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United World Wrestling unit l'Océan Indien avec son premier tournoi de développement régional

By United World Wrestling Press

PORT LUIS, Ile Maurice (2 mai) --- Le département développement d'UWW a organisé le tout premier tournoi régional de développement éducatif (TRDE, ou REDT en anglais) dans l'océan indien. Cet évènement a été organisé en collaboration avec la fédération mauricienne de lutte, Mauritius Wrestling Federation. Le TRDE est un cours et un tournoi régional axé sur la formation et l'éducation des entraîneurs et des arbitres. A la fin des cours, un tournoi a été programmé pour offrir aux pays de la région la possibilité de participer à une compétition internationale.

la semaine de développement à l'Ile Maurice s'est déroulée du 16 au 25 avril. Cet évènement a réuni des participants de l'Ile Maurice (Maurice et Rodrigues), de Madagascar et des Comores. 

Du 17 au 21 avril, un cours d'entraîneurs niveau 1 et 2 a été animé par Vincent Aka et Frederic Rubio.  Ce cours a travaillé avec 19 entraîneurs et s'est concentré sur la façon d'entraîner pour le niveau 1 et sur le développement de plans d'entraînement selon le niveau 2.  Le cours d'entraîneur s'est terminé avec le thème "Préférence de Lutte et moteurs" introduit par Frederic Rubio.  c'était le lieu pour expliquer et montrer une série de tests à faire par les jeunes lutteurs et les entraîneurs.

Du 21 au 23 avril, Charles Villet a piloté un cours d'arbitre non certifiant axé sur l'introduction à l'arbitrage. Le cours a commencé avec les arbitres et les entraîneurs travaillant directement ensemble. Pendant ce cours, 19 entraîneurs et arbitres ont participé à l'entraînement. Le but était d'améliorer leurs compétences et connaissances en tant qu'arbitre et de mieux se comprendre les uns les autres et travailler ensemble. Les deux groupes ont construit ensemble des valeurs fortes durant le cours et ont finalement adopté le slogan "Unité Océan Indien."

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Les participants de Maurice et Rodrigues, Madagascar et des Comores réunis durant la semaine de développement à l'Ile Maurice du 16 au 25 avril.

Ce programme a contribué à  améliorer les compétences et les méthodes d'enseignement des entraîneurs et des arbitres afin de garantir que les compétiteurs sont au niveau des exigences standards et bien préparés à concourir au niveau international afin d'obtenir de meilleurs résultats et de se familiariser avec les règles et règlements d'UWW  pour éviter de perdre des points inutilement. Ce programme a également été un avantage pour créer de nouveaux entraîneurs et arbitres afin d'aider la fédération à mettre en place des écoles de lutte supplémentaires, particulièrement dans les zones reculées où la lutte n'est pas accessible pour augmenter le nombre de lutteurs dans nos pays.

Concernant Maurice, "Ce programme a été un grand soutien pour la préparation de nos athlètes pour Birmingham 2022 et les jeux des Iles de l'Océan Indien en 2023 à Madagascar” a déclaré M. Richard PAPI, Président de la fédération mauricienne de lutte. Les évènements ont été couverts par les journaux locaux, les radios, la télévision nationale et les réseaux sociaux. Cela a touché le grand public. Cela a eu un effet positif sur notre discipline pour obtenir de la visibilité, depuis la fin du programme, les gens ont commencé à contacter la fédération pour recueillir des informations sur la lutte et certains sont intéressés à rejoindre l'équipe d'entraînement, génial."

"Ce programme s'est réellement avéré très efficace comme l'un des premiers du genre. C'est un programme de base qui contribuera à offrir des opportunités pour développer davantage la lutte en fonction des besoins et des réalités de toutes nos fédérations nationales", a déclaré Mme Deqa Niamkey, Directrice du développement d'United World Wrestling. "Il permet aussi aux participants de jouer différents rôles et de comprendre les aspects de l'organisation d'une compétition de lutte et de couvrir tous les aspects nécessaires à la réussite d'un évènement sportif."

Pour conclure, le Tournoi Régional de Développement Educatif s'est terminé par une compétition régionale avec sportivité et bonne volonté. La partie émotion de l'évènement est la création par les participants d'un slogan qui est " Unité Océan Indien" qui a été adopté à l'unanimité.

Dans l'ensemble, ce fut une grande étape dans l'accueil et le développement  des Tournois Régionaux de Développement Educatif dans l'Océan Indien.  Pour plus d'information sur les évènements TRDE à venir, rendez-vous sur notre site internet UWW.

La championne olympique Tosaka de retour après 13 mois d'absence

By Ken Marantz

MISHIMA, Japon (24 septembre) – Treize mois après avoir remporté l’or aux JO de Rio 2916, et une opération du pied plus tard, Eri TOSAKA a repris la compétition sur les chapeaux de roues, et semble bien partie pour Tokyo 2020 – même s’il lui reste malgré tout du chemin à parcourir.

Tosaka, championne olympique à 48 kg, a gagné trois fois par supériorité technique à 53 kg à l’Open du Japon de lutte féminine. Elle a également connu quelques moments plus difficiles après avoir été menée en début de match en demi-finale et en finale.

« C’était mon premier tournoi depuis les Jeux Olympiques, et j’étais plus tendue que d’habitude » commente Tosaka. « Je n’avais pas le bon timing, et cela a été plus difficile que ce que je pensais ».

En finale, Tosaka a subi un plaquage en début de match face à Arisa TANAKA, mais a réussi à reprendre l’avantage 12-2 en 5 :18. Le même résultat que la demi-finale de 2015, sauf qu’il y a deux ans le match avait duré dix secondes de moins.

Tosaka s’est surtout faite peur en demi-finale, ou elle était menée 6-0 après 30 secondes par Nao TANIYAMA, de l’Université d’Hosei. Taniyama a marqué un leg takedown, et a renversé deux fois la triple championne du monde.

Enfin, Tosaka s’est animée. Elle rapidement marqué deux plaquages et un roll pour revenir au score à 1 :40. Elle a ensuite marqué deux points supplémentaires, et a finalement terminé son comeback avec quatre ankle rolls pour le score de 16-6 en 2 :46.

« Je pensais que j’allais perdre » déclare Tosaka. « Je ne me rappelle pas très clairement de ce match, j’étais tellement inquiète ».

Le succès de Taniyama en début de match l’a surprise autant que le public. Elle admire la façon dont son adversaire a gardé son calme et s’est défendue.

« Quand j’ai marqué six points, j’ai pensé que j’allais gagner » continue Taniyama. « Mais Tosaka a fait preuve de la force mentale qu’on acquiert avec l’expérience. Elle est aussi forte physiquement. »

Une victoire dans la division senior du tournoi permet de se qualifier pour les Championnats japonais qui auront lieu en décembre et qui sont les premiers des deux tournois qualificatifs pour les Jeux Olympiques, les Championnats du Monde et d’autres grands tournois. Les lutteurs tels que Tosaka sont néanmoins automatiquement inscrits dans ce genre d’évènement et ne participent que rarement à l’Open du Japon.

Mais Tosaka pensait qu’il était nécessaire qu’elle s’inscrive puisqu’elle reprenait la compétition. Une décision prise en accord avec son coach Kazuhito Sakae, directeur de l’équipe nationale et responsable de l’Université de Shigakkan.

Tosaka, qui a fêté ses 24 ans le mois dernier, a avoué qu’elle se sentait fébrile et qu’elle ne s’était pas entrainées les deux jours précédant le tournoi.

« C’est ma faute, j’aurai du prendre mieux soin de moi » commente Tosaka, qui a pensé à se retirer de la compétition, mais qui a finalement décidé qu’il était mieux de gagner de l’expérience.

« Nous avons parlé du fait qu’elle devait au moins remporter un tournoi chez elle (au Japon) si elle voulait participer à l’Open du Japon et aux prochains Championnats du Monde » commente Sakae. « Elle s’est entrainée très dur à Shigakkan et au camp d’entrainement national. Puis, il y a deux jours, j’ai reçu un message de sa part qui me demandait si elle pouvait rater l’entrainement. Elle ne se sentait pas bien. Je lui ai dit de se reposer. »

« Elle subit beaucoup de pression, et elle a réalisé qu’elle devait la surmonter » continue Sakae. « Elle m’a dit qu’elle était nerveuse. Mais cela fait une grosse différence de participer à un match ou d’en rater un, et elle aurait risqué sa réputation de championne. J’admire le courage qu’elle a eu de venir. »

Après avoir remporté l’or à Rio, Tosaka a souffert d’une douleur chronique dans le gros orteil du pied gauche, et a décidé de se faire opérer pour faire enlever des dépôts de calcium en janvier. Elle avait prévu de participer aux Championnats organisés au Japon en mai pour se qualifier aux Chapionnats du Monde de Paris, mais elle a du se retirer de la compétition, sa guérison ne se faisant pas aussi vite que prévu. Elle était championne du monde depuis trois années consécutives.

« Quand je me suis fait opérer, je ne savais pas ce qui m’attendait » dit-elle. « Je me demandais ce qui allait se passer. Je suis contente d’être de retour sur le tapis. Je suis passée du paradis – la médaille d’or aux JO – à ce qui était pour moi un enfer. Je n’avais jamais été aussi reconnaissante de pouvoir être sur un tapis. »

En l’absence de Tosaka, la jeune Yui Susaki a remporté l’or à Paris. Susaki a récemment annoncé qu’elle allait s’inscrire à l’Université de Waseda dès le printemps.

« Toute personne qui étudie la bas peut atteindre le niveau des compétitions mondiales » commente Sakae. « Qui va gagner ? C’est une catégorie de poids très intéressante pour le Japon. »

Tosaka sait qu’elle doit travailler dur pour atteindre une nouvelle fois un tel niveau. Elle doit surtout corriger son habitude de ne pas marquer de points avant d’être menée au score, comme elle l’a fait en finale olympique, lorsqu’elle a réalisé un plaquage de dernière minute face à Mariya Stadnik.

« J’aimerai marquer la première, mais si je ne suis pas en train de perdre, on dirait que je ne m’en donne pas la peine » déclare Tosaka. « C’est ma faiblesse. Je dois changer cela pour un style plus agressif dès le début. »

Son timing inadéquat pour les plaquages lui cause également du souci.

« Si je continue comme ça, il sera difficile de remporter la Emperor’s Cup. Je dois être capable de marquer des points. »

Okuno remporte un nouveau titre

L’autre tête d’affiche du tournoi était la championne du monde à 55 kg Haruna OKUNO, qui a été très active depuis les Championnats de Paris.

Okuno, 18 ans, a entièrement dominé ses trois adversaires à 55 kg, gagnant une fois par tombé et deux fois par supériorité technique 10-0. Elle a battu Riko MIZUGUCHI en 1 :47 en finale.

En finale à 58 kg, la championne du monde junior Sae NANJO a battu la championne du monde de 2014 Chiho HAMADA 3-2. Nanjo, 18 ans, était l’une des trois adolescentes à remporter l’or pour le Japon au Championats d’Asie Senior en mai, aux côtés de Susaki et Mayu MUKAIDA.

Six jours après avoir remporté l’or à Paris et deux jours après son retour au Japon, Okunoa participé aux Championnats All-Japan Collegiate et a gagné le titre à 58 kg. Sa sœur Rina a de son côté gagné à 48 kg.

Okuno, qui est en première année à l’Université de Shigakkan, a dit qu’elle s’était inscrite à ce tournoi pour travailler certains aspects de sa technique.

« Cette fois, le but était de travailler mes techniques au sol » déclare-t-elle. « Je voulais marquer des points sans donner à mon adversaire le temps de souffler. Mais je restais à regarder mon adversaire, et mon coach criait « Allez ! Vas-y ! » C’est mon point faible, j’ai besoin de motivation. Il faut que je change ça. »

Ceci dit, Sakae n’a fait que des compliments à sa nouvelle star.

« Okuno est particulière car même si elle n’a que 18 ans, elle prend le contrôle du match comme si elle était une vétéran » commente-t-il. « Lorsqu’elle aura plus de force, elle sera encore plus douée. »

Okuno ne sait toujours pas dans quelle catégorie de poids du nouveau système elle s’inscrira.

« Je n’ai encore jamais gagné d’Emperor’s Cup » dit-elle. « Après discussion avec mon coach, je vais choisir la catégorie de poids qui me donne le plus de chances d’atteindre mon but. »