Grappling

Lumineux futur pour le grappling au Kazakhstan

By Marc Berman

ASTANA, Kazakhstan (le 9 septembre) -- Si l'équipe kazakhe de grappling n'a pas encore décroché la timbale, cette nation d'Asie Centrale a fait preuve de progrès considérables lors du championnat du monde de grappling 2018.

Après quatre jours de compétition disputée, la nation hôte peut s'enorgueillir d'une troisième place dans la catégorie féminine senior et d'une cinquième place chez les seniors masculins, à ajouter à deux finalistes en 53 et 58kg femmes et à deux médailles, d'argent et de bronze, chez les hommes.

En préparation au championnat du monde, le Kazakhstan avait accueilli, dans plusieurs villes et plus tôt dans l'année, des épreuves qualificatives précédant les épreuves de sélection nationale.

L'entraîneur en chef pour le grappling, Renat SITNAZAROV, était satisfait du processus de formation de l'équipe. “Nous avons été capables de réunir nos athlètes les plus forts et de les amener ici pour le championnat.”

En vue de l'événement, l'équipe réunissait des athlètes venus de tout le pays, dans le but de s'entraîner ensemble et travailler de nouvelles techniques. Pour la préparation aux compétitions de grappling, les membres de l'équipe concourent dans d'autres styles également, lutte libre, lutte gréco-romaine, judo, sambo et jiu-jitsu.

Venu le temps de la compétition, Sitnazarov et son personnel ont travaillé indépendamment avec chaque athlète avant ses combats pour développer une stratégie gagnante.

Depuis 2010, Sitnazarov a vu le grappling prendre son essor au Kazakhstan et devenir chaque année plus populaire. “Je vois grossir les rangs du grappling chaque année, et cette discipline est aujourd'hui très populaire parmi les athlètes inscrits en compétition au Kazakhstan. Maintenant, grâce à des lutteurs comme Miyao, venus d'autres styles que le grappling, je vois cette discipline devenir très importante.”

Pour les actualités du grappling, rendez-vous sur Flograppling.com aux États-Unis, et sur le site d'United World Wrestling pour l'international.

Les meilleurs lutteurs des années 2000

By Andrew Hipps

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (le 21 mai) -- Les années 2000 resteront mémorables dans les annales de la lutte : elles nous ont offert des performances historiques, la discipline a connu des avancées majeures et de nouvelles stars sont apparues.

La décennie fut inaugurée par l'un des plus grands renversements olympiques de l'histoire : lors des Jeux de Sidney de l'année 2000, Rulon GARDNER (USA) vainquit le triple champion olympique Aleksander KARELIN (RUS) par 1-0 en finale des 130kg de lutte gréco-romaine.

Le moment le plus déterminant de ces dix années pour la discipline survint quatre années plus tard, quand la lutte féminine fut ajoutée au programme olympique dans quatre catégories de poids. La puissance No.1 de la discipline, le Japon, s'empara de deux médailles d'or, d'une d'argent et d'une de bronze lors des JO de 2004. Les JO de Pékin, en 2008, virent un changement dans la distribution des médailles, avec désormais deux médailles de bronze distribuées dans chaque catégorie.

Regardons de plus près certains des meilleures lutteurs - et lutteuses - des années 2000.

Buvaisar SAITIEV (RUS)

Buvaisar SAITIEV (RUS) possédait une combinaison de technique, de force, de finesse et de flexibilité qui fut déterminante dans l'établissement de son statut de l'un des plus grands lutteurs de tous les temps. Saitiev remporta trois médailles d'or olympique, 12 ans séparant la première de la dernière. Il obtint son premier titre à Atlanta en 1996 à l'âge de 21 ans, puis Athènes en 2004 et Pékin en 2008. De plus, Saitiev décrocha six titres mondiaux, dont trois dans les années 2000.

Saori YOSHIDA (JPN)

Saori YOSHIDA (JPN) atteint un statut légendaire dans la lutte féminine en restant invaincue en championnats majeurs de 2002 à 2016. Cette incroyable série fut auréolée de trois titres olympiques et 13 titres mondiaux. Après s'être baladée aux championnats du monde de 2002 et 2003, Yoshida remporta l'or aux JO d'Athènes, les premiers Jeux incluant la lutte féminine à leur programme. Elle obtint également les titres des JO de Pékin en 2008 et Londres en 2012, alignant d'un autre côté 11 titres mondiaux d'affilée entre 2005 et 2015. En 2016, Yoshida décrocha sa quatrième médaille olympique, obtenant l'argent aux JO de Rio de Janeiro.

Khadzhimurat GATSALOV (RUS)

En 2004, Khadzhimurat GATSALOV (RUS) devenait champion olympique de lutte libre à l'âge de 21 ans, et poursuivait en obtenant les titres mondiaux des 96kg lors des quatre championnats du monde suivants. Il en ajoutera un cinquième en 2013 en 120kg cette fois, obtenant l'argent en 2010 et le bronze en 2014, sans oublier trois titres européens décrochés dans cette première décennie.

Mavlet BATIROV (RUS)

Mavlet BATIROV (RUS) reste comme l'un des meilleurs poids légers de la décennie. Il remporta de suite les titres olympiques en 2004 et 2008 en 55 et 60kg respectivement. En 2007, c'est le titre de champion d'Europe qu'il obtenait, enchaînant sur celui de champion du monde. Une médaille mondiale de bronze, obtenue en 2006, auréole aussi son CV.

Armen NAZARYAN (ARM/BUL)

Armen NAZARYAN (ARM/BUL), qui a concouru pour l'Arménie comme pour la Bulgarie, est l'un des athlètes de lutte libre les plus décorés de la décennie. Après un titre olympique et trois médailles mondiales de bronzes dans les années '90, Nazaryan développa son emprise et sa légende dans les années 2000, à nouveau champion olympique à Sidney en 2000, puis trois fois encore champion du monde de 2002 à 2005, obtenant le bronze lors des JO d'Athènes en 2004. Il cumule également six titres européens. Nazaryan est entré au Hall of Fame de United World Wrestling en 2007.