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Nenad Lalovic réélu Président d'UWW pour six ans

By Vinay Siwach

BELGRADE, Serbie (le 31 octobre) – Le Bureau d'United World Wrestling a tenu son Congrès dimanche dernier à Belgrade, en Serbie, où Nenad Lalovic a été réélu au poste de Président.

M. Lalovic, élu pour la première fois à ce poste en 2013, servira donc pour un mandat de six ans, jusqu'en 2026, après n'avoir rencontré aucune opposition. Comme la tenue du Congrès fut retardée à cause de la pandémie de covid-19, il reste cinq années jusqu'au terme de ce mandat.

Six membres du Bureau furent également élus ce jour. Fouad MESKOUT (MAR), Mikhail MAMIASHVILI (RUS), Pedro GAMA FILHO (BRA) et Akhroldjan RUZIEV (UZB) conservent ainsi leur place autour de la table.

Don RYAN (CAN) et Lucio CANEVA (ITA) sont les deux membres nouvellement élus au Bureau d'United World Wrestling. Tous serviront jusqu'en 2026.

M. Lalovic, âgé de 63 ans et qui est également membre du Comité exécutif du Comité international olympique, a remercié l'ensemble du Congrès pour la confiance qu'il lui a témoignée depuis sa première élection au poste de président il y a huit ans de cela.

Ces élections auraient dû se tenir en 2020, si n'avait été la pandémie, qui a forcé UWW à retarder le Congrès.

104 électeurs étaient admissibles, dont 103 ont voté pour l'élection des membres du bureau, avec une majorité placée à 52 votes.

Messieurs Meskout, Mamiashvili, Ryan, Gama et Ruziev ont été élus au premier tour avec une nette majorité. Un second tour fut cependant organisé pour l'élection du sixième membre M. Caneva, finalement élu avec 58 voix.

La Congrès se réunit tous les deux ans pour discuter de divers sujets et, à Belgrade, M. Lalovic a souligné les nouvelles initiatives de la lutte féminine, la promotion des styles associés, l'engagement de la jeunesse, l'image de la lutte et la transformation digitale.

Le Cap-Vert et le Koweït définitivement affiliés

CPV

Le Congrès a approuvé l'Affiliation définitive de deux nouveaux pays, le Cap-Vert (CPV) et le Koweït (KUW), tous deux représentés et avec le droit de vote lors de ce Congrès.

“Le soutien d'United World Wrestling a été immense et cette affiliation est un grand événement pour notre pays,” a déclaré le Secrétaire général de la Fédération de Lutte du Cap-Vert, M. Anthony Wesley. “Cela fait longtemps que nous attendions cela. La procédure avait débuté en 1996.”

Des lutteurs cap-verdiens ont pu participé au tournoi mondial de qualification olympique de Sofia, en Bulgarie, plus tôt cette année.

Pour le Koweït, cette affiliation leur donne la possibilité de développer plus avant cette discipline et d'engager plus d'enfants dans le sport.

"Nous sommes très enthousiastes à ce sujet,” a déclaré le lutteur Mohammed ABDULKAREEM (KUW). "Nous avions commencé par un petit effort mais nous sommes ici maintenant. Nous n'avons qu'une équipe senior mais nous pouvons désormais nous lancer dans les cadets, les juniors et autres catégories. Merci à UWW.”

Plus d'informations sont disponibles sur uww.org.

Japon : Visite des hautes fonctionnaires de la lutte féminine d'Iran

By Ikuo Higuchi

TOKYO, 27 février – Les hautes fonctionnaires de la lutte féminine en Iran se sont récemment rendues au Japon dans le cadre d'un voyage d'information. Elles ont observé les sessions d'entrainement de lutte et ont rencontré les fonctionnaires japonais.

Farnaz PANAHIZADEH (IRI), directrice du département international de la Fédération de lutte d'Iran et membre de la Commission Sportive d'United World Wrestling, faisait partie de la délégation de cinq personnes qui est arrivée au Japon le 20 février.

Cette délégation était constituée de membres qui se sont investis dans les débuts de la lutte féminine en Iran il y a deux ans. Ils ont visité l'Université Shigakkan près de Nagoya le 21 février et le Centre d'entrainement national d'Ajinomoto  à Nishigaoka, Tokoy, le jour suivant.

Les femmes iraniennes n'ont pas le droit de concourir dans la discipline olympique de la lutte féminine puisque, selon les principes de l'Islam, les femmes ne doivent pas découvrir et montrer leur peau, et le port d'un maillot de lutte n'est pas compatible avec ce principe.

Ainsi, les femmes participent aux compétitions de lutte à la ceinture et de grappling - des disciplines reconnues par United World Wrestling, et leur équipement inclut des vestes et des pantalons similaires à ceux que portent les athlètes de judo.

En septembre dernier, l'Iran a inscrit une équipe entière de femmes aux Championnats du Monde de lutte à la ceinture au Kyrgyzstan, et les iraniennes ont remporté dix des douze médailles disponibles en lutte féminine. Elles ont également participé aux Championnats du Monde de Grappling en Biélorussie plus tard en septembre.

Selon Panahizadeh, une centaine de femmes participent activement à la compétition de lutte en Iran, en 2000 femmes à travers le pays disent apprécier pratiquer ces disciplines.

"L'enthousiasme pour la lutte féminine est en train d'augmenter. Nous sommes venues au Japon pour étudier les méthodes d'entrainement et les lieux de travail du pays qui réunit les meilleures lutteuses du monde" déclare Panahizadeh.

Au sujet des entrainements, la chef de délégation observe que "tout le monde a l'air si enthousiaste. C'est comme si la seule chose qui comptait, c'était d'être la No. 1 mondiale" continue Panahizadeh.

C'est de cette école, anciennement connue sous le nom de Chukyo Women’s University, que viennent les six lutteuses inscrites aux JO 2016 de Rio, dont la quadruple médaillée d'or olympique Kaori ICHO (JPN) et Saori YOSHIDA (JPN), qui a remporté 16 titres mondiaux entre 2002 et 2015.

Panahizadeh et l'une des coachs de grappling ont été impressionnées par l'intensité des entrainements et le sens de l'autonomie qu'elles ont ressenti dans la salle d'entrainement.

"Nous aimerions que la lutte à la ceinture et le grappling deviennent plus populaires au Japon" déclare la directrice.

 

Le coach principal de l'Université de Shigakkan Kazuhito SAKAE, qui est également directeur d'équipe nationale pour la Fédération de lutte du Japon, a ajouté : "Nous aimerions coopérer dans cette entreprise de développement et d'expansion de la lutte féminine."

Le 22 février, la délégation a rencontré le Président de la Fédération de lutte du Japon Tomiaki FUKUDA et a suggéré que les lutteuses portent un uniforme qui couvre l'entier de leur corps, comme c'est le cas pour les courses de patin à glace. L'Iran a déja fait une proposition similaire à United World Wrestling.

"Je pense que si cette mesure est appliquée, la lutte féminine se développera non seulement en Iran, mais également dans d'autres pays islamiques" commente Panahizadeh, témoignant de son espoir pour la popularisation de la lutte féminine dans le monde entier.