L'Hebdo !

L'Hebdo du 23 avril !

By Eric Olanowski

En revue, le championnat d'Europe, la rencontre au sommet de Burroughs et Chamizo, la composition des équipes du championnat panaméricain. 

1. La rencontre Burroughs-Chamizo prévue le 17 mai
Beat the Streets New York a indiqué la semaine dernière que la rencontre au sommet entre les superstars et champions du monde régnants Jordan BURROUGHS (USA) et Frank CHAMIZO (ITA), aurait lieu le 17 mai à New York City. 

Burroughs, rouleau compresseur de 29 ans, est quintuple médaillé mondial et champion en titre des 74kg. Depuis son entrée sur la scène internationale en 2011, le champion olympique des Jeux de Londres de 2012, conquérant de quatre médailles d'or aux championnats du monde, domine la catégorie des 74kg.

Chamizo, 25 ans, magicien défendant et champion en titre des 70kg, est passé depuis en 74kg, avec en ligne de mire le championnat du monde 2018 à Budapest en Hongrie. Depuis son changement de catégorie, Chamizo a ramené les médailles d'or du Tournoi International d'Ukraine - en dominant le médaillé mondial d'argent 2011 Franklin GOMEZ (PUR) - et du Tournoi Dan Kolov - Nikola Petrov face au champion d'Europe en titre Soener DEMIRTAS (TUR). 

 

Le double champion olympique Roman VLASOV (RUS). Photo par Tony Rotundo. 

2. Championnat d'Europe – lutte gréco-romaine lundi
Mené par le duo de champions olympiques Roman VLASOV (RUS) - Artur ALEKSANYAN (ARM), le tapis de lutte gréco-romaine du championnat d'Europe est parsemé de médaillés olympiques.

Finaliste de Rio de Janeiro, le triple champion du monde Riza KAYAALP (TUR) poursuivra son septième titre européen. D'autres médaillés de Rio, de bronze cette fois, seront présents : Stig-Andre BERGE (NOR), Cenk ILDEM (TUR)Rasul CHUNAYEV (AZE), Denis Maksymilian KUDLA (GER) et Sabah SHARIATI (AZE).

30 avril - 55kg, 63kg, 77kg, 87kg et 130kg
1er mai - 60kg, 67kg, 72kg, 82kg et 97kg

COMPOSITION : uww.io/Zm1A3 

La championne du monde 2017 Yasemin ADAR (TUR). Photo par Tony Rotundo.

3. Championnat d'Europe – lutte féminine mercredi
Le champ de lutte féminine est régenté par les championnes du monde et d'Europe Yasemin ADAR (TUR) et Vanesa KALADZINSKAYA (BLR), et affiche sept des huit championnes en titre. Victorieuse en 60kg l'année passée, Lyubov OVCHAROVA (RUS) sera la seule tenante de titre à ne pas se représenter la semaine prochaine au Daghestan.

Mariya STADNIK (AZE), médaillée d'argent olympique et championne du monde 2011, poursuivra son huitième titre européen. Stadnik n'a pas été vaincue en championnat d'Europe depuis 2008.

Les quatre autres championnes défendantes sont Anastasia BRATCHIKOVA (RUS), Grace BULLEN (NOR), Bilyana DUDOVA (BUL) et Monika MICHALIK (POL). 

2 mai - 50kg, 55kg, 59kg, 68kg, et 76kg
3 mai - 53kg, 57kg, 62kg, 65kg, et 72kg

COMPOSITION : http://uww.io/jLeYc 

Le champion olympique Taha AKGUEL (TUR). Photo par Tony Rotundo. 

4. Championnat d'Europe – lutte libre vendredi
Avec en tête un trio de médaillés d'or olympique - Taha AKGUEL (TUR), Vladimir KHINCHEGASHVILI (GEO) et Abdulrashid SADULAEV (RUS), la lutte libre affiche, sur huit entrées, sept champions défendant leurs titres. Dauren KURUGLIEV (RUS) est le seul à ne pas poursuivre son titre des championnats d'Europe de Novi Sad de 2017.

Ilias BEKBULATOV (RUS), Frank Chamizo, Soner Demirtas, Giorgi EDISHERASHVILI (AZE) et Riza YILDIRIM (TUR) défendront également leurs titres au Daghestan. 

Face aux tenants, les trois médaillés olympiques azerbaïdjanais Haji ALIYEV (AZE), Jabrayil HASANOV (AZE) et Sharif SHARIFOV (AZE) seront en chasse pour l'or.

4 mai - 57kg, 65kg, 70kg, 79kg et 97kg
5 mai - 61kg, 74kg, 86kg, 92kg et 125kg

COMPOSITION : uww.io/b3kNR 

Le triple champion du monde et champion olympique Kyle SNYDER (USA). Photo par Tony Rotundo.

 
5. La composition des équipes du championnat panaméricain publiée mardi
La composition préliminaire des équipes du championnat panaméricain, avec entre autres le trio de champions olympiques formé par Ismael BORRERO MOLINA (CUB), Jordan Burroughs et Kyle SNYDER (USA), sera publiée mardi 24 avril. 

L'Hebdo dans les réseaux
1. Championnat d'Europe 2018 - Bande-annonce officielle #kaspeuro2018@wrestrus_ru @wrestrus.ru@dagestan.wrestling @wrestdag_rd@wrestling.dagestan

2. encore 7 jours #kaspeuro2018 
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3. @alliseeisgold et @frankchamizo92 feront les titres de @beatthestreets le 17 mai.

4. Quand vous aimez trop la lutte?
ESSAYEZ AVEC QUI VOUS VOULEZ
Когда ты сильно любишь борьбу?
ОТМЕТЬ ТОГО С КЕМ ХОТЕЛ БЫ ПОВТОРИТЬ 
Video by @kazwrestlingonline @amonya65

5. ?“Passez les épreuves
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Mariage, enfant et diplôme de médecine sur la route des JO de Jane Valencias (MEX)

By Eric Olanowski

CORSIER-SUR-VEVEY, Switzerland (April 7) – Il aura fallu dix ans, trois pays, un mariage, un enfant et un diplôme de médecine à Jane VALENCIAS pour que le Mexique obtienne sa première qualification olympique en lutte féminine. 

“Ma mère m'a appris que si je travaillais dur, j'arriverai là où je le voudrais," raconte Jane.  “En regardant maintenant mes réussites, je crois qu'elle avait raison.”

Ce qu'elle voulait fut toujours clair : mère, médecin et lutteuse olympique. Mais l'obtenir exigea patience et sacrifice. 

"J'ai commencé mes études en 2009 et les ai terminées en 2019. Il faut normalement six ans du début à la fin, mais il m'a fallu 10 ans parce que je les ai arrêtées deux fois pour lutter."

Jane Valencia a obtenu son diplôme de l'université Guadalajara Lamar au printemps 2019.

Aujourd'hui la combative “Drsse Valencia”, 57kg, cherche à obtenir sa licence pour lutter au Mexique et aux Etats-Unis. Son mari, le vice-champion olympique 2012 Jaime ESPINAL (PUR), est portoricain et obtenir pour Jane sa licence aux USA lui permettrait de lutter au Mexique, aux Etats-Unis et à Porto-Rico, un territoire américain. “Cela me prendra du temps. La procédure durera un an, un an et demi," dit-elle. "Mais après les Jeux, j'espère avoir assez d'argent pour payer la paperasserie et le test pour passer ma licence."  

Après son diplôme, Jane a déménagé du Mexique aux Etats-Unis pour rejoindre son mari et s'entraîner au club de lutte de Nittany Lion sous la tutelle des champions olympiques Cael SANDERSON (USA) et Jake VARNER (USA). Un tout petit peu plus d'un an après être remontée sur les tapis, elle est devenue la première lutteuse mexicaine de l'histoire à atteindre les Jeux Olympiques, grâce à une victoire en 57kg au tournoi panaméricain de qualification olympique d'Ottawa.

Jane VALENCIA'S (MEX) avec sa fille Joy au sommet du podium du tournoi panaméricain de qualification olympique. (Photo : Tony Rotundo)

Après avoir échoué d'un combat pour se qualifier aux Jeux de Rio en 2016, Valencia a fait une pause de trois ans avant de réaliser qu'elle avait quelque chose à se prouver. Au milieu de cette retraite, jalonnée d'expériences marquantes telles que se marier, donner naissance à un enfant et passer son diplôme de médecin, Valencia a pu observer les réussites de Natalia VOROBEVA (RUS) et Sofia Mattsson (SWE) après leurs accouchements.

"J'ai pris Vorobeva et Mattsson comme exemple. Elles ont fait leur retour après avoir eu un enfant et étaient très bonnes. Cela m'a montré que je pouvais être maman et toujours bonne en lutte."

"Je sais que c'est fou, mais quelque chose à l'intérieur de moi me disait que j'avais besoin de revenir. Je révais toutes les nuits de remonter sur le tapis. Vous savez, quand vous luttez, vous n'arrêter jamais vraiment. C'est une part de votre vie."

Valencia, qui a donné naissance à sa fille Joy le 31 mai 2017, est remontée sur le tapis pour la première fois en février 2019 à l'occasion du Cerro Pelado. Elle fut vaincue en finale par Amanda HERNANDEZ (CUB) et dut se contenter de la médaille d'argent. Sa deuxième apparition prit place une année plus tard à Ottawa, au Canada, pour le tournoi panaméricain de qualification olympique, où elle devait atteindre les finales pour composter son ticket pour les JO.

Quelques jours avant cette compétition, elle déclarait : "Tout le monde veut gagner le qualificatif. Je savais que [la championne olympique, ndlr] Helen [Maroulis, ndlr] serait là, alors je me suis entraînée en préparant mon mental pour lutter les meilleurs combat de ma carrière." 

A Ottawa, Valencia a ouvert les feux par deux victoires décisives sur Betzabeth SARCO COLMENAREZ (VEN) et Nes RODRIGUEZ TIRADO (PUR) -- pour atteindre un combat quitte ou double pour la qualification olympique face à la championne du monde en titre canadienne Linda MORIAS (CAN).

La scène était montée et l'enjeu simple : vaincre Morias et aller aux JO ou perdre et rentrer comme en 2016, sans place olympique.

Rejoignant les demi-finales, Jane se disait : "Aie foi en toi-même, ta préparation et lutte. Amuse-toi."  

Lors de ce combat, Jane barra une précoce tentative de double ramassement de jambe de la part de Morais, contre-attaquant en projection en prise de bras par la droite et amené au sol, prenant la tête 4-0. "Je l'avais vue lutter avant, alors je savais parfaitement ce qu'elle tenterait de faire."  

En fin de partie, c'est un ramassement de jambe intérieur que stoppa Jane avant de projeter Morais au sol à nouveau. Mais cette fois, ce fut pour un infliger un tombé à la championne du monde. "A ce moment, je ne pensais pas à ce qui allait advenir. J'ai seulement réagi : je me suis relaxée, et mon corps a réagit."

Grâce à cette victoire sur Morais, Jane Valencia est devenue la première Mexicaine de l'histoire qualifiée pour les Jeux Olympiques.

Elle espère ainsi montrer aux jeunes Mexicaines qu'elles ont un modèle à suivre. "Je n'avais pas de modèle, alors j'ai fabriqué mon propre exemple," dit-elle.

"Maintenant, c'est une chance énorme. Avant, les jeunes filles avaient au Mexique un rêve olympique, mais elles n'avaient pas d'exemple. Elles n'avaient personne à suivre. Maintenant qu'elles ont vu quelqu'un atteindre cet objectif, elle peuvent se dire 'Moi aussi je peux me qualifier'."

Jane continue sa préparation pour les Jeux tout en s'entraînant au Nittany Lion. Elle aspire à devenir médaillée olympique mais dit que remporter une médaille olympique ne la définirait pas en tant que lutteuse, femme ou mère. "Gagner une médaille olympique est mon objectif pour l'instant. Mais nous valons plus qu'une médaille et une médaille ne change pas votre vie. Une médaille n'est pas suffisante pour faire de vous une bonne personne."

Dans un message à destination de la communauté de la lutte, elle déclare :“Ces moments où nous sommes à la maison, ignorant de ce que le futur nous réserve, je vous demande d'être patients et d'avoir la foi. Ayez la foi que ceci arrivera, que nous remonterons sur les tapis pour faire ce qui nous passionne. Gardez votre esprit occupé avec les petites choses du quotidien et vivons un jour à la fois. Restez positifs, en bonne santé et, par-dessus tout, concentrez-vous sur l'objectif qui nous attend.”