Tokyo 2020

L'UWW maintient à un an d'écart les dates et lieux des tournois de qualification olympique restants

By United World Wrestling Press

CORSIER-SUR-VEVEY (le 7 avril) -- Le Bureau d'United World Wrestling a voté aujourd'hui pour conserver les dates et les villes hôtes des tournois de qualification olympique restants et a fait passer une série d'ajustements techniques afin de clarifier l'éligibilité des athlètes aux JO ; enfin, le Congrès ordinaire 2020 est annoncé.

Les qualificatifs continentaux se dérouleront ainsi au mois de mars 2021 dans leurs villes hôtes originales. Le 'qualificatif de la dernière chance' se tiendra fin avril à Sofia en Bulgarie.

"Nous voulons planifier notre calendrier en alignement avec le CIO et les nouvelles dates pour Tokyo 2021", a déclaré le président d'United World Wrestling M. Lalovic. "Nous pensons également qu'il est vital que notre travail continue avec les villes hôtes et les Fédérations nationales concernées."

Après consultation avec les organisateurs impliqués, la Commission technique et le Département des sports, le Bureau de l'UWW a également voté en en faveur du report de tous les championnats UWW prévus jusqu'au 30 juin 2020. Tous les tournois internationaux jusqu'à cette même date sont annulés.

UWW a aussi suggéré que toutes les Fédérations nationales annulent leurs événements nationaux pendant ce délai dans le but de protéger la santé des athlètes et autres participants.

Le reste du calendrier 2020 sera ajusté en considération de la pandémie de la COVID-19 et prendra en compte les défis financiers rencontrés par les organisateurs et Fédérations nationales.

Les athlètes rentrant dans le champ de l'âge minimum pour 2021 seront éligibles aux tournois de qualification olympique et aux Jeux, mais aucun changement de nationalité ne sera pris en compte pour les nouveaux Jeux Olympiques.
 
Comme déclaré précédemment par le CIO et l'UWW, aucune allocation de licence olympique ne sera changée.

En accord avec une bonne gouvernance, le Congrès ordinaire de l'UWW est toujours prévu pour le 6 septembre, la veille du championnat du monde juniors de Belgrade. Même si le championnat risque d'être reporté, il a été convenu de réunir le Congrès - et l'appel à candidatures - comme s'il prendrait normalement place.

Top 5 : lutteurs iraniens

By Andrew Hipps

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (le 12 mai) -- Avec 43 de ses 69 médailles d'or olympique obtenues sur le tapis de lutte, c'est peu dire que l'Iran possède une riche et importante tradition de lutte.

L'étincelle de la grandeur à venir scintilla lors des JO d'Helsinki de 1952, où l'Iran remporta cinq improbables médailles. Depuis ce départ en fanfare, le pays est resté en phase victorieuse, couronnant champions olympiques et champions du monde d'année en année jusqu'à sa meilleure performance olympique à Londres en 2012, où six lutteurs iraniens sont montés sur le podium, trois au sommet.

Voici les cinq hommes qui sont à l'origine de ces performances individuelles et se sont montrés les meilleurs de l'histoire de leur pays.

5. Hassan YAZDANI

Hassan YAZDANI, surnommé 'le grand', est actuellement l'une des plus grandes stars mondiales de la lutte. Sa première médaille mondiale date de 2015, l'argent des 70kg. L'année suivante, Yazdani remportait le titre olympique en 74kg. Viennent ensuite les titres mondiaux de 2017 et 2019, ainsi que le bronze pour 2018. Yazdani détient un résultat de 17-2 en championnat du monde, et ses deux défaites ont été concédées face au tenant du titre du moment.

4. Rasoul KHADEM

Rasoul KHADEM fut l'un des meilleurs lutteurs des années '90 dans les catégories supérieures. Khadem devint champion olympique des 90kg en 1996, une performance qui suivait celle de sa médaille de bronze des JO de Barcelone quatre ans plus tôt en 82kg. Il remporta le titre mondial en 1994 et 1995 avant de monter sur le podium d'Atlanta. Lors de ces Jeux, il gagna la finale olympique face à Makharbek CHADARZEV (URS/RUS), quintuple champion du monde et deux fois champion olympique. Il ajouta à son tableau la médaille d'argent des mondiaux de 1998. Khadem fut aussi couronné cinq fois champion d'Asie.

3. Abdollah MOVAHED

Abdollah MOVAHED domina les poids légers de lutte libre de 1965 à 1970, remportant cinq titres mondiaux et une médaille d'or olympique sans concéder aucune défaite. Il concourut trois fois aux JO, remportant le titre à Mexico en 1968. En 1970, Movahed remportait sa seconde couronne des Jeux d'Asie, où il portait la bannière de l'Iran lors de la cérémonie d'ouverture.

2. Hamid SOURIAN

Hamid SOURIAN s'est établi comme l'un des plus grands athlètes de lutte gréco-romaine de tous les temps. Il a remporté six titres mondiaux, le premier en 2005, suivi de ceux de 2006 et 2007. Sourian remporta aussi d'affilée ceux de 2009 et 2010, décrochant le sixième en 2014. Lors des JO de Londres en 2012, Sourian devint le premier champion du monde de lutte gréco-romaine de l'histoire de l'Iran. Deux autres Iraniens, Omid NOROUZI et Ghasem REZAEI, furent ensuite également couronnés en lutte gréco-romaine à Londres. Il compléta une incroyable série de 34 victoires en championnat du monde, laquelle fut interrompue en 2015 par sa disqualification face à Rovshan BAYRAMOV (AZE).

1. Gholamreza TAKHTI

Gholamreza TAKHTI, surnommé "Jahān Pahlevān" - le champion du monde, s'empara de trois médailles olympiques de 1952 à 1960. La première était celle d'argent des JO d'Helsinki de 1952. Quatre ans plus tard, Takhti devenait champion olympique lors des JO de Melbourne (1956). Il ajoutait la troisième en 1960, obtenant l'argent aux JO de Rome. En addition à ses médailles olympiques, Takhti remporta quatre médailles mondiales dont l'or en 1959 et 1961. Il a rejoint le Temple de la Renommée d'United World Wrestling en 2007.