Avis de décès

Maître François Carrard, ancien directeur général du CIO, est décédé à l'âge de 83 ans

By United World Wrestling Press

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (le 10 janvier) -- Ancien directeur général du comité international olympique et avocat d'United World Wrestling, Maître François Carrard est décédé dimanche 9 janvier à l'âge de 83 ans.

M. Lalovic, le président d'United World Wrestling, a exprimé sa profonde sympathie auprès de la famille de Me Carrard et la reconnaissance de la fédération internationale de lutte pour sa longue collaboration.

"François Carrard fut au service de la lutte dès le moment ou nous l'avions appelé," a déclaré M. Lalovic. "Sa contribution fut essentielle dans le sauvetage de la lutte au programme olympique, comme le soutien qu'il apporta ensuite par son expertise de la loi et du sport international."

Défendant l'UWW dans de nombreuses batailles au fil des années, Me Carrard fut également impliqué, par ses conseils quant aux réformes nécessaires, dans la reprise de la place de l'institution au programme olympique grâce à de nouveaux statuts et des principes modernes de gouvernance.

Docteur en droit de l'université de Lausanne, Me Carrard avait honoré la fédération de sa présence lors de plusieurs championnats du monde.

Me Carrard, au barreau depuis 1967, fut le directeur général du CIO de 1989 à 2003 et joua un rôle crucial lors des réformes réalisées entre 1999 et 2003. Il occupa également le poste de porte-parole du bureau exécutif du CIO.

Il contribua aussi à l'établissement de l'agence mondiale antidopage et l'introduction du premier code de l'AMA, au remodelage de la charte olympique et à la commission du CIO sur l'apartheid et l'olympisme.

Au nom de la communauté de la lutte, nous remercions Me François Carrard pour son amitié et son soutien indefectible.

Lutte Féminine

Yasemin Adar récompensée par le Prix Mustafa Koç

By GİLA BENMAYOR

Mustafa Koç, homme d'affaires turc qui nous a quitté trop tôt, était l'un des plus ardents défenseurs de l'initiative "#HeForShe" des Nations Unies, dont le but est d'obtenir l'appui des hommes dans le combat pour l'égalité des sexes. S'il avait pu voir la lauréate du second Prix Mustafa V. Koç, organisé par Holding et le Comité National Olympique turc, il en aurait probablement été très heureux. 

Dessiné par Ivan Chermayeff et présenté par Caroline Koç, épouse de l'homme d'affaire décédé, le trophée a cette année récompensé la Championne du Monde de Lutte 2018 Yasemin Adar.

Elle est la première femme turque championne du monde de lutte. Yasemin, qui a également reçu la somme de 200,000 Lires Turques, est championne du monde pour la troisième fois d'affilée  (2016-2017-2018). Lorsque la Présidente du Jury Caroline Koç a annoncé l'attribution du Prix, elle a décrit Yasemin Adar comme “déterminée, disciplinée, et travaillant dur.” Après l'émouvante projection d'un film en introduction, le discours de la lutteuse a révélé la détermination d'une femme dans son choix de la lutte, généralement considérée comme 'un sport d'hommes."

Les femmes peuvent-elles vraiment lutter ? 

“Lorsque j'ai commencé à lutter, il y avait beaucoup de préjugés. J'ai souvent entendu que je ne devrais pas faire ce sport et que je ne pouvais pas le faire. En tant que femme, j'ai démontré ce que que pouvais faire en ignorant ce qui était dit, sans jamais abandonner, en croyant en moi, sans jamais m'arrêter et en m'entraînant avec passion.”

Yasemin est un modèle pour toutes les femmes de Turquie qui souhaitent s'engager dans la lutte.

Après les succès de Yasemin, de nombreux "clubs de lutte féminine" se sont ouverts en Turquie.

De nombreuses filles souhaitent la suivre et atteindre le sommet comme elle. Yasemin Adar a mis l'accent sur cela dans son discours : “Je crois aujourd'hui que je menais mon combat pour une nouvelle génération de lutteuses. Je suis monté sur les tapis pour leur ouvrir la voie.”

Un nom légendaire aux Jeux Olympiques

La cérémonie aura été marquée par un autre discours significatif, de la part d'une femme qui pensait exactement comme Yasemin, il y a des années, ouvrir la voie pour les femmes : Nawal El Moutawakel, marocaine, et première femme athlète africaine médaillée d'or aux Jeux Olympiques, en l'occurrence ceux de Los Angeles en 1984.

Nawal El Moutawakel, anciennement Vice-présidente du Comité Olympique International et deux fois Ministre des sports et de la jeunesse du Maroc, est une figure légendaire des Jeux Olympiques. Elle est aujourd'hui une figure majeure de la communauté olympique internationale.

“Lorsque j'ai participé aux Jeux de 1984, personne ne me connaissait et personne ne croyait en moi,” a-t-elle déclaré dans son discours.

Nawal El Moutawakel a lutté pour la libération des femmes dans le sport pendant sa brillante carrière.

“C'est grâce au sport que je me trouve ici aujourd'hui,” a-t-elle ajouté. Nawal El Moutawakel, qui a ouvert la voie aux femmes athlètes musulmanes dans les années 80, et Yasemin Adar, moteur de la lutte féminine en Turquie, ont été réunies grâce au Prix Mustafa Koç. Les regarder et les écouter fut un plaisir pour toutes les personnes présentes.