L'Hebdo !

L'Hebdo du 4 février !

By Eric Olanowski

En revue, les résultats de l'Indian Pro League, le Henri Deglane à Nice, le championnat de Suède, les premiers classements de la saison et l'Open de Zagreb qui ouvre samedi.

1. Les Haryana Hammers battent les Punjab Royals 6-3 en finale de l'Indian Pro League (PWL)
La quatrième édition de l'Indian Pro League s'est close sur une victoire en finale des Haryana Hammers sur les Punjab Royals par 6-3. Les Haryana Hammers atteignent les finales pour la quatrième fois consécutive et remportent leur second titre PWL.

Les Punjab Royals avaient battu les Haryana Hammers lors des finales de l'année passée 6-3. Les Hammers ont renversé la vapeur cette fois, remportant 6 des 9 combats du stade de Greater Noida. 

Les Haryana Hammers ont remporté les cinq premiers combats pour 0 à leurs adversaires, scellant pour ainsi dire ainsi leur titre. Les NCR Punjab Royals ont ensuite aligné 3 victoires avant que Tayana OMELCHENKO ne mette un point final aux débats en démontant Anita ANITA 13-0. 

Résultats finaux
FS 125kg - Aleksander KHOTSIANIVSKI (Haryana Hammers) df. Korey JARVIS (NCR Punjab Royals), 3-0 
FS 86kg – Ali SHABANOV (Haryana Hammers) df. Dato MARSAGISHVILI (NCR Punjab Royals), 8-4 
WW 76kg – Kiran KIRAN (Haryana Hammers) df. Cynthia VESCAN (NCR Punjab Royals), 3-2 
FS 57kg - Ravi KUMAR (Haryana Hammers)  df. NITIN RATHI (NCR Punjab Royals), 14-0 
WW 57kg – Anastasia NICHITA (Haryana Hammers)  df. Mimi HRISTOVA (NCR Punjab Royals), 8-4
FS 65kg – Bajrang PUNIA (NCR Punjab Royals) df. Rajneesh RAJNEESH (Haryana Hammers), 15-0 
FS 74kg – Amit DHANKAR (NCR Punjab Royals) df. Parveen RANA (Haryana Hammers), 7-2 
WW 53kg – Anju ANJU (NCR Punjab Royals) df. Seema SEEMA (Haryana Hammers), 20-9 
WW 62kg – Tayana OMELCHENKO (Haryana Hammers) df. Anita ANITA (NCR Punjab Royals), 13-0  

Champions de l'Indian Pro League 
Saison 4 - Haryana Hammers
Saison 3 - NCR Punjab Royals
Saison 2 - Haryana Hammers
Saison 1 - Revanta Mumbai Garuda  

2. United World Wrestling publie les classements de janvier
Après la fin du premier événement de série de classement de l'année de lutte libre et de lutte féminine, le Grand Prix Ivan Yariguin, United World Wrestling a publié les classements de janvier. 

Lutte libre, changements notables : 
57kg - Thomas GILMAN (USA) (32 points), médaille de bronze à Krasnoyarsk, passe devant les médaillés mondiaux de bronze 2018 Suleyman ATLI (TUR) (25 points) et Yuki TAKAHASHI (JPN) (25 points)

65kg - Akhmed CHAKAEV (RUS) (41 points), médaille d'or au Yariguin, prend la deuxième place au dauphin des championnats du monde 2018 Bajrang BAJRANG (IND) (40 points). 

86kg - Dauren KURUGLIEV (RUS) (36 points), médaille d'or à Krasnoyarsk, prend la troisième place. Kurugliev passe devant les médaillés mondiaux de bronze 2018 Taimuraz FRIEV NASKIDAEVA (ESP) (25 points) et Hassan YAZDANICHARATI (IRI) (25 points).

97kg - Batzul ULZIISAIKHAN (MGL) (26 points), cinquième en Sibérie, talonne Abdulrashid SADULAEV (RUS) (60 points) et Kyle SNYDER (USA) (40 points). 

125kg - Anzor  KHIZRIEV (RUS) et Taha AKGUL (TUR), respectivement premier et second au Yariguin, prennent la quatrième et cinquième place du classement.

Lutte féminine, changements notables :
57kgGrace BULLEN (NOR) (30 points), médaille de bronze au Yariguin, passe devant les médaillées mondiales de bronze 2018 Emese BARKA (HUN) (25 points) et Pooja DHANDA (IND) (25 points).

59kg - Svetlana LIPATOVA (RUS) (32 points), dauphine au Yariguin cette année, prend la troisième place. 

65kg - Mariia KUZNETSOVA (RUS) (26 points), médaille d'or des 65kg, monte de six places et passe quatrième.

68kg - SORONZONBOLD Battsetseg (MGL) (32 points), médaille d'or de sa catégorie, passe de la septième à la troisième place du classement. 

76kg - Hiroe MINAGAWA SUZUKI (JPN) (41 points), championne des 76kg à Krasnoyarsk, prend la deuxième place à la championne du monde 2017 et dauphine du championnat du monde 2018 Yasemin ADAR (TUR) (40 points). 

Retrouvez ici les classements de janvier

3. Fin du Henri Deglane à Nice 
La 45me édition du tournoi annuel Henri Deglane s'est terminée à Nice, au sud de la France, où plus de 300 lutteurs et lutteuses venus de 30 pays ont concouru en lutte libre, gréco-romaine et féminine.

En lutte libre, six pays différents se sont partagé les dix médailles d'or disponibles, la Géorgie en tête avec quatre médailles d'or. De même en ce qui concerne la lutte gréco-romaine, où cette fois l'Arménie tire la part du lion, menée par le dauphin des Jeux Olympiques de Londres Arsen JULFALAKYAN (ARM) pour quatre titres. Six médailles d'or étaient à prendre en lutte féminine. Deux sont revenues au Kyrgyzstan, deux autres à l'Azerbaïdjan, tandis que l'Argentine et la Roumanie s'en tirent avec une médaille d'or chacune. 

RÉSULTATS 
Lutte libre 
57kg - Otar GOGAVA (GEO)
61kg - Beka LOMTADZE (GEO)
65kg - Bekkhan GOIGEREEV (RUS) 
70kg - Zurab IAKOBISHIVLI (GEO) 
74kg - Thomas GANTT (USA) 
79kg - Davit KHUTSISHVILI (GEO) 
86kg - Samuel BROOKS (USA) 
92kg - Istvan VEREB (HUN) 
97kg - Valerii ANDRIITSEV (UKR) 
125kg - Kamil KOSCIOLEK (POL) 

Lutte gréco-romaine 
55kg - Rudik MKRTCHYAN (ARM) 
60kg - CHUNG Han Jae (KOR) 
67kg – Karen ASLANYAN (ARM) 
72kg - HRANT KALACHYAN (ARM) 
77kg – Arsen JULFALAKYAN (ARM) 
82kg - Hakim TRABELSI (TUN) 
87kg - Alan OSTAEV (RUS) 
97kg - Mélonin NOUMONVI (FRA) 
130kg -  Yasmani ACOSTA (CHI) 

Lutte féminine 
50kg - Patricia BERMUDEZ (ARG) 
53kg - Andrea Beatrice ANA (ROU) 
57kg - Alyona KOLESNIK (AZE) 
62kg - Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ)
65kg - Iryna NETREBA (AZE) 
76kg - Meerim ZHUMANAZAROVA (KGZ) 

Retrouvez ici les résultats complets

4. Fin du championnat de Suède à Sundsvall  
Les championnats de Suède de lutte gréco-romaine et de lutte féminine ont tiré leur révérence à Sundsvall en Suède le weekend dernier, où les deux médaillées de bronze olympique Sofia MATTSON et Jenny FRANSSON repartent championnes des 55 et 72kg. 

Un titre national signifie, dans la plupart des pays, que votre place est assurée au championnat du monde et aux  championnats continentaux de l'année, mais ce n'est pas le cas en Suède. Selon Fransson, si les résultats de lutte féminine de ce weekend sont cruciaux, ceux de l'Open Lady Klippan et du deuxième événement de série de classement de l'année, le Dan Kolov - Nikola Petrov, seront décisifs en ce qui concerne en lutte féminine le processus de sélection du championnat d'Europe et du championnat du monde 2019. 

Pour la lutte gréco-romaine suédoise, l'Open de Zagreb, le Grand Prix de Hongrie et les Masters de Thor serviront de qualificatifs pour les championnats d'Europe et du monde 2019.  

RÉSULTATS

Lutte gréco-romaine
55kg - Abulfazeil HASHIMY 
60kg - Niklas ÖHLEN 
63kg - Ardit FAZLJIJA 
67kg - Danielo DI FEOLA 

72kg - Simon ERLANDSSON 
77kg - Alex KESSIDIS 
82kg - Bogdan KOURINOI 
87kg - Zakarias BERG 
97kg - Leon KESSIDIS 
130kg - Albin SODERSTJERNA 

Lutte libre
53kg - Fredrika PETTERSSON 
55kg - Sofia MATTSON 
57kg - Johanna LINDBORG 
59kg - Emma JOHANSSON 
62kg - Moa NYGREN
65kg - Elin FORSBERG 
68kg - Henna JOHANSSON 
72kg - Jenny FRANSSON 
76kg - Denise MAKOTA STROM 

Retrouvez ici les résultats complets.

5. Ouverture de l'Open de Zagreb samedi
Le premier événement de série de classement de l'année de lutte gréco-romaine, l'Open de Zagreb, ouvre ce samedi 9 février en Croatie. 

Il semble que, pour l'instant et selon la liste non-officielle des préinscriptions, presque 40 médaillés mondiaux toutes catégories confondues feront le déplacement. À noter, la présence du champion olympique de Londres KIM Hyeonwoo (KOR), du double médaillé olympique et triple champion du monde Riza KAYAALP (TUR) et du médaillé de bronze olympique de Rio Elmurat TASMURADOV (UZB). 

Les tours de qualification et d'élimination des dix catégories de poids seront joués samedi, les tours de championnat dimanche. 

Programme 
Samedi (9 février) 
8:00 - Contrôle médical & Pesée du 1er jour, toutes catégories (pas de tolérance !), Salle des Sports
10:30 - Tours de qualification et élimination, toutes catégories (sur 3 tapis)

Dimanche (10 février)
8:00 - Contrôle médical & Pesée du 2me jour, toutes catégories (pas de tolérance !), Salle des Sports
10:30 - Repêchage et médailles de bronze (toutes catégories)
17:30 - Cérémonie d'ouverture et finales (toutes catégories)

L'Hebdo dans les réseaux ! 

1. Big Move Monday -- PYSHKOV D. (UKR) -- 2018 Dan Kolov #grecoromanwrestling #ukrainian #wrestler#suplex #throw #takedown #olympic #wrestling
2. #SundaySmiles ?
3. @wrestlerviktor, champion du monde 2017, luttera sur les tapis du premier événement de série de classement de l'année en lutte gréco-romaine, l'Open de Zagreb (9-10 février). Il est inscrit en 77kg.
4. Pas vu les finales du #Yariguin2019 ? Pas grave. Tous les amenés au sol des finales de lutte libre sont là. À votre service ?!
5. Gestion du temps de @rasul_gazimagomedov70 en déplacement ? #Yarigyin2019#ThursdayTrips

Japon

Avec le retour des lycéens sur les tapis, le Japon organise son premier tournoi national depuis février

By Ken Marantz

NIIGATA, Japon -- Seuls perçaient, stridents, les coups de sifflet des arbitres, soufflés derrière des visières de protections en plastique. A part les cris des entraîneurs aux quatres coins de la salle, les seuls encouragements audibles montaient, étouffés par les indispensables masques, des stands des coéquipiers des lutteurs.

Le Japon s'est encore rapproché d'un pas vers la normalité en cette époque de pandémie en tenant, de façon prudente et optimiste, son premier tournoi national depuis février dernier, la Coupe Kazama ou championnat national des collèges sur invitation, du 9 au 11 octobre.

Les protocoles de prévention sanitaire étaient fermement maintenus pour l'arrivée des plus de 300 collégiens de seconde et troisième années dans la ville portuaire de Niigata pour un tournoi initialement programmé au mois de mars -- et pour un temps simplement annulé.

Mais il y a moins d'un mois, les restrictions sur le sport et les événements de grande ampleur ont commencé à être levées, et la fédération de lutte située dans la préfecture de Niigata a relevé le défi d'accueillir ce qui se rapproche d'un modèle pour les tournois dans le futur proche.

A referee wearing a face shield keeps an eye on the action. (Japan Wrestling Federation photo)Un arbitre masqué observe l'action (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"J'ai l'impression que l'attente est finalement terminée,' dit Yoshihiko HARA, vice-président du comité organisateur du tournoi, pouvant enfin contempler l'événement en cours sous ses yeux et comprenant des compétitions par équipes séparées et des combats individuels.

"Nous avons besoin d'un mois pour nous préparer, mais le tournoi a été repoussé d'une semaine encore et nous avons dû attendre la décision jusqu'à ce qu'il ne reste plus que trois semaines. La préfecture de Niigata a grandement allégé les restrictions et nous avons pu accueillir la compétition."

La Coupe Kazama est l'un des trois tournois de la 'triple couronne' des garçons, avec l'Intercollège et les Jeux Nationaux (Kokutai). Ces deux derniers annulés pour de bon, les officiels de la lutte nationale souhaitaient donner aux seniors sortants un objectif final.

"Pour les élèves de troisième, c'est le dernier tournoi," déclare le Vice-Président de la Fédération japonaise de lutte Hideaki TOMIYAMA. "Avec l'annulation de l'Intercollège et des Kokutai, ils n'avaient plus rien. C'est bien qu'ils en aient un."

Tomiyama a repoussé la suggestion que la Fédération n'aille un peu trop vite en besogne en mettant la pression pour organiser la compétition.

Everyone entering the facility had their temperature automatically taken. (Japan Wrestling Federation photo)Chaque personne pénétrant sur les lieux voyait sa température prise (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"Voyant ce qui se passait dans les autres sports, les sports professionnels ont graduellement permis le retour des spectateurs," dit-il, se référant aux principaux sports professionnels japonais, le sumo, le basket et le football. "Il faut tout d'abord avancer. Tant que vous vous préparez minutieusement en prenant des contre-mesures fermes, cela peut-être fait."

Un précédent avait été établi le mois dernier, en quelque sorte, par l'accueil par la préfecture de Niigata du championnat national universitaire d'athlétisme.

"Avant cela, il y a eu une rencontre nationale universitaire d'athlétisme où les restrictions étaient très sévères," dit Hara, natif de Niigata, ancien quintuple champion du Japon de lutte libre et deux fois athlète olympique. "Les athlètes et les entraîneurs n'avaient pas le droit de quitter leur hôtel et devaient prendre un engagement écrit. 1'300 athlètes étaient présents."

Dissiper les craintes locales
Tandis que la ville de Niigata, située sur la côte de la Mer du Japon à environ 250 km au nord-ouest de Tokyo, a une population de 810,000 habitants, la préfecture éponyme dans laquelle elle se trouve demeure un mélange de régions rurales et montagneuses.

La préfecture a échappé au gros de l'épidémie -- il y a eu moins de 200 cas enregistrés et aucun décès à déplorer. C'est l'opposé de ce qui s'est passé à Tokyo, qui a continuellement enregistré de 100 à 200 cas par jour et recense environ le quart des 1,670 décès relevés au Japon. Les habitants locaux sont donc constamment inquiets que des personnes de l'extérieur puissent transmettre la maladie.

"Nous sommes loin de Tokyo et il y a eu beaucoup de plaintes au sujet de la tenue du tournoi," dit Hara. '''Pourquoi organiser un événement national ? Pourquoi les gens de Tokyo viennent-ils ici?' Il y a toujours une 'allergie' aux événements sportifs."

A wrestler bows to his opponent's corner after his match instead of shaking hands. (Japan Wrestling Federation photo)Un lutteur s'incline face au carré de ses adversaires après son combat au lieu qu'ils se serrent la main (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Au contraire des autres sports individuels tels que l'athlétisme, le tennis ou le golf, la lutte et les autres sports de contact se trouvent dans une situation bien plus compliquée losqu'il s'agit de contrecarrer le développement d'une infection. Ceci était vrai avant l'arrivée du coronavirus et l'est plus encore aujourd'hui.

Dans ces conditions, d'autres sports de contact, ainsi que les médias, étaient très intéressés par la manière dont la lutte gérerait la Coupe Kazama. Hara a pu constater que trois officiels nationaux de la boxe étaient venus en observateurs.

"C'est le premier tournoi national d'un sport de contact," dit-il. "Le rugby est annulé. Le judo aussi. Nous organisons le premier événement collégien à une échelle nationale, alors ça fait les gros titres. Les demandes d'interviews ne sont pas adressées à nous qui sommes impliqués dans la lutte, mais au médecin du site et aux volontaires prenant la température à l'entrée. Malgré tout, nous sommes contents."

Les règles étaient strictes et exclusives. Seuls les lutteurs, les entraîneurs et les officiels du tournoi avaient le droit d'être présents sur le site, le Centre général des sports Higashi, ce qui signifiait pas de membres de la famille, d'amis ou d'autres spectateurs. Comme la préparation des équipes était limitée, il avait été recommandé aux lutteurs de ne pas perdre de poids de façon excessive et une tolérance de 2 kilos adoptée.

Toute personne pénétrant dans l'arène devait soumettre un formulaire relevant sa température quotidienne des 14 derniers jours. Au pupitre de réception, des caméras infrarouges étaient installées pour prendre à nouveau la température des entrants. A l'intérieur tous, sauf les lutteurs en combat sur les quatre tapis, devaient porter un masque à tout moment.

L'accès à la salle d'échauffement était limité pour éviter tout attroupement. "Le plus gros problème fut de faire maintenir les distances sociales aux personnes présentes là-bas," dit Hara. Les arbitres sur les tapis portaient des protections faciales et, après chaque combat, les lutteurs s'inclinaient face à l'entraîneur de l'adversaire au lieu de la poignée de mains habituelle.

"Il faut prudemment gérer la zone de réception," commente Tomiyama. "Si vous faites cela, il n'y a pas vraiment de problème. Sans spectateur, nous pouvons vérifier toute personne qui vient ici."

Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) battles Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) in the 92kg final. (Japan Wrestling Federation photo)Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) aux prises avec Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) en final des 92kg (Photo : Fédération japonaise de lutte).

L'empreinte finale de la Mongolie
Le tournoi prévoyait 48 entrées dans la compétition par équipe et dans chacune des huit catégories de poids individuelles, sélectionnées des neuf régions japonaises et de Niigata. Le nombre d'allocations par région allait de huit pour Kanto (qui comprend Tokyo) et Kyushu à une pour Hokkaido. Le tirage réalisé en mars fut utilisé comme tel, il y eu donc de cinq à 10 absents par division.

Les festivités furent lancées par la compétition par équipe, tenue le premier jour et la matinée du second, dans un style de duels en knockout entre des groupes de sept lutteurs.

Le collège de la préfecture de Chiba, de l'Université japonaise des sciences sportives Kashiwa, a décroché son quatrième titre d'affilée en vainquant Saitama Sakae par 5-2 en finale. NSSU Kashiwa a atteint la finale en se défaisant d'une autre école de la préfecture de Saitama, Hanasaki Tokuharu, par 4-3 en demi-finale.

Le Mongolien Tuvaadorj BUKHCHULUUN a offert la victoire décisive en demi-finale des 125kg sur Hanasaki Tokuharu, pour devenir le seul des trois lutteurs de NSSU Kashiwa à remporter une couronne individuelle en finale, l'or des 92kg.

Bukhchuluun a aligné 4 victoires par supériorité technique sans concéder un seul point, avant d'écraser Kyo KITAWAKI, de l'Ecole Technique Nirasaki, préfecture de Yamanashi, par 6-0 en finale.

Pour Bukhchuluun, cette victoire ne marque pas seulement la fin de sa carrière de collégien, mais de sa carrière d'athlète de lutte libre aussi. Il déclare qu'il rejoindra l'équipe sumo de l'Université japonaise des sciences sportives l'année prochaine, son premier pas vers une carrière dans cette discipline, dominé ces dernières années par la Mongolie.

Bukhchuluun, qui parle un japonais de conversation, dit que ce changement est la réalisation d'une promesse faite à son père avant son décès en 2018. "Je voulais lutter à l'université, mais il voulais que je rejoigne les sumos," dit-il.

Bukhchuluun n'a débuté la lutte qu'en 2016, remportant le championnat junior des lycéens de Mongolie l'année suivante. Ceci attira l'attention de l'ancien yokozuna (grand champion) sumo Asashoryu, qui aida le jeune homme à entrer la NSSU Kashiwa comme étudiant étranger.

L'année dernière, Bukhchuluun a remporté le titre des 92kg de l'Intercollège et des Kokutai, vainquant les deux fois Atsushi Miura du Collège Amino, préfecture de Kyoto, en finale. C'était une revanche sur la défaite encaissée face à Miura en finale de la Kazama. Cette année, tous deux ont terminé victorieux, car Miura est passé en 125kg et a obtenu l'or pour son second titre.

Une différence de taille pour Bukhchuluun, qui se prépare à une carrière dans le sumo, est qu'il ne s'agira plus seulement d'atteindre un certain poids (bien qu'avec un poids naturel de 83kg, ce n'était pas vraiment un sujet inquiétude). Il lui faudra maintenant s'épaissir dans un sport où 100kg sont considérés comme un poids léger. "Je dois grossir pour gagner," dit-il.

Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), the son of an Olympic medalist, had to settle for the silver after a loss in the 55kg final to Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen).  (Japan Wrestling Federation photo)Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), fils d'un médaillé olympique, a dû se contenter de l'argent, vaincu en finale des 55kg par Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen) (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Des liens familiaux peu concluants
Les autres finales offraient une poignée de noms que les fans de luttent peuvent reconnaître, même si leurs propriétaires ont finalement obtenu des résultats mitigés.

Kaisei TANABE, de la NSSU Kashiwa, fils du médaillé olympique de bronze des JO d'Athènes de 2004 Chikara TANABE, a dû se contenter d'une médaille d'argent pour la deuxième année d'affilée, vaincu 4-2 en finale des 55kg par Kento YUMIYA du Inabe Sogo Gakuen de la préfecture de Mia.

Yumiya, champion des Kokutai, marche dans les pas de son grand frère Hayato, champion des 55kg en 2019, où il avait obtenu une sortie de tapis à 25 secondes de la fin alors que Tanabe menait 2-2 sur critères.

"La dernière partie de mes combats est mon point le plus faible," dit Tanabe. "Je dois y remédier pour le prochain tournoi."

Pour Tanabe, vaincu en finale des 51kg l'année dernière, ce combat était son onzième en trois jours, rencontres par équipe et combats individuels combinés.

"C'était dur, mais en venant au tournoi je voulais gagner les titres par équipe et le titre individuel aussi. Jusqu'à la demi-finale, j'étais bien," dit-il, ajoutant qu'il se sentait adéquatement préparé.

L'année prochaine, Tanabe rejoindra sa soeur aînée Yumeka TANABE, la championne du monde 2019 des U23 en 59kg, à l'Université japonaise des sciences sportives, où leur père est entraîneur. Son père aurait normalement été à ses côtés à Niigata si les restrictions ne l'en avait pas empêché.

"Il me donnait des conseils par téléphone," dit Kaisei. "C'était suffisant."

En finale des 51kg, Taiga ONISHI, de l'Ecole Technique de la préfecture de Saga, a décroché une victoire par supériorité technique 11-1 sur Akito MUKAIDA du Hanasaki Tokuharu, le plus jeune frère de la double championne du monde de lutte féminine Mayu MUKAIDA.

C'est le second titre majeur d'Onishi, vainqueur l'année passée du titre de lutte gréco-romaine des 55kg aux Kokutai.

The eight gold medalists gather for a group photo.  (Japan Wrestling Federation photo)Les huit médaillés d'or réunis pour une photo de groupe (Photo : Fédération japonaise de lutte)​​​​​​​

Entre-temps, Iori KOSHIBA, de l'Ecole Technique Tosu, fils du médaillé d'argent des Jeux d'Asie de 1998 Kenji KOSHIBA, a décroché son premier titre majeur grâce à une victoire par supériorité technique 10-0 sur Taishin YAMAJI de la Wakayama Kita en finale des 71kg.

Les lutteurs de Saitama Sakae ont ramené à la maison deux des trois autres médailles d'or en jeu, avec Kenji OGINO remportant les 60kg et Fumiya IGARASHI les 80kg. Ryosuke KERA, de la Hanasaki Tokuharu, a triomphé en 65kg.

Pour une photo d'époque, les huit meilleurs lutteurs de chaque catégorie de poids ont reçu leurs prix (médaille pour les quatre meilleurs, certificats pour les cinquièmes places) en portant leurs masques, qu'ils ont conservés pour la photo officielle. Les huit champions les ont ensuite enlevés pour une photo de groupe.

Bien que le tournoi a semblé s'être déroulé sans anicroche majeur, les officiels ont bien conscience qu'ils ne sont pas encore sortis d'affaire étant donné le temps qu'il faut pour que les potentiels symptômes d'infection soient détectés.

"Je ne crois pas que je vais pouvoir dormir les deux semaines suivant la fin du tournoi," a déclaré un officiel sur le site de la fédération avant la compétition. "Je serai inquiet que quelqu'un soit testé positif."