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Le décor est planté pour une Coupe du Monde Gréco-romaine passionnante à Baku

By Vinay Siwach

BAKU, Azerbaïdjan (2 novembre) -- Pour la première fois, les meilleures équipes des Championnats du monde auront la chance de défier une équipe composée de stars du monde entier.

Alors que les équipes arrivent à Baku pour la Coupe du monde gréco-romaine après trois ans d'absence, une nouvelle dimension sera donnée au tournoi avec l'équipe All-World composée de quatre médaillés d'argent et trois médaillés de bronze des Championnats du monde de Belgrade.

Non seulement cette équipe sera la favorite pour remporter la première place à la Coupe du monde, mais elle offre aussi des rencontres que les fans ne voient pas durant d'autres tournois. L'équipe All-World team est associée à l'Azerbaïdjan et la Serbie dans le Groupe B.

Cependant, la Serbie manquera le tournoi en raison d'un grand nombre d'infections au COVID-19 dans l'équipe. L'Azerbaïdjan et l'équipe All-World recevra des victoires automatiques et le vainqueur de l'affrontement de l'Azerbaïdjan-All-Star luttera en finale.

Le Groupe B composé de la Turquie, l'Iran et le Kirghizstan verra une bataille serrée pour la première place du groupe. Les équipes classées deuxièmes de chaque groupe se disputeront la troisième place du podium.

Emmenée par les doubles médaillés d'argent Nugzari TSURTSUMIA (GEO) et Leri ABULADZE (GEO), l'équipe All-World compte trois lutteurs géorgiens dont Joni KHETSURIANI (GEO).

Les médaillés de bronze Aidos SULTANGALI (KAZ), Andrii KULYK (UKR) et Mantas KNYSTAUTAS (LTU) donneront également du fil à retordre au lutteur hôte.

Zoltan LEVAI (HUN), qui a eu un tournoi exceptionnel avec une médaille d'argent en 77kg, aimerait continuer sur sa lancée à la Coupe du monde. Un autre médaillé d'argent est Jalgasbay BERDIMURATOV (UZB) qui a failli remporter l'or en 82kg à Belgrade.

Alex KESSIDIS (SWE) en 87kg et Nikoloz KAKHELASHVILI (ITA) en 97kg ont été ajoutés tardivement dans l'équipe mais ils souhaiteraient profiter au maximum de l'opportunité.

Pour les hôtes, les deux jeunes stars -- Nihat MAMMADLI (AZE) et Gurban GURBANOV (AZE) -- se partageront la responsabilité de l'équipe. Beka KANDELAKI (AZE) apportera son expérience à l'Azerbaïdjan.

Mammadli, qui a perdu en finale des Championnats du monde U23 en 60kg, tentera d'annoncer son nom dans la cour des grands en battant Sultangali tandis qu'Abuladze devra faire face à Ziya BABASHOV (AZE).

Avec la proximité du duel, le combat en 67kg entre Namaz RUSTAMOV (AZE) et Khetsuriani aura une importance particulière avant que Kulyk n'affronte Eljan MAMMADOV (AZE) en 72kg.

Un combat de haut de niveau entre Gurbanov et Levai sera crucial pour décider du vainqueur de la rencontre. Levai cherchera à battre Gurbanov pour enlever un peu de pression à Berdimuratov qui affronte Nasir HASANOV (AZE).

En 87kg, Kessidis affronte Murad AHMADIYEV (AZE) et Kakhelashvili affronte Zamir MAGOMEDOV (AZE) en 97kg. L'affrontement épique entre Kandelaki et Knystautas sera le dernier de ce duel.

Même si l'Azerbaïdjan perd les premiers combats, ce ne sera pas surprenant de le voir prendre l'avantage dans la seconde moitié du duel et s'assurer une place en finale.

Groupe B

la Turquie et l'Iran s'affronteront lors du match d'ouverture de la Coupe du monde à Baku.

L'équipe d'Iran est un mélange de jeunesse et d'expérience et sera un test difficile pour la Turquie. Avec les lutteurs présents aux Championnats du Monde U23 il y a deux semaines, l'Iran espère dépasser la Turquie.

En 55kg, le champion du monde U23 Poya DAD MARZ (IRI) cherchera à remporter ses combats contre Ekrem OZTURK (TUR) et donner une avance précoce à son équipe.

La bataille en 60kg sera un combat de grand enjeu puisque Mehdi MOHSEN NEJAD (IRI) cherche à venger sa défaite douloureuse contre Kerem KAMAL (TUR) à Belgrade. Mohsen Nejad menait le combat quand Kamal l'a épinglé. Kamal a ensuite remporté le titre mondial U23 à Pontevedra en Espagne après la mission sur la médaille mondiale senior.

L'ancien médaillé d'argent U23 Ahmet UYAR (TUR) affronte le champion du monde U20 Iman Khoon MOHAMMADI (IRI) et une victoire ici sera cruciale pour les deux équipes avant de passer en 67kg où Murat FIRAT (TUR) affronte le champion du monde U20 et U23 Seyed SOHRABI (IRI).

Lutteur expérimenté et médaillé de bronze mondial, Selcuk CAN (TUR) sera le favori contre Amir ABDI (IRI) en 72kg.

en 77kg, le champion d'Asie Mohammad Reza MOKHTARI (TUR) et le médaillé de bronze mondial Yunus BASAR (TUR) s'affrontent et pourraient bien changer la dynamique du duel pour leur équipe.

Le champion du monde Burhan AKBUDAK (TUR) peut porter l'élan pour la Turquie puisqu'il affronte  Alireza MOHMADIPIANI (IRI) en 82kg et sera le favori. Sa victoire devient d'autant plus importante que la catégorie de poids suivante verra Abolfazl CHOUBANI (IRI) affronter Ali CENGIZ (TUR), un combat qui peut basculer dans n'importe quelle direction.

En 97kg, le double champion du monde Metehan BASAR (TUR) continue son parcours dans une nouvelle catégorie de poids et sera testé soit par Ali ABEDIDARZI (IRI) ou Mehdi BALIHAMZEHDEH (IRI) avant que le duel ne passe aux 130kg où l'ancien champion du monde Aliakbar YOUSOFI (IRI) se prépare à affronter la star montante Osman YILDIRIM (TUR).

Le Kirghizstan est la troisième équipe du groupe et affrontera l'Iran durant la session du soir samedi. Tandis que ses champions du monde Zholoman SHARSHENBEKOV (KGZ) et Akzhol MAKHMUDOV (KGZ) sont absents, le Kirghizstan peut très bien être le trouble-fête des autres équipes.

La plupart de l'équipe est composée de sang neuf mais les champions d'Asie U23, Adilkhan NURLANBEKOV (KGZ) en 77kg et Akylbek TALANTBEKOV (KGZ) en 82kg auront leur chance de remporter des victoires pour le Kirghizstan. L'équipe compte également un olympien, Atabek AZISBEKOV (KGZ) qui lutte en 97kg.

L'année 2021 en revue : UWW reprend un calendrier presque normal ; les mondiaux et les Jeux Olympiques la même année

By Vinay Siwach

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (le 28 décembre) -- United World Wrestling, en 2020, a dû affronter un report après l'autre en conséquence de la pandémie de covid-19. Tous les tournois continentaux et mondiaux de qualification olympique furent annulés et aucun des championnats du monde d'aucune catégorie d'âge n'a pu avoir lieu.

En début d'année cependant, UWW a progressé dans l'accueil d'événements selon les directives sanitaires établies par le Comité international olympique et l'Organisation mondiale de la santé.

Tandis qu'en 2021 les projecteurs étaient braqués sur les Jeux Olympiques de Tokyo, UWW a réussi à organiser un calendrier presque complet dont le championnat du monde senior, un événement rare car les Jeux et les mondiaux ont été tenus la même année pour la première fois.

Juste après les Jeux de Tokyo du mois d'août dernier, le Président de l'UWW, M. Lalovic, s'est entretenu avec des officiels de la Fédération norvégienne de lutte pour prendre une décision finale quant à accueillir ou non le championnat du monde à Oslo au mois d'octobre.

La décision sans précédent, prise communément par les deux parties, d'accepter d'acceuillir le tournoi, a offert aux lutteurs et lutteuses l'opportunité de décrocher des médailles dans deux des plus prestigieux événements de lutte.

La lutte fut un énorme succès aux Jeux Olympiques, où Mijian LOPEZ (CUB) est devenu le premier lutteur homme quadruple médaillé d'or olympique grâce à un nouveau titre en lutte gréco-romaine dans la catégorie de poids des 130kg. Le Japon a perpétué sa domination en lutte féminine avec quatre médailles d'or tandis que les USA récoltaient cinq médailles en lutte libre.

26 pays se sont emparés d'au moins une médaille aux Jeux Olympiques ; le Nigéria et Saint-Marin y ont obtenu les premières médailles olympiques de leur histoire, l'Allemagne, la Turquie et le Kirghizstan leurs premières médailles de lutte féminine.

Abdulrashid SADULAEV (ROC) et Kyle SNYDER (USA) se sont finalement rencontrés à nouveau après trois ans - le premier s'est emparé de l'or en 97kg. Toujours en lutte libre, David TAYLOR (USA) a écrasé Hassan YAZDANI (IRI) pour l'or des 86kg et le jeune Gable STEVESON (USA) a soumis Geno PETRIASHVILI et Taha AKGUL (TUR) pour le titre des 125kg.

En lutte gréco-romaine, Cuba a décroché deux médailles d'or - en 60 et 130kg - tandis que Mohammadreza GERAEI (IRI) s'empare du titre des 67kg. Zhan BELENUIK (UKR), médaillé d'argent à Rio en 2016, obtient l'or à Tokyo et Musa EVLOEV (ROC) vainc Artur ALEKSANYAN (ARM) en finale des 97kg.

Yui SUSAKI (JPN), Mayu MUKAIDA (JPN), Risako KAWAI (JPN) et Yukako KAWAI (JPN) s'empare toutes de l'or pour le Japon. Taymara MENSAH STOCK (USA) décroche le titre des 68kg et Aline Focken est championne olympique des 76kg. Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ) devient la première finaliste de l'histoire de son pays.

Une fois les athlètes rentrés du pays du soleil levant, la plupart sont repartis deux mois plus tard pour celui du soleil de minuit, où les attendait le championnat du monde d'Oslo, la capitale de la Norvège. Une fois de plus, des combats épiques prirent place ; la rivalité de Sadulaev et Snyder passa une étape supplémentaire, tout comme celle opposant Yazdani et Taylor, le premier obtenant la victoire en revanche de sa défaite en finale olympique.

Bien qu'ayant envoyé une équipe constituée de remplaçantes, le Japon s'est tout de même emparé du titre de lutte féminine avec la jeune Akari FUJINAMI (JPN) menant la charge et décrochant l'or des 53kg sans concéder un seul point en quatre combats. L'équipe US termine deuxième, et Gray décroche son sixième titre mondial, un record.

En lutte gréco-romaine, l'Iran et la Russie se sont emparés de la plupart des médailles, la Russie terminant première avec six points d'avance sur l'Iran.

Sadulaev et Geraei sont également devenus les premiers lutteurs de l'histoire à remporter des titres olympiques et mondiaux la même année en, respectivement, 97 et 67kg.

Le retour de la lutte

Le calendrier UWW par le Matteo Pellicone, un événement de séries de classement (ESC) tenu à Rome au mois de mars et suivi par le très attendu tournoi européen de qualification olympique de Budapest quelques semaines plus tard.

Le tournoi de Budapest fut le premier qualificatif pour les Jeux, retardés, suivi du qualificatif Afrique & Océanie, puis celui d'Asie au Kazakhstan. Deux championnats continentaux  - Asie et Europe - furent également organisés à Almaty et Varsovie.

Juste un mois avant les Jeux, l'action s'est déplacée à Sofia en Bulgarie, où l'UWW organisa avec succès le tournoi mondial de qualification olympique, la dernière chance des athlètes pour décrocher un billet pour Tokyo. L'Open de Pologne, en juin, permit enfin aux lutteurs d'engranger quelques points de classement - utiles à l'établissement des têtes de séries de Tokyo.

Les championnats d'Europe des U23 et des U15 ont pris place entre le qualificatif mondial et l'Open de Pologne, comme le championnat panaméricain senior organisé à Guatemala City. Après l'Open de Pologne furent organisés, en juin, les championnats panaméricains et d'Europe des U17 et des U20.

Les athlètes sont retournés à Budapest pour le championnat du monde des U17, premier championnat du monde organisés depuis celui des U23 d'octobre 2019 dans la même ville. L'équipe féminine US s'y est emparée d'une victoire historique tandis que la Russie dominait encore une fois la lutte libre et la lutte gréco-romaine.

Une semaine après les Jeux, Ufa, en Russie, acceuillait le championnat du monde des U20 ; 15 jours plus tard, c'était au tour d'Oslo pour le championnat du monde des seniors. Encore une fois l'équipe US de lutte féminine remportait le titre, en confirmation de leurs rapides progrès.

Le 31 octobre l'UWW tint son Congrès à Belgrade en Serbie, le premier depuis 2018. Le jour suivant la capitale serbe ouvrait ses portes au championnat du monde des U23. 22 compétitions, dont les Jeux Olympiques, furent organisées  en 2021.

L'équipe ukrainienne de lutte féminine s'est emparée du titre pour la première fois tandis que l'Iran et la Russie étaient engagés dans une époustouflante course au titre en lutte libre et en lutte gréco-romaine.

2021 aura également vu quelques stars se retirer du jeu, dont les frères Lorincz Viktor et Tamas en Hongrie, tous deux médaillés à Tokyo. Les plus grandes stars allemandes, Aline Focken et, en lutte gréco-romaine, Frank STABLER, ont également conclu leurs carrières sur des médailles de Tokyo.

Si des pays comme la Chine ou le Japon auront limité leur participation à certains tournois, d'autres ont réussi à envoyer des équipes complètes aux championnats mondiaux et continentaux, y compris dans les catégories d'âge U17, U20 et U23.

Cette année, UWW continuera ses efforts de retour à la normale dans l'accueil de ses événements tandis que les athlètes préparent un nouveau cycle olympique.