L'Hebdo !

L'Hebdo du 14 janvier !

By Eric Olanowski

En revue, le championnat d'Inde de lutte pro, l'équipe turque de lutte libre pour les championnats du monde et d'Europe, le prochain championnat de Russie de lutte gréco-romaine, le tournoi Yvan Yariguin et la disparition d'une légende de la lutte gréco-romaine. 

1. Le championnat d'Inde de lutte pro commence lundi  
Les Mumbai Maharathis et les NCR Punjab Royals ouvriront les festivités de l'un des championnats professionnels les plus populaires au monde, le championnat d'Inde de lutte pro ou Indian Pro League (PWL). Les combats quotidiens s'étaleront sur trois semaines, du 14 au 31 janvier.

Le PWL accueille six équipes de cinq hommes et quatre femmes. Chaque équipe affiche cinq lutteurs indiens et quatre internationaux.

Cliquez ici pour suivre le PWL

SÉLECTIONS

DELHI SULTANS
Lutte Féminine 
53kg - Pinki PINKI (IND) 
57kg - Katherina ZHYDACHIVSHA (ROM)
62kg - Sakshi MALIK (IND)
76kg - Shustova ANASTASIA (UKR)

Lutte Libre
57kg - Rahul AWARE (IND)
65kg - Andrey KVIATKOVSKI (UKR)
74kg - Khetik TSABOLOV (RUS) 
84kg - Praveen PRAVEEN (IND)
125kg - Sumit Malik (IND) 

HARYANA HAMMERS
Lutte Féminine 
53kg - Seema SEEMA (IND) 
57kg - Anastasia NICHITA (MDA) 
62kg - Tayana OMELCHENKO (AZE) 
76kg - Kiran KIRAN (IND) 

Lutte Libre
57kg - Ravi KUMAR (IND) 
65kg – Rajneesh RAJNEESH (IND) 
74kg - Parveen RANA (IND) 
86kg - Ali SHABANOV (BLR) 
125kg - Aleksander KHOTSIANIVSKI (UKR) 

MUMBAI MAHARATHI
Lutte Féminine 
53kg - Vinesh PHOGAT (IND)
57kg - Angelica BETZABETH (VEN)
62kg - Shilpi YADAV (IND)
76kg - Zsaneet NEMETH (HUN)

Lutte Libre
57kg - Ibragim ILYASOV (RUS)
65kg – Harphool HARPOOL (IND)
74kg - Sachin RATHI (IND)
86kg - Deepak PUNIA (IND)
125kg - Vladislav BAITSEEV (RUS) 

NCR PUNJAB ROYALS
Lutte Féminine
53kg - Anju ANJU (IND)
57kg - Mimi HRISTOVA (BGR)
62kg - Anita ANITA (IND)
76kg -  Alina STADNIK(UKR)

Lutte Libre
57kg - Nitin RATHI (IND)
65kg - Bajrang PUNIA (IND)
74kg - Amit DHANKAR (IND)
86kg - Dato MARSAHISHVILI (GEO)
125kg - Korey JARVIS (CAN) 

UP DANGAL
Lutte Féminine
53kg - Vanesa KALADZINSKAYA (BLR)
57kg – Sarita SARITA (IND)
62kg - Navjot Kaur (IND)
76kg - Epp MAE (EST)

Lutte Libre
57kg - NaveenNAVEEN (IND)
65kg - Pankaj RANA (IND)
74kg - Jitender JITENDER (IND)
86kg - Irakli Misituri (GEO)
125kg - Georgi SAKANDELIDZE (QAT)

MP YODHA
Lutte Féminine 
53kg - Ritu PHOGAT (IND) 
57kg - Pooja DHANDA (IND) 
62kg - Elise MANOLOVA (AZE) 
76kg- Andrea CAROLINA (COL) 

Lutte Libre
57kg - Sandeep TOMAR (IND) 
65kg - Haji ALIYEV (AZE) 
74kg - Vasil MIKHAILOV (URK) 
86kg - Deepak DEEPAK (IND) 
125kg - Akash ANTIL (IND)


Taha AKGUL (TUR), double champion du monde et champion olympique, a remporté le championnat de Turquie de lutte libre, catégorie des 125kg, le weekend dernier. Il a confirmé sa présence au premier événement de série de classement de l'année, le tournoi Yvan Yariguin. (Photo par Martin Gabor)

2. L'équipe turque de lutte libre prête pour les championnatrs d'Europe et du Monde
La salle des sports de l'université Corum Hittite de Corum, en Turquie, a accueilli plus de 450 des meilleurs lutteurs turcs à l'occasion du championnat de Turquie de lutte libre. Comme pour le championnat de Turquie de lutte féminine, les gagnants du championnat de lutte libre ont assuré leur place dans l'équipe turque pour les championnats du monde et d'Europe. 

Taha AKGUL, double champion du monde et champion olympique, fait partie de ceux qui ont obtenu leur place dans l'équipe. Akgul, qui pour la première fois depuis 2013 n'a pas obtenu de médaille au championnat du monde, a confirmé qu'il se rendra à Krasnoyarsk, en Russie, à l'occasion du premier événement de série de classement de l'année, le tournoi Ivan Yariguin, pour concourir dans la catégorie des 125kg. 

La meilleure surprise du tournoi est venu d'Osman GOCEN qui, chez les 86kg, a décroché son billet pour les championnats du monde et d'Europe en se défaisant en finale du médaillé mondial d'argent en titre Fatih ERDIN. Gocen a aussi pris le dessus sur Selim YASAR, médaillé olympique d'argent de Rio.  

C'est la première fois qu'une équipe turque prendra part au Yariguin - le 24 janvier prochain. 

RÉSULTATS

57kg
OR - Ahmet DUMAN  
ARGENT - Ahmet PEKER 
BRONZE - Barıs KAYA 
BRONZE - Ali KARABOGA 

61kg 
OR - Recep TOPAL  
ARGENT - Sedat OZDEMIR 
BRONZE -  Munir AKTAS  
BRONZE - Cabbar DUYUM 

65kg 
OR - Mehmet OGUT  
ARGENT - Selahattin KILICSALLAYAN
BRONZE - Cengizhan ERDOGAN  
BRONZE - Ali PINE 

70kg 
OR - Mustafa KAYA 
ARGENT - Serhat ARSLAN 
BRONZE - Mehmet KARACA  
BRONZE - Enes USLU  

74kg
OR - Yakup GOR
ARGENT - Fazlı ERYILMAZ  
BRONZE - Muhammed AKDENİZ 
BRONZE - Nazım KARA  

79kg
OR - Muhammed KOTANOGLU  
ARGENT -  Ender COSKUN 
BRONZE - Musa GURBUZ 
BRONZE - Abdulkadir OZMEN 

86kg
OR -  Osman GOCEN  
ARGENT - Fatih ERDIN 
BRONZE - Selim YASAR  
BRONZE - Arif OZEN  

92kg 
OR - İbrahim BOLUKBASI  
ARGENT -  Erhan YAYLACI  
BRONZE -  Samet OZARSLAN
BRONZE - Süleyman KARADENİZ 

97kg  
OR -  Fatih YAŞARLI  
ARGENT -  Baki SAHIN 
BRONZE - Ali BONCEOGlU 
BRONZE -  Feyzullah AKTURK  

125kg  
OR -  Taha AKGUL  
ARGENT -  Fatih CAKIROGLU 
BRONZE -  Huseyin CIVELEK
BRONZE - Abdullah OMAC


Roman VLASOV (RUS), double champion olympique, fera son retour sur les tapis depuis sa blessure au genou subie deux semaines avant le championnat du monde 2018. (Photo: Tony Rotundo)

3. Le championnat de Russie de lutte gréco-romaine commence le 18 janvier
La Fédération russe a avancé la date du championnat de Russie de lutte gréco-romaine 2019. Il se déroulera dès ce weekend et du 18 au 24 janvier à Kaliningrad. 

Sergey EMELIN, Stepan MARYANIAN, Artem SURKOV, Alexander CHEKHIRKIN, Musa EVLOEV et Sergey SEMENOV, les six champions du monde en titre de lutte gréco-romaine, sont dispensés de championnat du Russie. Ce qui ne rend pas la compétition moins intéressante, car les champions olympiques Roman VLASOV et Davit CHAKVETADZE seront là pour reprendre leurs positions.

Sept scénarios à suivre au championnat de Russie !


Kyle SNYDER (USA), double champion du monde et champion olympique, est programmé pour le premier événement de série de classement de l'année, le tournoi Yvan Yariguin. (Photo par Max Rose-Fyne)

4. Le Yariguin dans moins de dix jours  
Le premier événement  de série de classement de l'année d'United World Wrestling, le tournoi Yvan Yariguin, débute dans moins de dix jours à Krasnoyarsk, en Russie. 

Taha AKGUL, pour la Turquie, et Kyle SNYDER (USA), pour les États-Unis, tous deux champions olympiques, ont confirmé leur présence à Krasnoyarsk.

L'annonce à suivi que Jordan BURROUGHS, médaillé d'or aux Jeux Olympiques de Londres, se rendra pour la première fois de sa carrière au Yariguin, rapidement infirmée par USA Wrestling. Burroughs était supposé prendre la place du champion du monde en titre des 79kg Kyle DAKE (USA) après que ce dernier soit devenu père d'une petite fille, EllaJo Rose, née le 12 décembre dernier. 

En lutte féminine pour cet événement de série de classement, la championne du monde en titre des U23, la norvégienne Grace BULLEN, a confirmé sa présence à Krasnoyarsk. Pour accéder à ce titre mondial en 2018, Bullen avait vaincu RONG Ningning (CHN), championne du monde et tenante du titre du Yariguin. 

PROGRAMME (Heure locale/GMT+7) 

23 janvier (Mercredi)
08.00 - Arrivée des délégations
15.30 - Stage arbitres
15.30 - Conférence de presse des représentants du Comité organisateur, du corps des arbitres, chefs d'équipes et entraîneurs
16.30 - Tirage : Femmes: cat : 50,55,59,65 kg Hommes : cat : 57,61,70 kg

24 janvier (jeudi)
08:30 - Examen médical et pesée cat : Femmes : 50,55,59,65 kg Hommes : 57,61,70 kg
11.00 - Éliminatoires Femmes : 50,55,59,65 kg Hommes : 57,61,70 kg
16.00 - Tirage cat : Femmes : 53,57,62,68 kg Hommes : 65,79,125kg
17.00 - 1⁄2 finales cat : Femmes : 50,55,59,65 kg Hommes : 57,61,70 kg

25 janvier (vendredi)
08:15 - Pesée cat : Femmes : 50,55,59,65 kg Hommes : 57,61,70 kg
08:30 - Examen médical et pesée cat : Femmes : 53,57,62,68 kg Hommes : 65,79,125kg
11.00 - Éliminatoires et 1⁄2 finale cat : Femmes : 53,57,62,68 kg Hommes : 65,79,125kg  - Repêchage cat : Femmes : 50,55,59,65 kg Hommes : 57,61,70 kg
16.30 - Tirage cat : Femmes : 72,76 kg Hommes : 74,86,92,97 kg
16.00 - Cérémonie d'ouverture
17.00 - Finales cat : Femmes : 50,55,59,65 kg Hommes : 57,61,70 kg

26 janvier (samedi)
08:15 - Pesée cat : Femmes : 53,57,62,68 kg Hommes : 65,79,125kg
08:30 - Examen médical et pesée cat : Femmes : 72,76 kg Hommes : 74,86,92,97 kg
11.00 - Éliminatoires et 1⁄2 finale cat : Femmes : 72,76 kg Hommes : 74,86,92,97 kg - Repêchage cat : Femmes : 53,57,62,68 kg Hommes : 65,79,125kg
18.00 - Finales cat: Women: 53,57,62,68 kg Men: 65,79,125kg

27 janvier (dimanche)
09:00 - Pesée cat : Femmes : 72,76 kg Hommes : 74,86,92,97 kg
11.00 - Repêchage cat : Femmes : 72,76 kg Hommes : 74,86,92,97 kg
13.00 - Finales cat : Femmes : 72,76 kg Hommes : 74,86,92,97 kg

28 janvier (lundi)
Jusqu'à 12.00 - Départ des délégations 

5. Disparition de Vadim Psarev, entraîneur mythique de lutte gréco-romaine, à l'âge de 86 ans
Le légendaire entraîneur de lutte gréco-romaine Vadim PSAREV est décédé samedi 12 janvier dans la ville d'Almaty au  Kazakhstan, âgé de 86 ans.

Psarev, pendant sa longue carrière, a entraîné cinq médaillés olympiques, dont trois champions. Natif de Russie, il aura également été l'entraîneur de 12 médaillés d'or de championnats et coupes du monde. 

Psarev était entré en 2014 au Hall of Fame d'United World Wrestling. Il avait également reçu, en 1969, le titre de "Vénérable entraîneur de l'URSS" pour son travail dans l'Union Soviétique des années 40, 50 et 60. 

Psarev est, plus tard, devenu l'entraîneur en chef de l'équipe nationale de lutte gréco-romaine, un rôle récompensé de même par le titre de "Vénérable entraîneur du Kazakhstan."

Cliquez ici pour la biographie de Vadim Psarev.

L'Hebdo dans les réseaux ! 

1 . #mondaymotivation#wrestling #wrestler #suplex #grecoroman@musaevloev1
2. @tahakgul, double champion du monde et champion olympique, sera au premier événement de série de clkassement de l'année, le tournoi Ivan Yariguin, en catégorie des 125kg.
3. Sourires du dimanche ?!
4. “La saison 2019 est lancée. C'est le moment d'écrire l'histoire !” ?: @swedewrestling .#teamSweden #swedewrestling #sweden#worldchampionship #2019 #wrestling
5. Joyeux vendredi, fans de lutte.

#WrestleTokyo

#WrestleTokyo: Lopez prépare sa 4e médaille d'or historique; Fumita, Gray fait les finales

By Ken Marantz

CHIBA, Japan (1er Août) --- Après ne pas avoir bougé en bas de la position par terre, Mijain LOPEZ (CUB) s'est levé et a fait quelques sauts comme un boxeur montrant qu'il n'était pas affecté par le meilleur que son adversaire pouvait lui donner.

Lopez a résisté à tout ce que son rival de longue date Riza KAYAALP (TUR) pouvait jeter sur  son chemin pour rester sur la voie d'une place unique dans l'histoire olympique avec une victoire 2-0 en demi-finale de la division gréco-romaine 130 kg dimanche soir au Makuhari Messe Hall.

Les deux points de Lopez sont venus sur des appels pour passivité alors que la star cubaine a maintenu ses espoirs de rejoindre Kaori ICHO (JPN) en tant que seuls lutteurs de l'histoire olympique à remporter quatre médailles d'or.

Lors de la finale de lundi soir, Lopez affrontera le médaillé de bronze mondial 2019 Iakobi KAJAIA (GEO), qui a décroché une médaille lors de sa deuxième apparition olympique en battant Yasmani ACOSTA (CHI) 1-1 sur le critère du dernier point.

Dans les autres actions, les champions du monde en titre et têtes de série Kenichiro FUMITA (JPN) et Adeline GREY (USA) se sont tous deux qualifiés pour leurs finales respectives.Fumita, double championne du monde faisant sa première apparition olympique, aura une chance de remporter l'or à Greco 60 kg, tandis que Gray cherchera à ajouter la couronne olympique féminine de 76 kg à ses cinq titres mondiaux.

Mijain LOPEZ Riza KAYAALPMijain LOPEZ (CUB) après avoir battu Riza KAYAALP (TUR) en demi-finale 130kg. (Photo: UWW / Kadir Caliskan)

Lopez et Kayaalp se sont maintenant rencontrés lors de trois Jeux olympiques consécutifs, et le Cubain est arrivé en tête dans les trois, après avoir expédié Kayaalp en demi-finale à Londres 2012 et en finale à Rio 2016.La dernière fois que Lopez a perdu contre quelqu'un, c'était en 2015 aux mains de Kayaalp, qui l'a battu pour l'un de ses trois titres mondiaux.

"Ce fut certainement mon combat le plus difficile et ma victoire contre Riza", a déclaré Lopez."Le match de la finale des Jeux olympiques de Rio était à sens unique. Mes matchs sont principalement une question de dévouement et de préparation. Demain, je dois utiliser la même technique et je suis prêt pour cela."

Lopez, 38 ans, qui a remporté la dernière de ses cinq médailles d'or mondiales en 2014, n'a disputé que deux tournois internationaux depuis Rio, le plus récent étant une course triomphale aux Jeux panaméricains de 2019 à Lima.

Mais il a semblé affûté sur le tapis au Makuhari Messe, où il a remporté deux victoires techniques en tombé pour installer son duel avec Kayaalp. En première période, il a placé le Turc en position par terre, mais les points ont été annulé lorsqu'il a été avéré qu'il utilisait ses jambes comme levier.

"Les juges ont pris une mauvaise décision pour le challenge", a déclaré Lopez. "Mais comme je m'étais établi dans le combat, cela n'avait pas d'importance."

Il n'a ensuite pas réussi à faire tourner Kayaalp dans un deuxième tir en par terre en deuxième période. Avec un peu plus d'une minute à jouer, Lopez a lui-même été mis à terre, donnant à Kayaalp une chance de renverser la vapeur en le retournant. Mais le Cubain a gardé une base solide et, quand il s'est relevé, a fait preuve de confiance.

Lire aussi: Mijain Lopez, too big to fail 

L'autre demi-finale a présenté un événement rare, car il y a eu trois appels de passivité, avec les deux points requis attribués, mais pas une bataille en position par terre. Les deux fois où Acosta aurait pu mettre Kajaia en par terre, il a choisi de poursuivre le match en position debout, y compris lorsque le Géorgien a été marqué pour passivité à 1:20 de la fin.

Le lutteur de 27 ans Kajaia, quant à lui, a obtenu son point de passivité en deuxième période. Mais lorsqu'il n'a pas suivi l'instruction de l'arbitre de mettre ses deux genoux sur le tapis, il a perdu le par terre et les deux se sont remis debout.

Cela n'a pas fait grand-chose pour diminuer l'exaltation que Kajaia ressentait pour son accomplissement. "C'était mon objectif depuis 27 ans", a-t-il déclaré. "Demain sera un match très spectaculaire. Je ne peux rien dire d'autre.Aujourd'hui tout s'est bien passé. Alors demain, je vais seulement avancer, pas reculer."

Acosta, qui n'est que le deuxième lutteur chilien de l'histoire à participer aux Jeux olympiques, aura désormais une chance de remporter une médaille de bronze, ce qui serait la première de son pays aux Jeux olympiques de Tokyo.

Cuba aura un deuxième lutteur lors de la finale de lundi alors que Luis ORTA SANCHEZ (CUB) a installé un duel pour la médaille d'or en Greco 60kg avec Fumita en écrasant le fuyant Victor CIOBANU (MDA) par une chute technique de 11-0 en demi-finale.

FumitaKenchiro FUMITA (JPN) luttera pour l'or en 60kg. (Photo: UWW / Tony Rotundo)

Il s'agit des deuxièmes Jeux olympiques consécutifs où la finale de la catégorie de poids greco la plus légère sera un affrontement Japon-Cuba. A Rio, Ismael BORRERO MOLINA (CUB) a battu Shinobu OTA (JPN) en finale des 59kg.

Ce résultat a motivé Fumita, qui a remporté son deuxième titre mondial de sa carrière en 2019. Lui et Ota étaient coéquipiers et rivaux à la Nippon Sports Science University, Fumita l'emportant finalement entre eux pour gagner le billet pour les Jeux olympiques de Tokyo.

"Il y a cinq ans à Rio, j'ai vu Ota remporter une médaille sous mes yeux", a déclaré Fumita. "Je me suis dit : 'Je veux ça'.' Mais pour le dépasser, le seul moyen est de remporter l'or."

Luis Orta Sanchez Luis ORTA SANCHEZ (CUB) l'a fait en finale des 60kg à Tokyo. (Photo: UWW / Kadir Caliskan)

En s'assurant d'une médaille d'argent, Fumita a prolongé une séquence d'hommes japonais médaillés à tous les Jeux olympiques depuis Helsinki 1952. "Ces dernières années, les femmes ont été incroyables et les hommes ont continué sur la lancée", a déclaré Fumita. "Je voulais vraiment que ça continue."

Fumita vise à devenir le premier champion olympique de Greco du Japon depuis qu'Atsuji MIYAHARA (JPN) a remporté la médaille d'or des 52 kg à Los Angeles 1984.

En demi-finale, Fumita a marqué quatre points en deuxième période pour vaincre Lenur TEMIROV (UKR) 5-1. Le Japonais a gardé son sang-froid alors qu'il traînait 1-1 sur critères, puis a marqué avec une projection au sol  et une clé les points gagnants.

Dans la division féminine des 76 kg, la médaillée mondiale de bronze 2019 Alice ROTTER FOCKEN (GER) a assuré à son pays sa première médaille olympique de lutte féminine dans ce qu'elle dit être son tournoi final lorsqu'elle a battu la favorite locale Hiroe MINAGAWA (JPN) 3-1 en demi-finales.

FockenAline ROTTER-FOCKEN (GER) a atteint la finale en 76kg à Tokyo. (Photo: UWW / Kadir Caliskan)

Avec Minagawa, la médaillée d'argent aux championnats du monde 2019, menant 1-1 sur critères, Rotter Focken a marqué avec une mise au sol double jambe avec 1:15 à jouer, puis a tenu bon pour se qualifier pour la finale lors de sa deuxième apparition olympique.

"C'était vraiment excitant et stressant, mais je suis vraiment heureuse d'avoir pu montrer mon plein potentiel, car je peux lutter contre tout le monde", a déclaré Rotter Focken. "Parfois, ça ne marche pas, et aujourd'hui ça a marché."

Rotter Focken a déclaré qu'elle attendait avec impatience un dernier affrontement avec Gray pour couronner une rivalité amicale qui remonte à l'adolescence. En fait, Gray a déclaré qu'elle avait invité l'Allemande à son mariage (elle ne pouvait pas venir en raison d'un engagement de longue date).

"Je suis vraiment heureuse de la combattre", a déclaré Rotter Focken. "Nous sommes de bonnes amies, et on nous dit toujours pour Tokyo que nous aimerions nous rencontrer en finale olympique. C'est comme un film, nous l'avons fait. J'aime son style de lutte et je suis vraiment excitée de savoir qui sera la n°1 demain."

Gray, qui a attendu cinq longues années pour se racheter après avoir échoué à remporter une médaille à Rio, a gardé ses rêves d'or en vie avec une victoire serrée 3-2 sur une jeune et courageuse Aiperi MEDET KYZY (KGZ).

"C'est tellement d'années de travail acharné qui se concrétisent, c'est incroyable", a déclaré Gray. "Je suis juste excitée d'être ici après tant de temps."

Adeline GRAYAdeline GRAY (USA) après la finale en 76kg à Tokyo. (Photo: UWW / Tony Rotundo)

Gray a pris une avance de 2-0 avec un point d'activité et une sortie en première période. Avec un peu plus d'une minute à jouer dans la seconde, Medet Kyzy a frôlé la mise à terre, mais n'a pas réussi à terminer le mouvement alors qu'elles sortaient des limites.

Mais le côté kirghize a contesté l'appel, qui a été rejeté, donnant à Gray un point qui s'avérera plus tard décisif.

"Je pense que ce n'est que de l'expérience", a déclaré Gray à propos d'éviter la mise à terre. "Je ne panique pas ici. Je suis douée pour marquer des points, et je m'en sort plutôt bien quand je suis à terre, donc même si elle obtient cette projection au sol … je suis vraiment convaincue que c'est assez d'un feu pour me donner le coup de pied qui me fait passer à la vitesse supérieure, ce dont j'ai parfois besoin pour que ces matches ne soient pas aussi serrés."

Medet Kyzy, 22 ans, médaillée de bronze du monde U-23 2019, est passée à l'attaque et, avec 20 secondes à jouer, a obtenu une projection au sol qui a réduit l'avance à 3-2 et qu'elle a transformé en un verrou croisé. Mais elle n'a pas réussi à retourner la vétérane américaine, qui a poussé un cri de joie à la fin du temps imparti.

"Je n'ai pas lutté contre cette femme, elle a fait le ménage avec beaucoup de gens avec qui j'ai eu de bons matchs", a déclaré Gray à propos de Medet Kyzy. "Je suis entrée prête à me battre. C'était un peu plus près que ce à quoi je m'attendais, elle est assez fuyante sur quelques positions, mais j'ai vraiment senti que mon positionnement avait eu raison d'elle."

Lire aussi: #WrestleTokyo Day 1 Morning Session reacap

Dans la zone mixte, Gray a parlé de la déception qu'elle a ressentie il y a cinq ans à Rio, lorsqu'elle est entrée en tant que favorite mais a été défavorisée par une défaite 4-1 contre Vasilisa MARZALIUK (BLR) en quart de finale.

"C'est difficile de perdre", a déclaré Gray. "C'est à cela que ça revient. J'avais des attentes pour moi-même, et je pense que tous ont tout fait sur le dernier quadrimestre (olympique) pour que je réussisse. J'étais restée invaincue pendant 2 ans et demi avant, je ne voyais pas quelqu'un qui allait vraiment être capable d'aller de pair avec moi."

Gray a déclaré qu'au cours des années qui ont suivi, elle a réalisé à quel point une blessure à l'épaule l'avait conduit à sa chute en ne s'avouant pas à quel point c'était vraiment grave.

"Je n'avais pas réalisé à quel point j'étais blessé. J'ai dû prendre un an et demi de congé, et il m'a fallu trois ans avant que mon épaule ne soit rétablie pour vraiment concourir et travailler. Je ne voulais pas mettre mes défaites qui se produisaient sur le compte de la blessure, mais arriver ici aujourd'hui me montre vraiment que j'ai eu beaucoup de douleur me menant à ce tournoi et que je me battais mentalement juste pour gérer cela au jour le jour.

"Cela vous fatigue un peu plus que ce à quoi je m'attendais. Je suis juste reconnaissant d'être en bonne santé, d'avoir une excellente équipe avec moi et tant de personnes prêtes à aider."

RESULTATS:

Greco-Romaine

60kg
OR: Kenchiro FUMITA (JPN) contre Luis ORTA SANCHEZ (CUB)

SF 1: FUMITA Kenichiro (JPN) df Lenur TEMIROV (UKR), 5-1 
SF 2: Luis ORTA SANCHEZ (CUB) df Victor CIOBANU (MDA), 11-0

130kg
OR: Mijain LOPEZ (CUB) contre Iakobi KAJAIA (GEO)

SF 1: Mijain LOPEZ (CUB) df Riza KAYAALP (TUR), 2-0
SF 2: Iakobi KAJAIA (GEO) df Yasmani ACOSTA FERNANDEZ (CHI), 1-1

Lutte Féminine

76kg
OR: Adeline GRAY (USA) contre Aline ROTTER-FOCKEN (GER)

SF 1: Adeline GRAY (USA) df Aiperi MEDET KYZY (KGZ), 3-2
SF 2: Aline ROTTER-FOCKEN (GER) df Hiroe MINAGAWA (JPN), 3-1