L'Hebdo !

L'Hebdo du 26 février !

By Eric Olanowski

En revue cette semaine, le Dan Kolov, les sélections russes pour la coupe de monde de lutte libre, les résultats des Grands Prix d'Allemagne et de Hongrie, le Cerro Pelado.

1. Le Dan Kolov - Nikola Petrov commence jeudi 

Quatre médaillés d'or olympique et quatre champions du monde sont inscrits au tournoi Dan Kolov-Nikola Petrov, le deuxième événement de série de classement de lutte libre et de lutte féminine de la saison.

Le double champion du monde et tenant du titre Geno PETRIASHVILI (GEO) et les champions olympiques Taha AKGUL (TUR), Jordan BURROUGHS (USA), Kyle Frederick SNYDER (USA) et Hassan YAZDANICHARATI (IRI) seront tous réunis à Ruse, en Bulgarie.

Trois championnes du monde en titre illumineront la lutte féminine : Petra OLLI (FIN), RONG Ningning (CHN) et Taybe Mustafa YUSEIN (BUL).

Les champions du Dan Kolov-Nikola Petrov récolteront huit points, les secondes, troisièmes et cinquièmes places rapportant six, quatre et deux points respectivement.

En addition aux points de placement, les lutteurs et lutteuses recevront des points supplémentaires en fonction du nombre d'athlètes de leur tableau. Pour les catégories de poids avec 10 ou moins d'entrées, 6 points seront ajoutés, de 11 à 20 athlètes 8 points, et 10 points pour une catégorie de poids comprenant plus de 20 entrées.

Les deux autres événements de série de classement de lutte libre et de lutte féminine sont le Sassari (le 24 mai) et le Yasar Dogu (le 12 juillet).

Si vous avez manqué le premier, le Yariguin, cliquez ici.

2. Le Hongrois Lorincz décroche un titre au Grand Prix de Hongrie

Viktor LORINCZ (HUN) remporte son second titre de l'année en événement de série de classement par une victoire sans appel 6-0 sur l'Algérien Ivan LIZATOVIC en finale du Grand Prix de Hongrie, catégorie des 87kg, emmenant le pays hôte au sommet du classement par équipe 5 points au-dessus de l'Iran, qui était en tête après que neuf catégories de poids ont été courues.

Lors de la finale, le Hongrois a mis deux fois son adversaire en danger par des ceintures de côté en pont, prenant la tête 5-0 sur Lizatovic après que celui-ci a été averti pour passivité. Une sortie de tapis en seconde période a permis à Lorincz d'atteindre 6-0 et sa deuxième médaille d'or d'événement de série de classement de la saison - Lorincz avait déjà décroché la médaille d'or de l'Open de Zagreb il y a deux semaines.

Lorincz rejoint petit à petit le club fermé des lutteurs gréco-romains prédominants. Il reste cette saison invaincu depuis neuf combats, a conquis six victoires par jeu blanc pour 45 points obtenus et seulement 8 concédés.

Le pays hôte, la Hongrie (91 points), qui n'était même pas dans les cinq premiers à la fin du premier jour du Grand Prix, surpasse l'Iran (86 points) et s'arroge le titre par équipe. L'Ukraine (83 points), la Turquie (68 points) et la Corée (65 points) les suivent.

RÉSULTATS FINAUX
55kg - Ilkhom BAKHROMOV (UZB) df. Reza Kheirollah KHEDRI (IRI), 6-4
60kg - Seunghak KIM (KOR) df. Firuz TUKHTAEV (UZB), forfait pour blessure 
63kg - Shinobu OTA (JPN) df. Erbatu TUO (CHN), 6-0 
67kg - Hansu RYU (KOR) df. Ruslan KUDRYNETS (UKR), 8-1 
72kg - Shmagi BOLKVADZE (GEO) df. Sachino DAVITAIA (GEO), forfait pour blessure  
77kg - Viktor NEMES (SRB) df. Dmytro PYSHKOV (UKR), 2-1 
82kg - Gela BOLKVADZE (GEO) df. Rajbek BISULTANOV (DEN), 7-1
87kg - Viktor LORINCZ (HUN) df. Bachir SID AZARA (ALG), 6-0 
97kg - Tracy Gangelo HANCOCK (USA) df. Fatih BASKOY (TUR), 3-3 
130kg - Heiki NABI (EST) df. Georgi CHUGOSHVILI (BLR), 2-0 

Récap' J1
Récap' J2

3. Annonce des sélections russes pour la coupe du monde 
Les champions du monde Magomedrasul GAZIMAGOMEDOV (70kg) et Zaurbek SIDAKOV (74kg) mèneront la vingtaine de lutteurs russes sélectionnés pour la coupe du monde 2019 de lutte libre. 

Les champions du monde de lutte libre 2018 seront quelque peu esseulés en l'absence des autres médaillés d'or Zaur UGUEV (57kg), Abdulrashid SADULAEV (97kg) et le deux fois dauphin RASHIDOV Gadshimurad (61kg), une absence compensée par la venue des médaillés de bronze 2018 Akhmed CHAKAEV (65kg) et Akhmed GADZHIMAGOMEDOV (79kg). 

Pour que la Russie décroche la timbale cette année, les représentants du pays hôte devront prendre le meilleur d'un groupe A comprenant une équipe cubaine renaissante, le Japon et la Turquie. 

Les États-Unis mènent le groupe B, où ils rencontreront une forte opposition de la part d'une équipe géorgienne gonflée à bloc par la présence de plusieurs champions du monde et champions olympiques - dont le double champion du monde en titre des poids lourds Geno PETRIASHVILLI. Une jeune équipe iranienne et une Mongolie montante seront aux aguets. 

Groupe A - RUS (1), CUB (4), JPN (5), TUR (8)
Groupe B - USA (2), GEO (3), IRI (6), MGL (7)

La coupe du monde de lutte libre 2019 ouvre le 16 mars prochain à Yakutsk en Russie et sera diffusée en direct sur www.unitedworldwrestling.org. 

Sélections russes pour la coupe du monde 2019
57kg - Muslim SADULAEV                   
57kg - Aryian TIUTRIN             
61kg - Eduard GRIGOREV                   
61kg - Magomedrasul IDRISOV                      
65kg - Akhmed CHAKAEV                   
65kg - Nachyn KUULAR                       
70kg - David BAEV                  
70kg - Magomedrasul GAZIMAGOMEDOV    
74kg - Zaurbek SIDAKOV                    
74kg - Magomed KURBANALIEV         
79kg - Magomed RAMAZANOV          
79kg - Akhmed GADZHIMAGOMEDOV                      
86kg - Vladislav VALIEV                      
86kg - Dauren KURUGLIEV                  
92kg - Magomed KURBANOV             
92kg - Alikhan ZHABRAILOV               
97kg - Rasul MAGOMEDOV                
97kg - Igor OVSIANNIKOV                   
125kg - Anzor KHIZRIEV                      
125kg - Said GAMIDOV                       

4. Cuba décroche six médailles d'or au Cerro Pelado 
Les lutteurs cubains ont remporté six des huit médailles d'or de lutte libre en jeu au Cerro Pelado de La Havane à Cuba. Les Américains Ben WHITFORD et Brandon SORENSEN s'attribuent les médailles d'or restantes dans les catégories des 61 et 70kg respectivement.

Le Canadien Darthe CAPELLAN (CAN) est le seul lutteur non Cubain ou non Américain à repartir avec une médaille du Cerro Pelado - le bronze de la catégorie des 57kg.

R?ESULTATS
57kg 
OR - Reineri ANDREU ORTEGA (CUB)
ARGENT - Alexei ALVAREZ BLANCO (CUB)        
BRONZE - Frank PERELLI (USA) 

BRONZE - Darthe CAPELLAN (CAN)

61kg
OR – Ben WHITFORD (USA)            
ARGENT - Cory CLARK (USA)

BRONZE - Aleynier HERNANDEZ GUILARTE (CUB)

65kg
OR - Alejandro VALDES TOBIER (CUB) 
ARGENT – Evan HENDERSON (USA)
BRONZE – Dean HEIL (USA) 

Cristian SOLENZAL LOPEZ (CUB) 

70kg    
OR – Brandon SORENSEN (USA)    
ARGENT - Lavion MAYS  (USA)    
BRONZE - David CARR (USA) 
BRONZE Franklin MAREN CASTILLO (CUB)

74kg    
OR - Geandry GARZON CABALLERO (CUB)
ARGENT - Thomas GANTT (USA)           
BRONZE Joey LAVALLEE (USA)
BRONZE - Dan VALIMONT (USA)

79kg - Pas de compétition                                                           

86kg    
OR - Yurieski TORREBLANCE QUERALTA (CUB)      

ARGENT - Kenneth COURTS (USA)        
BRONZE - Brett PFARR (USA) 
BRONZE - Lazaro HERNANDEZ LUIS (CUB)

92kg - Pas de compétition                                               

97kg    
OR - Reineris SALAS PEREZ (CUB)   
ARGENT - Yongen BASTIDAS (CUB)
BRONZE - Kevyn GADSON (USA)

125kg  
OR -  Yudenny ALPAJON ESTEVES (CUB)

ARGENT  - Dominique BRADLEY (USA)
BRONZE - Lazaro SILVA (CUB)

BRONZE - Tanner HALL (USA)

5. Fin du Grand Prix d'Allemagne
Cinq pays se répartissent les médailles d'or de lutte féminine du Grand Prix d'Allemagne tenu le weekend dernier, le Canada et les États-Unis en tête avec chacun trois titres.

Le pays hôte garde deux médailles tandis que le Nigéria et la Russie ont chacun une championne.

La meilleure performance est indiscutablement venue de la championne olympique russe 2012 et médaillée d'argent 2016 Natalya VOROBIEVA (RUS). Il s'agissait pour Natalya, qui a fait son retour sur les tapis il y a trois semaines à l'occasion du Henri Deglane à Nice, de sa seconde participation à une compétition depuis les Jeux de Rio - elle avait donné naissance à un petit garçon juste après.

Natalya Vorobieva a vaincu Martina KUENZ (AUT) en finale et décroche sa première médaille d'or depuis le Golden Grand Prix en 2015. 

RÉSULTATS
50kg 
OR - Whitney CONDER (USA)         
ARGENT - Katharina BAUMGARTNER (GER)     
BRONZE - Victoria ANTHONY (USA)
BRONZE - Emanuela LIUZZI (ITA) 

53kg    
OR - Diana WEICKER (CAN)
ARGENT - Sofia MATTSSON (SWE)        

BRONZE - Jessica BLASZKA (NED) 
BRONZE - Marina RUEDA FLORES (ESP) 

55kg
OR - Cameron GUERIN (USA)

ARGENT - Anastasia BLAYVAS (GER)
BRONZE - Jeannie  KESSLER (AUT)

57kg    
OR - Adekuoroye ODUNAYO (NGR)           
ARGENT - Anna Hella SZEL (HUN)         
BRONZE - Elena BRUGGER (GER)
BRONZE - Francesca INDELICATO (ITA) 

59kg    
OR - Andrea GRASRUECK (GER)
ARGENT - Diana KAYUMOVA (KAZ) 

BRONZE – Debora LAWNITZAK (GER)

62kg
OR - Luisa LIEMESCH (GER)

ARGENT - Johanna MATTSSON (SWE)
BRONZE - Marwa AMRI (TUN) 
BRONZE - Mallory VELTE (USA) 

65kg
OR - Braxton STRONE-PAPADOPOULOS (CAN)
ARGENT - Amanda HENDEY (USA)
BRONZE - Macey KILTY (USA)
BRONZE - JuliaSALATA (USA) 

68kg    
OR - Olivia DIBACCO (CAN)
ARGENT - Danielle LAPPAGE (CAN)       
BRONZE - Anna SCHELL (GER)
BRONZE -Blessing OBORUDUDU (NGR)

72kg    
OR - Guilford, Dymond GUILFORD (USA)
ARGENT - Sennett, Andrea Rose SENNETT (USA)         
BRONZE -Molnar, Zsuszanna  MOLNAR (SVK)

76kg    
OR - Natalya VOROBIEVA (RUS)
ARGENT - Martina KUENZ (AUT)           
BRONZE - Francy RAEDELT (GER)

L'Hebdo dans les réseaux ! 

1. Big Move Monday -- Ibragim Ilyasov (RUS) -- 2018 U-23 Europe @ilyasov_57
2. RYU Hansu abîmé ! La Corée a pondu deux champions ce weekend, assez pour prendre la cinquième place par équipe !   #grecoromanwrestling #wrestling ? @martin_gabor__
3. Le champion olympique KIM Hyeonwoo ?? prend rapidement le dessus #hungariangp2019 .
4. Belle action au J.1 #hungariangp2019 #unitedworldwrestling #wrestling#grecoromanwrestling
5. Belle journée @alliseeisgold (2/22) ! Счастливого @alliseeisgold дня !

Coupe Meiji

Retour émouvant - et victorieux - de Watari à la Coupe Meiji

By Ken Marantz

TOKYO, Japon (le 16 juin) - L'émotion était palpable lorsque Rio Watari est remontée sur les tapis, deux ans après le début d'un éprouvant combat remporté sur le cancer. 

Des larmes de soulagement et de joie ont coulé à flots lorsqu’elle a décroché la victoire.

Watari parachève sa remarquable rémission du lymphome d’Hodgkin par une nomination au titre de lutte féminine en 68kg au tournoi du Japon sur invitation de Tokyo, et par une place dans l’équipe du Japon pour le championnat du monde de Budapest.

Watari a même donné dans le dramatique, marquant un point décisif par sortie de tapis à 6 secondes de la fin de sa finale contre Chiaki SEKI, pour une victoire 3-2 et son premier titre dans ce tournoi depuis 2014, connu sous le nom de coupe Meiji.

Le point gagnant de Watari est venu sur sa quatrième tentative de ceinture. Les trois premières avaient été interrompues et les seuls points marqués par les lutteuses l’avaient été pour passivité, Watari prenant la tête 2-1 à 32 secondes de la fin.

Mais Seki - qui luttait jusqu’à maintenant sous son nom de jeune fille IIJIMA - a forcé Watari à l’égalité 2-2 à 24 secondes de la fin par son unique tentative de ceinture du combat.

Watari, arrivée jusque là, n’allait pas se laisser faire, et sa réponse a comblé le bruyant contingent des supporters de son sponsor Aisin AW dans les tribunes de la salle Komazawa.

 “J’ai tout donné, persuadée que la victoire serait finalement mienne, et que je rejoindrai les autres championnes de Shigakkan aux championnats du monde,” a déclaré Watari en se référant à son université de la centrale de Shigakkan, d’où provient la majeure partie de l’équipe féminine pour Budapest, qu’il s’agisse de nouvelles ou d’anciennes étudiantes.

Watari n’a eu besoin que de deux combats pour remporter l’or. Dans son combat d’ouverture – son premier depuis les Jeux de Rio en 2016 -, c’est un solide 7-0 sur Mai HAYAKAWA, de Shigakkan, qui lui a permis de rejoindre les finales.

“Dans le premier combat, même en surmontant ma nervosité, mon corps tremblait tellement que je n’étais plus moi-même,” a révélé Watari, âgée aujourd’hui de 26 ans. “Je n’arrivais pas à me calmer et me sentais angoissée. Je sentais que si je continuais comme cela, je ne serais pas capable de remporter le titre.”

 “Pendant la finale, je croyais en ce que j’avais fait jusque là, et j’étais déterminée à gagner. J’ai pu relever le défi de manière relaxée.”

Rio WATARI, championne des 68kg. (Photo par Sachiko Hotaka)

Avant sa maladie, Watari avait déjà fait les titres de la presse nationale lors de sa qualification pour les Jeux de Rio. Ce qui rendait son cas si particulier à l’époque est que, dans son ardente volonté de remporter une médaille olympique, Watari était monté de deux catégories de poids, de 63kg à 75kg. L’histoire veut qu’elle ait pris 12 kg en mangeant cinq repas par jour.

Son lymphome fut diagnostiqué quelques jours avant les Jeux, auxquels elle prit part tout de même. Et ne fit de sa maladie aucun motif d’excuse pour sa décevante défaite d’un point face à Aline da Silva FERRIRA (BRA). A son retour au Japon, son état fut rendu public et, alors qu’il empirait, elle commença plusieurs traitements, dont une chimiothérapie.

“Pour les Jeux Olympiques, alors que je me battais pour savoir s’il fallait participer ou pas, j’ai continué à m’entraîner, ce qui a rendu ma participation possible,” a indiqué Watari. “Ensuite, ma vie contre la maladie a débuté. J’étais alitée la plupart du temps, avec des vertiges lorsque j’étais debout. Chaque jour qui passait, je me demandais si je serais capable de reprendre la lutte.”

En septembre dernier, elle recommence à marcher, faire du vélo et, petit à petit, acquérir “le corps d’une personne normale.” Après s’être limitée à des exercices élémentaires, elle a rejoint les salles de lutte en janvier.

“Si je considère ma condition d’avant les Jeux Olympiques comme à 100%, j’en suis toujours loin en termes de force physique”, dit Watari. “Je ne peux toujours pas tenir jusqu’à la fin de l’entraînement. Je dirais que j’en suis à 50%.”

Watari s’est retrouvée directement dans l’équipe pour Budapest car la médaillée mondiale et olympique Sara DOSHO, vainqueur en 68kg du championnat du Japon (appelé la coupe de l’Empereur), a souffert d’une blessure de l’épaule à la coupe du monde de lutte féminine en mars, qui l’a tenue éloignée de la coupe Meiji.

Si une lutteuse remporte dans sa catégorie de poids à la fois la coupe de l’Empereur et la coupe Meiji, elle sera automatiquement sélectionnée pour Budapest. Si les vainqueurs d’une même catégorie de poids sont différents, elles se retrouveront pour des éliminatoires le 7 juillet, et Dosho en sera également absente.

Pour Watari, son remarquable comeback n’efface en rien la piqûre de sa défaite à Rio. Après le combat, interrogée lors de sa conférence de presse sur le soutien reçu de ses parents pendant son combat contre le cancer, elle s’est effondrée.

“Je n’ai pas été capable de gagner aux Jeux Olympiques et leur rapporter une médaille,” a-t-elle déclaré, en larmes, sous-entendant que le meilleur moyen de leur montrer sa reconnaissance serait une médaille d’or aux Jeux de Tokyo en 2020.

 “Ceci n’est pas encore les Jeux Olympiques, et n’efface donc en rien ce qui est arrivé à Rio. Je dois penser jusqu’où il m’est possible d’aller en 68kg, et avec l’approche des qualifications pour les Jeux, quelle est pour moi la meilleure catégorie de poids. Cette victoire et cette qualification pour les mondiaux sont un précieux pas vers les Jeux.”

Quand même, avoir traversé une maladie mortelle lui fait beaucoup plus apprécier le temps passé sur les tapis, et lui permet de supporter les rigueurs nécessaires pour atteindre le succès.

“En ce moment, je m’éclate quand je lutte,” a conclu Watari.

Shota TANOKURA a acquis son billet pour les championnats du monde en remportant la compétition des 55kg. (Photo par Sachiko Hotaka)

Le champion d'Asie Tanokura lorgne sur l'or

Le champion d’Asie Shota TANOKURA a mené une attaque en règle sur l’or des 55kg en lutte gréco-romaine, déployant une démonstration de projections spectaculaires et assurant ainsi sa place pour le championnat du monde.

Tanokura poursuit sur la lancée de son triomphe à la coupe de l’Empereur, affichant deux victoires par supériorité technique avant de se défaire de Shota OGAWA 7-0 en finale, grâce à, notamment, un amené au sol en prise de demi-souplesse.

C’est la troisième médaille d’or de Tanokura à la Meiji, et sa première depuis 2015. Il s’était retiré après son échec aux sélections des Jeux Olympiques de Rio, en partie parce qu’il se sentait handicapé par le fait que la catégorie minumum de poids ait été montée à 59kg. Il avait été rapidement dominé par le médaillé d’argent olympique Shinobu OTA et le champion du monde Kenichiro FUMITA.

Mais le retour de la catégorie des 55kg a entraîné le retour de Tanukora à la discipline l’année passée, bien qu’il garde son emploi de professeur d’éducation physique au lycée de Tokyo.

Ses obligations professionnelles l’ont empêché de s’entraîner comme il l’aurait souhaité pour la coupe Meiji, au grand dam de son entraîneur.
“Honnêtement, pour ce tournoi, après le championnat d’Asie [de Bichkek en février] et le dernier camp national, je n’ai pas pu m’entraîner,” a déclaré Tanokura.

“L’entraîneur Shingo Matsumoto m’a dit une semaine avant le tournoi : ‘Mon pote, c’est pas comme ça que tu vas gagner.’ On m’a dit qu’il fallait que j’y aille avec l’état d’esprit d’un combattant, et ça a fait clic, même s’il était un peu tard.”

 Tanokura, triple médaillé des Jeux d’Asie, aura pour la première fois de sa carrière la possibilité d’une médaille de championnat du monde. Il a pu renforcer sa confiance par une deuxième place au tournoi Dan Kolov-Nikola Petrov de Sofia, en mars.

“J’ai participé à une compétition en Europe, et mon impression est que les lutteurs asiatiques sont plus puissants que les Européens dans les catégories les plus légères,” a-t-il indiqué. “Il ne reste plus qu’à me focaliser sur l’or des mondiaux.

Yukako KAWAI, médaillée d'or en 62kg. (Photo par Sachiko Hotaka)

Pendant ce temps chez les sœurs KAWAI, Yukako s’est emparée du titre de lutte féminine en 62kg et se rapproche un peu plus de Budapest.  
Yukako pleurait après sa victoire, mais ce n’était pas de joie, déçue par sa performance en finale 4-1 sur Yurika ITO, pendant laquelle elle n’a pas réussi à marquer en attaque.

"Je voulais le titre et suis satisfaite de l’avoir obtenu, mais je n’ai rien pu faire comme je m’étais entraînée pour, donc c’est très décevant,” a déclaré Yukako. “J’ai travaillé sur les amenés à terre, à répliquer et garder une position basse. Je n’ai même pas appliqué les fondamentaux.”

Yukako et sa soeur aînée Risako Kawai, championne olympique et championne du monde, avaient toutes deux changé de catégories de poids depuis leurs victoires à la coupe de l’Empereur. Risako était passée de 62kg à 59kg.

 Ceci a lancé les bases d’un scénario intéressant. Si, par surprise, Risako ne remporte pas la finale des 59kg dimanche, elle affrontera sa soeur en éliminatoire pour la place des 62kg. Mais Yukako pense qu’il n’en sera rien.

“Si elle gagne en 59kg, il n’y aura pas d’éliminatoire entre nous, donc Risako dit que nous devons absolument tout faire – gagner - pour aller ensemble au championnat du monde.”

Pour Yukako, Budapest sera l’occasion de se racheter pour le championnat du monde de Paris l’année passée, où elle n’a pas décroché l’or en 63kg ; pour y arriver, elle n’a pas le droit de reproduire ses errements de samedi.

“La façon dont j’ai lutté ne valait rien,” a-t-elle dit. “À ce niveau, je serai tout de suite battue, comme l’année passée. Je dois tout recommencer depuis le début.”

Yuhi FUJINAMI a dû se retirer du tournoi suite à une fracture de l’os de la pommette. (Photo par Sachiko Hotaka)

Fujinami se retire et compte sur les éliminatoires

Étonnamment, Yuhi FUJINAMI, médaillé de bronze à Paris 2017 en lutte libre et 70kg, s’est retiré de la compétition catégorie 74kg, préférant jouer son retour au championnat du monde aux éliminatoires.


Fujinami s’est fracturé le malaire droit après avoir reçu un coup de coude à l’entraînement début mai. Il est apparu dans deux rencontres en duel pour l’Université Yamanashi Gakuin, se protégeant tant bien que mal en évitant d’amener ses adversaires à terre. Il compte sur une rémission totale d’ici aux éliminatoires. 

Fujinami a déclaré à la presse qu’il avait pris sa décision dimanche, après consultation avec sa famille au championnat national juniors des lycées, où tous étaient réunis pour soutenir sa jeune soeur Akari – qui a décroché la médaille d’or.

En l’absence de Fujinami, c’est Ken HOSAKA qui a décroché le titre avec une victoire 11-3 sur Yuto MIWA, encore adolescent. En demi-finale, Hosaka a dû mettre un pied dans la zone de protection à 3 secondes de la fin pour obtenir les deux points qui lui ont donné la victoire 4-4 sur Ryuki YOSHIDA.

Fujinami et Hosaka se rencontreront en éliminatoire dans un remake de la finale de la coupe de l’Empereur, que Fujinami avait remportée par supériorité technique.

Dans les autres titres de lutte libre à saisir samedi passé, celui des 97kg est revenue à Naoya AKAGUMA, qui a déroulé une victoire 9-0 sur Taira SONODA.

En demi-finale, Akaguma avait marqué un amené à terre tardif pour une victoire 3-3 sur le vainqueur de la coupe de l’Empereur Takeshi YAMAGUCHI, les amenant tous deux à un combat éliminatoire pour Budapest.

Le médaillé d’argent d’Asie Tsuchika SHIMOYAMADA (67kg) et Shohei YABIKU (77kg) en lutte gréco-romaine, et Katsuki SAKAGAMI (57kg) en lutte féminine, ont tous décroché le double titre national et leur place pour Budapest.

Résultats du troisième jour

Lutte libre

74kg (12 inscrits)
Or – Ken HOSAKA df. Yuto MIWA, 11-3

Bronze – Hayato OGATA et Ryuki YOSHIDA

Demi-finale – Yuto MIWA df. Hayato OGATA, 5-0
Demi-finale – Ken HOSAKA df. Ryuki YOSHIDA, 4x-4

97kg (12 inscrits)
Or – Naoya AKAGUMA df. Taira SONODA, 9-0

Bronze – Takeshi YAMAGUCHI et Hiroto NINOMIYA

Demi-finale – Naoya AKAGUMA df. Takeshi YAMAGUCHI, 3x-3
Demi-finale – Taira SONODA df. Hiroto NINOMIYA par forfait.

Lutte gréco-romaine

55kg (10 inscrits)
Or – Shota TANOKURA df. Shota OGAWA, 7-0

Bronze – Tomoya MARUYAMA et Hiromu KATAGIRI

Demi-finale – Shota TANOKURA df. Tomoya MARUYAMA par tombé, 8-0, 1:50
Demi-finale – Shota OGAWA df. Hiromu KATAGIRI par tombé, 10-2, 2:20

67kg (10 inscrits)
Or – Tsuchika SHIMOYAMADA df. Shogo TAKAHASHI par tombé, 9-1, 4:17

Bronze – Daiki KOBAYASHI et Katsuyoshi KAWASE

Demi-finale – Tsuchika SHIMOYAMADA df. Daiki KOBAYASHI par tombé, 10-1, 2:07 
Demi-finale – Shogo TAKAHASHI df. Katsuyoshi KAWASE, 5-3

77kg (12 inscrits)
Or – Shohei YABIKU df. So SAKABE, 2x-2

Bronze – Kenryu KUZUYA et Takeshi IZUMI

Demi-finale – Shohei YABIKU df. Kenryu KUZUYA par tombé, 8-0, 1:27 
Demi-finale – So SAKABE df. Takeshi IZUMI par tombé, 3:30 (5-3)

Lutte féminine

57kg (6 inscrites)
Or – Katsuki SAKAGAMI df. Akie HANAI, 4-1

Bronze – Sae NANJO et Chiho HAMADA 

Demi-finale – Katsuki SAKAGAMI df. Sae NANJO, 8x-8
Demi-finale – Akie HANAI df. Chiho HAMADA, 2-0

62kg (7 inscrites)
Or – Yukako KAWAI df. Yurika ITO, 4-1

Bronze – Atena KODAMA et Honoka IMAGAWA

Demi-finale – Yurika ITO df. Atena KODAMA par ST, 11-0, 4:09
Demi-finale – Yukako KAWAI df. Honoka IMAGAWA, 4-0 

68kg (5 inscrites)
Or – Rio WATARI df. Chiaki SEKI, 3-2

Bronze – Miwa MORIKAWA et Mai HAYAKAWA

Demi-finale – Chiaki SEKI df. Miwa MORIKAWA, 7-2
Demi-finale – Rio WATARI df. Mai HAYAKAWA, 7-0