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UWW et les Emirats Arabes Unis signe un protocole d'accord pour promouvoir Mutaraha

By United World Wrestling Press

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (3 mai) -- United World Wrestling a signé un protocole d'accord avec la fédération de lutte des Emirats Arabes Unis dans le but de promouvoir le développement et la protection du style de lutte traditionnel émirati connu sous le nom de Mutaraha.

L'objectif de cet accord est d'établir une compréhension commune entre UWW et la fédération de lutte des Emirats Arabes Unis afin de faciliter la protection, le développement et la promotion du style Mutaraha. Conformément à l'accord, les deux parties se rencontreront régulièrement pour échanger des idées, partager des connaissances, discuter de tout problème ou défi, et d'évaluer les progrès accomplis.

Le Mutaraha est une forme de lutte traditionnelle qui s'est transmise de génération en génération aux Emirats Arabes Unis. Cet accord fournira une plateforme pour présenter le riche héritage culturel des Emirats Arabes Unis et promouvoir les styles de lutte traditionnels qui ont été préservés et pratiqués depuis des siècles.

Les Emirats Arabes Unis souhaite faire participer les jeunes au Mutaraha, style dans lequel les deux lutteurs s'affrontent dans un cercle de sable d'environ six mètres de diamètre. l'objectif du jeu est de forcer l'adversaire à toucher le sol avec n'importe quelle partie de son corps autre que les pieds, sans utiliser de techniques de frappe ou de coups de pied.

Cet accord ouvrira la voie à la croissance et au développement de la lutte aux Emirats Arabes Unis et offrira aux lutteurs émiratis la possibilité de montrer leurs talents au niveau international. UWW s'engage à travailler en étroite collaboration avec la fédération de lutte des Emirats Arabes Unis pour soutenir la promotion et la croissance du style Mutaraha.

Ambassadrice Super 8 : Isabelle Sambou

By United World Wrestling Press

Comment et quand avez-vous commencé la lutte ?

Quand j’étais plus jeune je pratiquais la lutte sur sable dans le style traditionnel, dans les matchs qui opposaient les villages locaux. J’ai commencé en 1992 et c’était presque naturel pour moi. En 1999 j’ai commencé la lutte olympique et j’ai participé à la première compétition majeure en 2001.

Comment réagissent les gens quand vous leur dites que vous faites de la lutte ?

La lutte, c’est ma vie, et je suis toujours dans ce milieu, donc cela ne surprend pas beaucoup de gens.

Quel est votre meilleur souvenir dans ce domaine?

Lorsque j’ai gagné mon premier Championnat d’Afrique en Egypte, en 2006.

Qui a été votre plus grande inspiration ?

Je pratiquais la lutte sénégalaise traditionnelle dans mon village lorsque j’étais jeune, et je ne savais absolument pas qu’il existait d’autres styles de lutte. Eveline Diatta, une lutteuse d’un village voisin, a commencé la lutte olympique, et c’est grâce à elle que j’ai compris que je pouvais moi aussi aller plus loin.

Que préférez-vous dans la lutte?

Ce que je préfère, c’est mettre en pratique ce que j’ai appris durant mes derniers matchs – par exemple une nouvelle prise ou une nouvelle technique. Chaque match nous permet d’apprendre.

Que signifie le fait de faire partie de la communauté olympique pour la lutte féminine?

Faire partie de la communauté olympique nous assure un soutient financier, mais surtout cela permet aux femmes de monter sur la scène sportive internationale. Me qualifier pour les Jeux Olympiques est devenu mon rêve.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes filles qui veulent se lancer dans la lutte aujourd’hui?

Il faut avoir une discipline de fer et s’entraîner de manière sérieuse si vous voulez atteindre un bon niveau et jouir d’une belle carrière, surtout si vous voulez devenir une championne.

Quels sont vos espoirs pour le futur de la lutte féminine ?

Il est très important que les femmes s’impliquent plus dans le monde de la lutte en dehors des compétitions. Votre carrière en tant que lutteuse peut être très courte et il faut donc saisir toutes les opportunités.