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Le Comité d'appel d'UWW conclut l'enquête sur le match de qualification olympique

By United World Wrestling Press

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (29 mai) -- Le Comité d'Appel d'United World Wrestling (UWW)  a pris une décision concernant les appels déposés contre la décision de la Chambre disciplinaire d'UWW datée du 23 avril 2024, concernant l'arbitrage du match 266 (ITA vs AZE) lors des qualifications européennes pour les JO à Baku, Azerbaïdjan.

Après avoir examiné attentivement les déclarations des arbitres concernés (Alexei Bazulin, Roman Pavlov, Ibrahim Cicioglu, Kamel Bouaziz, and Casey Goessl), le rapport des deux panels de révision et les avis d'experts impartiaux en matière d'arbitrage, le Comité d'appel a conclu qu'il n'y avait aucune indication de partialité dans l'arbitrage du match. Les problèmes identifiés ont été déterminés comme étant liés à des erreurs d'arbitrage et à des aspects technique de l'arbitrage.

Pour garantir un résultat juste et proportionné, le Comité d'appel a renvoyé l'affaire à la Chambre disciplinaire d'UWW pour reconsidération. Il a été demandé à la Chambre disciplinaire de réévaluer les sanctions appropriées le cas échéant, en se basant uniquement sur les erreurs d'arbitrage et les questions techniques d'arbitrage conformément aux règles et règlements pertinents d'UWW.

Compte tenu de ce qui précède, la Chambre disciplinaire a réexaminé l'affaire et rendu la décision suivante :

Compte tenu de ce qui précède, en particulier que le jury d'appel a estimé "qu'il n'y avait aucune indication de partialité équivalant à une violation des principes fondamentaux d'intégrité et de fair-play dans l'arbitrage du match 266" et que "puisque cette affaire concerne des erreurs d'arbitrage et des décisions discutables de nature technique", selon les règles et règlements d'UWW la Chambre disciplinaire rend la sanction révisée suivante :

  1. La suspension contre les délégués à l'arbitrage (Mr. Bouaziz, Mr. Cicioglu, Mr. Goessl) est réduite jusqu'au 31 mai 2024; nonobstant ce qui précède, les délégués à l'arbitrage sont réintégrés dans la sélection pour les Jeux Olympiques et peuvent être considérés, sous réserve de la sélection finale par la Commission d'arbitrage et le Bureau UWW, comme officiant uniquement comme Chefs de tapis durant les Jeux.
  2. La suspension contre M. Bazulin est réduite jusqu'au 31 mai 2024; nonobstant ce qui précède, M. Bazulin est réintégré dans la sélection pour les Jeux Olympiques et peut être considéré, sous réserve de la sélection finale par la Commission d'arbitrage et le Bureau UWW, comme officiant en tant qu'arbitre durant les Jeux.
  3. La suspension contre M. Pavlov est réduite à la même période que celle de juge, soit jusqu'au 30 septembre 2024.

UWW s'engage à préserver l'intégrité du sport et à veiller à ce que toutes les compétitions se déroulent équitablement et conformément aux règles et règlements.

Wrestling 101: Origine et anecdotes sur la lutte gréco-romaine

By William May

RIO DE JANEIRO (2 aout) - La lutte faisait partie des neuf premiers sports originels de Jeux Olympiques organisés en 1896. Il n'y avait pas de catégories de poids et seulement un style, la lutte gréco-romaine.

Malgré ce nom, lutte gréco-romaine, la discipline est devenue populaire à travers l'Europe en 18e et 19 et siècle mais se connaissait plus sous le nom de "lutte francaise" ou "lutte à main plates".

Un soldat de l'armée de Napoléon, Jean Exbrayat, qui avait voyagé à travers la campagne européenne pour lutteur dans les foires et festivals, est généralement désigné comme celui qui a mis en place les règles basiques de son style de lutte.

Exbrayat appelait son style "mains plates" pour le différencier des autres combats populaires des foires ou étaient autorisés les coups avec poings fermés. Les règles d'Exbrayat limitaient également les prises qui ne servaient qu'à faire mal à l'adversaire et rendaient le sport dangereux.

Une règle également attribuée à Exbrayat ne permettait pas les prises sous la taille, ce qui est devenu la caractéristique principale de la lutte gréco-romaine moderne.

A cette époque à peu près. les leaders du monde sportif encourageaient les pratiquants à retourner aux valeurs classiques et anciennes de la Grèce et de Rome, et c'est sur ce fond historique que la lutte devint la lutte "gréco-romaine" ou le "style classique", comme l'appellent encore aujourd'hui certains pays d'Europe.

Un fait intéressant que l'on rate souvent dans l'histoire des Jeux Olympiques en lutte est que le vainqueur en lutte lors des Jeux de 1896, Carl SCHUHMANN (GER), un gymnaste de Berlin, avait également remporté trois autres évènements en gymnastique à Athènes.

Les vainqueurs à Athènes ne recevaient pas de médailles d'or, mais recevaient des médailles d'argent avec une branche d'olivier. La pratique de décerner de l'or, de l'argent et du bronze a été instaurée aux Jeux de 1904 à St-Louis.

Avec ses quatre victoires, Schuhmann avait remporté plus de triomphes ("médailles d'or") que n'importe quel autre athlètes dans les 43 disciplines d'Athènes, faisant de lui le Michael Phelps des Jeux d'Athènes il y a 120 ans.

Michael Phelps (USA) a établi le record en remportant 8 médailles d'or en natation à Pékin en 2008, et a encore remporté 18 médailles d'or entre 2004 et 2012.

La lutte ne faisait pas partie du programme des Jeux de Paris en 1900, Jeux qui ont été organisés en marge de la Foire Mondiale de cette année la, et en 1904 à Saint-Louis il n'y avait que la discipline de la lutte libre au programme, ou seuls les Etats-Unis étaient inscrits.

La lutte gréco-romaine a fait son retour dans les Jeux en 1908 à Londres, et a figuré au programme aux côtés de la lutte libre dès Antwerps en 1920 jusqu'à aujourd'hui.

Il est bien connu que la lutte gréco-romaine n'autorise pas les attaques sous la taille de l'adversaire, d'attraper ou de bloquer les jambes de l'adversaire pour se défendre ou déjouer une attaque.

Ainsi, les compétiteurs attaquent le corps de leur adversaire depuis la position debout, avec des headlocks et des arm throws, ainsi que des bodylocks.

Il est difficile de bloquer un adversaire depuis la position debout ; ainsi, les lutteurs mettent sans cesse la pression à leur adversaire, et espèrent l'attaquer alors qu'il est en déséquilibre ou espèrent remporter des points pour passivité.

Lors du second avertissement pour passivité, le lutteur actif a le choix de rester debout et de mettre son adversaire dans la position par terre. La plupart des lutteurs choisissent cette seconde option lorsqu'ils ont le choix.

Dans la position par terre en lutte gréco-romaine, les lutteurs essaient d'exposer les épaules de leur adversaire au tapis avec des locks autour de la taille ou de la poitrine.

Le reverse waistlock et lift ainsi que le head-and-arm control sont des prises populaires en position de par terre, puisque le fait de soulever son adversaire depuis le sol peut également permettre à l'attaquant de remporter des points.

Il est difficile de marquer des points en lutte gréco-romaine, et ainsi une victoire par supériorité technique est accordée lorsque un des lutteurs a huit points d'avance sur son adversaire. En lutte libre en et lutte féminine, il faut dix points d'avance pour gagner par supériorité technique.