#WrestleOslo

#WrestleOslo: USA, Japon Placent Trois en Demi-finale de la Lutte Féminine avec le 6e titre dans les yeux de Gray

By Vinay Siwach

OSLO, Norvège (5 octobre) -- Akari FUJINAMI (JPN) a été à la hauteur du battage médiatique. La Japonaise de 17 ans a battu ses adversaires 21-0 dans les deux combats et a atteint la demi-finale de la catégorie des 53 kg aux Championnats du monde senior à Oslo, en Norvège.

La double championne du monde cadet a battu POOJA (IND) 11-0 puis l'ancienne médaillée des Championnats du monde Luisa VALVERDE MELENDRES (ECU) 10-0 en quart de finale. Sa victoire l'a emmenée en demi-finale et elle affrontera Katarzyna KRAWCZYK (POL) qui a battu la championne du monde junior Emma MALMGREN (SWE) par tomber en quart de finale.

Toute la lutte de Fujinami avec défense et attaque combinées a rendu presque impossible pour ses adversaires de marquer et finalement de donner des points. Elle a remporté le All Japan Championships pour réserver son billet pour Oslo. La championne olympique japonaise de 53 kg à Tokyo Mayu MUKAIDA (JPN) a décidé de ne pas participer au tournoi.

L'autre finale en 53kg opposera Khrystyna BEREZA (UKR) et Iulia LEORDA (MDA). Bereza a battu Zeynep YETGIL (TUR) 6-3 tandis que Leorda a vaincu Samantha STEWART (CAN) 10-4.

L'argent olympique de Tokyo Adeline GRAY (USA) et la cinquième place Aiperi MEDET KYZY (KGZ) sont en bonne voie pour une rencontre finale après avoir atteint leurs demi-finales respectives. Gray était de nouveau dans son élément alors qu'elle a remporté ses deux combats mardi par tomber en première période. Elle a battu KIRAN (IND) en quarts de finale.

Medet Kyzy n'a pas non plus pris le temps de dépasser Marina SUROVTSEVA (RWF) 10-0 et d'organiser une rencontre avec l'Olympienne de Tokyo et championne d'Europe Epp MAEE (EST). La lutteuse kirghize a lutté contre Gray en demi-finale olympique et a perdu 3-2 dans une fin mordante.

Samar HAMZA (EGY) a battu Yasuha MATSUYUKI (JPN) 4-2 pour organiser une demi-finale contre Gray. Hamza menait 2-2 sur les critères, mais une poussée hors du tapis dans les trois dernières secondes lui a donné un point. Le Japon a contesté mais a perdu, ajoutant un point de plus au score de Hamza.

Sarah HildebrandtSarah HILDEBRANDT (USA) a atteint la demi-finale des 50kg. (Photo: UWW / Tony Rotundo)

Sarah HILDEBRANDT (USA) est également restée sur la bonne voie pour sa deuxième finale des Mondiaux alors qu'elle se frayait un chemin jusqu'en demi-finale. Losa ERSEL (GER) a tenté de relever le défi mais la lutteuse américaine était trop forte pour elle. Elle affrontera Nadezhda SOKOLOVA (RWF) en demi-finale après que cette dernière n'a fait qu'une bouchée de Hanny KUMARI (IND) lors d'une victoire 10-0.

Dans l'autre demi-finale, la double médaillée d'argent mondiale Emilia VUC (ROU) affrontera la jeune star Remina YOSHIMOTO (JPN) qui a battu Otgonjargal DOLGORJAV (MGL) par tomber. Vuc affrontait Madison PARKS (CAN) et a eu quelques problèmes au début, mais a ensuite obtenu une projection au sol et quatre expositions pour gagner 13-3. Un challenge perdu du Canada a ajouté un point de plus à son score.

Une troisième lutteuse pour les États-Unis a atteint la demi-finale après que Forrest MOLINARI a réussi à décrocher une mise à terre tardive pour une victoire de 3 à 3 sur Koumba LARROQUE (FRA). La lutteuse française menait 3-1 dans les dix dernières secondes mais a été exposée à l'arrière par l'Américaine pour céder la tête.

Molinari affrontera Miwa MORIKAWA (JPN) en demi-finale après que la lutteuse japonaise a battu Aina TEMIRTASSOVA (KAZ) 6-2 en quarts de finale.

La championne du monde junior Irina RINGACI (MDA) était également en pleine forme lorsqu'elle a battu Malin MATTSSON (SWE) 6-2 et a atteint la demi-finale contre l'olympienne de Tokyo Mimi HRISTOVA (BUL). La lutteuse bulgare a eu un peu de mal mais a finalement vaincu Asli DEMIR (TUR) 7-2.

“Dangal”, un film qui lutte contre les stéréotypes

By Tim Foley

NEW YORK (12 janvier) –  Inspiré de faits réels, le film "Dangal" nous raconte l'histoire de Mahavir Singh Phogat et de ses filles Geeta et Babita, qui se battent contre une société stricte et la corruption institutionnelle pour réaliser leur rêve : devenir des lutteuses professionnelles.

Le film commence sur un épisode de la vie de Mahavir (Aamir Khan), qui a du arrêter la lutte lorsqu'il était jeune et trouver un travail qui lui permette de soutenir sa famille. Mahavir, qui n'avait atteint que le niveau national, est très marqué par cette mésaventure, qui lui laisse un goût amer : il n'a pas réussi à atteindre son but, remporter une médaille internationale pour l'Inde.

L'espoir regagne Mahavir lorsqu'il apprend que sa femme est enceinte. Il espère avoir un fils, mais sa femme Daya (Sakshi Tanwar) accouche d'une petite fille, Geeta. Elle aura ensuite Babita puis deux autres filles.

Mahavir sait que les filles ne pratiquent pas la lutte en Inde, et il met de côté son rêve d'entrainer un lutteur capable de remporter une médaille internationale. L'ancien lutteur est déprimé et morose jusqu'à ce qu'un incident funeste ne prouve que les filles - Geeta et Babita particulièrement - sont elles aussi capable de lutter. Le trio s'embarque sans attendre dans une nouvelle aventure pour atteindre le succès international : entrainements dès cinq heures du matin, régimes stricts, et se heure à l'accueil glacial que la société indienne réserve aux lutteuses.

Mahavir est obsédé par le succès de ses enfants. L'histoire est racontée au public par le frère de Mahavir, Omkara (Aparshakti Khurrana), et il se dégage de la narration un certain égoïsme qui nous distrait des combats que doivent livrer Geeta et Babita. Bien qu'il semble bizarre de mettre en avant les sacrifices d'un homme dans un film qui traite plutôt de la condition de la femme et des obstacles que ces dernières doivent surmonter, le rôle de l'homme défenseur se révèle être essentiel à la bonne compréhension des structures de pouvoir établies.

 

Dans la première scène cruciale du film, Mahavir violente un directeur de tournoi qui refuse que ses filles participent au "dangal" - un tournoi de lutte indienne traditionnelle. Lorsqu'enfin Geeta (Fatima Sana Shaikh) est autorisée à participer au tournoi, elle parvient à impressionner  les spectateurs. Ce moment décisif propulse le trio sur la scène internationale, après un chemin semé d'embûches que le spectateur trouvera divertissant bien que prévisible.

Le film touche nombre de sujets intéressants, dont la tension existante entre la société moderne et la société traditionnelle. Mais à vouloir parler de tout, le film est trop long d'une bonne vingtaine de minutes, et la fin est malheureusement maladroite et dramatisée à l'excès.

Malgré la longueur de ce film, les fans de lutte amateur auront le plaisir d'assister à l'une des représentation de la lutte les plus fidèle de l'histoire du cinéma.  Throws, sprawls, head slaps, spin-behinds, cradles, fireman’s carries - les actrices réalisent toutes les prises avec finesse et démontrent une parfaite maitrise de leur corps, ce que l'on a rarement vu dans les films d'actions.  Au début du film, dans une compétition internationale, Geeta utilise une technique de lutte traditionnelle rare que seule une personne qui a procédé à de longues recherches saurait comment utiliser.

L'atmosphère est également très travaillée. Les décors semblent parfaitement vraisemblables, de la marque des tournois jusqu'aux chapeaux portés par les coaches féminins.

"Dangal" est divertissant et édifiant, et a déja rapporté plus de 100 million de dollars en trois semaines - il est déja devenu l'un des films les plus rentables de l'histoire de Bollywood.

Ecrit et réalisé par Nitesh Tiwari, "Dangal" est actuellement à l'affiche sur plus de 4200 écrans du monde entier.