#WrestleOslo

Quatre lutteurs, dont Stig Berge, ont annoncé prendre leur retraite après Oslo

By Vinay Siwach

OSLO, Norvège (le 14 octobre) -- Le championnat du monde d'Oslo a connu un moment particulier la veille du dernier jour, lorsque le médaillé olympique norvégien Stig BERGE (NOR) a annoncé, à domicile et devant ses supporters, qu'il prenait sa retraite sportive. La Jordal Amfi arena, pleine d'un océan de fans, a souhaité ses adieux à l'athlète de lutte gréco-romaine médaillé olympique de bronze lors des Jeux de Rio de 2016. 

Pour sa dernière compétition, Berge semblait bien parti pour une médaille - avant une défaite en quart de finale. Mais ses espoirs de repêchage furent aussi douchés, car il dû également concéder la défaire en demi-finale des 67kg.

Nenad Lalovic, Président d'United World Wrestling, accueille le Roi Harald V de Norvège au championnat du monde 2021 d'Oslo (Photo : Kadir Caliskan)

Le Roi Harald V de Norvège, accueilli par le Président d'United World Wrestling M. Nenad Lalovic, a honoré de sa présence le championnat du monde. Une grande réception fut organisée dimanche après laquelle tous deux assistèrent aux combats de la journée.

Stig Berge, aujourd'hui âgé de 38 ans, a laissé ce même jour ses maillots sur le tapis, accompagné de son fils, pendant que la foule lui offrait une ovation debout pour une carrière bien remplie : médaillé olympique de bronze, de bronze mondial également, et trois fois médaillé européen d'argent.

Trois autres lutteurs ont fait la même annonce de retraite lors de ce championnat du monde.

Champion olympique à Rio en 2016, Chakir ANSARI (MOR) a annoncé sa retraite en laissant ses chaussures sur le tapis du championnat du monde d'Oslo (Photo : Kadir Caliskan)

Chakir ANSARI (MOR), athlète de lutte libre, la légende de la lutte égyptienne Samar HAMZA (EGY) et le lutteur gréco-romain japonais SHIYOMADA (JPN) ont également mis un terme à leurs carrières.

Ansari a combattu le premier jour de la compétition mais, après sa défaite face à Arman ELOYAN (FRA), il a laissé ses chaussures sur le tapis, un symbole de retraite dans la lutte. Le double olympien avait lutté pour la France jusqu'en 2014 avant de déménager au Maroc.

Hamza a conclu sa carrière en beauté, puisqu'elle est devenue par la même occasion la première femme de son pays à obtenir une médaille à un championnat du monde de lutte. Elle a vaincu Kiran GODARA (IND) dans la catégorie des 76kg en combat pour la médaille de bronze. Elle a participé à deux éditions des Jeux Olympiques et a terminé dixième à Tokyo.

Shiyomada est passé de peu à côté de l'exploit lors de son combat contre le champion olympique Mohammadreza GERAEI (IRI), qu'il menait par 6-1. Tentant un amené à terre en demi-souplesse sur celui-ci, il se retrouva sur le dos, une position dont Geraei su profiter pour obtenir un tombé. Shiyomada perdu ensuite contre Hasart JAFAROV (AZE) en repêchage.

#WrestleNewDelhi

Kakran s'empare à domicile de la médaille d'or des 68kg

By Ken Marantz

NEW DELHI (le 20 février) -- Divya KAKRAN (IND) a versé des larmes de joie lors de sa victoire à domicile, tandis que ses coéquipières occupent trois des quatre autres finales de lutte féminine au championnat d'Asie.

C'est par tombé que Kakran a remporté ses quatre combats dans la catégorie des 68kg, concourue en tournoi nordique puisque seules cinq lutteuses y étaient inscrites. Sans combattre en finale, elle obtient ainsi son premier titre d'Asie après avoir atteint la troisième place en 2019 et la deuxième en 2017.  

Sa victoire clé est advenue au quatrième tour sur la championne du monde en titre junior Naruha MATSUYUKI (JPN) à laquelle, menée sur critères 4-4, elle ceintura les bras pour la renverser et obtenir le tombé à 4'20.

“C'est ma plus belle action,” a commenté, en larmes, Kakran. “Avant de venir ici, j'avais envie d'amener tout le monde à terre.”

Sarita SARITA (IND) est l'une des trois finalistes indiennes du jour 3. (Photo : Gabor Martin)

En session nocturne, l'Inde aura trois possibilités d'augmenter sa prise avec Devi NIRMALA (IND) en 50kg, Pinki PINKI (IND) en 55kg et Sarita SARITA (IND) en 59kg. Le Japon a deux finalistes dont la médaillée mondiale d'argent des 76kg Hiroe MINAGAWA (JPN), la Mongolie aussi et le Kyrgyzstan une.

L'entraîneur américain de l'équipe indienne Andrew Cook, engagé il y un an comme “expert étranger de lutte féminine,” a déclaré qu'il était fier des résultats de l'équipe dans cette compétition - même si celle-ci déplore l'absence de la Chine et de la Corée du Nord en raison du coronavirus covid-19.

“Je crois que pendant les deux derniers mois a peu près, nous avons eu le meilleur entraînement que j'ai [vu] depuis un an que je suis en Inde,” a commenté Cook. “Cohésion avec les entraîneurs, cohésion avec les athlètes. Je pense que le programme d'entraînement est correct sur ce point.

“Je suis heureux de ce qu'elles démontrent. Elle font en fait ce que nous faisons à l'entraînement. C'est déjà beaucoup.”

Cook a également ajouté que ses inquiétudes au sujet de comment réagiraient ses protégées à la pression induite par le fait de combattre à domicile devant la foule du stade K.D. Jadrav ont été rapidement dissipées.

“J'étais un peu inquiet parce que ce weekend elles sont chacune rentré chez elles et je ne les ai pas revues jusqu'à ce matin. Donc j'étais tendu, comment nous allions réagir, comment nous allions lutter. J'ai aussi senti qu'elles étaient à l'aise en Inde, et qu'elles lutteraient durement pour leurs fans. J'ai compris que ça passerait, et c'est passé complètement.”

Miho IGARASHI (JPN) a vaincu Valentina ISLAMOVA BRIK (KAZ), médaillée mondiale de bronze, et rejoint les finales des 50kg. (Photo : Gabor Martin)

En finale des 50kg, Nirmala affrontera la double championne du monde des U23 Miho IGARASHI (JPN), qui a créé la surprise lorsqu'elle inscrit un amené au sol décisif à 15 secondes de la cloche pour une victoire 5-3 sur la médaillée mondiale de bronze Valentina ISLAMOVA BRIK (KAZ).

“Elle m'a vaincue il y a deux ans, et je voulais ma revanche,” a-t-elle déclaré. “Même si c'était chaud, j'ai pensé que si je restais calme, je pourrais renverser la vapeur. J'ai gardé mon sang-froid pendant le combat et ça a payé.”

Igarashi a une raison de motivation en plus pour son premier championnat continental senior : sa petite soeur Saki détient déjà l'or d'Asie, qu'elle a remporté à Bishkek en 2018 dans la catégorie de poids des 55kg.  

“Ma petite soeur a gagné le titre avant moi, il faut que je la rattrape et remporte absolument le championnat,” dit-elle avec un sourire.

Nirmala a atteint les finales en déroulant une victoire par supériorité technique 10-0 sur Dauletbike YAKHSHIMURATOVA (UZB).

En 55kg, Pinki PINKI (IND) a vaincu Marina ZUYEVA (KAZ) 6-0 en demi-finale et sera en duel avec Dulguun BOLORMAA (MGL) pour le titre de la catégorie. Dulgunn a démontré qu'elle ferait mieux que sa médaille de bronze 2019 en obtenant le tombé sur Kana Higashikawa (JPN) en 44 secondes.

Battsetseng ALTANTSETSEG (MGL), médaillée d'argent l'année dernière à Xi’an, se retrouve en finale des 59kg contre Sarita grâce à une victoire 5-1 sur Madina BAKBERGENOVA (KAZ).

Sarita elle-même s'est fait une grosse frayeur face à Yuumi KON (JPN) en tentant une prise à 4 points pour obtenir un 10-0 ; l'action a continué et la supériorité technique n'a pas été prononcée. Kon a pu réagir et mettre Sarita sur son dos, pour obtenir, finalement, la victoire par 10-3.

Hiroe MINAGAWA (JPN), médaillée mondiale d'argent à Noursoultan, sera sur le tapis de la finale des 76kg. (Photo : Sachiko Hotaka)

Toutes sauf une des catégories de poids ont fait usage de groupes préliminaires en raison du nombre limité de participantes et la finale des 76kg offrira un remake de la victoire de Minagawa par 3-0 sur la médaillée mondiale de bronze des U23 Aiperi MEDET KYZY (KGZ).

Les deux lutteuses ont remporté leur demi-finale par tombé, Minagawa sur Arlunjargal GANBAT (MGL) et Medet Kyzy sur Elmira SYZDYKOVA (KAZ), celle-ci médaillée de bronze 2018 et cinquième des mondiaux 2019. 

Minagawa, qui a obtenu tous ses points contre Medet Kyzy pour des sorties de tapis et vice-championne en 2018 et 2019 face à des adversaires chinoises, tentera d'obtenir le troisième titre asiatique de sa carrière et le premier depuis 2015 pour une sixième médaille potentielle.

À noter que le combat au cinquième tour entre Matsuyuki et Delgermaa ENKHSAIKHAN (MGL) déterminera les médailles de bronze et d'argent de la catégorie des 68kg. 

Résultats

Lutte féminine
50kg (8 participantes)
Demi-finale – Miho IGARASHI (JPN) df. Valentina ISLAMOVA BRIK (KAZ), 5-3
Demi-finale – Devi NIRMALA (IND) df. Dauletbike YAKHSHIMURATOVA (UZB), ST 10-0, 3:29

55kg (6 participantes)
Demi-finale – Pinki PINKI (IND) df. Marina ZUYEVA (KAZ), 6-0
Demi-finale – Dulguun BOLORMAA (MGL) df. Kana Higashikawa (JPN), par tombé, 0:44 (2-0)

59kg (7 participantes)
Demi-finale – Battsetseng ALTANTSETSEG (MGL) df. Madina BAKBERGENOVA (KAZ), 5-1
Demi-finale – Sarita SARITA (IND) df. Yuumi KON (JPN), 10-3

68kg (5 participantes)
Tournoi nordique (4 tours)
1. Divya KAKRAN (IND), 4-0;
2. Naruha MATSUYUKI (JPN), 2-1;
3. Delgermaa ENKHSAIKHAN (MGL) 2-1;
4. Albina KAIRGELDINOVA (KAZ), 0-3;
5. Azoda ESBERGENOVA (UZB), 0-3.

76kg (7 participantes)
Demi-finale – Aiperi MEDET KYZY (KGZ) df. Elmira SYZDYKOVA (KAZ), par tombé, 2:48 (4-1)
Demi-finale – Hiroe MINAGAWA (JPN) df. Arlunjargal GANBAT (MGL), par tombé, 1:33 (5-0)