COVID-19

Vidéo de l'entraînement d'Aker Al Obaidi, lutteur réfugié et boursier du CIO

By United World Wrestling Press

CORSIER-SUR-VEVEY (le 1er mai) -- Bénéficiaire d'une bourse du CIO pour réfugiés, le lutteur gréco-romain Aker Al OBOADI partage des images de son entraînement pendant la pandémie de covid-19. Oboadi a quitté l'Irak pour l'Autriche et se prépare aux qualifications pour les JO de Tokyo, prévus le 23 juillet 2021.

AL OBOADI et Ali ALAWAD, originaire de Syrie, sont les deux premiers lutteurs de l'histoire de notre sport à porter la banière de l'UWW à des compétitions continentales et mondiales. Sous l'initiative du CIO et des Comités olympique d'Autriche et d'Egype, les lutteurs réfugiés peuvent continuer à lutter et poursuivre leur rêve olympique. Tous deux prévoient de concourir lors de leurs tournois respectifs de qualification olympique en 2021 et, si nécessaire, au Tournoi mondial de qualification 'de la dernière chance'.

Restez branchés sur United World Wrestling pour plus d'info, des points forts et les dernières actualités.

Ambassadrice Super 8 : Isabelle Sambou

By United World Wrestling Press

Comment et quand avez-vous commencé la lutte ?

Quand j’étais plus jeune je pratiquais la lutte sur sable dans le style traditionnel, dans les matchs qui opposaient les villages locaux. J’ai commencé en 1992 et c’était presque naturel pour moi. En 1999 j’ai commencé la lutte olympique et j’ai participé à la première compétition majeure en 2001.

Comment réagissent les gens quand vous leur dites que vous faites de la lutte ?

La lutte, c’est ma vie, et je suis toujours dans ce milieu, donc cela ne surprend pas beaucoup de gens.

Quel est votre meilleur souvenir dans ce domaine?

Lorsque j’ai gagné mon premier Championnat d’Afrique en Egypte, en 2006.

Qui a été votre plus grande inspiration ?

Je pratiquais la lutte sénégalaise traditionnelle dans mon village lorsque j’étais jeune, et je ne savais absolument pas qu’il existait d’autres styles de lutte. Eveline Diatta, une lutteuse d’un village voisin, a commencé la lutte olympique, et c’est grâce à elle que j’ai compris que je pouvais moi aussi aller plus loin.

Que préférez-vous dans la lutte?

Ce que je préfère, c’est mettre en pratique ce que j’ai appris durant mes derniers matchs – par exemple une nouvelle prise ou une nouvelle technique. Chaque match nous permet d’apprendre.

Que signifie le fait de faire partie de la communauté olympique pour la lutte féminine?

Faire partie de la communauté olympique nous assure un soutient financier, mais surtout cela permet aux femmes de monter sur la scène sportive internationale. Me qualifier pour les Jeux Olympiques est devenu mon rêve.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes filles qui veulent se lancer dans la lutte aujourd’hui?

Il faut avoir une discipline de fer et s’entraîner de manière sérieuse si vous voulez atteindre un bon niveau et jouir d’une belle carrière, surtout si vous voulez devenir une championne.

Quels sont vos espoirs pour le futur de la lutte féminine ?

Il est très important que les femmes s’impliquent plus dans le monde de la lutte en dehors des compétitions. Votre carrière en tant que lutteuse peut être très courte et il faut donc saisir toutes les opportunités.