopez, Cuba a inscrit le triple champion des Pan Am Ismael BORRERO (59kg)  et les gagnants des Pan Am 2015 winners Miguel MARTINEZ (66kg) and Julio BASTIDA (74kg) à Toronto.

L’Amérique est le plus grand rival de Cuba depuis 40 ans. Le médaillé de bronze au niveau mondial Andy BISEK est inscrit à 75kg. Il y aura également le gagnant des Pan Am de 2015 Robert SMITH (130kg) et le champion des Pan Am 2014 Jon ANDERSON (85kg).

Spenser MANGO (59kg) et Borrero ont tous deux terminé cinquième aux Championnats du monde de 2014. Jansel RAMIREZ (DOM), champion Pan Am en 2010, tentera également de remporter une place sur le podium.

La République Dominicaine, qui a remporté six médailles en 2011, n’a inscrit que trois lutteurs, dont Ramirez. Ramon Antonio GARCIA (130 kg), qui avait remporté le bronze à Guadalajara et était vice champion des Pan Am, ne participera pas à la compétition de Toronto, mais le lutteur de lutte libre Josue ENCARNACION (125 kg) a également de l’expérience en lutte gréco-romaine.

Lutte féminine

La première compétition de lutte féminine à Santo Domingo a eu lieu en 2003, et seulement dans les anciennes quatre catégories de poids olympiques – 48, 55, 63 et 72 kg. Pour la première fois, six catégories de poids seront disputées à Mississagua.

Les Etats-Unis avaient remporté quatre médailles d’or en 2003. Le Canada avait remporté deux médailles d’or, grâce à la médaillée d’or des Jeux de Pékin Carol HUYNH (48 kg) en 2003 et 2007.  Genevieve MORRISON (CAN), qui a remporté le titre des Pan Am en avril, tentera de remporter le titre pour le Canada.

 

Angelica BUSTOS BONE (ECU), championne des Pan Am de 2014, la médaillée de bronze au niveau mondial Alyssa LAMPE (USA), et le médaillée de bronze de 2011 Carolina CASTILLO HIDALGO (COL) seront à la tête d’une belle sélection de lutteuses qui tenteront de remporter le titre à 48 kg.

 

La championne des Pan Am Justine DISTACIO (75kg), la championne des Pan Am de 2014 Michell FAZZARI (58kg) et la double championne du monde junior Dorothy YEATS (69kg) tenteront aussi de remporter l’or.

La championne du monde Adeline GRAY (USA), No.1 des classements mondiaux, aura la tache difficile à 75 kg. Elle devra notamment se méfier de la médaillée d’argent au niveau mondial Aline FERREIRA (BRA), la médaillée d’or des Pan Am 2014 Hechevarria et Andrea OLAYA GUTIERREZ (COL), médaillée de bronze des Pan Am d’avril.

Renteria et Vidiaux sont favorites à 63 kg, tout comme les championnes Pan Am Sayury CANON (COL) à 53kg, Joice SILVA (BRA) à 58kg et Yudaris SANCHEZ (CUB) à 69kg.

Lutte libre

Lors des deux premières éditions des Jeux Pan American en 1951 et 1955, l’Argentine et les USA ont chacun remporté 4 médailles d’or. Mais ce sont les lutteurs d’Amérique qui ont remporté l’or pendant les trois prochaines éditions.

Les USA mènent la course en lutte libre avec 91 médailles d’or, suivis par Cuba qui a 30 médailles d’or. L’Argentine est troisième avec huit médailles.

Mais en 2011, la République Dominicaine et Porto Rico ont remporté leurs premières médailles d’or grâce à Juan RAMIREZ BELTRE (DOM) à 55 kg et Franklin GOMEZ (PUR) à 60 kg.

Cinq des sept médaillés d’or de 2011 reviennent cette année, et les favoris de 2015 sont Gomez et Metcalf à 65 kg, Azcuy et Burroughs à 74 kg – catégorie dans laquelle Burroughs avait battu Azcuy l’année passée en finale des Pan Am – et Dlagnev à 125 kg.

Le médaillé de bronze à 61 kg Yowlys BONNE (CUB) devra se méfier de John PINEDA (CAN) qui tentera de le battre ou au moins de le ralentir à 57 kg.

Le doublé médaillé d’argent au niveau mondial Reineris SALAS (CUB) a remporté quatre Championnats Pan Am, mais c’est la première fois qu’il tente sa chance aux Jeux Pan Am. Le champion des Jeux en titre Herbert est également médaillé d’argent au niveau mondial en 2009.

 

A 97kg, Javier CORTINA LACERRA (CUB) était champion des Pan Am en 2014 etavait aussi remporté une médaille de bronze aux Championnats du monde. L’ancien champion du monde junior Kyle SNYDER (USA) semble être le futur champion à suivre de près depuis qu’il a battu le champion en titre des Jeux Jacob VARNER (USA).

 

Horaire

Mardi 14 juillet
16:30–18:15 – Examen médical & pesée: lutte gréco-romaine 59-66-75-85kg

Mercredi 15 juillet
14:30–17:30 – Qualification & Repêchage : lutte gréco-romaine 59-66-75-85kg
16:30–18:15 – Examen médical & pesée: lutte gréco-romaine 98-130kg; lutte féminine 48-53-58kg
20:00–22:30 – Finales & Remises des prix: lutte gréco-romaine 59-66-75-85kg

Jeudi 16 juillet
14:30–17:30 – Qualification & Repêchage : lutte gréco-romaine 98-130kg; lutte féminine  48-53-58kg
16:30–18:15 – Examen médical & pesée:  lutte féminine  63-69-75kg; Lutte libre 57-65kg
20:00–23:00 – Finales & Remises des prix: lutte gréco-romaine 98-130kg; lutte féminine  48-53-58kg

Vendredi 17 juillet
14:30–17:30 – Qualification & Repêchage : lutte féminine  63-69-75kg; Lutte libre  57-65kg
16:30–18:15 – Examen médical & pesée: Lutte libre  74-86-97-125kg
20:00–23:00 – Finales & Remises des prix: lutte féminine  63-69-75kg; Lutte libre  57-65kg

Samedi 18 juillet
14:30–17:30 – Qualification & Repêchage : Lutte libre  74-86-97-125kg
20:00–22:30 – Finales & Remises des prix: Lutte libre  74-86-97-125kg

Schedule

Tuesday, July 14
16:30–18:15 – Medical exam & Weigh-in: Greco-Roman 59-66-75-85kg

Wednesday, July 15
14:30–17:30 – Qualification & Repechage Rounds: Greco-Roman 59-66-75-85kg
16:30–18:15 – Medical exam & Weigh-in: Greco-Roman 98-130kg; Women 48-53-58kg
20:00–22:30 – Finals & Award Ceremonies: Greco-Roman 59-66-75-85kg

Thursday, July 16
14:30–17:30 – Qualification & Repechage Rounds: Greco-Roman 98-130kg; Women 48-53-58kg
16:30–18:15 – Medical exam & Weigh-in:  Women 63-69-75kg; Freestyle 57-65kg
20:00–23:00 – Finals & Award Ceremonies: Greco-Roman 98-130kg; Women 48-53-58kg

Friday, July 17
14:30–17:30 – Qualification & Repechage Rounds: Women 63-69-75kg; Freestyle 57-65kg
16:30–18:15 – Medical exam & Weigh-in: Freestyle 74-86-97-125kg
20:00–23:00 – Finals & Award Ceremonies: Women 63-69-75kg; Freestyle 57-65kg

Saturday, July 18
14:30–17:30 – Qualification & Repechage Rounds: Freestyle 74-86-97-125kg
20:00–22:30 – Finals & Award Ceremonies: Freestyle 74-86-97-125kg

Irie et Icho comptent sur leurs victoires à la Coupe Meiji pour se rapprocher des JO de Tokyo

By Ken Marantz

TOKYO--- Au mois d'avril, le premier désir de Yuki IRIE lorsqu'elle a remporté la médaille d'or des 50kg du championnat d'Asie de Xi'an, en Chine, fut de rentrer au Japon pour reprendre l'entraînement le plus vite possible pour la Coupe Meiji.

Le championnat pouvait être pris comme un amuse-gueule en vue du banquet - les JO de Tokyo 2020 - et la prochaine étape pour y acquérir une place s'approchait à grande vitesse. Et quand celle-ci implique de possibles remakes avec la double championne du monde Yui SUSAKI ou la championne olympique de Rio 2016 Eri TOSAKA, il n'y a pas une seconde à perdre.

Dès ce jeudi, plusieurs championnes du monde et championnes olympiques peuvent se retrouver sur la route des meilleures lutteuses japonaises - concentrées dans les classes de poids olympiques - lors de la Meiji à la salle Komazawa de Tokyo.

En combination avec le championnat du Japon (la Coupe de l'Empereur) tenu en décembre 2018, les deux compétitions servent de qualificatif pour le championnat du monde de Noursultan de septembre prochain. Une double victoire dans une catégorie de poids donne automatiquement à l'athlète une place dans l'équipe des mondiaux ; en cas de vainqueurs différents aux deux compétitions, ceux-ci se rencontreront en éliminatoire le 6 juillet prochain.

Rentrer dans l'équipe nationale des mondiaux a plus d'une conséquence cette année, puisque la Fédération japonaise a décrété que quiconque récolterait une médaille au championnat du monde sera inclu dans l'équipe olympique. Bien que la barre soit haute pour les hommes, il y a de fortes chances pour que les Japonaises obtiennent à Noursultan des médailles dans toutes les catégories de poids olympiques ; être sélectionné pour les mondiaux de la capitale kazakhe est donc primordial.

Les commentaires d'Irie après sa victoire sur SUN Yanan (CHN) en finale du championnat d'Asie ont rencontré de l'écho chez ses compatriotes : "J'ai relevé pas mal de soucis, je veux juste rentrer et m'entraîner. Si je ne gagne pas à la Meiji, ça ne veut rien dire... Pour viser les JO, remporter ce tournoi était essentiel. J'étais contente de clarifier les choses. Le grand rendez-vous, pour moi, c'est en juin."

La double championne du monde Yui SUSAKI fera son retour pour la Coupe Meiji, après avoir fait l'impasse sur la Coupe de l'Empereur pour un coude disloqué. (Photo : Max Rose-Fyne)

Irie poursuivra son long duel avec Susaki dans la catégorie des 50kg, après que cette dernière a fait l'impasse sur la Coupe de l'Empereur pour un coude disloqué. Irie est la seule lutteuse de la planète à avoir vaincu Susaki plusieurs fois, sa dernière victoire remontant à la dernière Coupe de l'Empereur en décembre 2018.

Sans oublier Tosaka, vaincue en demi-finale de la Coupe de l'Empereur par Irie, et la championne du monde cadet 2017 Remina YOSHIMOTO, vaincue 2-1 mais qui a donné du fil à retordre à Susaki dans la finale de la Coupe de la Reine en avril dernier.

La quadruple championne olympique ICHO (JPN) et la championne olympique de Rio Risako KAWAI (JPN) sont inscrites en 57kg. Elles avaient offerts deux combats au public de la Coupe de l'Empereur. (Photo : Sachiko Hotaka)

Icho et Kawai sur une trajectoire de collision
Lors de la Coupe de l'Empereur, les spectateurs ont eu droit à deux rencontres entre les championnes de Rio Kaori ICHO et Risako KAWAI.

Icho a vaincu sa rivale de la catégorie, plus jeune, dans un thriller avec en point d'orgue un amené au sol décisif dans les 10 dernières secondes, pour une victoire par 3-2. Kawai avait légèrement sonné Icho 2-1 lors de la rencontre préliminaire du groupe : ce fut la première défaite d'Icho face à une compatriote depuis 2001.

Kawai, championne du monde des 59kg en 2018, a rejoint les 57kg plutôt que de monter en 62, où elle aurait dû faire face à sa soeur cadette Yukako. Ce faisant elle prend le risque d'affronter Icho pour la place des JO, revenue à la compétition fin 2018 depuis sa victoire de Rio.

Icho, qui fêtera ses 35 ans ce jeudi, aura été en quelque sorte rappelée à l'ordre à Xi'an, où elle a dû s'incliner en demi-finale face à JONG Myung-Suk (PRK) et se contenter d'une médaille de bronze. Peut-être était-ce le coup de fouet nécessaire à ses ambitions, un dur rappel que rien n'est jamais acquis.

Selon la presse japonaise, le niveau d'Icho, depuis son retour de Xi'an, est nettement inférieur à son potentiel et elle n'a pris part que pour un seul jour à un récent camp d'entraînement de son équipe nationale. Kawai, déterminée à prendre sa revanche, a elle intégralement participé. Ce qui n'a pas empêché un officiel de la Fédération japonaise de déclarer :  "Je suis certain qu'[Icho] sera prête à 100%."

La championne du monde Mayu MUKAIDA (JPN) et Haruna OKUNO (JPN) pourraient se rencontrer en 53kg. Dans ce cas, Mukaida part avec l'avantage d'avoir remporté leurs huit dernières rencontres. (Photo : Sachiko Hotaka)

L'autre possible confrontation majeure est celle de la catégorie des 53kg, entre les coéquipières de l'équipe universitaire de Shigakkan Haruna OKUNO, championne du monde de la catégorie, et Mayu MUKAIDA, médaillée d'or en 55kg et descendue en catégorie olympique.

Une rencontre des deux lutteuses, très attendue à l'occasion de la Coupe de l'Empereur, est passée à la trappe après qu'Okuno a déclaré forfait pour indisposition. Mukaida part avec l'avantage d'avoir remporté leurs huit dernières rencontres, la plus récente datant de 2017.

Comme Icho, Mukaida est passée à un cheveu du titre au championnat d'Asie, concédant un amené au sol au dernier instant et vaincue 4-3 en finale par PAK Yongmi (PRK). Cette aveu de faiblesse aura probablement été compensé pour la Meiji.

La championne olympique Sara DOSHO (JPN), de retour après une opération à l'épaule, est médaillée d'or de la Coupe de l'Empereur et du championnat d'Asie. (Photo : Sachiko Hotaka) 

L'autre championne olympique japonaise en titre, Sara DOSHO, tentera de relever le défi posé en 68kg par sa compatriote et olympienne de Rio 2016 Rio WATARI. Pour cause d'opération à l'épaule, Dosho n'avait pas pu défendre son titre mondial l'année dernière, mais a depuis prouvé l'ampleur de son retour en remportant la Coupe de l'Empereur et le championnat d'Asie.

La mainmise d'Hiroe MINAGAWA, médaillée mondiale de bronze, sur la catégorie de poids des 76kg, sera mise à l'épreuve par l'époustouflante collégienne Yuka KAGAMI, double championne du monde des cadets. Munie des titres de la Coupe de l'Empereur et du championnat d'Asie en 72kg, Kagami, 17 ans et des poussières, tente le tout pour le tout et part en quête d'olympisme en défiant la vétéran Minagawa.

Takuto OTOGURO (JPN) fait son retour à la compétition. Plus jeune lutteur japonais de l'histoire  champion du monde (à Budapest en 2018), Otoguro a depuis souffert du genou droit. (Photo : Max Rose-Fyne) 

Inquiétante blessure pour Otoguro

En lutte libre, le champion du monde Takuto OTOGURO devra prouver qu'il s'est remis de ses récents problèmes de genou s'il veut décrocher son second titre d'affilée de la Meiji dans la catégorie des 65kg et décrocher son billet pour Noursultan.

Otoguro, plus jeune lutteur japonais de l'histoire champion du monde - à 19 ans et 10 mois à Budapest en 2018 -, a souffert du genou droit au début de cette année et a fait l'impasse sur la coupe du monde et le championnat d'Asie.

S'il est bien remonté sur le tapis pour l'université Yamanashi Gakuin à l'occasion du tournoi universitaire de l'est du Japon au mois de mai - pour un combat qu'il a remporté -, il devra se surpasser pour vaincre le médaillé d'argent des Jeux d'Asie Daichi TAKATANI, le champion du monde des U23 et médaillé d'argent des 57kg à Rio Rei HIGUCHI et d'autres excellents lutteurs qui font de cette catégorie la plus disputée du Japon.

Sosuke TAKATANI, le grand frère de Daichi, semble s'être installé durablement dans la catégorie de poids olympique des 86kg deux ans après avoir quitté celle des 84kg, dans laquelle il avait remporté la médaille d'argent des mondiaux en 2014.

Takatani, 30 ans, a remporté son huitième titre national consécutif et son premier avec les 86kg à l'occasion de la Coupe de l'Empereur, puis a démontré qu'il avait sa place sur la scène internationale dans la division la plus lourde en vainquant le médaillé mondial d'argent Fatih ERDIN (TUR) lors de la coupde du monde.

Shota SHIRAI, vaincu par Takatani en finale de la coupe de l'Empereur, a passé le mois de janvier en Russie pour s'entraîner et cherchera à prendre sa revanche comme les deux médaillés de bronze de la compétition Masao MATSUSAKA, vaincu par Takatani 2-1 en demi-finale, et Hayato ISHIGURO, champion du monde junior des 79kg.

Le médaillé mondial de bronze Atsushi MATSUMOTO (JPN), qui normalement concourt en 92kg, rejoint la catégorie olympique des 97kg. (Photo : Unknown)

Autre lutteur réputé passé en classe olympique pour ce tournoi, Atsushi MATSUMOTO, médaillé mondial de bronze et vainqueur de la Coupe de l'Empereur en 92kg, qui a rejoint les 97kg.

Matsumoto a terminé troisième des 92kg du championnat d'Asie de Xi'an, et avait auparavant démontré sa volonté olympique en passant en lutte gréco-romaine en 2017-2018 après son échec aux qualifications pour Rio en 2016 (il est retourné en lutte libre suite à un changement de règle défavorable).

Prêts à lui barrer le chemin, le médaillé d'or de la Coupe de l'Empereur Naoya AKAGUMA et le dauphin Takeshi YAMAGUCHI qui, selon les rumeurs, a payé de sa poche sa venue à l'Open de Mongolie en avril dernier, et d'où il est reparti médaillé d'argent.

En 74kg, Yuhi FUJINAMI, médaillé mondial de bronze des 70kg en 2017, a souffert d'une blessure au genou lors de sa victoire au premier tour du championnat d'Asie et avait préféré déclarer forfait plutôt que de prendre le risque de réduire ses chances à la Coupe Meiji.

La préparation de Fujinami sera mise à l'épreuve par le dauphin de la Coupe Meiji Ken HOSAKA et le médaillé de bronze Yuto MIWA, qui a remporté une victoire clé sur Cuba pendant la coupe du monde. Prêts à en découdre également, Keisuke OTOGURO (le grand frère de Takuto), passé en 70kg, et le jeune Jintaro MOTOYAMA, vainqueur de la Meiji l'année passée dans cette catégorie.

Le champion du monde Kenichiro FUMITA (JPN) retrouvera probablement en 60kg son coéquipier et médaillé d'argent de Rio Shinobu OTA. (Photo : Sachiko Hotaka)

En lutte gréco-romaine, la catégorie des 60kg verra sans doute l'affrontement du champion du monde 2017 Kenichiro FUMITA et du médaillé d'argent olympique 2016 Shinobu OTA, tous deux anciens coéquipier de l'université japonaise des sciences du sport.

Fumita, remonté sur les tapis après une blessure pour vaincre son aîné de deux ans Ota par 7-2 en finale de la Coupe de l'Empereur, a ainsi pris l'avantage de la série de leurs rencontres depuis 2014 par 5-4.

Quand Fumita s'évertuait à décrocher le bronze à Xi'an, Ota ne s'est pas contenté d'attendre la Meiji et est parti en Europe décrocher le Grand Prix de Hongrie et l'argent du Dan Kolov-Nikola Petrov en Bulgarie dans la catégorie des 63kg.

Sur le chemin des finales, l'un ou l'autre devra sans doute affronter le médaillé mondial de bronze junior Kazuki YABE, vaincu en décembre dernier par supériorité technique par Fumita.