L'Hebdo !

L'Hebdo du 5 novembre !

By Eric Olanowski

En revue, les résultats du Championnat d'Iran de Lutte Libre, le tirage au sort du Championnat de Lutte des États-Unis et, en Russie, le processus de qualification du Tournoi Yvan Yarigin.   

1. Gadzhimagomedov, Karimi et Kurbanaliev offrent à Bimeh le titre du Championnat d'Iran de Lutte Libre
Face à des stars russes et iraniennes, Bimeh Razi Babol s'est emparé, dans la ville de Gorgan, de la couronne du championnat d'Iran de Lutte Libre par une victoire finale 26-15 sur Setaregan Sari.

L'équipe iranienne de Sari a enchaîné plusieurs victoires en finales, tout d'abord grâce à Nader HAJAGHANIA (IRI) et Mehran SHEIKHI (IRI) en 57kg et 61kg respectivement, avant que le champion d'Asie 2016 Meysam NASIRI (IRI) ne vainque Farzad AMOUZAD (IRI) 6-2, donnant à Bimeh sa première victoire d'équipe.

Le champion du monde russe 2016 Magomed KURVANALIEV (RUS) a équilibré la situation par une victoire par supériorité technique 15-4 en 70kg.

Lors du cinquième combat, c'est Hossein ELYASI (IRI) qui a maintenu en vie les espoirs de Sari grâce à sa victoire sur Reza AFZALI 6-4 et donnant la tête à son équipe 3-2.

Bimeh a remporté 4 des 5 combats finaux, notamment grâce aux deux médaillés de bronze du récent championnat du monde de Budapest, Akhmed GADZHIMAGOMEDOV (RUS) (79kg) et Alireza KARIMI (IRI) (92kg), dominant Setaregan Sari 26-15 et décrochant le titre du championnat d'Iran de lutte libre 2018.

Résultats finaux : Bimeh Razi Babol df. Setaregan Sari 26-15 (6-4)
57kg- Nader HAJAGHANIA (Sari) df. Mehran REZAZADEH (Bimeh), 5-3
61kg- Mehran SHEIKHI (Sari) df. Behnam EHSANPOUR (Bimeh), 5-2
65kg- Meysam NASIRI (Bimeh) df. Farzad AMOUZAD (Sari), 6-2 
70kg- Magomed KURBANALIEV (Bimeh) df. Mohammad Mehdi YEGANEH JAFARI (Sari) par ST, 15-4
74kg- Hossein ELYASI (Sari) df. Reza AFZALI (Bimeh), 6-4
79kg- Akhmed GADZHIMAGOMEDOV (Bimeh) df. Fariborz BABAEI (Sari) par ST, 10-0
86kg- Alireza KARIMI (Bimeh) df. Masoud MADADI (Sari) par tombé
92kg- Mohammad Javad EBRAHIMI (Bimeh) df. Sina GHOLAMI (Sari), 8-3
97kg- Vladislav BAITSAEV(Bimeh) df. Amir MOHAMMADI (Sari), 6-0
125kg- Jaber SADEGHZADEH (Sari) df. Abbas FOROUTAN (Bimeh), 8-7

2. United World Wrestling s'associe à World Taekwondo
United World Wrestling s'est associée à World Taekwondo et la Fondation Humanitaire Taekwondo (FHT) pour signer un mémorandum d'entente historique d'activités humanitaires promouvant la paix et le développement autour du monde.

Le Président d'United World Wrestling, M. Nenad LALOVIC, a rencontré le Président de World Taekwondo M. Chungwon CHOUE le 22 octobre dernier, lors du championnat du monde de lutte de Budapest, pour signer le mémorandum.

“Nous avons suivi le développement de ce fonds humanitaire et nous avons vu ce qu'il était capable de faire. Nous nous réjouissons de participer à l'effort de World Taekwondo pour diversifier les opportunités sportives dans les camps de réfugiés,” a déclaré M. Lalovic. “Nous espérons que la lutte et le taekwondo illumineront la vie des enfants de ces camps.”

L'accord permettra un échange d'information et une coopération totale entre les trois organisations. Le but de l'accord est de renforcer la collaboration dans les domaines suivants :

Promouvoir le sport en tant que puissant véhicule de paix, de développement social et d'intégration des populations vulnérables ;

Unir les forces des institutions dans l'offre d'activités sportives pour le développement et la paix, en particulier dans l'Académie de Taekwondo d'Azraq, déjà existante dans le camp de réfugiés d'Azraq en Jordanie grâce à la FHT, mais aussi dans d'autres endroits du monde ; 

Echange et partage d'expertise, de savoir-faire, d'informations et publications.

Cliquez ici pour plus d'information (en anglais).

La salle de compétition du Tournoi Ivan Yarygin (Photo par Max Rose-Fyne) . 

3. Annonce du processus de qualification du Tournoi Ivan Yarygin en Russie 
Les meilleurs lutteurs russes se rendront à Vladikavkaz en Ossétie (Russie) ce weekend, pour le Tournoi des Alans 2018 et une chance de se retrouver à Krasnoyarsk en janvier pour le Tournoi Ivan Yarygin - qui a la réputation d'être le plus difficile au monde. 

Les seuls lutteurs exemptés des Alans sont Magomedrasul GAZIMAGOMEDOV (RUS), Abdulrashid SADULAEV (RUS), Zaurbek SIDAKOV (RUS) et Zavur UGUEV (RUS), tous médaillés d'or au championnat du monde 2018.

Seuls trois lutteurs par catégorie de poids se qualifieront pour le Ivan Yarigin. Les trois critères de qualification sont d'avoir été membre de l'équipe du championnat du monde 2018, médaillé d'or des Alans ou gagnant du Grand Prix Mindiashvili en janvier. 

Kyle DAKE (USA) porte le drapeau américain pour son premier titre mondial (Photo par Max Rose-Fyne)

4. Les champions du monde Dake et Taylor ont constitué leurs équipes pour le premier “Championnat de Lutte des Etats-Unis I Le Commencement”
Les champions du monde en titre Kyle DAKE (USA) et David TAYLOR (USA) ont constitué leurs équipes pour le premier “Championnat de Lutte des Etats-Unis I Le Commencement”, prévu au US Cellular Center de Cedar Rapids en Iowa le 30 novembre prochain. 

Bien que ne soient prévues que 10 rencontres, les champions du mondes débutants ont chacun choisi 10 compétiteurs et 10 remplaçants samedi soir, pour couvrir les 10 catégories de poids internationales.  

Chacun des compétiteurs de Team Dake et Team Taylor récoltera 2'500 USD pour combattre, et 5'000 USD en cas de victoire.

Les fans pourront suivre l'action en direct sur trackwrestling.com le 30 novembre. 

Team Kyle DAKE 
57kg - Zach SANDERS et Alan WATERS
61kg – Tony RAMOS et Nick SIMMONS 
65kg – Jordan OLIVER et Josh KINDIG 
70kg – James GREEN et Frank MOLINARO 
74kg – Isaiah MARTINEZ et Richie LEWISH 
79kg – Nate JACKSON et Josh ASPER
86kg – Nick HEFLIN et Pat DOWNEY 
92kg – Hayden ZILLMER et Deron WINN
97kg – Jacob KASPER et Ty WALZ
130kg – Dom BRADLEY et Ceron FRANSISCO  

Team David TAYLOR 
57kg – Nico MEGALUDIS et Frank PERRELLI 
61kg – Cory CLARK et Bryce MEREDITH 
65kg – Zain RETHERFORD et Evan HENDERSON 
70kg – Brandon SORENSEN et Anthony COLLICA 
74kg – Tommy GANTT et Joey LAVALLEE
79kg – Alex DIERINGER et Dan VALLIMONT 
86kg – Sammy BROOKS et Brett PFARR
92kg – Michael MACCHIAVELLO et Ben PROVISOR 
97kg – Kyven GADSON et Blaize CABELL 
130kg – Adam COON et Robbie SMITH 

5.  Le championnat du monde des U23 commence le 12 novembre 
Dans moins de deux semaines, la salle polyvalente de Bucarest, en Roumanie, accueillera le championnat du monde 2018 des U23. La compétition débute le lundi 12 novembre. 

La lutte gréco-romaine sera en première ligne, suivi par la lutte féminine et, en clôture du championnat, la lutte libre. 

Cliquez ici pour le programme complet

L'Hebdo dans les réseaux ! 

1. Big Move Monday! #grecoromanwrestling #olympic #wrestling#activewrestling #5pointsthrow 
#budawrestle2018
2. Belle action à Budapest chez les 82kg par Peter Bácsi, double champion du monde, #grecoromanwrestling #olympicwrestling 
@unitedworldwrestling
3. #Budawrestle2018
4. La division russe pour le championnat du monde des U23. 
5. Les choix de Kyle Dake et David Taylor 

Coupe Meiji

Retour émouvant - et victorieux - de Watari à la Coupe Meiji

By Ken Marantz

TOKYO, Japon (le 16 juin) - L'émotion était palpable lorsque Rio Watari est remontée sur les tapis, deux ans après le début d'un éprouvant combat remporté sur le cancer. 

Des larmes de soulagement et de joie ont coulé à flots lorsqu’elle a décroché la victoire.

Watari parachève sa remarquable rémission du lymphome d’Hodgkin par une nomination au titre de lutte féminine en 68kg au tournoi du Japon sur invitation de Tokyo, et par une place dans l’équipe du Japon pour le championnat du monde de Budapest.

Watari a même donné dans le dramatique, marquant un point décisif par sortie de tapis à 6 secondes de la fin de sa finale contre Chiaki SEKI, pour une victoire 3-2 et son premier titre dans ce tournoi depuis 2014, connu sous le nom de coupe Meiji.

Le point gagnant de Watari est venu sur sa quatrième tentative de ceinture. Les trois premières avaient été interrompues et les seuls points marqués par les lutteuses l’avaient été pour passivité, Watari prenant la tête 2-1 à 32 secondes de la fin.

Mais Seki - qui luttait jusqu’à maintenant sous son nom de jeune fille IIJIMA - a forcé Watari à l’égalité 2-2 à 24 secondes de la fin par son unique tentative de ceinture du combat.

Watari, arrivée jusque là, n’allait pas se laisser faire, et sa réponse a comblé le bruyant contingent des supporters de son sponsor Aisin AW dans les tribunes de la salle Komazawa.

 “J’ai tout donné, persuadée que la victoire serait finalement mienne, et que je rejoindrai les autres championnes de Shigakkan aux championnats du monde,” a déclaré Watari en se référant à son université de la centrale de Shigakkan, d’où provient la majeure partie de l’équipe féminine pour Budapest, qu’il s’agisse de nouvelles ou d’anciennes étudiantes.

Watari n’a eu besoin que de deux combats pour remporter l’or. Dans son combat d’ouverture – son premier depuis les Jeux de Rio en 2016 -, c’est un solide 7-0 sur Mai HAYAKAWA, de Shigakkan, qui lui a permis de rejoindre les finales.

“Dans le premier combat, même en surmontant ma nervosité, mon corps tremblait tellement que je n’étais plus moi-même,” a révélé Watari, âgée aujourd’hui de 26 ans. “Je n’arrivais pas à me calmer et me sentais angoissée. Je sentais que si je continuais comme cela, je ne serais pas capable de remporter le titre.”

 “Pendant la finale, je croyais en ce que j’avais fait jusque là, et j’étais déterminée à gagner. J’ai pu relever le défi de manière relaxée.”

Rio WATARI, championne des 68kg. (Photo par Sachiko Hotaka)

Avant sa maladie, Watari avait déjà fait les titres de la presse nationale lors de sa qualification pour les Jeux de Rio. Ce qui rendait son cas si particulier à l’époque est que, dans son ardente volonté de remporter une médaille olympique, Watari était monté de deux catégories de poids, de 63kg à 75kg. L’histoire veut qu’elle ait pris 12 kg en mangeant cinq repas par jour.

Son lymphome fut diagnostiqué quelques jours avant les Jeux, auxquels elle prit part tout de même. Et ne fit de sa maladie aucun motif d’excuse pour sa décevante défaite d’un point face à Aline da Silva FERRIRA (BRA). A son retour au Japon, son état fut rendu public et, alors qu’il empirait, elle commença plusieurs traitements, dont une chimiothérapie.

“Pour les Jeux Olympiques, alors que je me battais pour savoir s’il fallait participer ou pas, j’ai continué à m’entraîner, ce qui a rendu ma participation possible,” a indiqué Watari. “Ensuite, ma vie contre la maladie a débuté. J’étais alitée la plupart du temps, avec des vertiges lorsque j’étais debout. Chaque jour qui passait, je me demandais si je serais capable de reprendre la lutte.”

En septembre dernier, elle recommence à marcher, faire du vélo et, petit à petit, acquérir “le corps d’une personne normale.” Après s’être limitée à des exercices élémentaires, elle a rejoint les salles de lutte en janvier.

“Si je considère ma condition d’avant les Jeux Olympiques comme à 100%, j’en suis toujours loin en termes de force physique”, dit Watari. “Je ne peux toujours pas tenir jusqu’à la fin de l’entraînement. Je dirais que j’en suis à 50%.”

Watari s’est retrouvée directement dans l’équipe pour Budapest car la médaillée mondiale et olympique Sara DOSHO, vainqueur en 68kg du championnat du Japon (appelé la coupe de l’Empereur), a souffert d’une blessure de l’épaule à la coupe du monde de lutte féminine en mars, qui l’a tenue éloignée de la coupe Meiji.

Si une lutteuse remporte dans sa catégorie de poids à la fois la coupe de l’Empereur et la coupe Meiji, elle sera automatiquement sélectionnée pour Budapest. Si les vainqueurs d’une même catégorie de poids sont différents, elles se retrouveront pour des éliminatoires le 7 juillet, et Dosho en sera également absente.

Pour Watari, son remarquable comeback n’efface en rien la piqûre de sa défaite à Rio. Après le combat, interrogée lors de sa conférence de presse sur le soutien reçu de ses parents pendant son combat contre le cancer, elle s’est effondrée.

“Je n’ai pas été capable de gagner aux Jeux Olympiques et leur rapporter une médaille,” a-t-elle déclaré, en larmes, sous-entendant que le meilleur moyen de leur montrer sa reconnaissance serait une médaille d’or aux Jeux de Tokyo en 2020.

 “Ceci n’est pas encore les Jeux Olympiques, et n’efface donc en rien ce qui est arrivé à Rio. Je dois penser jusqu’où il m’est possible d’aller en 68kg, et avec l’approche des qualifications pour les Jeux, quelle est pour moi la meilleure catégorie de poids. Cette victoire et cette qualification pour les mondiaux sont un précieux pas vers les Jeux.”

Quand même, avoir traversé une maladie mortelle lui fait beaucoup plus apprécier le temps passé sur les tapis, et lui permet de supporter les rigueurs nécessaires pour atteindre le succès.

“En ce moment, je m’éclate quand je lutte,” a conclu Watari.

Shota TANOKURA a acquis son billet pour les championnats du monde en remportant la compétition des 55kg. (Photo par Sachiko Hotaka)

Le champion d'Asie Tanokura lorgne sur l'or

Le champion d’Asie Shota TANOKURA a mené une attaque en règle sur l’or des 55kg en lutte gréco-romaine, déployant une démonstration de projections spectaculaires et assurant ainsi sa place pour le championnat du monde.

Tanokura poursuit sur la lancée de son triomphe à la coupe de l’Empereur, affichant deux victoires par supériorité technique avant de se défaire de Shota OGAWA 7-0 en finale, grâce à, notamment, un amené au sol en prise de demi-souplesse.

C’est la troisième médaille d’or de Tanokura à la Meiji, et sa première depuis 2015. Il s’était retiré après son échec aux sélections des Jeux Olympiques de Rio, en partie parce qu’il se sentait handicapé par le fait que la catégorie minumum de poids ait été montée à 59kg. Il avait été rapidement dominé par le médaillé d’argent olympique Shinobu OTA et le champion du monde Kenichiro FUMITA.

Mais le retour de la catégorie des 55kg a entraîné le retour de Tanukora à la discipline l’année passée, bien qu’il garde son emploi de professeur d’éducation physique au lycée de Tokyo.

Ses obligations professionnelles l’ont empêché de s’entraîner comme il l’aurait souhaité pour la coupe Meiji, au grand dam de son entraîneur.
“Honnêtement, pour ce tournoi, après le championnat d’Asie [de Bichkek en février] et le dernier camp national, je n’ai pas pu m’entraîner,” a déclaré Tanokura.

“L’entraîneur Shingo Matsumoto m’a dit une semaine avant le tournoi : ‘Mon pote, c’est pas comme ça que tu vas gagner.’ On m’a dit qu’il fallait que j’y aille avec l’état d’esprit d’un combattant, et ça a fait clic, même s’il était un peu tard.”

 Tanokura, triple médaillé des Jeux d’Asie, aura pour la première fois de sa carrière la possibilité d’une médaille de championnat du monde. Il a pu renforcer sa confiance par une deuxième place au tournoi Dan Kolov-Nikola Petrov de Sofia, en mars.

“J’ai participé à une compétition en Europe, et mon impression est que les lutteurs asiatiques sont plus puissants que les Européens dans les catégories les plus légères,” a-t-il indiqué. “Il ne reste plus qu’à me focaliser sur l’or des mondiaux.

Yukako KAWAI, médaillée d'or en 62kg. (Photo par Sachiko Hotaka)

Pendant ce temps chez les sœurs KAWAI, Yukako s’est emparée du titre de lutte féminine en 62kg et se rapproche un peu plus de Budapest.  
Yukako pleurait après sa victoire, mais ce n’était pas de joie, déçue par sa performance en finale 4-1 sur Yurika ITO, pendant laquelle elle n’a pas réussi à marquer en attaque.

"Je voulais le titre et suis satisfaite de l’avoir obtenu, mais je n’ai rien pu faire comme je m’étais entraînée pour, donc c’est très décevant,” a déclaré Yukako. “J’ai travaillé sur les amenés à terre, à répliquer et garder une position basse. Je n’ai même pas appliqué les fondamentaux.”

Yukako et sa soeur aînée Risako Kawai, championne olympique et championne du monde, avaient toutes deux changé de catégories de poids depuis leurs victoires à la coupe de l’Empereur. Risako était passée de 62kg à 59kg.

 Ceci a lancé les bases d’un scénario intéressant. Si, par surprise, Risako ne remporte pas la finale des 59kg dimanche, elle affrontera sa soeur en éliminatoire pour la place des 62kg. Mais Yukako pense qu’il n’en sera rien.

“Si elle gagne en 59kg, il n’y aura pas d’éliminatoire entre nous, donc Risako dit que nous devons absolument tout faire – gagner - pour aller ensemble au championnat du monde.”

Pour Yukako, Budapest sera l’occasion de se racheter pour le championnat du monde de Paris l’année passée, où elle n’a pas décroché l’or en 63kg ; pour y arriver, elle n’a pas le droit de reproduire ses errements de samedi.

“La façon dont j’ai lutté ne valait rien,” a-t-elle dit. “À ce niveau, je serai tout de suite battue, comme l’année passée. Je dois tout recommencer depuis le début.”

Yuhi FUJINAMI a dû se retirer du tournoi suite à une fracture de l’os de la pommette. (Photo par Sachiko Hotaka)

Fujinami se retire et compte sur les éliminatoires

Étonnamment, Yuhi FUJINAMI, médaillé de bronze à Paris 2017 en lutte libre et 70kg, s’est retiré de la compétition catégorie 74kg, préférant jouer son retour au championnat du monde aux éliminatoires.


Fujinami s’est fracturé le malaire droit après avoir reçu un coup de coude à l’entraînement début mai. Il est apparu dans deux rencontres en duel pour l’Université Yamanashi Gakuin, se protégeant tant bien que mal en évitant d’amener ses adversaires à terre. Il compte sur une rémission totale d’ici aux éliminatoires. 

Fujinami a déclaré à la presse qu’il avait pris sa décision dimanche, après consultation avec sa famille au championnat national juniors des lycées, où tous étaient réunis pour soutenir sa jeune soeur Akari – qui a décroché la médaille d’or.

En l’absence de Fujinami, c’est Ken HOSAKA qui a décroché le titre avec une victoire 11-3 sur Yuto MIWA, encore adolescent. En demi-finale, Hosaka a dû mettre un pied dans la zone de protection à 3 secondes de la fin pour obtenir les deux points qui lui ont donné la victoire 4-4 sur Ryuki YOSHIDA.

Fujinami et Hosaka se rencontreront en éliminatoire dans un remake de la finale de la coupe de l’Empereur, que Fujinami avait remportée par supériorité technique.

Dans les autres titres de lutte libre à saisir samedi passé, celui des 97kg est revenue à Naoya AKAGUMA, qui a déroulé une victoire 9-0 sur Taira SONODA.

En demi-finale, Akaguma avait marqué un amené à terre tardif pour une victoire 3-3 sur le vainqueur de la coupe de l’Empereur Takeshi YAMAGUCHI, les amenant tous deux à un combat éliminatoire pour Budapest.

Le médaillé d’argent d’Asie Tsuchika SHIMOYAMADA (67kg) et Shohei YABIKU (77kg) en lutte gréco-romaine, et Katsuki SAKAGAMI (57kg) en lutte féminine, ont tous décroché le double titre national et leur place pour Budapest.

Résultats du troisième jour

Lutte libre

74kg (12 inscrits)
Or – Ken HOSAKA df. Yuto MIWA, 11-3

Bronze – Hayato OGATA et Ryuki YOSHIDA

Demi-finale – Yuto MIWA df. Hayato OGATA, 5-0
Demi-finale – Ken HOSAKA df. Ryuki YOSHIDA, 4x-4

97kg (12 inscrits)
Or – Naoya AKAGUMA df. Taira SONODA, 9-0

Bronze – Takeshi YAMAGUCHI et Hiroto NINOMIYA

Demi-finale – Naoya AKAGUMA df. Takeshi YAMAGUCHI, 3x-3
Demi-finale – Taira SONODA df. Hiroto NINOMIYA par forfait.

Lutte gréco-romaine

55kg (10 inscrits)
Or – Shota TANOKURA df. Shota OGAWA, 7-0

Bronze – Tomoya MARUYAMA et Hiromu KATAGIRI

Demi-finale – Shota TANOKURA df. Tomoya MARUYAMA par tombé, 8-0, 1:50
Demi-finale – Shota OGAWA df. Hiromu KATAGIRI par tombé, 10-2, 2:20

67kg (10 inscrits)
Or – Tsuchika SHIMOYAMADA df. Shogo TAKAHASHI par tombé, 9-1, 4:17

Bronze – Daiki KOBAYASHI et Katsuyoshi KAWASE

Demi-finale – Tsuchika SHIMOYAMADA df. Daiki KOBAYASHI par tombé, 10-1, 2:07 
Demi-finale – Shogo TAKAHASHI df. Katsuyoshi KAWASE, 5-3

77kg (12 inscrits)
Or – Shohei YABIKU df. So SAKABE, 2x-2

Bronze – Kenryu KUZUYA et Takeshi IZUMI

Demi-finale – Shohei YABIKU df. Kenryu KUZUYA par tombé, 8-0, 1:27 
Demi-finale – So SAKABE df. Takeshi IZUMI par tombé, 3:30 (5-3)

Lutte féminine

57kg (6 inscrites)
Or – Katsuki SAKAGAMI df. Akie HANAI, 4-1

Bronze – Sae NANJO et Chiho HAMADA 

Demi-finale – Katsuki SAKAGAMI df. Sae NANJO, 8x-8
Demi-finale – Akie HANAI df. Chiho HAMADA, 2-0

62kg (7 inscrites)
Or – Yukako KAWAI df. Yurika ITO, 4-1

Bronze – Atena KODAMA et Honoka IMAGAWA

Demi-finale – Yurika ITO df. Atena KODAMA par ST, 11-0, 4:09
Demi-finale – Yukako KAWAI df. Honoka IMAGAWA, 4-0 

68kg (5 inscrites)
Or – Rio WATARI df. Chiaki SEKI, 3-2

Bronze – Miwa MORIKAWA et Mai HAYAKAWA

Demi-finale – Chiaki SEKI df. Miwa MORIKAWA, 7-2
Demi-finale – Rio WATARI df. Mai HAYAKAWA, 7-0