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Tournoi régional de développement et d'éducation organisé dans le cadre du XXXIe Pat Shaw Memorial

By United World Wrestling Press

GUATEMALA CITY, Guatemala (30 mai) --

Le Tournoi régional de développement et d'éducation s'est déroulé dans le cadre du XXXIe Tournoi INTERNATIONAL de lutte "PAT SHAW", IN MEMORIAM, un tournoi de longue tradition organisé à la mémoire de l'entraîneur nord-américain M. William "Pat" Shaw, qui, en 1947, a introduit la lutte olympique au Guatemala en préparant l'équipe nationale qui a participé aux VIe Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes qui ont eu lieu dans la capitale du Guatemala en 1950.

L'événement de développement comprenait un cours pour les entraîneurs, un cours pour les arbitres, un camp d'entraînement préalable et fondamentalement le tournoi pour les catégories U15, U17, U20 et Senior.

La cérémonie officielle d'ouverture des cours et des camps a eu lieu dans les installations de la CARDA, en présence du président de la Fédération nationale de lutte du Guatemala Ramón Francisco GONZÁLEZ PINEDA, du président d'United World Wrestling Americas Francisco Eduardo LEE LÓPEZ et de Yuri MAIER, responsable des sports et du développement d'United World Wrestling pour l'Amérique. Ces trois événements ont eu lieu du 24 au 26 mai.

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La scène du Teodoro Palacios Flores pour le XXXIe tournoi de lutte de Pat Shaw. (Photo: United World Wrestling)

Pour le cours des entraîneurs, un total de 14 formateurs ont participé. Les éducateurs UWW étaient Millie Mayola AGUILAR CANIZALEZ (VEN), Héctor Luis CAMACHO RODRIGUEZ (VEN). Quant au cours pour arbitres, 10 arbitres y ont participé, sous la direction de l'éducateur UWW Omar Fabricio MUÑOZ CARRIEL (ECU).

Le camp d'entraînement a eu lieu au Centre de Haute Performance et de Développement des Amériques (CARDA), où plus de 60 athlètes, entraîneurs et éducateurs ont participé, en plus du soutien de l'entraîneur Reza AZIMI d'Iran. En plus des sessions d'entraînement, une série de conférences de motivation a été donnée aux participants par le conférencier José LABBÉ.

Le tournoi s'est déroulé du 27 au 29 mai au Gymnase National "Teodoro Palacios Flores" à Guatemala City. Près de 200 lutteurs venus de six pays y ont participé : MEX, ESA, HON, NCA, CRC et GUA et un total de 287 combats ont été effectués.

La gestion de la compétition s'est faite avec le système Arena et toutes les mises en oeuvre officielles d'UWW, avec le soutien de l'équipe IT d'America.

Wrestling 101: Origine et anecdotes sur la lutte gréco-romaine

By William May

RIO DE JANEIRO (2 aout) - La lutte faisait partie des neuf premiers sports originels de Jeux Olympiques organisés en 1896. Il n'y avait pas de catégories de poids et seulement un style, la lutte gréco-romaine.

Malgré ce nom, lutte gréco-romaine, la discipline est devenue populaire à travers l'Europe en 18e et 19 et siècle mais se connaissait plus sous le nom de "lutte francaise" ou "lutte à main plates".

Un soldat de l'armée de Napoléon, Jean Exbrayat, qui avait voyagé à travers la campagne européenne pour lutteur dans les foires et festivals, est généralement désigné comme celui qui a mis en place les règles basiques de son style de lutte.

Exbrayat appelait son style "mains plates" pour le différencier des autres combats populaires des foires ou étaient autorisés les coups avec poings fermés. Les règles d'Exbrayat limitaient également les prises qui ne servaient qu'à faire mal à l'adversaire et rendaient le sport dangereux.

Une règle également attribuée à Exbrayat ne permettait pas les prises sous la taille, ce qui est devenu la caractéristique principale de la lutte gréco-romaine moderne.

A cette époque à peu près. les leaders du monde sportif encourageaient les pratiquants à retourner aux valeurs classiques et anciennes de la Grèce et de Rome, et c'est sur ce fond historique que la lutte devint la lutte "gréco-romaine" ou le "style classique", comme l'appellent encore aujourd'hui certains pays d'Europe.

Un fait intéressant que l'on rate souvent dans l'histoire des Jeux Olympiques en lutte est que le vainqueur en lutte lors des Jeux de 1896, Carl SCHUHMANN (GER), un gymnaste de Berlin, avait également remporté trois autres évènements en gymnastique à Athènes.

Les vainqueurs à Athènes ne recevaient pas de médailles d'or, mais recevaient des médailles d'argent avec une branche d'olivier. La pratique de décerner de l'or, de l'argent et du bronze a été instaurée aux Jeux de 1904 à St-Louis.

Avec ses quatre victoires, Schuhmann avait remporté plus de triomphes ("médailles d'or") que n'importe quel autre athlètes dans les 43 disciplines d'Athènes, faisant de lui le Michael Phelps des Jeux d'Athènes il y a 120 ans.

Michael Phelps (USA) a établi le record en remportant 8 médailles d'or en natation à Pékin en 2008, et a encore remporté 18 médailles d'or entre 2004 et 2012.

La lutte ne faisait pas partie du programme des Jeux de Paris en 1900, Jeux qui ont été organisés en marge de la Foire Mondiale de cette année la, et en 1904 à Saint-Louis il n'y avait que la discipline de la lutte libre au programme, ou seuls les Etats-Unis étaient inscrits.

La lutte gréco-romaine a fait son retour dans les Jeux en 1908 à Londres, et a figuré au programme aux côtés de la lutte libre dès Antwerps en 1920 jusqu'à aujourd'hui.

Il est bien connu que la lutte gréco-romaine n'autorise pas les attaques sous la taille de l'adversaire, d'attraper ou de bloquer les jambes de l'adversaire pour se défendre ou déjouer une attaque.

Ainsi, les compétiteurs attaquent le corps de leur adversaire depuis la position debout, avec des headlocks et des arm throws, ainsi que des bodylocks.

Il est difficile de bloquer un adversaire depuis la position debout ; ainsi, les lutteurs mettent sans cesse la pression à leur adversaire, et espèrent l'attaquer alors qu'il est en déséquilibre ou espèrent remporter des points pour passivité.

Lors du second avertissement pour passivité, le lutteur actif a le choix de rester debout et de mettre son adversaire dans la position par terre. La plupart des lutteurs choisissent cette seconde option lorsqu'ils ont le choix.

Dans la position par terre en lutte gréco-romaine, les lutteurs essaient d'exposer les épaules de leur adversaire au tapis avec des locks autour de la taille ou de la poitrine.

Le reverse waistlock et lift ainsi que le head-and-arm control sont des prises populaires en position de par terre, puisque le fait de soulever son adversaire depuis le sol peut également permettre à l'attaquant de remporter des points.

Il est difficile de marquer des points en lutte gréco-romaine, et ainsi une victoire par supériorité technique est accordée lorsque un des lutteurs a huit points d'avance sur son adversaire. En lutte libre en et lutte féminine, il faut dix points d'avance pour gagner par supériorité technique.