Classements

Les lutteuses des USA et de la Turquie en tête des Séries de Classement dans 5 des 10 catégories

By United World Wrestling Press

La triple championne du monde Adeline Gray (USA), tout juste titrée aux Jeux Panaméricains, prend la première place des 76kg dans les Séries de Classements de Lutte Féminine. Elle a remporté ses trois combats aux Jeux Panaméricains de Lima (Pérou) par tombé.

Gray est l'une des trois Américaines classées No.1 dans leur catégorie de poids respective. Elle est flanquée au sommet par Sarah HILDEBRANDT (53kg) et Kayla MIRACLE (62kg). 


Hildebrandt, comme Gray, revient d'une performance en tête aux Jeux Panaméricains, avec trois combats à 4-0 remportés par tombé, ainsi qu'une victoire par supériorité technique 10-0. 

Kayla Miracle est médaillée d'or de l'Open Klippan Féminin de février dernier et a récemment décroché le bronze aux championnats Panaméricain.

La Turquie peut se targuer d'un doublé de lutteuses classées No. 1, grâce à Bediha GUN (55kg) et Elif YESILIRMAK (59kg). Toutes deux ont décroché des médailles à l'Open Klippan et aux championnats d'Europe. 

Bediha Gun, olympienne en 2016, est médaillée d'or de l'Open Klippan et médaillée d'or des championnats d'Europe.

Elif Yesilirmak, multiple médaillée des championnats du monde, a remporté une médaille d'or européenne après s'être emparée du bronze à l'Open Klippan.

Mariya STADNIK (AZE), récemment couronnée pour la huitième fois d'un huitième titre européen, est en tête des 50kg. 

Les autres lutteuses en tête de classement de lutte féminine incluent Irina OLOGONOVA (57kg), Petra OLLI (65kg), Laura SKUJINA (68kg) et Jenny FRANSSON (72kg). Olli et Fransson sont médaillées d'or des championnats d'Europe. 

La saison 2018 est la première pendant laquelle United World Wrestling utilise un système de classement objectif. Les points acquis à des championnats continentaux et à des événements de séries de classement sélectionnés détermineront les quatre têtes de série des championnats du monde de Budapest en octobre 2018.

Pour plus d'information au sujet du nouveau format des séries de classement, vous pouvez lire cet article (en anglais). 

Les classements complets sont disponibles sur la page d'accueil United World Wrestling

50kg
1. Mariya STADNIK (AZE) // 43 Points
2. Emilia VUC (ROU) // 39 Points
3. Chun LEI (CHN) // 24 Points
4. Whitney CONDER (USA) // 22 Points
5. Vinesh VINESH (IND) // 22 Points

53kg
1. Sarah HILDEBRANDT (USA) // 38 Points
2. Aysun ERGE (TUR) // 33 Points
3. Stalvira ORSHUSH (RUS) // 26 Points
4. Vanesa KALADZINSKAYA (BLR) // 24 Points
5. Yongmi PAK (PRK) // 22 Points

55kg
1. Bediha GUN (TUR) // 33 Points
2. Iryna KURACHKINA (BLR) // 23 Points
3. Saki IGARASHI (JPN) // 21 Points
4. Roksana ZASINA (POL) // 21 Points
5. Hyemin OH (KOR) // 19 Points

57kg
1. Irina OLOGONOVA (RUS) // 37 Points
2. Laura MERTENS (GER) // 31 Points
3. Bilyana DUDOVA (BUL) // 24 Points
4. Xingru PEI (CHN) // 22 Points
5. Alejandra ROMERO BONILLA (MEX) // 22 Points

59kg
1. Elif YESILIRMAK (TUR) // 33 Points
2. Ningning RONG (CHN) // 22 Points
3. Nabira ESENBAEVA (UZB) // 20 Points
4. Bisola MAKANJUOLA (NGR) // 18 Points
5. Mimi HRISTOVA (BUL) // 18 Points

62kg
1. Kayla MIRACLE (USA) // 35 Points
2. Luzie MANZKE (GER) // 28 Points
3. Taybe YUSEIN (BUL) // 23 Points
4. Yaquelin ESTORNELL ELIZASTIGUE (CUB) // 22 Points
5. Orkhon PUREVDORJ (MGL) // 22 Points

65kg
1. Petra OLLI (FIN) // 41 Points
2. Henna JOHANSSON (SWE) // 33 Points
3. Forrest MOLINARI (USA) // 26 Points
4. Elis MANOLOVA (AZE) // 21 Points
5. Krystsina FEDARASHKA (BLR) // 19 Points

68kg
1. Laura SKUJINA (LAT) // 31 Points
2. Anastasia BRATCHIKOVA (RUS) // 25 Points
3. Koumba LARROQUE (FRA) // 23 Points
4. Feng ZHOU (CHN) // 21 Points
5. Yudari SANCHEZ RODRIGUEZ (CUB) // 21 Points

72kg
1. Jenny FRANSSON (SWE) // 36 Points
2. Alexandra ANGHEL (ROU) // 26 Points
3. Yue HAN (CHN) // 18 Points
4. Anastasiya ZIMIANKOVA (BLR) // 18 Points
5. Veronica KEEFE (CAN) // 16 Points

76kg
1. Adeline GRAY (USA) // 40 Points
2. Yasemin ADAR (TUR) // 38 Points
3. Epp MAE (EST) // 30 Points
4. Qian ZHOU (CHN) // 21 Points
5. Hiroe MINAGAWA SUZUKI (JPN) // 19 Points
 

Japon : Visite des hautes fonctionnaires de la lutte féminine d'Iran

By Ikuo Higuchi

TOKYO, 27 février – Les hautes fonctionnaires de la lutte féminine en Iran se sont récemment rendues au Japon dans le cadre d'un voyage d'information. Elles ont observé les sessions d'entrainement de lutte et ont rencontré les fonctionnaires japonais.

Farnaz PANAHIZADEH (IRI), directrice du département international de la Fédération de lutte d'Iran et membre de la Commission Sportive d'United World Wrestling, faisait partie de la délégation de cinq personnes qui est arrivée au Japon le 20 février.

Cette délégation était constituée de membres qui se sont investis dans les débuts de la lutte féminine en Iran il y a deux ans. Ils ont visité l'Université Shigakkan près de Nagoya le 21 février et le Centre d'entrainement national d'Ajinomoto  à Nishigaoka, Tokoy, le jour suivant.

Les femmes iraniennes n'ont pas le droit de concourir dans la discipline olympique de la lutte féminine puisque, selon les principes de l'Islam, les femmes ne doivent pas découvrir et montrer leur peau, et le port d'un maillot de lutte n'est pas compatible avec ce principe.

Ainsi, les femmes participent aux compétitions de lutte à la ceinture et de grappling - des disciplines reconnues par United World Wrestling, et leur équipement inclut des vestes et des pantalons similaires à ceux que portent les athlètes de judo.

En septembre dernier, l'Iran a inscrit une équipe entière de femmes aux Championnats du Monde de lutte à la ceinture au Kyrgyzstan, et les iraniennes ont remporté dix des douze médailles disponibles en lutte féminine. Elles ont également participé aux Championnats du Monde de Grappling en Biélorussie plus tard en septembre.

Selon Panahizadeh, une centaine de femmes participent activement à la compétition de lutte en Iran, en 2000 femmes à travers le pays disent apprécier pratiquer ces disciplines.

"L'enthousiasme pour la lutte féminine est en train d'augmenter. Nous sommes venues au Japon pour étudier les méthodes d'entrainement et les lieux de travail du pays qui réunit les meilleures lutteuses du monde" déclare Panahizadeh.

Au sujet des entrainements, la chef de délégation observe que "tout le monde a l'air si enthousiaste. C'est comme si la seule chose qui comptait, c'était d'être la No. 1 mondiale" continue Panahizadeh.

C'est de cette école, anciennement connue sous le nom de Chukyo Women’s University, que viennent les six lutteuses inscrites aux JO 2016 de Rio, dont la quadruple médaillée d'or olympique Kaori ICHO (JPN) et Saori YOSHIDA (JPN), qui a remporté 16 titres mondiaux entre 2002 et 2015.

Panahizadeh et l'une des coachs de grappling ont été impressionnées par l'intensité des entrainements et le sens de l'autonomie qu'elles ont ressenti dans la salle d'entrainement.

"Nous aimerions que la lutte à la ceinture et le grappling deviennent plus populaires au Japon" déclare la directrice.

 

Le coach principal de l'Université de Shigakkan Kazuhito SAKAE, qui est également directeur d'équipe nationale pour la Fédération de lutte du Japon, a ajouté : "Nous aimerions coopérer dans cette entreprise de développement et d'expansion de la lutte féminine."

Le 22 février, la délégation a rencontré le Président de la Fédération de lutte du Japon Tomiaki FUKUDA et a suggéré que les lutteuses portent un uniforme qui couvre l'entier de leur corps, comme c'est le cas pour les courses de patin à glace. L'Iran a déja fait une proposition similaire à United World Wrestling.

"Je pense que si cette mesure est appliquée, la lutte féminine se développera non seulement en Iran, mais également dans d'autres pays islamiques" commente Panahizadeh, témoignant de son espoir pour la popularisation de la lutte féminine dans le monde entier.