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Le Burundi accueille un camp d'entraînement et une compétition de Beach Wrestling

By United World Wrestling Press

MABAYI, Burundi (7 mars) --- Démarré en novembre 2021, pendant la période post-covidique, le DNSS de lutte au Burundi a connu sa phase terminale pendant la semaine du 25 février au 04 mars 2023.

En effet, plus d'un an après son démarrage, le DNSS a connu sa phase terminale du 25 février au 4 mars. Pour cette phase, l'United World Wrestling a envoyé deux experts, à savoir Vincent AKA, chargé de développement et Angel Pineda Rodriguez, expert en formation UWW, afin de continuer à soutenir la fédération burundaise de lutte pour un développement durable

Cette phase terminale, également évaluative, a débuté par une visite des structures de base à l'intérieur du pays. C'est ainsi que les deux experts ont pu visiter les clubs de Mabayi et de Gihanga. Cette visite de terrain a permis de constater que les clubs locaux ont fait l'effort de se constituer depuis l'architecture formelle soumise par la fédération nationale, à savoir un président, un trésorier, un secrétaire général, le tout avec la présence d'un technicien qui encadre les lutteurs. A l'inverse, le manque d'infrastructures reste un facteur limitant pour leur développement. Cependant, à Gihanga l'espoir demeure dans la mesure où il existe un jeune centre qu'il suffirait de restaurer. A l'instar de Gitega qui a pu utiliser sa maison des jeunes et la convertir en salle de lutte. Les maisons des jeunes représentent une réelle opportunité pour la mise en place de clubs de lutte (avec des tapis de lutte fabriqués localement). Comme le souligne Angel Pineda, Expert d'origine cubaine, "c'est ce qui se fait à Cuba, où l'on fait avec les moyens du bord pour trouver des solutions afin de permettre à nos lutteurs de s'entraîner en toute sécurité".

Lors de cette visite des clubs de l'intérieur, il est apparu que les clubs ont commencé à construire leur propre arène de Beach Wrestling, ce qui représente un pilier essentiel pour le développement. Parce que tout est facile à mettre en place, la Beach Wrestling ne nécessite que très peu de moyens. Cette phase a également permis de visiter les écoles partenaires du projet de lutte pour les jeunes filles.

Afin de consolider ce qui existe déjà, une réunion a été organisée avec tous les présidents et entraîneurs de clubs. Lors de cette réunion, l'accent a été mis sur le thème "Projet de structure de club". Cela a permis d'expliquer aux différents participants les étapes pour développer son club et d'aborder la démarche projet pour développer son club de lutte. L'objectif est de donner des outils à tous ceux qui veulent avancer en comprenant le concept de projet de club.

BRUDes lutteurs burundais sont assis ensemble dans le cercle de Beach Wrestling. (Photo: United World Wrestling)

Ce fut également l'occasion de faire le point avec la fédération sur l'impact du DNSS tout en envisageant les perspectives.

Parallèlement à la formation des dirigeants de clubs, pour permettre aux meilleurs lutteurs de vivre un entraînement intensif de haut niveau, un camp d'entraînement a été organisé au centre Olympafrica de Kanyosha, qui est devenu le centre de référence pour l'entraînement de l'équipe nationale de lutte. Il est à noter que c'est grâce à la rénovation de la salle polyvalente par la fondation Olympafrica qui permet à la fédération burundaise de lutte de réunir ses meilleurs lutteurs cadets, juniors et seniors en lutte olympique. Le tapis de lutte offert par United World Wrestling joue pleinement son rôle.

Lors de ce stage, deux lutteurs se sont distingués, il s'agit de Niyonkuru Lynca Gloria, dans la catégorie junior issue du club de Gitegat et de Nishimwe Yves également junior issu du club de Bururi.

Au cours de ce stage, les deux cadres de la fédération burundaise de lutte, Ntwari Patrice et Nduwayezu Silas ont profité de la présence des experts pour approfondir leurs notions en matière de planification, du processus de formation d'un lutteur de haut niveau. Ce partage d'expérience vise à leur donner les outils pour continuer la formation et la préparation des meilleurs lutteurs au Burundi.

Un tournoi de Beach Wrestling a été organisé par la fédération burundaise de lutte pour clôturer en beauté cette semaine riche en activités. La présence de la télévision nationale a permis de donner plus d'ampleur à cet événement et de promouvoir le beach wrestling qui a de belles perspectives devant lui.

Enfin, la Présidente du Comité National Olympique Burundais, Mme Lydia NSEKERA a beaucoup apprécié le DNSS de la lutte et a ajouté " nous utiliserons le DNSS de la lutte comme un exemple pour le DNSS d'autres sports ". Ella a également mentionné l'implication de United World Wrestling dans le développement de la lutte à travers la vision de son Président Nenad Lalovic de maintenir la lutte dans le giron olympique. Et de mentionner : " la lutte est aujourd'hui l'une des disciplines olympiques qui est impliquée dans son développement à travers ses programmes de développement et cela se voit sur le terrain ".

UWW lance à l'intention des arbitres un programme d'optimisation de la prévention des blessures

By United World Wrestling Press

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (le 20 mars) --  La Commission médicale d'United World Wrestling lance un nouveau programme dont le but est d'optimiser la prévention des blessures en compétition. Une formation appropriée et une proche collaboration avec les arbitres sont instaurées pour reconnaître et prévenir les actions dangereuses lors des compétitions officielles.

La lutte peut provoquer divers types de blessures musculo-squelettiques et des tissus mous. Laisser faire du sport en sécurité (Safe sport) grâce à la reconnaissance et l'interruption des actions dangereuses lors des compétitions de lutte relève de la responsabilité de l'arbitre. 

Le docteur Babak SHADGAN, qui représente United World Wrestling, a fait un exposé à ce sujet, la prévention des blessures par les arbitres, lors de la réunion des présidents des commissions médicales des fédérations internationales à Monaco les 10 et 11 mars 2020.

"Nous pensons que des actes rapides et appropriés de la part des arbitres pour arrêter des actions et fautes dangereuses pourraient réduire significativement la manifestation et la sévérité des blessures en lutte, " a-t-il affirmé.

Pour tester cette hypothèse, une étude estimative a été conduite lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires en octobre 2018. Le but était d'évaluer les effets potentiels d'un arbitrage dynamique prévenant et prudent à l'extrême sur la réduction du nombre et de la sévérité des blessures.

Les arbitres de ces Jeux ont été instruits et formés pour être prévenants, rapides et dynamiques dans l'interruption des actions à hauts risques ou dangereuses. Les données et les spécifications des blessures survenues à 110 participants à Buenos Aires ont été comparées à celles des 658 athlètes du championnat du monde junior de septembre 2018 de Trnava en Slovaquie. 

Les données ont démontré que si au championnat du monde junior de Trnava le taux moyen de blessure était de 10.64 pour 100 athlètes, celui des J.O.J. fut de 4.54. De plus, la sévérité des blessures de Buenos Aires était significativement moindre que celle de Trnava. 

"Nous avons démontré qu'un arbitrage dynamique et prévenant pour interrompre à temps les actions dangereuses a le potentiel de réduire de façon significative le taux et la sévérité des blessures de lutte," a déclaré le docteur Shadgan. "Ceci constitue une nouvelle approche dans la prévention des blessures de sport."

Sur la base de la présentation du docteur Shadgan, la Commission médicale du CIO a décidé de prendre en considération la tenue d'un atelier sur la prévention des blessures de sport et de modifier en conséquence les règlements sportifs lors de la réunion du CIO avec les commissions médicales des fédérations internationales, prévue en février 2021.