Jeux Européens

Marzaliuk domine Vorobeva aux Jeux Européens

By United World Wrestling Press

MINSK, Biélorussie (le 27 juin) - Vasilisa MARZALIUK (BLR), sur la route de son second titre consécutif aux Jeux Européens, vainc une championne olympique.

La Biélorusse de 31 ans a vaincu jeudi, lors de son premier combat à Minsk, la double médaillée olympique Natalia VOROBEVA (RUS) 2-1, catégorie 76kg. Vorobeva avait pourtant inscrit le premier point et faisait la course en tête à la pause, mais Marzaliuk ne s'en est pas laissé conter. 

A suivi un quart de finale contre la médaillée mondiale de bronze Martina KUENZ (AUT), remporté 3-2. Marzaliuk sera opposée, en demi-finale, à la médaillée mondiale de bronze 2015 Epp MAE (EST). L'autre demi-finale de la catégorie des 76kg opposera Sabira ALIYEVA (AZE) à Francy RAEDELT (GER).

La triple médaillée olympique Mariya STADNIK (AZE) est également toujours en course pour une seconde médaille d'or, après une victoire par supériorité technique 10-0 en moins d'une minute sur Anna LUKASIAK (POL) en quart de finale de la catégorie des 50kg. Stadnik se retrouvera face à Evin DEMIRHAN (TUR), classée No.7 mondiale, médaillée de bronze des mondiaux 2017 et deux fois médaillée européenne. 

Classée No.2 mondiale, Oksana LIVACH (UKR) a rejoint les demi-finales des 50kg sur une victoire difficile sur Miglena SELISHKA (BUL), par 2-1. Elle fera face à Viyaleta CHYRYK (BLR).

Iryna KURACHKINA (BLR) obtient une victoire à l'arrachée sur la deuxième mondiale Grace BULLEN (NOR), 9-8 en quart de finale des 57kg. Bullen menait 6-4 à la pause, mais Kurachkina a su se relever pour arracher la victoire. Elle combattra Anastasia NICHITA (MDA) en demi-finale. Également en 57kg, Mimi HRISTOVA (BUL) vainc sans appel la No.8 mondiale No.8 Alyona KOLESNIK (AZE) 6-0, pour retrouver Bediha GUN (TUR) en finale. 

La première mondiale, Taybe YUSEIN (BUL), vainc la No.7 Johanna MATTSSON (SWE) 4-0 dans la catégorie des 62kg. Elle combattra la No.5 Yuliia TKACH (UKR) en demi-finale, championne du monde en 2014 et médaillée d'argent des Jeux Européens en 2015. Elmira GAMBAROVA (AZE) et Kriszta INCZE (ROU) seront face à face dans la seconde demi-finale de la catégorie.

Les demi-finales sont prévues pour ce jeudi à 18h heure locale.

DEMI-FINALES

Lutte Féminine

50kg
Demi-Finale - Evin DEMIRHAN (TUR) vs. Mariya STADNIK (AZE)
Demi-Finale - Oksana LIVACH (UKR) vs. Viyaleta CHYRYK (BLR)

57kg
Demi-Finale - Mimi HRISTOVA (BUL) vs. Bediha GUN (TUR)
Demi-Finale - Anastasia NICHITA (MDA) vs. Iryna KURACHKINA (BLR)

62kg
Demi-Finale - Yuliia TKACH (UKR) vs. Taybe YUSEIN (BUL)
Demi-Finale - Elmira GAMBAROVA (AZE) vs. Kriszta INCZE (ROU)

76kg
Demi-Finale - Sabira ALIYEVA (AZE) vs. Francy RAEDELT (GER)
Demi-Finale - Epp MAE (EST) vs. Vasilisa MARZALIUK (BLR)

La championne olympique Tosaka de retour après 13 mois d'absence

By Ken Marantz

MISHIMA, Japon (24 septembre) – Treize mois après avoir remporté l’or aux JO de Rio 2916, et une opération du pied plus tard, Eri TOSAKA a repris la compétition sur les chapeaux de roues, et semble bien partie pour Tokyo 2020 – même s’il lui reste malgré tout du chemin à parcourir.

Tosaka, championne olympique à 48 kg, a gagné trois fois par supériorité technique à 53 kg à l’Open du Japon de lutte féminine. Elle a également connu quelques moments plus difficiles après avoir été menée en début de match en demi-finale et en finale.

« C’était mon premier tournoi depuis les Jeux Olympiques, et j’étais plus tendue que d’habitude » commente Tosaka. « Je n’avais pas le bon timing, et cela a été plus difficile que ce que je pensais ».

En finale, Tosaka a subi un plaquage en début de match face à Arisa TANAKA, mais a réussi à reprendre l’avantage 12-2 en 5 :18. Le même résultat que la demi-finale de 2015, sauf qu’il y a deux ans le match avait duré dix secondes de moins.

Tosaka s’est surtout faite peur en demi-finale, ou elle était menée 6-0 après 30 secondes par Nao TANIYAMA, de l’Université d’Hosei. Taniyama a marqué un leg takedown, et a renversé deux fois la triple championne du monde.

Enfin, Tosaka s’est animée. Elle rapidement marqué deux plaquages et un roll pour revenir au score à 1 :40. Elle a ensuite marqué deux points supplémentaires, et a finalement terminé son comeback avec quatre ankle rolls pour le score de 16-6 en 2 :46.

« Je pensais que j’allais perdre » déclare Tosaka. « Je ne me rappelle pas très clairement de ce match, j’étais tellement inquiète ».

Le succès de Taniyama en début de match l’a surprise autant que le public. Elle admire la façon dont son adversaire a gardé son calme et s’est défendue.

« Quand j’ai marqué six points, j’ai pensé que j’allais gagner » continue Taniyama. « Mais Tosaka a fait preuve de la force mentale qu’on acquiert avec l’expérience. Elle est aussi forte physiquement. »

Une victoire dans la division senior du tournoi permet de se qualifier pour les Championnats japonais qui auront lieu en décembre et qui sont les premiers des deux tournois qualificatifs pour les Jeux Olympiques, les Championnats du Monde et d’autres grands tournois. Les lutteurs tels que Tosaka sont néanmoins automatiquement inscrits dans ce genre d’évènement et ne participent que rarement à l’Open du Japon.

Mais Tosaka pensait qu’il était nécessaire qu’elle s’inscrive puisqu’elle reprenait la compétition. Une décision prise en accord avec son coach Kazuhito Sakae, directeur de l’équipe nationale et responsable de l’Université de Shigakkan.

Tosaka, qui a fêté ses 24 ans le mois dernier, a avoué qu’elle se sentait fébrile et qu’elle ne s’était pas entrainées les deux jours précédant le tournoi.

« C’est ma faute, j’aurai du prendre mieux soin de moi » commente Tosaka, qui a pensé à se retirer de la compétition, mais qui a finalement décidé qu’il était mieux de gagner de l’expérience.

« Nous avons parlé du fait qu’elle devait au moins remporter un tournoi chez elle (au Japon) si elle voulait participer à l’Open du Japon et aux prochains Championnats du Monde » commente Sakae. « Elle s’est entrainée très dur à Shigakkan et au camp d’entrainement national. Puis, il y a deux jours, j’ai reçu un message de sa part qui me demandait si elle pouvait rater l’entrainement. Elle ne se sentait pas bien. Je lui ai dit de se reposer. »

« Elle subit beaucoup de pression, et elle a réalisé qu’elle devait la surmonter » continue Sakae. « Elle m’a dit qu’elle était nerveuse. Mais cela fait une grosse différence de participer à un match ou d’en rater un, et elle aurait risqué sa réputation de championne. J’admire le courage qu’elle a eu de venir. »

Après avoir remporté l’or à Rio, Tosaka a souffert d’une douleur chronique dans le gros orteil du pied gauche, et a décidé de se faire opérer pour faire enlever des dépôts de calcium en janvier. Elle avait prévu de participer aux Championnats organisés au Japon en mai pour se qualifier aux Chapionnats du Monde de Paris, mais elle a du se retirer de la compétition, sa guérison ne se faisant pas aussi vite que prévu. Elle était championne du monde depuis trois années consécutives.

« Quand je me suis fait opérer, je ne savais pas ce qui m’attendait » dit-elle. « Je me demandais ce qui allait se passer. Je suis contente d’être de retour sur le tapis. Je suis passée du paradis – la médaille d’or aux JO – à ce qui était pour moi un enfer. Je n’avais jamais été aussi reconnaissante de pouvoir être sur un tapis. »

En l’absence de Tosaka, la jeune Yui Susaki a remporté l’or à Paris. Susaki a récemment annoncé qu’elle allait s’inscrire à l’Université de Waseda dès le printemps.

« Toute personne qui étudie la bas peut atteindre le niveau des compétitions mondiales » commente Sakae. « Qui va gagner ? C’est une catégorie de poids très intéressante pour le Japon. »

Tosaka sait qu’elle doit travailler dur pour atteindre une nouvelle fois un tel niveau. Elle doit surtout corriger son habitude de ne pas marquer de points avant d’être menée au score, comme elle l’a fait en finale olympique, lorsqu’elle a réalisé un plaquage de dernière minute face à Mariya Stadnik.

« J’aimerai marquer la première, mais si je ne suis pas en train de perdre, on dirait que je ne m’en donne pas la peine » déclare Tosaka. « C’est ma faiblesse. Je dois changer cela pour un style plus agressif dès le début. »

Son timing inadéquat pour les plaquages lui cause également du souci.

« Si je continue comme ça, il sera difficile de remporter la Emperor’s Cup. Je dois être capable de marquer des points. »

Okuno remporte un nouveau titre

L’autre tête d’affiche du tournoi était la championne du monde à 55 kg Haruna OKUNO, qui a été très active depuis les Championnats de Paris.

Okuno, 18 ans, a entièrement dominé ses trois adversaires à 55 kg, gagnant une fois par tombé et deux fois par supériorité technique 10-0. Elle a battu Riko MIZUGUCHI en 1 :47 en finale.

En finale à 58 kg, la championne du monde junior Sae NANJO a battu la championne du monde de 2014 Chiho HAMADA 3-2. Nanjo, 18 ans, était l’une des trois adolescentes à remporter l’or pour le Japon au Championats d’Asie Senior en mai, aux côtés de Susaki et Mayu MUKAIDA.

Six jours après avoir remporté l’or à Paris et deux jours après son retour au Japon, Okunoa participé aux Championnats All-Japan Collegiate et a gagné le titre à 58 kg. Sa sœur Rina a de son côté gagné à 48 kg.

Okuno, qui est en première année à l’Université de Shigakkan, a dit qu’elle s’était inscrite à ce tournoi pour travailler certains aspects de sa technique.

« Cette fois, le but était de travailler mes techniques au sol » déclare-t-elle. « Je voulais marquer des points sans donner à mon adversaire le temps de souffler. Mais je restais à regarder mon adversaire, et mon coach criait « Allez ! Vas-y ! » C’est mon point faible, j’ai besoin de motivation. Il faut que je change ça. »

Ceci dit, Sakae n’a fait que des compliments à sa nouvelle star.

« Okuno est particulière car même si elle n’a que 18 ans, elle prend le contrôle du match comme si elle était une vétéran » commente-t-il. « Lorsqu’elle aura plus de force, elle sera encore plus douée. »

Okuno ne sait toujours pas dans quelle catégorie de poids du nouveau système elle s’inscrira.

« Je n’ai encore jamais gagné d’Emperor’s Cup » dit-elle. « Après discussion avec mon coach, je vais choisir la catégorie de poids qui me donne le plus de chances d’atteindre mon but. »