Développement

United World Wrestling récompensée par le Prix "MBR Creative Sports Award" pour son programme de développement

By United World Wrestling Press

DUBAÏ (le 27 novembre) – United World Wrestling a reçu le Prix "MBR Creative Sports Award" en récompense de la meilleure initiative lancée par une Fédération internationale olympique de sport d'été. Ce prix, l'une des Initiatives Globales de Mohammed Bin Rashid Al Maktoum, récompense United World Wrestling pour son programme de développement "More than Medals", une initiative lancée en 2018 à l'intention des lutteurs de la catégorie Cadet sur les cinq continents.

Le Prix, d'une valeur de 250'000 USD, a été attribué lors de la dixième édition annuelle du MBR Creative Sports Award et constitue le “principal prix sportif dédié à inspirer la créativité sportive dans les Émirats Arabes Unis, les pays arabes et le monde entier.”

“Nous sommes très reconnaissants de cette récompense et la prenons comme un signe que notre travail assidu consacré à atteindre de jeunes athlètes a un effet positif,” a déclaré M. Lalovic, Président d'United World Wrestling et Membre du Bureau Éxécutif du CIO. “Cette récompense permettra d'élargir considérablement la portée de notre Département du Développement.”

Un jeune athlète attend l'entraînement lors d'une session d'un camp More than Medals l'été dernier à Zagreb. (Photo : Max Rose-Fyne)


M. Mustapha Larfaoui, Membre du Conseil d'Administration du Prix et Président du Comité d'Arbitrage, a remercié tous les pays, fédérations et athlètes participants.

"Nous nous réjouissons de l'augmentation du nombre de candidats atteinte au niveau régional, au niveau arabe et au niveau international, ainsi que de l'empressement dont ont fait preuve les institutions et fédérations sportives à participer aux initiatives et programmes dédiés à la jeunesse.”

Le programme More than Medals 2018 a porté sur la période de février à juillet et a poussé plus de 200 jeunes lutteurs et entraîneurs à se qualifier pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires en Argentine en octobre dernier.

Le Prix "MBR Creative Sports Award" est nommé en référence à Son Altesse le Cheik Hamdan Bin Mohammed Bin Rashid Al Maktoum, Prince Héritier de Dubaï, Président du Conseil des Sports de Dubaï et Parrain du Prix et Son Altesse le Cheik Ahmed Bin Mohammed Bin Rashid Al Maktoum, Président du Comité National Olympique des Émirats Arabes Unis. Le prix a été fondé dans le but de développer et renforcer l'innovation et la créativité dans le sport au niveau arabe et au niveau international, et honore l'excellence des pionniers de l'innovation sportive.

“Dangal”, un film qui lutte contre les stéréotypes

By Tim Foley

NEW YORK (12 janvier) –  Inspiré de faits réels, le film "Dangal" nous raconte l'histoire de Mahavir Singh Phogat et de ses filles Geeta et Babita, qui se battent contre une société stricte et la corruption institutionnelle pour réaliser leur rêve : devenir des lutteuses professionnelles.

Le film commence sur un épisode de la vie de Mahavir (Aamir Khan), qui a du arrêter la lutte lorsqu'il était jeune et trouver un travail qui lui permette de soutenir sa famille. Mahavir, qui n'avait atteint que le niveau national, est très marqué par cette mésaventure, qui lui laisse un goût amer : il n'a pas réussi à atteindre son but, remporter une médaille internationale pour l'Inde.

L'espoir regagne Mahavir lorsqu'il apprend que sa femme est enceinte. Il espère avoir un fils, mais sa femme Daya (Sakshi Tanwar) accouche d'une petite fille, Geeta. Elle aura ensuite Babita puis deux autres filles.

Mahavir sait que les filles ne pratiquent pas la lutte en Inde, et il met de côté son rêve d'entrainer un lutteur capable de remporter une médaille internationale. L'ancien lutteur est déprimé et morose jusqu'à ce qu'un incident funeste ne prouve que les filles - Geeta et Babita particulièrement - sont elles aussi capable de lutter. Le trio s'embarque sans attendre dans une nouvelle aventure pour atteindre le succès international : entrainements dès cinq heures du matin, régimes stricts, et se heure à l'accueil glacial que la société indienne réserve aux lutteuses.

Mahavir est obsédé par le succès de ses enfants. L'histoire est racontée au public par le frère de Mahavir, Omkara (Aparshakti Khurrana), et il se dégage de la narration un certain égoïsme qui nous distrait des combats que doivent livrer Geeta et Babita. Bien qu'il semble bizarre de mettre en avant les sacrifices d'un homme dans un film qui traite plutôt de la condition de la femme et des obstacles que ces dernières doivent surmonter, le rôle de l'homme défenseur se révèle être essentiel à la bonne compréhension des structures de pouvoir établies.

 

Dans la première scène cruciale du film, Mahavir violente un directeur de tournoi qui refuse que ses filles participent au "dangal" - un tournoi de lutte indienne traditionnelle. Lorsqu'enfin Geeta (Fatima Sana Shaikh) est autorisée à participer au tournoi, elle parvient à impressionner  les spectateurs. Ce moment décisif propulse le trio sur la scène internationale, après un chemin semé d'embûches que le spectateur trouvera divertissant bien que prévisible.

Le film touche nombre de sujets intéressants, dont la tension existante entre la société moderne et la société traditionnelle. Mais à vouloir parler de tout, le film est trop long d'une bonne vingtaine de minutes, et la fin est malheureusement maladroite et dramatisée à l'excès.

Malgré la longueur de ce film, les fans de lutte amateur auront le plaisir d'assister à l'une des représentation de la lutte les plus fidèle de l'histoire du cinéma.  Throws, sprawls, head slaps, spin-behinds, cradles, fireman’s carries - les actrices réalisent toutes les prises avec finesse et démontrent une parfaite maitrise de leur corps, ce que l'on a rarement vu dans les films d'actions.  Au début du film, dans une compétition internationale, Geeta utilise une technique de lutte traditionnelle rare que seule une personne qui a procédé à de longues recherches saurait comment utiliser.

L'atmosphère est également très travaillée. Les décors semblent parfaitement vraisemblables, de la marque des tournois jusqu'aux chapeaux portés par les coaches féminins.

"Dangal" est divertissant et édifiant, et a déja rapporté plus de 100 million de dollars en trois semaines - il est déja devenu l'un des films les plus rentables de l'histoire de Bollywood.

Ecrit et réalisé par Nitesh Tiwari, "Dangal" est actuellement à l'affiche sur plus de 4200 écrans du monde entier.