Développement

Succès du Forum Mondial des Femmes dans la Lutte

By United World Wrestling Press

ISTANBUL (le 29 novembre) -- Après une semaine bien remplie au Forum des femmes dans la lutte d'Isatanbul, plusieurs membres importants de la communauté de la lutte ont offert leurs commentaires sur cette réunion, dédiée à l'avancement de la situation des femmes dans le sport dans un esprit d'égalité et de diversité des sexes.

50 participantes venues de 40 pays ont assisté au Forum d'une durée de quatre jours tenu dans la capitale de la Turquie, Istanbul.

M. Nenad Lalovic, Président d'United World Wrestling et membre du Bureau exécutif du CIO, a exprimé sa satisfaction au sujet de l'événement et des objectif fixés.

M. Nenad Lalovic, Président d'United World Wrestling et membre du Bureau exécutif du CIO, a exprimé sa satisfaction au sujet de l'événement et des objectif fixés (Photo : Kadir Caliskan)

"Nous sommes conscients de l'importance qu'il y a à rester au sommet de l'Agenda 2020 et nous nous sommes engagés à donner à la lutte la bonne direction. Plus de diversité, plus d'opportunités, permettront un meilleur développement de notre sport autour du monde. Ce forum est un élément clé de nos projets pour le futur des femmes dans le sport," a-t-il déclaré.

Le Professeur Ibrahim CICIOGLU (TUR), membre de la Commission d'arbitrage, a partagé la même satisfaction au sujet du programme et de sa capacité à offrir de réelles opportunités aux femmes des cinq continents. 

"C'est la première fois que je travaille avec un aussi grand groupe de femmes de l'UWW. Elles sont toutes très au fait des défis qu'elles affrontent et des opportunités à créer pour développer la lutte dans leurs pays. Ce programme est principalement orienté vers le développement des capacités de direction et de communication et devrait être appliqué à tous nos programmes éducatifs - et particulièrement à ceux d'arbitrage."

Sally Roberts (USA), fondatrice de "Lutte comme une fille / Wrestle Like a Girl," au Forum mondial des femmes dans la lutte (Photo : Kadir Caliskan)

Sally ROBERTS (USA), fondatrice de "Lutte comme une fille / Wrestle Like a Girl" : "C'est l'un des forums les plus effectifs auquel j'ai pu assister. J'observais les athlètes, et je les voyais occuper leur espace d'une manière bien plus résolue et fière qu'à l'accoutumée. Et lorsque j'étais assise avec elles lors des repas, je les entendais dire : "Je ne me suis jamais sentie aussi soutenue par ma fédération, jamais elle n'a voulu que je sois si forte."

Anara KAPPASSOVA (KAZ), l'administratrice de la Fédération du Kazakhstan, a résumé ainsi son expérience au Forum d'Istanbul : "J'ai reçu des outils pédagogiques de grande qualité et j'ai pu discuter avec des participantes venues de toute la planète. Ces quatre jours m'ont ouvert les yeux, m'ont donné une plus grande confiance et me permettront d'améliorer mes capacités de gestion ; je pourrai faire un meilleur travail dans ma fédération et augmenter l'implication des femmes dans tous les domaines.
 
Lise LEGRAND (FRA), Vice-Présidente de la FFLA et lutteuse olympique, a joyeusement ajouté : "Je suis plus forte, plus confiante en moi après ces quatre jours. J'ai rencontré des femmes et des hommes passionnés qui veulent construire la lutte de demain en y intégrant diversité, culture, respect et collaboration mutuelle."

Daniel Igali (NGR) a quitté le forum satisfait de ses expériences (Photo : Kadir Caliskan)

Le champion olympique et Président de la Fédération nigériane de lutte Daniel IGALI (NGR) a déclaré qu'il a quitté le forum extrêmement satisfait. 

"J'ai passé quatre jours magnifiques à apprendre et acquérir des compétences professionnelles de communication essentielles, à écouter des histoires motivantes. Je suis convaincu que les participants quittent le forum mieux préparés à être des dirigeants efficaces."
 
Le Département du développement de l'UWW annoncera prochainement les dates précises du 3ème Forum, prévu pour décembre 2020. Pour plus d'informations sur nos programmes de développement, vous pouvez consulter notre site web sur www.unitedworldwrestling.org/development.
 

Les exercices de confinement inspirés du lutteur Tony Collins, 67 ans

By Mark Pickering

Le Britannique Tony Collins, 67 ans, n'est pas un arrière-grand-père habituel. 

Vous avez plus de chances de le croiser dans un maillot qu'enfoncé dans ses pantoufles. 

“Quand j'ai gagné [mon dernier tournoi] en janvier, et que ma famille m'a demandé si j'étais content de prendre enfin ma retraite, je leur ai dit que j'étais trop jeune pour le faire,” dit Tony, habitant d'Huyton, une ville du Merseyside dans le nord de l'Angleterre. 

Tandis que la Grande-Bretagne continue son combat contre la pandémie de covid-19, le lutteur vétéran -- qui concourt à la fois en lutte libre et en lutte gréco-romaine -- a intensifié son entraînement à domicile. Ses exercices de lutte jouent un rôle central dans la conservation de sa santé et de sa forme.


“Je me suis entraîné très dur dans mon jardin avec des kettlebells, des pneus, des ballons médicinaux, des exercices de lutte solo et j'ai pu continuer à faire des courses dans le parc et des sprints sur la colline,” dit l'ancien monteur en échafaudages.

Membre du Club de lutte des Knowsley Tigers, Collins, qui a combattu et remporté divers titres en europe, en Asie et en Amérique et est reparti médaillé du championnat du monde des vétérans, ne s'est lancé dans la lutte qu'à 24 ans par hasard mais reconnaît que la lutte a fait de lui l'homme, le père, le grand-père et l'arrière-grand-père qu'il est aujourd'hui. 

“Un collègue m'a demandé d'aller au club de gym du coin et d'essayer la lutte. Je n'avais jamais couru ou joué au foot quand j'étais gosse. Je suis tombé sur l'histoire de l'ancien lutteur grec Milo de Croton, une ville aujourd'hui en Italie. Il était le plus grand lutteur du monde antique, vainqueur de tous les tournois de la Grèce. Il se promenait autours des des gymnases et regardait les jeunes lutteurs s'entraîner et je pense que moi aussi j'étais comme eux. Cette histoire est resté dans ma tête depuis lors.”

Le jardin de Collins a été transformé en terrain de lutte où il aiguise quotidiennement et consciencieusement son savoir-faire tandis que le reste du monde continue de se battre contre la pandémie.


“Mon objectif est encore de devenir champion du monde des vétérans. J'ai acheté ou emprunté du matériel à un club de CrossFit et j'ai reçu l'aide et le soutien de mes amis lutteurs des quatre coins du monde.

“Il y a beaucoup de manières possibles de créer des exercices de lutte à domicile ou en plein air, persévérer est mon attitude et mon message, c'est ce qui fait les champions.”
 


Tandis que ce grand voyageur porte naturellement son attention aux conditions toujours changeantes et aux restrictions mises en place par son gouvernement, ses 40 années de lutte lui ont appris à rester en sécurité, en bonne santé, sans jamais perdre de vue ses objectifs.

“Grâce à la lutte je suis devenu une personne différente. Je pense différemment, j'aborde les problèmes différemment en comparaison avec ce que les personnes de mon âge font habituellement. Dès que la permission aura été donnée de remonter sur les tapis, je frapperai à la porte de la salle de lutte.”