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L'Iran deux fois titrée en lutte gréco-romaine au championnat du monde cadets de Sofia

By Taylor Miller

SOFIA, Bulgarie – L'édition 2019 du championnat du monde cadets, tenue à Sofia, s'est conclue sur les cinq dernières médailles d'or de lutte gréco-romaine dimanche soir.

Reza SAKI (IRI), médaillé d'argent cadet des Jeux d'Asie 2019, a vaincu en finale des 71kg Stepan STARODUBTSEV (RUS), médaille d'or des JOJ 2018.

Starodubtsev menait 1-0 à la pause, mais Saki a inscrit en tout début de reprise un bras à la volée à quatre points, maintenant l'écart jusqu'à la cloche.

En finale des 51kg, Saeid ESMAEILI LEIVESI (IRI) a fait usage de son amené au sol en première période pour finalement vaincre Elmir ALIYEV (AZE) par 2-1. Il s'agissait, pour les deux lutteurs, de leur premier championnat du monde.

En 92 kg, le médaillé européen d'argent 2019 et de bronze 2018 Lachin VALIYEV (AZE) a pris le dessus sur le médaillé mondial d'argent cadet 2017 Muhammed EVLOEV (RUS).

Après une première période sans aucun point marqué, Valiyev a inscrit un amené au sol en début de seconde période. Evloev n'a pu qu'inscrire deux sorties de tapis, laissant à son adversaire la victoire sur critères par 2-2.

En finale des 60kg, le champion d'Europe des cadets 2019 Maksim SKURATOV (RUS) faisait face au double médaillé européen Elmir ALIYEV (AZE) dans un remake de la finale du championnat d'Europe.

La dernière fois qu'ils s'étaient rencontrés, Skuratov avait vaincu son adversaire sans appel par 11-0. Cette fois cependant, Aliyev s'est montré plus compétitif, même si cela n'a pas suffit, puisque Skuratov remporte le titre mondial par 5-0.  

En ouverture de la soirée, le champion d'Asie des cadets 2019 Samatbek IZIMGALI (KAZ) n'a eu besoin que de 59 secondes pour décrocher sa médaille d'or par tombé sur Asadbek BAKHRAMAOV (UZB) en 45kg.

Avec deux champions couronnés dimanche, l'Iran remporte le titre par équipe avec 148 points, suivie par l'Azerbaïdjan avec 123 points. Troisième la Russie, avec 99 points.

Finales
45 kg
OR - Samatbek IZIMGALI (KAZ) df. Asadbek BAKHRAMAOV (UZB), par tombé à 1:00
BRONZE - Tamazi GLONTI (GEO) df. Vladyslav KURKURIN (UKR), 4-0
BRONZE - Farid SADIKHLI (AZE) df. Mahdi Kioumars AHADI ZENAB (IRI), 8-1

51 kg
OR - Saeid ESMAEILI LEIVESI (IRI) dec. Elmir ALIYEV (AZE), 2-1
BRONZE - Volodymyr VOITOVYCH (UKR) df. Denis MIHAI (ROU), 12-9
BRONZE - Edmond Armen NAZARYAN (BUL) df. Arshad ARSHAD (IND), par tombé à 2:56

60 kg
GOLD - Maksim SKURATOV (RUS) df. Mert ILBARS (TUR), 5-0
BRONZE - Arman VARDANYAN (ARM) df. Zhanbolot TURATBEKOV (KGZ), 6-0
BRONZE - Nika BROLADZE (GEO) df. Seyed Danial Seyed Shamsollah SOHRABI (IRI), 8-6

71 kg
OR - Reza SAKI (IRI) df. Stepan STARODUBTSEV (RUS), 4-1
BRONZE - Furkan TAS (TUR) df. Aliaksei PIAKHOTA (BLR), 7-0
BRONZE - Alexandrin GUTU (MDA) df. Rauf Abdulla ALIYEV (AZE), 6-0

92 kg                           
OR - Lachin VALIYEV (AZE) dec. Muhammed EVLOEV (RUS), 2-2
BRONZE - Oktay DEMIR (TUR) df. Maik HAIMOV (ISR), 8-0
BRONZE - Richard KARELSON (EST) df. Laszlo Csaba VARSANYI (HUN), 3-0

Résultats par équipe
1. Iran – 148
2. Azerbaïdjan – 123
3. Russie – 99
4. Kazakhstan – 73
5. Arménie – 73
6. Turquie – 70
7. Indie – 63
8. Géorgie – 63
9. Ukraine – 62
10. Ouzbékistan – 49

 

“Dangal”, un film qui lutte contre les stéréotypes

By Tim Foley

NEW YORK (12 janvier) –  Inspiré de faits réels, le film "Dangal" nous raconte l'histoire de Mahavir Singh Phogat et de ses filles Geeta et Babita, qui se battent contre une société stricte et la corruption institutionnelle pour réaliser leur rêve : devenir des lutteuses professionnelles.

Le film commence sur un épisode de la vie de Mahavir (Aamir Khan), qui a du arrêter la lutte lorsqu'il était jeune et trouver un travail qui lui permette de soutenir sa famille. Mahavir, qui n'avait atteint que le niveau national, est très marqué par cette mésaventure, qui lui laisse un goût amer : il n'a pas réussi à atteindre son but, remporter une médaille internationale pour l'Inde.

L'espoir regagne Mahavir lorsqu'il apprend que sa femme est enceinte. Il espère avoir un fils, mais sa femme Daya (Sakshi Tanwar) accouche d'une petite fille, Geeta. Elle aura ensuite Babita puis deux autres filles.

Mahavir sait que les filles ne pratiquent pas la lutte en Inde, et il met de côté son rêve d'entrainer un lutteur capable de remporter une médaille internationale. L'ancien lutteur est déprimé et morose jusqu'à ce qu'un incident funeste ne prouve que les filles - Geeta et Babita particulièrement - sont elles aussi capable de lutter. Le trio s'embarque sans attendre dans une nouvelle aventure pour atteindre le succès international : entrainements dès cinq heures du matin, régimes stricts, et se heure à l'accueil glacial que la société indienne réserve aux lutteuses.

Mahavir est obsédé par le succès de ses enfants. L'histoire est racontée au public par le frère de Mahavir, Omkara (Aparshakti Khurrana), et il se dégage de la narration un certain égoïsme qui nous distrait des combats que doivent livrer Geeta et Babita. Bien qu'il semble bizarre de mettre en avant les sacrifices d'un homme dans un film qui traite plutôt de la condition de la femme et des obstacles que ces dernières doivent surmonter, le rôle de l'homme défenseur se révèle être essentiel à la bonne compréhension des structures de pouvoir établies.

 

Dans la première scène cruciale du film, Mahavir violente un directeur de tournoi qui refuse que ses filles participent au "dangal" - un tournoi de lutte indienne traditionnelle. Lorsqu'enfin Geeta (Fatima Sana Shaikh) est autorisée à participer au tournoi, elle parvient à impressionner  les spectateurs. Ce moment décisif propulse le trio sur la scène internationale, après un chemin semé d'embûches que le spectateur trouvera divertissant bien que prévisible.

Le film touche nombre de sujets intéressants, dont la tension existante entre la société moderne et la société traditionnelle. Mais à vouloir parler de tout, le film est trop long d'une bonne vingtaine de minutes, et la fin est malheureusement maladroite et dramatisée à l'excès.

Malgré la longueur de ce film, les fans de lutte amateur auront le plaisir d'assister à l'une des représentation de la lutte les plus fidèle de l'histoire du cinéma.  Throws, sprawls, head slaps, spin-behinds, cradles, fireman’s carries - les actrices réalisent toutes les prises avec finesse et démontrent une parfaite maitrise de leur corps, ce que l'on a rarement vu dans les films d'actions.  Au début du film, dans une compétition internationale, Geeta utilise une technique de lutte traditionnelle rare que seule une personne qui a procédé à de longues recherches saurait comment utiliser.

L'atmosphère est également très travaillée. Les décors semblent parfaitement vraisemblables, de la marque des tournois jusqu'aux chapeaux portés par les coaches féminins.

"Dangal" est divertissant et édifiant, et a déja rapporté plus de 100 million de dollars en trois semaines - il est déja devenu l'un des films les plus rentables de l'histoire de Bollywood.

Ecrit et réalisé par Nitesh Tiwari, "Dangal" est actuellement à l'affiche sur plus de 4200 écrans du monde entier.