Tokyo 2020

Trois lutteurs disqualifiés pour violation des règles antidopage

By United World Wrestling Press

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (le 20 février) – United World Wrestling a confirmé cette semaine que trois lutteurs du championnat du monde seniors tenu à Noursoultan en 2019 ont été disqualifiés pour violation des règles antidopage.

Suite à des contrôles antidopage et la gestion des résultats par l'Agence internationale de contrôle ("ITA" pour International Testing Agency) au nom d'United World Wrestling, la violation des règles antidopage pour présence de substances interdites a été confirmée pour les trois athlètes de lutte libre Zelimkhan KHADJIEV (FRA, 74), Badkha KHUTABA (SYR, 125) et Khasanboy RAKHIMOV (UZB, 125), avec pour résultat leur disqualification immédiate et, en conséquence, le réassignement des passeports olympiques de leurs pays. Les procédures disciplinaires sont suivies indépendamment par l'ITA et sont en cours pour déterminer les sanctions qui seront prises à l'encontre des athlètes.

Les nouveaux passeports olympiques ont été transférés au pays suivants les plus proches au classement des catégories de poids concernées, celles des 74kg (Pologne) et 125kg (Iran et Kosovo). Les fédérations nationales française (74kg), ouzbek (125kg) et syrienne (125kg) sont autorisées à inscrire de nouveaux compétiteurs lors de leurs tournois de qualification olympique respectifs au mois de mars.

74kg – Kamil RYBICKI (POL)

1. RUS
2. ITA
3. USA
3. KAZ
5. JPN
6. POL

125kg – Egzon SHALA (KOS) + Yadollah MOHEBI (IRI)

1. GEO
2. TUR
3. UKR
3. CHN
5. KOS
6. IRI

Les tableaux et les résultats du championnat du monde seniors 2019 ont été mis à jour sur le site d'United World Wrestling, ainsi que les nouvelles attributions de passeports olympiques de chaque catégorie.

Ambassadrice Super 8 : Natalia Vorobieva

By United World Wrestling Press

Comment et quand avez-vous commencé la lutte ?

Quand j’avais dix ans, et qu’avec mes copines nous décidions d’aller regarder les garçons s’entrainer au centre sportif. Le coach nous a proposé de nous inscrire tout de suite, et nous n’avons pas hésité. Mes amies n’ont tenu qu’un mois, mais moi je n’ai pas abandonné et j’aime toujours autant m’entrainer !

Comment réagissent les gens quand vous leur dites que vous faites de la lutte ?

C’est une question intéressante. Cela dépend beaucoup de ce que je porte au moment ou on me pose la question.  Par exemple, quand je suis en habit de sport, ils sont tout d’abord surpris puis me posent des questions du genre : « comment avez-vous commencé », « pourquoi la lutte et pas la danse ou la gymnastique »… Et si je porte une robe de soirée, avec mes cheveux bien coiffés et du maquillage, ils me disent que jamais ils n’auraient pensé que je puisse faire de la lutte.

Quel est votre meilleur souvenir de lutteuse ?

Les Jeux Olympiques, sans doute. J’étais tellement stressée chaque année, c’est presque impossible à décrire. Et quand j’ai gagné ma première médaille d’or olympique, j’ai pensé que j’avais enfin réalisé et donc perdu mon rêve d’enfance, mais j’ai rapidement réalisé qu’on retrouve toujours un rêve… Et je veux maintenant une seconde médaille olympique ! 

Qui a été la plus grande inspiration dans votre carrière de lutteuse ?

Ma mère… évidemment, ma mère !  Elle est très impliquée au niveau émotionnel dans tout ce que je fais, et je pense qu’il a été difficile pour elle d’ « abandonner » sa fille à se sport.  Mes coachs me soutiennent toujours et sont évidemment une belle source d’inspiration pour moi, mais rien ne vaudra le soutien, l’amour et sa foi.

Que préférez-vous dans la lutte ?

L’opportunité de voyager et de rencontrer des gens nouveaux et intéressants. Je crois que j’ai vraiment trouvé ma voie.

Que signifie le fait de faire partie de la communauté olympique pour la lutte féminine ?

C’est extrêmement important. De nos jours, les femmes sont de plus en plus indépendantes, et pas seulement au niveau sportif, mais également dans le travail et dans la vie en général. Et quand vous savez que vous pouvez atteindre le niveau olympique, vous rêvez deux fois plus grand. 

Quel conseil donneriez-vous aux filles qui souhaitent se lancer dans la lutte aujourd’hui ?

Le plus important c’est d’aimer ce qu’elles font ! Etre patient, bien sur, et être prête à se battre pour surmonter les difficultés et atteindre les buts que l’on s’est fixées.

 

Quels sont vos espoirs pour la lutte féminine ?

Il me semble que les femmes ont fait leur place au niveau olympique et international. Elles se battent aussi bien et aussi férocement que les hommes. Les femmes ont prouvé qu’elles étaient rapides, fortes et très douées en compétition. Et si la lutte féminine peut compter sur ses fans, alors c’est une discipline qui a toutes les chances de se développer dans le futur.