#development

L'UWW s'associe à la FFL pour annoncer que l'INSEP est un centre de haute performance

By United World Wrestling Press

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (2 septembre) -- Alors que l'engouement pour les Jeux Olympiques de 2024 à Paris prend de l'ampleur, Unis World Wrestling (UWW) a conclu un partenariat avec la Fédération française de lutte (FFL) et l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (INSEP) dans le but de développer la lutte en France, d'aider les athlètes francophones et d'ouvrir les portes de centres d'entraînement de classe mondiale aux lutteurs du monde entier.

Conformément à l'accord tripartite, le réseau national de lutte de l'INSEP, composé des centres d'entraînement de Paris, Dijon et Font Romeu, sera désigné comme centre mondial de lutte UWW.

Cela permettra aux centres d'organiser des camps d'entraînement pour des lutteurs d'élite sélectionnés, de dispenser des cours de formation aux entraîneurs de lutte et d'organiser des activités de partage des connaissances (par exemple, des séminaires, des sessions de formation, des échanges d'entraîneurs) qui aident les arbitres et les entraîneurs de manière à améliorer les systèmes de préparation des athlètes de classe mondiale et à garantir le partage d'expériences, en particulier dans le sport féminin. Cela leur permettra également de jouer un rôle actif dans la lutte mondiale en ce qui concerne les meilleures pratiques de gestion du parcours des athlètes.

Cela permettra également à la fédération française d'accueillir un maximum de pays étrangers au centre afin de pouvoir trouver des partenaires d'entraînement pour les lutteurs. Actuellement, 26 lutteurs français s'entraînent à l'INSEP dans les trois styles olympiques.

Nenad LALOVICLe président d'UWW Nenad LALOVIC à l'INSEP à Paris. (Photo: INSEP / Isabelle AMAUDRY)

Nenad Lalovic, Président d'UWW, Lionel Lacaze, Président de la FFL et Fabien Canu, Directeur de l'INSEP étaient présents à cette occasion.

"L'INSEP est un centre de haute performance réputé dans le monde entier et aujourd'hui, nous sommes ravis de signer cet accord pour renforcer encore notre sport en France et à l'étranger", a déclaré M. Lalovic.

L'INSEP a été créé en 1975 sous le nom d'Institut national du sport et de l'éducation physique. Au fil des ans, il est devenu l'un des principaux centres d'entraînement olympique au monde.

S'étendant sur 28 hectares, il accueille près de 800 athlètes dans 27 disciplines olympiques et paralympiques, dont la lutte. 

L'INSEP dispose non seulement d'un centre d'entraînement à la pointe de la technologie, mais fournit également une expertise technique et scientifique dans un véritable respect des athlètes. L'INSEP est le centre d'entraînement idéal pour les athlètes d'élite dans la perspective des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Les exercices de confinement inspirés du lutteur Tony Collins, 67 ans

By Mark Pickering

Le Britannique Tony Collins, 67 ans, n'est pas un arrière-grand-père habituel. 

Vous avez plus de chances de le croiser dans un maillot qu'enfoncé dans ses pantoufles. 

“Quand j'ai gagné [mon dernier tournoi] en janvier, et que ma famille m'a demandé si j'étais content de prendre enfin ma retraite, je leur ai dit que j'étais trop jeune pour le faire,” dit Tony, habitant d'Huyton, une ville du Merseyside dans le nord de l'Angleterre. 

Tandis que la Grande-Bretagne continue son combat contre la pandémie de covid-19, le lutteur vétéran -- qui concourt à la fois en lutte libre et en lutte gréco-romaine -- a intensifié son entraînement à domicile. Ses exercices de lutte jouent un rôle central dans la conservation de sa santé et de sa forme.


“Je me suis entraîné très dur dans mon jardin avec des kettlebells, des pneus, des ballons médicinaux, des exercices de lutte solo et j'ai pu continuer à faire des courses dans le parc et des sprints sur la colline,” dit l'ancien monteur en échafaudages.

Membre du Club de lutte des Knowsley Tigers, Collins, qui a combattu et remporté divers titres en europe, en Asie et en Amérique et est reparti médaillé du championnat du monde des vétérans, ne s'est lancé dans la lutte qu'à 24 ans par hasard mais reconnaît que la lutte a fait de lui l'homme, le père, le grand-père et l'arrière-grand-père qu'il est aujourd'hui. 

“Un collègue m'a demandé d'aller au club de gym du coin et d'essayer la lutte. Je n'avais jamais couru ou joué au foot quand j'étais gosse. Je suis tombé sur l'histoire de l'ancien lutteur grec Milo de Croton, une ville aujourd'hui en Italie. Il était le plus grand lutteur du monde antique, vainqueur de tous les tournois de la Grèce. Il se promenait autours des des gymnases et regardait les jeunes lutteurs s'entraîner et je pense que moi aussi j'étais comme eux. Cette histoire est resté dans ma tête depuis lors.”

Le jardin de Collins a été transformé en terrain de lutte où il aiguise quotidiennement et consciencieusement son savoir-faire tandis que le reste du monde continue de se battre contre la pandémie.


“Mon objectif est encore de devenir champion du monde des vétérans. J'ai acheté ou emprunté du matériel à un club de CrossFit et j'ai reçu l'aide et le soutien de mes amis lutteurs des quatre coins du monde.

“Il y a beaucoup de manières possibles de créer des exercices de lutte à domicile ou en plein air, persévérer est mon attitude et mon message, c'est ce qui fait les champions.”
 


Tandis que ce grand voyageur porte naturellement son attention aux conditions toujours changeantes et aux restrictions mises en place par son gouvernement, ses 40 années de lutte lui ont appris à rester en sécurité, en bonne santé, sans jamais perdre de vue ses objectifs.

“Grâce à la lutte je suis devenu une personne différente. Je pense différemment, j'aborde les problèmes différemment en comparaison avec ce que les personnes de mon âge font habituellement. Dès que la permission aura été donnée de remonter sur les tapis, je frapperai à la porte de la salle de lutte.”