#DigitalTransformation

United World Wrestling, en collaboration avec N3XT Sports, entame le processus de transformation numérique

By United World Wrestling Press

COSIER-SUR-VEVEY, Suisse et BARCELONE, Espagne - United World Wrestling (UWW) et N3XT Sports ont annoncé aujourd'hui un nouveau partenariat dans le cadre duquel N3XT Sports aidera UWW à accélérer sa transformation numérique en créant une approche numérique dans l'organisation et en transformant le sport à l'aide d'outils numériques.

UWW a déjà fait de la transformation numérique l'un des cinq piliers stratégiques du Plan Stratégique 2022-2026 de l'organe de gouvernance, qui a été présenté et approuvé au Congrès UWW 2021.

UWW a pour objectif de créer une nouvelle valeur pour son écosystème, à développer le sport lui-même et à moderniser et numériser ses processus et opérations. En s'engageant dans cette voie, UWW va préparer l'avenir de l'organisation, optimiser les processus internes, générer des revenus financiers durables, fournir un soutien à toutes les fédérations nationales et à l'ensemble de l'écosystème de la lutte. 

Le partenariat entre UWW et N3XT Sports vise à accélérer ce processus de transformation et garantir une efficacité et des avantages maximaux grâce à un investissement pluriannuel. N3XT Sports soutient UWW depuis début 2021 lorsqu'UWW a reconnu la nécessité de créer de nouvelles sources de valeur pour le sport. En tant que tel, le parcours de transformation numérique d'UWW, avec le soutien de N3XT Sports, touche à la fois la maximisation des revenus et l'optimisation des coûts, en augmentant l'efficacité et en fournissant des services partagés au sein de ses fédérations nationales et organisateurs d'évènements.

Nenad Lalovic, Président d' a déclaré : Un des domaines clé du Plan Stratégique 2022-2026, élaboré en collaboration avec nos Fédérations Nationales, consiste à adopter et encourager la transformation numérique afin de moderniser et numériser notre organisation. Pour y parvenir, nous nous sommes associés à N3XT Sports, une agence de transformation numérique de premier plan dans l'industrie du sport, qui nous guide pour continuellement créer de la valeur pour les fans, les lutteurs et l'écosystème mondial de la lutte, pour garantir une UWW durable et indépendante grâce au numérique, aux données et à l'innovation.”

UWW s'est modernisée en tant que fédération internationale depuis qu'elle a réintégré le programme olympique en 2013. La prochaine étape de transformation pour la fédération vise à mettre l'accent sur une stratégie de direct-au-consommateur "direct-to-consumer (D2C)" qui offre l'excellence en matière de contenu et données numériques aux fans, aux médias et partenaires marketing, ainsi que des outils numériques, d'innovation et de données partagés de premier ordre aux fédérations nationales (FN), aux comités d'organisation locaux, aux entraîneurs et aux lutteurs afin d'assurer une croissance financière durable.

Dans le cadre de cet accord, N3XT Sports participera à la conception et au développement du projet par le biais de sa branche numérique, N3XT Labs. Cela permettra de créer et de monétiser des outils d'analyse de données et des ressources numériques de premier ordre, dans le cadre d'un portefeuille commercial d'UWW remanié, comprenant une nouvelle application mobile UWW pour les fans et les parties prenantes internes, et une plateforme de données clients (PDC) visant à collecter et à exploiter les données de tous les points de contact  du public numérique d'UWW.

En outre, en s'appuyant sur l'expertise numérique de N3XT Labs dans le domaine du sport et de l'architecture cloud, la création d'une structure de gouvernance de projet robuste soutiendra la monétisation numérique de la stratégie commerciale plus large d'UWW, tout en développant de nouvelles sources de revenus D2C à travers la fédération et tout son écosystème.

Hisham Shehabi, COO de N3XT Sports, a déclaré : “Nous sommes ravis de travailler avec l'UWW et de guider la fédération dans sa transformation numérique. Pour rendre cette nouvelle stratégie numérique possible, l'UWW s'engage à développer et à lancer divers produits numériques et de données pour atteindre les fans directement, sans intermédiaire, afin de mieux comprendre leurs goûts et leurs habitudes et, fondamentalement, de construire le foyer mondial de la lutte et des lutteurs. Notre objectif chez N3XT Sports est d'accélérer la construction et l'exploitation de cet écosystème numérique et de données qui s'adresse aux fans d'UWW, aux parties prenantes internes, aux fédérations nationales et aux athlètes.”

A PROPOS d'United World Wrestling

United World Wrestling (UWW) est l'organe directeur international du sport de la lutte ; ses fonctions incluent la supervision de la lutte aux Jeux olympiques. Elle préside les compétitions internationales de diverses formes de lutte, notamment la lutte gréco-romaine, la lutte libre pour les hommes et les femmes, ainsi que d'autres formes de lutte.

A PROPOS de N3XT Sports

N3XT Sports est une agence de transformation numérique de bout en bout qui travaille avec des organisations sportives internationales dans le domaine du football, du basket-ball et du mouvement olympique, afin d'identifier et de relever leurs défis les plus importants, leur permettant ainsi d'obtenir un avantage concurrentiel durable dans un paysage sportif en évolution rapide. 

N3XT Sports est né dans l'épicentre mondial de l'innovation, la Silicon Valley, a son siège opérationnel à Barcelone et son équipe est répartie dans différents pays d'Europe tels que la France, l'Italie, l'Angleterre, l'Espagne et la Suisse, ainsi qu'aux États-Unis, au Maroc et au Canada. 

Informations de contact

N3XT Sports - bea@n3xtsports.com
United World Wrestling - Eric.olanowski@uww.org

La championne olympique Tosaka de retour après 13 mois d'absence

By Ken Marantz

MISHIMA, Japon (24 septembre) – Treize mois après avoir remporté l’or aux JO de Rio 2916, et une opération du pied plus tard, Eri TOSAKA a repris la compétition sur les chapeaux de roues, et semble bien partie pour Tokyo 2020 – même s’il lui reste malgré tout du chemin à parcourir.

Tosaka, championne olympique à 48 kg, a gagné trois fois par supériorité technique à 53 kg à l’Open du Japon de lutte féminine. Elle a également connu quelques moments plus difficiles après avoir été menée en début de match en demi-finale et en finale.

« C’était mon premier tournoi depuis les Jeux Olympiques, et j’étais plus tendue que d’habitude » commente Tosaka. « Je n’avais pas le bon timing, et cela a été plus difficile que ce que je pensais ».

En finale, Tosaka a subi un plaquage en début de match face à Arisa TANAKA, mais a réussi à reprendre l’avantage 12-2 en 5 :18. Le même résultat que la demi-finale de 2015, sauf qu’il y a deux ans le match avait duré dix secondes de moins.

Tosaka s’est surtout faite peur en demi-finale, ou elle était menée 6-0 après 30 secondes par Nao TANIYAMA, de l’Université d’Hosei. Taniyama a marqué un leg takedown, et a renversé deux fois la triple championne du monde.

Enfin, Tosaka s’est animée. Elle rapidement marqué deux plaquages et un roll pour revenir au score à 1 :40. Elle a ensuite marqué deux points supplémentaires, et a finalement terminé son comeback avec quatre ankle rolls pour le score de 16-6 en 2 :46.

« Je pensais que j’allais perdre » déclare Tosaka. « Je ne me rappelle pas très clairement de ce match, j’étais tellement inquiète ».

Le succès de Taniyama en début de match l’a surprise autant que le public. Elle admire la façon dont son adversaire a gardé son calme et s’est défendue.

« Quand j’ai marqué six points, j’ai pensé que j’allais gagner » continue Taniyama. « Mais Tosaka a fait preuve de la force mentale qu’on acquiert avec l’expérience. Elle est aussi forte physiquement. »

Une victoire dans la division senior du tournoi permet de se qualifier pour les Championnats japonais qui auront lieu en décembre et qui sont les premiers des deux tournois qualificatifs pour les Jeux Olympiques, les Championnats du Monde et d’autres grands tournois. Les lutteurs tels que Tosaka sont néanmoins automatiquement inscrits dans ce genre d’évènement et ne participent que rarement à l’Open du Japon.

Mais Tosaka pensait qu’il était nécessaire qu’elle s’inscrive puisqu’elle reprenait la compétition. Une décision prise en accord avec son coach Kazuhito Sakae, directeur de l’équipe nationale et responsable de l’Université de Shigakkan.

Tosaka, qui a fêté ses 24 ans le mois dernier, a avoué qu’elle se sentait fébrile et qu’elle ne s’était pas entrainées les deux jours précédant le tournoi.

« C’est ma faute, j’aurai du prendre mieux soin de moi » commente Tosaka, qui a pensé à se retirer de la compétition, mais qui a finalement décidé qu’il était mieux de gagner de l’expérience.

« Nous avons parlé du fait qu’elle devait au moins remporter un tournoi chez elle (au Japon) si elle voulait participer à l’Open du Japon et aux prochains Championnats du Monde » commente Sakae. « Elle s’est entrainée très dur à Shigakkan et au camp d’entrainement national. Puis, il y a deux jours, j’ai reçu un message de sa part qui me demandait si elle pouvait rater l’entrainement. Elle ne se sentait pas bien. Je lui ai dit de se reposer. »

« Elle subit beaucoup de pression, et elle a réalisé qu’elle devait la surmonter » continue Sakae. « Elle m’a dit qu’elle était nerveuse. Mais cela fait une grosse différence de participer à un match ou d’en rater un, et elle aurait risqué sa réputation de championne. J’admire le courage qu’elle a eu de venir. »

Après avoir remporté l’or à Rio, Tosaka a souffert d’une douleur chronique dans le gros orteil du pied gauche, et a décidé de se faire opérer pour faire enlever des dépôts de calcium en janvier. Elle avait prévu de participer aux Championnats organisés au Japon en mai pour se qualifier aux Chapionnats du Monde de Paris, mais elle a du se retirer de la compétition, sa guérison ne se faisant pas aussi vite que prévu. Elle était championne du monde depuis trois années consécutives.

« Quand je me suis fait opérer, je ne savais pas ce qui m’attendait » dit-elle. « Je me demandais ce qui allait se passer. Je suis contente d’être de retour sur le tapis. Je suis passée du paradis – la médaille d’or aux JO – à ce qui était pour moi un enfer. Je n’avais jamais été aussi reconnaissante de pouvoir être sur un tapis. »

En l’absence de Tosaka, la jeune Yui Susaki a remporté l’or à Paris. Susaki a récemment annoncé qu’elle allait s’inscrire à l’Université de Waseda dès le printemps.

« Toute personne qui étudie la bas peut atteindre le niveau des compétitions mondiales » commente Sakae. « Qui va gagner ? C’est une catégorie de poids très intéressante pour le Japon. »

Tosaka sait qu’elle doit travailler dur pour atteindre une nouvelle fois un tel niveau. Elle doit surtout corriger son habitude de ne pas marquer de points avant d’être menée au score, comme elle l’a fait en finale olympique, lorsqu’elle a réalisé un plaquage de dernière minute face à Mariya Stadnik.

« J’aimerai marquer la première, mais si je ne suis pas en train de perdre, on dirait que je ne m’en donne pas la peine » déclare Tosaka. « C’est ma faiblesse. Je dois changer cela pour un style plus agressif dès le début. »

Son timing inadéquat pour les plaquages lui cause également du souci.

« Si je continue comme ça, il sera difficile de remporter la Emperor’s Cup. Je dois être capable de marquer des points. »

Okuno remporte un nouveau titre

L’autre tête d’affiche du tournoi était la championne du monde à 55 kg Haruna OKUNO, qui a été très active depuis les Championnats de Paris.

Okuno, 18 ans, a entièrement dominé ses trois adversaires à 55 kg, gagnant une fois par tombé et deux fois par supériorité technique 10-0. Elle a battu Riko MIZUGUCHI en 1 :47 en finale.

En finale à 58 kg, la championne du monde junior Sae NANJO a battu la championne du monde de 2014 Chiho HAMADA 3-2. Nanjo, 18 ans, était l’une des trois adolescentes à remporter l’or pour le Japon au Championats d’Asie Senior en mai, aux côtés de Susaki et Mayu MUKAIDA.

Six jours après avoir remporté l’or à Paris et deux jours après son retour au Japon, Okunoa participé aux Championnats All-Japan Collegiate et a gagné le titre à 58 kg. Sa sœur Rina a de son côté gagné à 48 kg.

Okuno, qui est en première année à l’Université de Shigakkan, a dit qu’elle s’était inscrite à ce tournoi pour travailler certains aspects de sa technique.

« Cette fois, le but était de travailler mes techniques au sol » déclare-t-elle. « Je voulais marquer des points sans donner à mon adversaire le temps de souffler. Mais je restais à regarder mon adversaire, et mon coach criait « Allez ! Vas-y ! » C’est mon point faible, j’ai besoin de motivation. Il faut que je change ça. »

Ceci dit, Sakae n’a fait que des compliments à sa nouvelle star.

« Okuno est particulière car même si elle n’a que 18 ans, elle prend le contrôle du match comme si elle était une vétéran » commente-t-il. « Lorsqu’elle aura plus de force, elle sera encore plus douée. »

Okuno ne sait toujours pas dans quelle catégorie de poids du nouveau système elle s’inscrira.

« Je n’ai encore jamais gagné d’Emperor’s Cup » dit-elle. « Après discussion avec mon coach, je vais choisir la catégorie de poids qui me donne le plus de chances d’atteindre mon but. »