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Quatre champions d'Afrique, l'Egypte remporte le titre

By Vinay Siwach

HAMMAMET, Tunisie (20 mai) -- L'Egypte a connu une fin exceptionnelle aux Championnats d'Afrique, ses 10 lutteurs de lutte libre ayant remporté des médailles lors de la dernière journée du tournoi.

Avec cinq médailles d'or, trois médailles d'argent et deux médailles de bronze, l'Egypte a accumulé 215 points, s'assurant ainsi le titre par équipe. La Tunisie, pays hôte, a terminé deuxième avec 173 points, tandis que l'Algérie a pris la troisième place avec 129 points.

Cette performance marque une amélioration par rapport à l'année dernière où l'Égypte n'avait remporté que quatre médailles d'or et terminé avec un total de 195 points. Notamment, deux des médaillés d'or de 2022 ont défendu leur titre avec succès samedi.

Amr HUSSEN (EGY) a triomphé en 74 kg, décrochant son troisième titre africain et sa deuxième victoire consécutive en battant Bacar NDUM (GBS) par tombé dans le dernier match.

Commençant la journée par une victoire 11-0 sur Oyeinkeperemo BRAVEMAN (NGR), Hussen a poursuivi sa série de victoires en battant le médaillé d'argent de l'année dernière, Abdelkader IKKAL (ALG), avec une victoire convaincante de 10-0 en demi-finale. Il s'est ensuite assuré la médaille d'or en faisant tomber Ndum, médaillé d'or en 70kg l'année dernière.

Le deuxième lutteur à être à nouveau champion est Mostafa ELDERS (EGY) qui a remporté une courte victoire 3-2 sur Mohamed SAADAOUI (TUN) dans le match pour la médaille d'or des 97kg.

Saadaoui, qui a remporté le bronze en 2022, a reçu le soutien des supporters locaux contre Elders. Après que Saadaoui a pris une avance de 1-0 en raison de la passivité d'Elders dans la première période, Elders a réussi à reprendre l'avance de 1-1 lorsque Saadaoui est sorti de la zone en évitant une attaque. Cependant, l'avance d'Elders a été de courte durée puisqu'il a été appelé passif à nouveau, permettant à Saadaoui de prendre une avance de 2-1 à 50 secondes de la fin du match.

Elders a exécuté une attaque double leg lorsque Saadaoui était près de la zone, ce qui a donné lieu à un pushout qui a permis à Elders de reprendre l'avantage avec un score de 2-2. Saadaoui a contesté l'appel pour un headbutt, mais les révisions ont confirmé qu'il était propre, et Elders a tenu bon pour s'assurer une victoire de 3-2.

Déçu par cette courte défaite, Saadaoui s'est montré agressif envers Elders après le combat, d'autant plus qu'il avait battu Elders 9-5 dans la session du matin.

En 70 kg, deux médaillés de bronze de 2022, Said ELGAHSH (EGY) et Mohamed ZORGUI (TUN) se sont affrontés dans le combat pour la médaille d'or de cette année, le premier s'imposant sur le score de 8-2.

Elgahsh a commencé sa journée par une victoire 8-4 sur Pieter ROETS (RSA) en quarts de finale, suivie d'une victoire 12-2 sur Anthony WESLEY (CPV) en demi-finales.

Zorgui, quant à lui, a commencé par les qualifications et a obtenu une chute contre Brian OLOO (KEN), suivie d'une autre chute en quart de finale contre Rodgers MUKYEDA (UGA). Il a fait face à son premier défi en demi-finale, mais a réussi à battre de justesse Sylvio DIATTA (SEN) sur le score de 5-4.

Elgahsh n'a laissé aucune chance à Zorgui en finale et a remporté l'or avec une victoire retentissante de 8-2.

Ahmed MAHMOUD (EGY) a remporté la médaille d'or en 79 kg en surprenant le champion en titre Chems FETAIRIA (ALG) avec une remarquable victoire 11-0 en finale.

Si Mahmoud a facilement vaincu Fetaira, il a été en grande difficulté face à Sofiane PADIOU BELMIR (MAR), qu'il a finalement remporté par un mince écart de 6-5.

En 125kg, le double champion olympique Diaaeldin ABDELMOTTALEB (EGY) a battu Hamza RAHMANI (TUN) à deux reprises samedi pour remporter la médaille d'or, sa quatrième au niveau continental senior. Abdelmottaleb a remporté une victoire 10-0 sur Rahmani dans la session du matin et a assuré un tombé dans le combat pour la médaille d'or en 125kg dans la soirée.

La Tunisie et l'Algeria remportene deux médailles d'or

La tunisie, pays hôte, avait également des raisons de se réjouir en remportant deux médailles d'or grâce à Farouk JELASSI (TUN) et Imed KADDIDI (TUN).

Jelassi, qui n'avait jamais remporté de médaille précédemment aux championnats d'Afrique, en a surpris beaucoup en remportant l'or en 65kg.

Après avoir obtenu la supériorité technique dans ses deux premiers combats, Jelassi a affronté la résistance de Frederik NORTJE (RSA), mais ça n'a pas suffi à empêcher Jelassi de remporter une victoire 10-3 dans le combat pour la médaille d'or.

Pour Kaddidi, ça a été une percée significative car il a finalement remporté la médaille d'or après deux médailles d'argent dont celle de 2022.

Dans le bracket Nelson, Kaddidi a lutté quatre fois et n'a laissé aucune occasion à ses adversaires de le menacé. Il a commencé avec un tombé sur Dan CHEPTAI (KEN) au premier tour, suivi d'une victoire dominante 10-0 sur Mahmoud IBRAHIM (EGY) au second tour, une victoire 9-1 sur Machiel GROBLER (RSA) au troisième tour et une raclée 11-0 sur Wadii OUALAL (MAR) au quatrième tour.

Ibrahim ressort avec la médaille d'argent sur Grobler après un combat étonnant de 34 points. A la fin des six minutes, Ibrahim sort victorieux avec un score de 22-12.

Ses deux matches d'avant la finale ont suivi un scenario similaire, Benferdjallah a marqué une victoire 11-0 et une victoire 13-3 avant d'entrer en finalecontre Elkoumy qui a remporté ses deux combats par tombé.

Benferdjallah a affronté la résistance d'Elkoumy mais n'a pas faibli sous la pression et s'est imposé sur le score de 8-4.

L'Algerie s'est également réjouis avec deux médailles d'or, Abdelhak KHERBACHE (ALG) et Fateh BENFERDJALLAH (ALG) ayant défendus avec succès leurs titres de champions d'Afrique.

Kherbache a fait un démarrage impressionnant dans la catégorie des 61kg, s'assurant une victoire 14-3 sur Yanisse MADI (COM) lors des qualifications, suivis par une victoire 8-1 contre Shehabeldin MOHAMED (EGY) en quarts de finale. En demi-finale, Kherbache a poursuivi sa domination en s'imposant 14-2 sur Seitonkumo RICHARD (NGR).

Dans le combat pour la médaille d'or, Kherbache a afffronté Firas KHALIFA (TUN), qui a montré une forme exceptionnelle en remportant ses deux matchs précédents par tombé. Cependant, Kherbache s'est montré intraitable, battant Khalifa sur le score de 6-3 pour décrocher sa quatrième médaille d'or africaine consécutive. Le palmarès de Kherbache comprend également trois médailles d'argent et une de bronze obtenues lors de tournois antérieurs remontant à 2015.

Benferdjallah, olympien à Tokyo, a ajouté une nouvelle médaille d'or africaine à sa carrière en s'imposant 8-4 contre Saifeldin ELKOUMY (EGY) dans la catégorie des 86 kg.

Jusqu'à la finale, le parcours de Benferdjallah a suivi un schéma similaire, puisqu'il a remporté des victoires convaincantes sur des scores de 11-0 et 13-3. Elkoumy, son adversaire en finale, s'était qualifié pour la finale en remportant ses deux combats précédents par tombé.

Bien qu'Elkoumy ait opposé une forte résistance, Benferdjallah est resté calme sous la pression et s'est imposé sur le score final de 8-4. Cette victoire marque la deuxième médaille d'or africaine de Benferdjallah.

En 57kg, Diamantino IUNA FAFE (GBS) a remporté la médaille d'or après une finale palpitante contre le champion en titre Gamal MOHAMED (EGY) sur le score de 8-8.

Mohamed a obtenu le premier avantage lorsque Iuna Fafe a été appelé passif dans la première période et Mohamed a pris l'avantage 1-0. Mais à partir de ce moment, il n'a fait que poursuivre Iuna Fafe. L'avantage a changé de main lorsque Iuna Fafe a marqué six minutes avant la pause pour mener 6-1.

Iuna Fafe a certes abandonné une pénalité vers la fin du combat, mais il menait toujours sur critères grâce au grand mouvement de la première période et il a tenu bon pour une victoire 8-8.

Il s'agit de la première médaille d'or d'Iuna Fafe aux Championnats d'Afrique après les deux précédentes.

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RESULTATS

57kg
OR : Diamantino IUNA FAFE (GBS) a battu Gamal MOHAMED (EGY), 8-8

BRONZE : KHALIL BARKOUTI (TUN) a battu John LEOPOLD (MRI), 13-3
BRONZE : Roland TAMBI NFORSONG (CMR) a battu Younes LACHGAR (MAR), 11-0

61kg
OR : Abdelhak KHERBACHE (ALG) a battu Firas KHALIFA (TUN), 6-3

BRONZE : Yassine JAA (MAR) a battu Kenneth KOECH (KEN), par tombé
BRONZE : Shehabeldin MOHAMED (EGY) a battu Seitonkumo RICHARD (NGR), 5-0

65kg
OR : Farouk JELASSI (TUN) a battu Frederik NORTJE (RSA), 10-3

BRONZE : Omar MOURAD (EGY) a battu Reginaldo da SILVA (ANG), 12-2
BRONZE : Zohier IFTENE (ALG) a battu Derrick AJONGASAP (CMR), 10-0

70kg
OR : Said ELGAHSH (EGY) a battu Mohamed ZORGUI (TUN), 8-2

BRONZE : Sylvio DIATTA (SEN) a battu Brian OLOO (KEN), 13-2
BRONZE : Pieter ROETS (RSA) a battu Anthony WESLEY (CPV), par tombé 

74kg
OR : Amr HUSSEN (EGY) a battu Bacar NDUM (GBS), par tombé

BRONZE : Abdelkader IKKAL (ALG) a battu Oyeinkeperemo BRAVEMAN (NGR), 11-1
BRONZE : Yassine FARAJ (MAR) a battu Arno VAN ZIJL (RSA), sur blessure 

79kg
OR : Ahmed MAHMOUD (EGY) a battu Chems FETAIRIA (ALG), 11-0

BRONZE : Ebikeme NEWLIFE (NGR) a battu Kaireddine BEN TELILI (TUN), 11-3
BRONZE : Francisco KADIMA (ANG) a battu Sofiane PADIOU BELMIR (MAR), 11-2 

86kg
OR : Fateh BENFERDJALLAH (ALG) a battu Saifeldin ELKOUMY (EGY), 8-4

BRONZE : Edward LESSING (RSA) a battu Sabri MNASRIA (TUN), 10-0
BRONZE : Harrison ONOVWIOMOGBOHWO (NGR) a battu Roman MANITRA RAHARISON (MAD), 13-12 

92kg
OR : Imed KADDIDI (TUN)
ARGENT : Mahmoud IBRAHIM (EGY)
BRONZE : Machiel GROBLER (RSA)  

97kg
OR : Mostafa ELDERS (EGY) a battu Mohamed SAADAOUI (TUN), 3-2

BRONZE : Nicolaas DE LANGE (RSA) contre Oussama ASSAD (MAR), 10-0

125kg
OR : Diaaeldin ABDELMOTTALEB (EGY) a battu Hamza RAHMANI (TUN), par tombé

BRONZE : Anas LAMKABBER (MAR) contre Progress BENSON (NGR), 5-1

La championne olympique Tosaka de retour après 13 mois d'absence

By Ken Marantz

MISHIMA, Japon (24 septembre) – Treize mois après avoir remporté l’or aux JO de Rio 2916, et une opération du pied plus tard, Eri TOSAKA a repris la compétition sur les chapeaux de roues, et semble bien partie pour Tokyo 2020 – même s’il lui reste malgré tout du chemin à parcourir.

Tosaka, championne olympique à 48 kg, a gagné trois fois par supériorité technique à 53 kg à l’Open du Japon de lutte féminine. Elle a également connu quelques moments plus difficiles après avoir été menée en début de match en demi-finale et en finale.

« C’était mon premier tournoi depuis les Jeux Olympiques, et j’étais plus tendue que d’habitude » commente Tosaka. « Je n’avais pas le bon timing, et cela a été plus difficile que ce que je pensais ».

En finale, Tosaka a subi un plaquage en début de match face à Arisa TANAKA, mais a réussi à reprendre l’avantage 12-2 en 5 :18. Le même résultat que la demi-finale de 2015, sauf qu’il y a deux ans le match avait duré dix secondes de moins.

Tosaka s’est surtout faite peur en demi-finale, ou elle était menée 6-0 après 30 secondes par Nao TANIYAMA, de l’Université d’Hosei. Taniyama a marqué un leg takedown, et a renversé deux fois la triple championne du monde.

Enfin, Tosaka s’est animée. Elle rapidement marqué deux plaquages et un roll pour revenir au score à 1 :40. Elle a ensuite marqué deux points supplémentaires, et a finalement terminé son comeback avec quatre ankle rolls pour le score de 16-6 en 2 :46.

« Je pensais que j’allais perdre » déclare Tosaka. « Je ne me rappelle pas très clairement de ce match, j’étais tellement inquiète ».

Le succès de Taniyama en début de match l’a surprise autant que le public. Elle admire la façon dont son adversaire a gardé son calme et s’est défendue.

« Quand j’ai marqué six points, j’ai pensé que j’allais gagner » continue Taniyama. « Mais Tosaka a fait preuve de la force mentale qu’on acquiert avec l’expérience. Elle est aussi forte physiquement. »

Une victoire dans la division senior du tournoi permet de se qualifier pour les Championnats japonais qui auront lieu en décembre et qui sont les premiers des deux tournois qualificatifs pour les Jeux Olympiques, les Championnats du Monde et d’autres grands tournois. Les lutteurs tels que Tosaka sont néanmoins automatiquement inscrits dans ce genre d’évènement et ne participent que rarement à l’Open du Japon.

Mais Tosaka pensait qu’il était nécessaire qu’elle s’inscrive puisqu’elle reprenait la compétition. Une décision prise en accord avec son coach Kazuhito Sakae, directeur de l’équipe nationale et responsable de l’Université de Shigakkan.

Tosaka, qui a fêté ses 24 ans le mois dernier, a avoué qu’elle se sentait fébrile et qu’elle ne s’était pas entrainées les deux jours précédant le tournoi.

« C’est ma faute, j’aurai du prendre mieux soin de moi » commente Tosaka, qui a pensé à se retirer de la compétition, mais qui a finalement décidé qu’il était mieux de gagner de l’expérience.

« Nous avons parlé du fait qu’elle devait au moins remporter un tournoi chez elle (au Japon) si elle voulait participer à l’Open du Japon et aux prochains Championnats du Monde » commente Sakae. « Elle s’est entrainée très dur à Shigakkan et au camp d’entrainement national. Puis, il y a deux jours, j’ai reçu un message de sa part qui me demandait si elle pouvait rater l’entrainement. Elle ne se sentait pas bien. Je lui ai dit de se reposer. »

« Elle subit beaucoup de pression, et elle a réalisé qu’elle devait la surmonter » continue Sakae. « Elle m’a dit qu’elle était nerveuse. Mais cela fait une grosse différence de participer à un match ou d’en rater un, et elle aurait risqué sa réputation de championne. J’admire le courage qu’elle a eu de venir. »

Après avoir remporté l’or à Rio, Tosaka a souffert d’une douleur chronique dans le gros orteil du pied gauche, et a décidé de se faire opérer pour faire enlever des dépôts de calcium en janvier. Elle avait prévu de participer aux Championnats organisés au Japon en mai pour se qualifier aux Chapionnats du Monde de Paris, mais elle a du se retirer de la compétition, sa guérison ne se faisant pas aussi vite que prévu. Elle était championne du monde depuis trois années consécutives.

« Quand je me suis fait opérer, je ne savais pas ce qui m’attendait » dit-elle. « Je me demandais ce qui allait se passer. Je suis contente d’être de retour sur le tapis. Je suis passée du paradis – la médaille d’or aux JO – à ce qui était pour moi un enfer. Je n’avais jamais été aussi reconnaissante de pouvoir être sur un tapis. »

En l’absence de Tosaka, la jeune Yui Susaki a remporté l’or à Paris. Susaki a récemment annoncé qu’elle allait s’inscrire à l’Université de Waseda dès le printemps.

« Toute personne qui étudie la bas peut atteindre le niveau des compétitions mondiales » commente Sakae. « Qui va gagner ? C’est une catégorie de poids très intéressante pour le Japon. »

Tosaka sait qu’elle doit travailler dur pour atteindre une nouvelle fois un tel niveau. Elle doit surtout corriger son habitude de ne pas marquer de points avant d’être menée au score, comme elle l’a fait en finale olympique, lorsqu’elle a réalisé un plaquage de dernière minute face à Mariya Stadnik.

« J’aimerai marquer la première, mais si je ne suis pas en train de perdre, on dirait que je ne m’en donne pas la peine » déclare Tosaka. « C’est ma faiblesse. Je dois changer cela pour un style plus agressif dès le début. »

Son timing inadéquat pour les plaquages lui cause également du souci.

« Si je continue comme ça, il sera difficile de remporter la Emperor’s Cup. Je dois être capable de marquer des points. »

Okuno remporte un nouveau titre

L’autre tête d’affiche du tournoi était la championne du monde à 55 kg Haruna OKUNO, qui a été très active depuis les Championnats de Paris.

Okuno, 18 ans, a entièrement dominé ses trois adversaires à 55 kg, gagnant une fois par tombé et deux fois par supériorité technique 10-0. Elle a battu Riko MIZUGUCHI en 1 :47 en finale.

En finale à 58 kg, la championne du monde junior Sae NANJO a battu la championne du monde de 2014 Chiho HAMADA 3-2. Nanjo, 18 ans, était l’une des trois adolescentes à remporter l’or pour le Japon au Championats d’Asie Senior en mai, aux côtés de Susaki et Mayu MUKAIDA.

Six jours après avoir remporté l’or à Paris et deux jours après son retour au Japon, Okunoa participé aux Championnats All-Japan Collegiate et a gagné le titre à 58 kg. Sa sœur Rina a de son côté gagné à 48 kg.

Okuno, qui est en première année à l’Université de Shigakkan, a dit qu’elle s’était inscrite à ce tournoi pour travailler certains aspects de sa technique.

« Cette fois, le but était de travailler mes techniques au sol » déclare-t-elle. « Je voulais marquer des points sans donner à mon adversaire le temps de souffler. Mais je restais à regarder mon adversaire, et mon coach criait « Allez ! Vas-y ! » C’est mon point faible, j’ai besoin de motivation. Il faut que je change ça. »

Ceci dit, Sakae n’a fait que des compliments à sa nouvelle star.

« Okuno est particulière car même si elle n’a que 18 ans, elle prend le contrôle du match comme si elle était une vétéran » commente-t-il. « Lorsqu’elle aura plus de force, elle sera encore plus douée. »

Okuno ne sait toujours pas dans quelle catégorie de poids du nouveau système elle s’inscrira.

« Je n’ai encore jamais gagné d’Emperor’s Cup » dit-elle. « Après discussion avec mon coach, je vais choisir la catégorie de poids qui me donne le plus de chances d’atteindre mon but. »