L'Hebdo !

L'Hebdo du 3 décembre !

By Eric Olanowski

En revue, les épreuves de sélection olympique de l'équipe canadienne et le Tournoi Alans, les résultats de la Coupe Alrosa et le championnat d'Inde.

1. La Russie domine le reste du monde à la Coupe Alrosa 
L'équipe de stars russes a clôt la Coupe Alrosa, tenue à Moscou, par 11 victoire pour une seule défaite concédée contre une équipe constituée de l'élite mondiale et représentant 7 pays.

En lutte gréco-romaine et catégorie de poids des 77kg, Roman VLASOV (RUS) s'est défait de son adversaire des finales des JO de Londres Arsen JULFALAKYAN (ARM) par 3-2 dans la rencontre phare de la compétition. 

Vlasov, double champion olympique, a inscrit un point en période d'inactivité, avant d'en ajouter deux supplémentaires grâce à une ceinture en pont du côté droit. Julfalakyan est remonté à un point de son opposant à moins d'une minute de la cloche grâce à un amené au sol tardif. Pas assez, cependant, pour prendre la revanche de sa défaite olympique.

En lutte libre, la performance la plus impressionnante est probablement celle donnée par Alikhan ZHABRAILOV (RUS) en 97kg, qui inscrit un inattendu 5-2 sur le champion olympique Sharip SHARIPOV (AZE). 

Autre victoire notable pour la Fédération russe, celle remportée en 125kg par Bilyal MAKHOV (RUS), en quête permanente d'un meilleur résultat depuis sa médaille d'argent olympique, 2-0 sur un Elizbar ODIKADZE (GEO) encore trop léger, qui à Noursoultan luttait avec les 97kg.

Le triple champion du monde azerbaïdjanais Haji ALIYEV (AZE) est le seul non Russe sorti victorieux du duel de douze combats, grâce un amené au sol réalisé à la dernière seconde sur Nachyin KUULAR (RUS), pour une victoire remportée 5-4 dans la catégorie des 65kg. 

Russia vs Reste du monde : 11-1
Lutte libre (5-1)
57kg – Ramis GAMZATOV (RUS) df. Giorgi EDISHERASHVILI (AZE), 8-4
65kg – Haji ALIYEV (AZE) df. Nachyin KUULAR (RUS), 5-4 
74kg – Timur BIZHOEV (RUS) df. Avtandil KENTCHADZE (GEO), 2-1
86kg – Magomed RAMAZANON (RUS) df. Ahmad BAZRI (IRI), 3-2 
97kg – Alikhan ZHABRAILOV (RUS) df. Sharip SHARIPOV (AZE), 5-2 
125kg – Bilyal MAKHOV (RUS) df. Elizbar ODIKADZE (GEO), 2-0 

Lutte gréco-romaine (6-0)
60kg – Sergey EMELIN (RUS) df. Victor CIOBANU (MDA), 7-0
67kg – Artem SURKOV (RUS) df. Atakan YUEKSEL (TUR), 6-1 
77kg – Roman VLASOV (RUS) df. Arsen JULFALAKYAN (ARM), 3-2 
87kg – Alexander KOMAROV (RUS) df. Metehan BASAR (TUR), 2-1 
97kg – Nikita MELNIKOV (RUS) df. Ibrahim TIGCI (TUR), 8-3
130kg – Vitali SCHUR (RUS) df. Nurmakhan TINALIEV (KAZ), 3-1 

2. Wiebe lance sa quête d'une seconde couronne olympique avec les sélections canadiennes
Erica WIEBE (CAN) avait déclaré qu'obtenir son premier titre olympique était la chose la plus difficile qu'elle ait jamais faite. Depuis Rio pourtant, le ton a changé : poursuivre un second titre est encore plus difficile.

Sa tentative de devenir la première lutteuse non-japonaise à remporter deux titres olympiques débutera officiellement ce vendredi, à l'occasion des deux jours des épreuves de sélection olympique de l'équipe canadienne prévus à Niagara, en Ontario.

Si les étapes à suivre sont relativement simples pour que Wiebe se retrouve à Tokyo l'année prochaine, rien n'est acquis : elle doit tout d'abord remporter les épreuves de ce weekend, puis qualifier sa catégorie lors des qualificatifs olympiques panaméricains (13-15 mars 2020). 

Wiebe est inscrite en 76kg pour les épreuves de Niagara, avec cinq autres lutteuses dont les deux dernières représentantes canadiennes de la catégorie des 72kg qui ont rejoint la catégorie olympique des 76kg.

Ses opposantes les plus à craindre sont la championne panaméricaine 2019 Dejah SLATER et la championne du monde 2018 Justina DI STASIO.

Wiebe et Di Stasio se sont déjà affrontées cette année lors des finales de la Coupe du Canada à Calgary au mois de juin, où Wiebe a remporté une victoire en remontée victorieuse : menée 3-2 à l'approche de la cloche, la championne olympique l'emportera finalement.

La catégorie des 57kg sera également sous les feux des projecteurs. Là, Linda MORAIS, championne du monde en titre des 59kg, rejoindra la catégorie olympique dans l'espoir de décrocher l'or de Tokyo. Elle y affrontera Hannah TAYLOR et Alexandra TOWN. Taylor a récemment remporté la médaille de bronze au championnat du monde des U23 et en détient le titre, qu'elle avait ravi à Town, la première canadienne à l'avoir obtenu il y a tout juste un an.

Les épreuves canadiennes de sélection olympique débutent vendredi et sont diffusée en direct sur www.wrestling.ca et CBC Sports. Vous pouvez également suivre les infos de la Fédération canadienne Wrestling Canada Lutte sur FacebookTwitter et Instagram.

Kyle SNYDER (USA) mènera l'équipe des USA à Vladikavkaz, en Russie, pour le Tournoi international Alans. (Photo : Tony Rotundo)

3. Snyder en tête d'une équipe américaine expérimentée au tournoi Alans
C'est une équipe américaine très expérimentée de six lutteurs que Kyle SNYDER (USA) emmènera au Tournoi International Alans de Vladikavkaz, en Russie, du 5 au 8 décembre au Palais des Sports Menezh.

Thomas GILMAN, James GREEN et Nick GWIAZDOWSKI, trois médaillés mondiaux, se joindront à Snyder, double champion du monde et champion olympique. Au total, l'équipe des USA affiche neuf médailles mondiales et un titre olympique.

Gilman, médaillé mondial d'argent en 2017, montera sur les tapis russes pour la troisième fois ce trimestre. Il avait remporté l'or par 5-0 au Tournoi Yusup Abdulsalamov en octobre au Daghestan, puis le bronze lors de la Coupe Intercontinentale de Khasavyurt. 

Green, deux fois médaillé mondial en 70kg, tentera de faire mieux que le bronze qu'il avait obtenu l'année dernière, mais sans lutter dans sa catégorie habituelle puisqu'il a rejoint la catégorie olympique des 74kg, où l'attend de pied ferme son coéquipier Jordan BURROUGHS pour lui disputer la place olympique. 

Quatrième médaillé mondial de l'équipe US, le double médaillé de bronze Nick GWIAZDOWSKI, inscrit dans la catégorie poids lourd des 125kg. 

Zain RETHERFORD et Mike MACHIAVELLO complètent le groupe des six. Il s'agit de la troisième sélection en équipe mondial US pour Retherford, inscrit en 65kg, tandis que Machiavello luttera en 92kg. 

Équipe US Alans 
57kg – Thomas GILMAN ('18 argent)
65kg – Zain RETHERFORD 
74kg – James GREEN ('17 argent, '15 bronze)
92kg – Mike MACHIAVELLO 
97kg – Kyle SNYDER ('15 and '17 or, '18 argent, '19 bronze) ('16 or olympique)
125kg – Nick GWIAZDOWSKI ('17 et '18 bronze)

Prix
OR - $5000 $ + $1000 pour l'entraîneur
ARGENT - $2000 
BRONZE - $1000 (pour chaque médaille)

Vinesh VINESH (IND) (Photo : Tony Rotundo) 

4. Vinesh et Malik Shine au championnat d'Inde Tata Motors
Les stars indiennes Vinesh VINESH et Sakshi MALIK ont brillé ce weekend, sortie chacune victorieuse de sa classe de poids respective lors de la 64ème édition annuelle du championnat d'Inde Tata Motors de Jalandhar dans le nord du Penjab. 

Vinesh, la plus remarquable des stars de la lutte indienne et médaillée de bronze à Noursoultan, a enchaîné sur une médaille d'or à Jalandhar. Vinesh, qui a qualifié l'Inde pour les Jeux Olympiques dans la catégorie des 53kg, a vaincu Anju ANJU 7-3 en finale des 55kg. 

Sakshi Malik est l'autre superstar couronnée ce weekend. Médaillée de bronze olympique à Rio en 2016, elle est revenue en phase gagnante après une décevante 17ème place au championnat du monde. Malik a vaiincu Radhika RADHIKA 4-2 en finale des 62kg. 

En lutte libre, les deux médaillés mondiaux indiens 2019 Bajrang PUNIA et Deepak PUNIA avait choisi de faire l'impasse sur la compétition. Bajrang, qui avait engrangé une médaille pour la seconde année consécutive lors des derniers championnats du monde, se prépare pour les JO de Tokyo tandis que Deepak, médaillé mondial d'argent en 86kg, soigne toujours la même blessure qui l'avait empêché d'affronter jusqu'au bout Hassan YAZDANI (IRI) en finale des 86kg. 

Les vainqueurs du championnat d'Inde se rendront prochainement au Népal pour les Jeux d'Asie du Sud, qui ouvrent vendredi 6 décembre.

Lutte féminine 
50kg – Sheetal TOMAR df. Nirmal NIRMAL, 7-3 
53kg – Pinki PINKI df. Ankush ANKUSH, 7-3 
55kg – Vinest VINESH df. Anju ANJU, 7-3 
57kg – Sarita MOR df. Neetu NEETU, par forfait
59kg – Anshu ANSHU df. Lalita SHERAWAT, 4-4
62kg – Sakshi MALIK df. Rashika RADHIKA, 4-2 
65kg – Nisha DAHIYA df. Navjot KAUR, 4-1 
68kg – Anita Sheoran df.  Divya KAKRAN, 5-1 
72kg – Kiran KIRAN  df. Naina NAINA, 4-1 
76kg – Gursharan PREET KAUR df. 4-2 POOJA, 4-2 

Lutte libre 
57kg – Rahul RAHUL df. Abasaheb ABASAHEB, 7-6
61kg – RAVINDER Sonaba df. Tanaji TANAJI, 12-2
65kg – Amit KUMAR df. Rahul RAHUL, 12-2
70kg – Naveen NAVEEN df. Vishal VISHAL, 2-1 
74kg – Gourav BALIYAN df. Praveen RANA, 5-3
79kg – Sandeep MANN df. Jutender JITENDER, 7-4
86kg – Pawan KUMAR df. Deepak SAROHA, 4-1 
92kg – Monu MONU df Sunil SUNIL, 10-2
97kg – Satyawart KADIAN df. Kapil Chaudhary, 9-0
125kg – Sumit MALIK df. Abhijut ABHIJIT, 5-0 

Shinobu OTA (JPN) (Photo : Tony Rotundo)

5. Médaillés olympiques d'argent à Rio en 2016, Ota et Higuchi prennent des mesures drastiques pour tenter de rejoindre Tokyo
Selon la liste des inscriptions récemment publiée par la Fédération japonaise de lutte, deux médaillés d'argent olympique japonais se sont vu obligés de prendre des mesures désespérées s'ils souhaitent représenter à nouveau leur pays à domicile à l'occasion des JO de Tokyo 2020, et c'est un 'problème de poids'.

Shinobu OTA, médaillé d'argent en 60kg aux Jeux de Rio, est monté de deux divisions pour rejoindre les 67kg au prochain championnat du Japon du 19 au 22 décembre prochain, une compétition qui constitue l'ultime épreuve qualificative pour soit occuper une place déjà qualifiée par le Japon, soit être sélectionné pour le tournoi qualificatif olympique d'Asie au mois de mars 2019.

Inversement, Rei HIGUCHI, qui n'a pas pu obtenir de passe olympique en lutte libre 65kg, est lui descendu de deux divisions pour rejoindre les 57kg, catégorie de poids dans laquelle il avait remporté l'or à Rio en 2016.

Cliquez ici pour l'article complet de Ken Martantz sur le championnat du Japon (en anglais). 

L'Hebdo dans les réseaux !
1. Big Move Monday -- Islamova V.
2. Mijain LÓPEZ est triple champion olympique et est en quête d'un quatrième titre, ce qui en ferait le premier homme de l'histoire à en détenir quatre !
3. La Russie écrase le reste du monde ??.
4. Fans de lutte, c'est vendredi ! ‬
5. Un champion du monde sous les projecteurs : Abuiazid MANTSIGOV (RUS) écrase ses quatre adversaires de #WrestleNurSultan 29-0 et décroche son premier titre mondial. Âgé de 26 ans, le Russe a atteint la supériorité technique en 53 secondes sur Aram VARDANYAN (UZB), vaincu 9-0 en finale.

#WrestleTokyo

La nouvelle star Steveson étourdit Petriashvili aux Jeux Olympiques des 125 kg; Mukaida décroche l'or

By Ken Marantz

CHIBA, Japan (6 août) -- Gable STEVESON (USA) s'est frayé un chemin sur la scène mondiale avec un nom qui rappelle une légende révolue du sport. Le joueur de 21 ans s'est certainement fait un nom aux Jeux olympiques de Tokyo.

Steveson a remporté la plus improbable des victoires, marquant une mise à terre littéralement dans la dernière seconde pour étourdir le triple champion du monde Geno PETRIASHVILI (GEO) lors de la finale des 125 kg en style libre vendredi soir.

"Je ne sais pas ce que je ressens vraiment en ce moment", a déclaré Steveson. "Ça n'a pas touché, ça n'a même pas pénétré. C'est un sentiment fou que je sois assis avec une médaille d'or autour du cou. C'est quelque chose qui restera avec moi pour toujours."

Dans d'autres finales, Mayu MUKAIDA (JPN) a donné au Japon sa troisième médaille d'or féminine aux Jeux Olympiques de Tokyo après avoir également eu besoin d'un retour - bien que pas aussi dramatique que celui de Steveson - pour remporter le titre féminin des 53 kg, tandis que Zaurbek SIDAKOV (ROC) a ajouté l'or en libre 74 kg aux titres mondiaux consécutifs qu'il a remportés en 2018 et 2019.

Gable StevesonGable STEVESON (USA) avec la médaille d'or en 125kg. (Photo: UWW / Kadir Caliskan)

La performance de Steveson au Makuhari Messe Hall A, dans laquelle il a également battu le champion olympique en titre Taha AKGUL (TUR) en quarts de finale, était la matière dont sont faites les légendes – un peu comme celle du plus grand héros de lutte américain, le champion olympique de 1972 Dan GABLE .

On ne peut que dire prémonitoire le fait que ses parents aient donné à leur fils Gable le deuxième prénom Dan. Le natif de l'État du Minnesota avait donné un avant-goût de ce qui allait arriver en remportant des titres mondiaux cadets consécutifs en 2015-16 et le titre mondial junior en 2017.

À son arrivée à Tokyo, il n'avait qu'un autre tournoi international senior à son actif, une victoire aux Championnats panaméricains de cette année. Bien qu'il s'agisse d'une bonne préparation, cela pourrait difficilement être considéré comme un indicateur de la façon dont il s'en tirerait contre les meilleurs du monde.

Steveson a convaincu tous les sceptiques avec ses soulevés en décalage avant rapides et sa conscience aiguë de la façon dont le jeu international est joué, souvent un problème pour les Américains venant des règles du folkstyle.

"Je savais que je l'avais en moi", a déclaré Steveson, qui est devenu le premier champion olympique américain dans la catégorie des poids les plus lourds depuis Bruce BAUMGARTNER (États-Unis) aux Jeux de 1992 à Barcelone.

"Tout le monde parle de ramener à la maison une médaille d'or, et je l'ai fait."

En finale, Steveson a obtenu un point d'horloge d'activité, puis a ouvert les yeux avec un soulevé par les jambes, un barrage pour une mise à terre et une avance de 3-0. Petriashivili, 27 ans, conscient qu'il avait besoin d'intensifier son jeu, a réussi un simple, mais l'Américain a non seulement combattu, mais a inversé la situation et a obtenu une sortie pour porter le score à 4-0.

Geno PetriashviliUn Geno Petriashvili (GEO) déçu lors de la cérémonie de remise des médailles des 125kg. (Photo: UWW / Kadir Caliskan)

En deuxième période, Petriashvili a pris le contrôle. Lui et Akgul s'étaient combinés pour remporter tous les grands mondiaux depuis 2014, et il n'allait pas laisser la séquence se terminer sans se battre. en retrait 7-2, le Géorgien a obtenu une mise à terre en décalage avant à 1:20 de la fin, puis a ajouté une ceinture de côté en pont et une bascule pour prendre la tête pour la première fois, 8-7.

With time running out, Steveson forced Petriashvili down, then kept spinning around until he secured control with the last click on the clock. An unsuccessful challenge made the final score 10-8.

"On m'avait garanti une médaille, mais je savais que je pouvais tirer ce dernier coup et lui donner ce dernier tour, et il l'a mordu", a déclaré Steveson. "J'ai regardé l'horloge, et c'était comme point-trois. Et j'étais comme, impossible, ma tête était comme au ras de tout, mon visage était comme, abasourdi."

Après une accolade avec son coach et un tour sous le drapeau américain, Steveson a célébré sa victoire avec une roue et un back flip, un exploit assez impressionnant pour un homme si grand qui ne fait que montrer ce qu'il est capable de faire.

Mayu MUKAIDAMayu MUKAIDA (JPN) a vaincu Qianyu PANG (CHN) en finale 53kg. (Photo: UWW / Martin Gabor)

Mukaida, double championne du monde en 55 kg, avait pris la mauvaise habitude de renverser le cours du combat avec des défaites de dernière seconde dans les grands matches. C'est la raison de l'une de ses deux médailles d'argent mondiales en 53kg.

Lors de la finale de vendredi contre Qianyu PANG (CHN), c'est Mukaida qui a dû rattraper son retard, ce qu'elle a fait pour une victoire 5-4 qui a rendu le titre olympique des 53 kg aux mains des Japonais.

"Je mène généralement au début, mais mes adversaires me dépassent assez souvent", a déclaré Mukaida. "Cette fois, c'était l'inverse, j'étais derrière. J'avais la résolution de gagner à la fin. La forte émotion est ce qui m'a fait gagner ce match."

Pang, ignorant le fait qu'elle avait perdu les quatre rencontres précédentes avec Mukaida, a pris une avance de 4-0 avec un plaquage par les épaules, une mise à terre par derrière et une ceinture en pont. C'est ainsi que la première période s'est terminée.

En deuxième période, Mukaida s'est enflammé et a marqué des mises à terre successives pour progresser sur critères à environ 1:20 de la fin. Elle ne s'est pas contentée de s'asseoir en tête et a opté pour un décalage avant auquel elle s'est accrochée jusqu'au bout alors que Pang tentait désespérément de briser l'emprise et de se mettre derrière.

Mais Mukaida non seulement n'a pas lâché prise, elle a réussi à marquer un extérieur. Après cela, elle a repoussé la Chinoise pour obtenir l'or.

"D'abord, je ne pouvais pas l'attaquer comme je le fais toujours", a déclaré Mukaida. "Mais dans les six minutes, j'ai pu pratiquer mon style de lutte avec une très forte détermination à gagner. Elle était très forte, je voulais la battre et j'étais déterminé à obtenir une médaille d'or. J'ai continué à avoir ce sentiment pendant les six minutes."

Mukaida a fait face à de grandes attentes au Japon en étant désignée comme la deuxième venue de la triple championne olympique Saori YOSHIDA (JPN), car elle vient de la même préfecture de Mie et lutte dans la même catégorie de poids.

Après avoir remporté les trois premières médailles d'or lorsque la lutte féminine a été ajoutée au programme olympique [55 kg à l'époque], Yoshida a cédé le titre de 53 kg à Rio. Maintenant, le Japon l'a récupéré.

"Yoshida a gagné plusieurs fois de suite, vous ne pouvez donc pas me comparer à elle", a déclaré Mukaida. "Mais c'est moi qui ai été sélectionné [pour les Jeux olympiques], et quoi qu'il en soit, je voulais gagner l'or."

Zaurbek SIDAKOVLe Champion Olympique en 74kg Zaurbek SIDAKOV (ROC). (Photo: UWW / Kadir Caliskan)

La victoire 7-0 de Sidakov sur le Russe Mahamadkhabib KADZIMAHAMEDAU (BLR) en finale des 74 kg n'a peut-être pas eu la théâtralité des deux autres, mais ce n'en était pas moins impressionnant.

Après que la première période ait été limitée à un point  d'activité, Sidakov a commencé la seconde avec une mise à terre et une exposition  de tacles. Il a ensuite scellé l'affaire avec une paire d'extérieur contre son ancien camarade, qui a changé de nationalité pour la Biélorussie en 2020.

"Cette médaille d'or me rappelle tout le travail acharné, toute la sueur que j'ai perdue à l'entraînement pour cela", a déclaré Sidakov. "Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont soutenu dans les parties les plus difficiles du travail... Cette médaille d'or signifie que j'ai le meilleur succès dans mon sport et je ne peux pas vraiment exprimer mes sentiments en ce moment."

Dans les matchs pour la médaille de bronze, le champion du monde des 79 kg Kyle DAKE (USA) a assuré qu'il ne quitterait pas ses premiers Jeux olympiques les mains vides en battant Frank CHAMIZO (ITA) 5-0 en libre 74 kg, privant l'Italien d'origine cubaine d'une seconde bronze olympique.

Dake, qui a rebondi après une défaite unilatérale en quarts de finale contre Kadzimahamedau, a mis la pression tôt et a marqué une paire d'extérieur, puis a ajouté 2 avec un contre-soulevé pour une avance de 4-0 en première période. Dans le second, il n'a jamais été menacé et a ajouté un extérieur tardif.

"J'ai pu rebondir et lutter plus comme mon ancien moi aujourd'hui", a déclaré Dake. "Quelques hoquets ici et là et vous vous battez pour les surmonter.

"Frank est une bête, donc pour que je réalise la performance que j'ai faite, je dois juste remercier tous mes partenaires d'entraînement et entraîneurs, mes parents à Hawaï, tous ceux qui m'ont fait venir ici. J'ai très bien concouru, je n'ai abandonné aucun point et je suis excité pour les championnats du monde dans quelques mois."

L'autre bronze des 74 kg est allé à Bekzod ABDURAKHMONOV (UZB), qui a offert à l'Ouzbékistan sa première médaille de lutte des Jeux avec un tombé technique de 13-2 en première période sur Daniyar KAISANOV (KAZ).

Abdurakhmonov, double médaillé mondial qui a fréquenté l'université aux États-Unis, est sorti en tirant à plein régime, marquant une mise à terre et deux verrouillages, puis une mise à terre et une exposition.

C'était beaucoup plus facile que la victoire 3-2 d'Abdkurakhmonov en finale des Jeux asiatiques de 2018 contre Kaisanov, le champion d'Asie 2019 et 2020 qui a été promu médaillé de bronze du monde 2019 après une disqualification pour dopage.

En libre 125kg, Akgul, déjà détrôné en tant que champion olympique, est reparti avec une médaille de bronze en marquant une mise à terre à chaque période d'une victoire 5-0 sur Lkhagvagerel MUNKHTUR (MGL).

Amir ZARE (IRI), champion du monde des moins de 23 ans 2019, a remporté l'autre bronze dans cette catégorie de poids, également avec une victoire 5-0, bien qu'il l'ait fait avec trois sorties et deux points d'activité contre un défensif Zhiwei DENG (CHN).

Les deux matchs pour la médaille de bronze féminine chez les 53 kg, remportés par Vanesa KALADZINSKAYA (BLR) et Bolortuya BAT OCHIR (MGL), se sont terminés en première période. Kaladzinskaya, la championne du monde 2018, a attrapé la championne du monde des 55 kg 2019 Jacarra WINCHESTER (USA) en clé au cou et a terminé le match par tombé à 2:09.

Bat Ochir a  marqué et abandonné une paire de mises au sol contre Joseph ESSOMBE TIAKO (CMR), mais la Mongole a complimenté la sienne avec une succession de verrous pour un tombé technique 14-4 à 2:37, donnant à son pays sa première médaille de lutte à Tokyo.

Sadulaev et Snyder organisent une 3e confrontation

En demi-finale, un autre chapitre s'ajoutera à la rivalité d'histoire  entre les champions olympiques de Rio Abdulrashid SADULAEV (ROC) et Kyle SNYDER (USA) après que les deux se sont qualifiés pour la finale des 97 kg en libre de manière étrangement similaire.

Sadulaev a obtenu un point d'activité et trois extérieurs en battant un défensif Reineris SALAS PEREZ (CUB) 4-0, tandis que Snyder a fait de même avec le champion d'Europe 2020 des 92 kg Suleyman KARADENIZ (TUR), sauf qu'il a eu un extérieur de plus dans une victoire 5-0. .

"Je me sens bien, j'ai hâte d'être à demain", a déclaré Snyder. "Je pense un peu à [Sadulaev], mais je suis juste prêt à lutter à nouveau, prêt à partir... J'ai mieux lutté à chaque match et demain soir, je lutterai de mon mieux."

Sadulaev n'avait que 20 ans lorsqu'il a remporté la médaille d'or des 86 kg aux Jeux Olympiques de Rio, où Snyder, 21 ans, a triomphé en 97 kg. Sadulaev est passé en 97 kg l'année suivante et leurs chemins se sont croisés pour la première fois lors de la finale des Championnats du Monde 2017 à Paris, où Snyder a remporté la médaille d'or.

Mais le vent a tourné dans le sens de Sadulaev après cela, alors qu'il a vengé la défaite l'année suivante lors de la finale à Budapest. Aux Championnats du monde 2019, un troisième affrontement n'a jamais eu lieu après que Snyder a perdu en demi-finale contre le champion olympique de Londres 2012 Sharif SHARIFOV (AZE), que Sadulaev a battu pour son deuxième titre mondial consécutif et son quatrième au classement général.

Avant les Jeux olympiques de Tokyo, Sadulaev s'est qualifié pour la finale du tournoi Ranking Series Ali Aliev en juin, mais a perdu la finale contre Magomed IBRAGIMOV (UZB) en raison d'une blessure.

Sadulaev semble être au plein de sa force à Tokyo car, commençant par une victoire 5-0 au premier tour contre Sharifov, il n'a concédé de point dans aucun de ses matchs.

C'était une très bonne journée pour l'équipe locale - bien que sans spectateurs pour les voir et les encourager - lorsque les anciens champions du monde Takuto OTOGURO (JPN) et Yui SUSAKI (JPN) ont tous deux éliminé un champion en titre mondial pour se qualifier pour leurs finales respectives.

La course d'Otoguro en finale des 65 kg en libre doit être considérée comme la plus extraordinaire, en ce sens qu'il devait battre les deux lutteurs qui l'ont battu aux Championnats du monde 2019.

Après avoir dépassé Iszmail MUSAZUKAJEV (HUN), qui l'avait battu dans le match pour la médaille de bronze à Nur-Sultan, son chemin vers la finale a été bloqué par le champion du monde Gadzhimurad RASHIDOV (ROC). Le souvenir du collage 8-1 qu'il a reçu du Russe au premier tour est depuis un facteur de motivation.

Ce fut un résultat très différent à Tokyo, alors que le champion du monde 2018 Otoguro a marqué une mise à terre en première période et un extérieur en deuxième période, puis a tenu bon malgré l'octroi de deux points de pénalité pour une victoire 3-2.

"C'est ma première finale olympique, donc je suis tellement excité pour ça", a déclaré Otoguro. "Après le report des Jeux, j'ai travaillé sur la stratégie avec mon entraîneur pour savoir comment gagner l'or ici. Et maintenant, je vais aux bases et je continue à les suivre."

En finale, Otoguro affrontera un autre visage familier de Nur-Sultan le médaillé de bronze de Rio 2016 Haji ALIEV (AZE), qui s'est qualifié avec une impressionnante victoire 12-5 sur le toujours dangereux Bajrang PUNIA (IND). Aux championnats du monde 2019, Otoguro a battu Aliev 11-9 dans un match de repêchage sauvage et très orageux.

Susaki, double championne du monde qui n'a jamais perdu contre un adversaire non japonais, tentera de réaliser son rêve d'une médaille d'or olympique lorsqu'elle affrontera la médaillée de bronze de Rio Yanan SUN (CHN) – une adversaire qu'elle a déjà battu trois fois.

Susaki a atteint la finale avec un tombé technique 11-0 de la championne du monde en titre Mariya STADNIK (AZE), qui une fois de plus n'a pas réussi à escalader un mur japonais aux Jeux Olympiques.

Susaki, qui avait battu Stadnik lors de deux rencontres précédentes dont la finale des championnats du monde 2018, a ouvert un match conservateur en deuxième période avec un roulé avant avec clé de cou à 4 points, auquel elle a ajouté une succession de verrous pour terminer la rencontre à 3:47.

"C'est un rêve devenu réalité", a déclaré Susaki. "J'ai attendu cela pendant 8 ans. J'étais le porte-drapeau [à la cérémonie d'ouverture] avec le basketteur [Rui HACHIMURA] donc c'était un immense honneur et je suis très fière de représenter le Japon. J'ai hâte d'être demain et je ferai de mon mieux."

Stadnik, 33 ans, ira maintenant chercher sa quatrième médaille olympique dans le match pour la médaille de bronze, sans qu'aucune d'entre elles ne soit en or. Elle a perdu en finale de Londres 2012 contre Hitomi OBARA (JPN) et la finale de Rio 2016 contre Eri TOSAKA (JPN).

Sun a montré qu'aucune avance n'est sûre contre elle alors qu'elle a remporté une superbe victoire de retour sur Sarah HILDEBRANDT (USA), marquant une chute latérale de 4 points à 3 secondes de la fin pour une victoire de 10-7.

"Je suis très heureuse de me qualifier pour la finale", a déclaré Sun. "C'était un match sous haute tension et ce match m'a dit que je ne devais jamais abandonner pendant un match."

Hildebrandt, médaillée d'argent mondial 2018, a dominé le match contre la triple médaillée mondiale, prenant une avance de 7-1 en première période. Mais Sun est revenue en force dans la seconde, réduisant progressivement l'écart avec un roulé avant par clé de cou et une mise à terre avant de réussir son gros coup.

"Mon adversaire est devenue trop passive parce que je savais qu'elle ne voulait plus perdre de points jusqu'à la fin du match", a déclaré Sun. "Je pensais que j'avais encore beaucoup de temps pour faire un retour. Pour être honnête, je ne pensais pas tellement au temps, j'ai juste fait de mon mieux pour rester calme et trouver ma chance de gagner."

Alors que Susaki est à 3-0 face à Sun, leur dernière rencontre était serrée, un 3-2 de Susaki lors de la Coupe du monde féminine 2019.

Jour 6 Resultats

Lutte libre

65kg
DF1 - Takuto OTOGURO (JPN) df. Gadzhimurad RASHIDOV (ROC), 3-2
DF2 - Haji ALIYEV (AZE) df. Bajrang PUNIA (IND), 12-5

74kg
GOLD - Zaurbek SIDAKOV (ROC) df. Mahamadkhabib KADZIMAHAMEDAU (BLR), 7-0

BRONZE - Kyle DAKE (USA) df. Frank CHAMIZO (ITA), 5-0
BRONZE - Bekzod ABDURAKHMONOV (UZB) df. Daniyar KAISANOV (KAZ) by TF, 13-2, 2:13

97kg
DF1 - Abdulrashid SADULAEV (ROC) df. Reineris SALAS PEREZ (CUB), 4-0
DF2 - Kyle SNYDER (USA) df. Suleyman KARADENIZ (TUR), 5-0

125kg
GOLD - Gable STEVESON (USA) df. Geno PETRIASHVILI (GEO), 10-8

BRONZE - Amir ZARE (IRI) df, Zhiwei DENG (CHN), 5-0
BRONZE - Taha AKGUL (TUR) df. Lkhagvagerel MUNKHTUR (MGL), 5-0

Lutte Féminine

50kg
DF1 - Yui SUSAKI (JPN) df. Mariya STADNIK (AZE) by TF, 11-0, 3:47
DF2 - Yunan SUN (CHN) df. Sarah HILDEBRANDT (USA), 10-7

53kg
GOLD - Mayu MUKAIDA (JPN) df. Qianyu PANG (CHN), 5-4

BRONZE - Vanesa KALADZINSKAYA (BLR) df. Jacarra WINCHESTER (USA) by Fall, 2:09 (4-0)
BRONZE - Bolortuya BAT OCHIR (MGL) df. Joseph ESSOMBE TIAKO (CMR) by TF, 14-4, 2:37