#development

Le Brésil accueille le cours pour les femmes entraîneurs

By United World Wrestling Press

Rio de Janeiro, Brésil (9 février 2023) - La Confédération Brésilienne de Lutte (CBW) a organisé un cours pour les femmes entraîneurs du 25 au 28 Janvier à Uberlandia au Brésil. Ce cours a réuni des femmes entraîneurs de différentes régions pour apprendre et se développer en tant qu'entraîneur de lutte. La plupart des entraîneurs venaient d'autres horizons notamment du Ji Jitsu et du Judo et tous avaient des athlètes concourant nationalement. Le cours était conçu pour les aider à améliorer leurs connaissances techniques de lutte.

Le cours était dirigé par Jessica Medina (Entraîneur national de développement d'USA Wrestling). Jessica est entraîneur d'USA Wrestling depuis 2019 et était l'entraîneur pour les équipes des championnats du monde 2021 U17 et U20. “C'est formidable de voir d'autres fédérations donner des opportunités aux femmes entraîneurs. Le Président Flavio Neves et le groupe des entraîneurs étaient accueillants et enthousiastes d'amener la lutte à Uberlandia au Brésil," a déclaré Medina. "Les participantes sont venues de différentes régions du pays pour se concentrer sur leur développement sur et en dehors du tapis. Elles avaient un enthousiasme formidable, posaient des questions et avaient une soif d'apprendre. Cela m'a permis d'apprécier davantage l'expérience.” 

Ce cours était organisé par Flavio Neves (Président de CBW) et Aline da Silva (Vice-Présidente de CBW). "Nous espérons que dans quelques années, il y aura plus de femmes entraîneurs dans l'équipe nationale, plus d'athlètes féminines en compétition, et donc plus de femmes à des postes de direction au Brésil dans le domaine de la lutte", a déclaré Aline da Silva.

Aline a été médaillée d'argent mondial 2014 et a participé à deux Jeux Olympiques. Elle participe également au programme WISH (Women in Sport High-Performance). Jessica Medina est diplômé du WISH (anciennement connu sous le nom de WSLA-HPC).  Le programme WISH est conçu pour donner aux femmes entraîneurs les moyens de réussir dans des rôles d'entraîneurs d'élite et de leader au sein de leur sport.

"Je suis reconnaissante qu'UWW soit une fédération qui cherche à donner plus de pouvoir aux athlètes et entraîneurs féminins. Parce qu'UWW m'a donné l'opportunité de faire partie du programme WISH, anciennement WSLA, je peux mettre en pratique mes compétences en matière de leadership en encadrant les autres", a déclaré Medina. C'était formidable de voyager dans un autre pays et de collaborer avec d'autres femmes professionnelles de cultures différentes. Je suis sûre que ces femmes peuvent avoir un impact dans leur fédération."

Grace Bullen : une vision du monde unique et ambitieuse

By

Née en plein conflit et tourmente en Erythrée, dans la Corne de l'Afrique, la championne de lutte Grace BULLEN (NOR) a traversé plus d'une épreuve.

Les Bullen ont fui la guerre du Soudan pour l'Erythrée pour vivre en paix et fonder une famille loin de la violence qui régnait chez eux. Le 7 février 1997, Grace Bullen est née.

"Ma famille s'est échappée du Soudan pour l'Erythrée pour que leurs enfants soient sains et saufs, mais la guerre a recommencé peu après ma naissance et nous avons du traverser le pays" raconte Bullen.

Pendant quatre ans, Bullen et sa famille ont dû fuir les conflits militaires qui gagnaient le pays.  La jeune fille a passé des années à se déplacer sans cesse.

La région était extrêmement pauvre. Les ressources étaient maigres. L'Erythrée n'était plus un refuge.

Bullen et sa famille ont eu la chance de pouvoir sortir d'Erythrée et de se rendre en Norvège, ou ils habitent encore aujourd'hui.

A leur arrivée, le père de Bullen a inscrit sa fille à des cours de lutte, principalement pour qu'elle soit prise en charge durant la journée. Ce qui a commencé par être une corvée s'est ainsi transformé en aventure prometteuse et marquée par la passion.

"La lutte m'a formée en tant que personne car j'ai du apprendre à me faire confiance alors même que j'avais peur" déclare Bullen. "Je ne parlais pas la langue. Je ne voulais pas l'apprendre. Je ne voulais pas faire de nouvelles rencontres car j'avais peur que nous devions encore partir".

Une fois que Bullen a réalisé qu'elle serait chez elle en Norvège, et qu'elle a commencé à s'enraciner, la jeune fille a vu ce que la lutte pouvait lui amener.

"J'ai réalisé que nous allions rester ici après quelques temps. C'était un lieu sûr. J'ai commencé à m'engager dans des activités en dehors de la lutte et à m'investir auprès des gens" continue-t-elle.

Les relations qu'elle a noué dans le monde de la lutte ont facilité sa vie. Elle a mis à profit le temps qu'elle passait dans les salles d'entrainement pour apprendre le norvégien. Graduellement, elle a réalisé l'opportunité qui se présentait à elle.

"J'ai appris que je pouvais faire de grandes choses. Je ne suis pas seulement venue dans ce merveilleux pays en tant que réfugiée. Je peux faire quelque chose de cette expérience, saisir la chance qui m'a été donnée, et représenter mon pays, mes deux pays, et c'est fantastique" déclare Bullen.

Bullen connait un succès mondial dans le monde de la lutte. Elle a notamment remporté une médaille d'or aux Championnats d'Europe Senior, trois titres aux Championnats d'Europe Junior, l'or aux Jeux Olympiques de la Jeunesse et l'or aux Championnats du Monde Cadet. Et ces récompenses ne sont qu'une esquisse de ce qu'elle est capable d'accomplir.

Cette semaine, Bullen a participé à ses premiers Championnats du Monde Junior et a remporté le bronze à 59 kg. Elle a gagné trois fois par tombé sur quatre matchs. Lors du match pour le bronze, elle a battu Jing JIANG (CHN) en seconde période.

"Le sentiment que l'on a lorsqu'on gagne une médaille est fantastique" témoigne-t-elle après sa performance à Tempere, en Finlande. "Je suis très reconnaissante et heureuse de pouvoir représenter la Norvège. Je dois dire que je suis malgré tout un peu déçue. Ce n'est pas que je voulais le bronze en arrivant ici, mais je dois reconnaitre que ce n'était pas mon meilleur jour, et je dois me préparer à cette éventualité pour m'améliorer lorsque cela sera crucial."

En dehors de la compétition, la vision et les expériences de vie de Bullen lui permettent d'apprécier chaque instant.

"C'est toujours impressionnant de voir combien il y a de lutteurs dans le monde, et de pouvoir faire partie de cette aventure. Se qualifier pour les Championnats d'Europe, c'est extraordinaire."

Bullen est habituée à saisir les opportunités qui se présentent à elle. Il y en a deux qui se profilent à l'horizon.

Bullen a récemment annoncé qu'elle allait à nouveau déménager, cette fois-ci pour poursuivre sa formation aux Etats-Unis. Après avoir participé à un camp d'entrainement à Colorado Springs et avoir discuté avec des coaches américains, elle a décidé de se rendre à Campbellsville University au Kentucky cet automne, et d'évoluer sous les couleurs de l'un des meilleurs programmes de lutte féminne des USA.

"Je veux faire partie de quelque chose qui ne cesse de se développer, et il me semble que je l'ai fait avec la Norvège, dans mon club. Je veux voir si je suis capable de le faire ailleurs. Non que je sois une faiseuse de miracle, mais je veux faire partie du voyage. C'est pour cette raison que j'ai choisi Campbellesville." dit Bullen.

Avant de déménager en Amérique, Bullen participera aux Championnats du Monde senior de 2017 organisés à Paris, en France, à la fin du mois d'août. Ses résultats aux Championnats Junior l'encouragement énormément pour Paris.

Dans la victoire ou la défaite, Bullen prend la vie avec un enthousiasme qu'il est difficile d'égaler et une attitude qui apporte la joie à ceux qui l'entourent.

"La lutte m'a donné l'opportunité d'accomplir quelque chose de grand. Je peux aller m'entrainer tous les jours. J'ai la chance de pouvoir voir le monde. J'ai la chance de pouvoir rencontre de nouvelles personnes. Je peux toujours apprendre quelque chose de neuf... je vois tant de gens différents qui parlent d'autres langues et nous ne pouvons communiquer qu'à travers la lutte. C'est comme un autre langage que seuls nous, les lutteurs, connaissons, et c'est ce que j'aime dans la lutte" déclare-t-elle.