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La République Dominicaine accueille des Cours pour coaches et d'Introduction à l'arbitrage

By United World Wrestling Press

SAINT-DOMINGUE, République Dominicaine (le 3 octobre). Une série de cours UWW s'est déroulée dans la ville de Saint-Domingue du 25 au 29 septembre dernier : les Cours de niveau I et II pour coaches ainsi que l'Introduction à l'arbitrage. En tout 31 participants, coaches et arbitres compris, ont assisté aux cours, animés par des formateurs locaux venus des différentes provinces de la République Dominicaine.

Ces cours font partie du programme éducatif de l'UWW et ont pour but d'offrir aux coaches les outils nécessaires au renforcement de leur travail. Plusieurs sessions ont eu lieu, alternant théorie et pratique et structurées de telle sorte que ce qui était appris en classe était ensuite appliqué sur le tapis.

Les cours bénéficiaient du soutien de Solidarité olympique, du Comité olympique dominicain et de la Fédération dominicaine de lutte.

La cérémonie d'ouverture s'est tenue au Centre olympique dominicain le 25 septembre en présence du Président du Comité olympique dominicain et de la Fédération dominicaine de lutte M. Antonio Corletto, du Secrétaire du Comité exécutif de la Fédération M. Onésimo RUFINO, de son Directeur technique M. Rodolfo Castro Martinez et de Mme Lussy Caraballo pour Solidarité olympique et le CNO.

CourseLes participants discutent de sujets pratiques et théoriques qui seront appliqués sur le tapis (Photo : United World Wrestling)

Le cours a été officiellement inauguré après l'hymne national dominicain et le discours de bienvenue de M. Antonio Corletto.

Comme les fois précédentes, nous avions les animateurs Pedro Rojas (PUR) pour les coaches et Abraham GALVA (PUR) pour les arbitres. 

"Je souhaite remercier, au nom des deux femmes présentes à ce cours, grâce à notre administration, à Solidarité olympique et à Dieu, aujourd'hui nous avons pu apprendre. Merci du fond du coeur car aujourd'hui, nous ne serons jamais plus comme avant. Merci à nos excellents animateurs. Je suis certaine que nos nos collègues ne retournerons pas dans nos provinces les mains vides," a déclaré Francia Mayelin Perez, une arbitre participante.

La Fédération dominicaine de lutte travaille très dur au développement du sport dans le pays. De la part d'UWW, nous espérons continuer à travailler de la sorte avec eux et les accompagner dans leur développement et leur renforcement institutionnel.

“Dangal”, un film qui lutte contre les stéréotypes

By Tim Foley

NEW YORK (12 janvier) –  Inspiré de faits réels, le film "Dangal" nous raconte l'histoire de Mahavir Singh Phogat et de ses filles Geeta et Babita, qui se battent contre une société stricte et la corruption institutionnelle pour réaliser leur rêve : devenir des lutteuses professionnelles.

Le film commence sur un épisode de la vie de Mahavir (Aamir Khan), qui a du arrêter la lutte lorsqu'il était jeune et trouver un travail qui lui permette de soutenir sa famille. Mahavir, qui n'avait atteint que le niveau national, est très marqué par cette mésaventure, qui lui laisse un goût amer : il n'a pas réussi à atteindre son but, remporter une médaille internationale pour l'Inde.

L'espoir regagne Mahavir lorsqu'il apprend que sa femme est enceinte. Il espère avoir un fils, mais sa femme Daya (Sakshi Tanwar) accouche d'une petite fille, Geeta. Elle aura ensuite Babita puis deux autres filles.

Mahavir sait que les filles ne pratiquent pas la lutte en Inde, et il met de côté son rêve d'entrainer un lutteur capable de remporter une médaille internationale. L'ancien lutteur est déprimé et morose jusqu'à ce qu'un incident funeste ne prouve que les filles - Geeta et Babita particulièrement - sont elles aussi capable de lutter. Le trio s'embarque sans attendre dans une nouvelle aventure pour atteindre le succès international : entrainements dès cinq heures du matin, régimes stricts, et se heure à l'accueil glacial que la société indienne réserve aux lutteuses.

Mahavir est obsédé par le succès de ses enfants. L'histoire est racontée au public par le frère de Mahavir, Omkara (Aparshakti Khurrana), et il se dégage de la narration un certain égoïsme qui nous distrait des combats que doivent livrer Geeta et Babita. Bien qu'il semble bizarre de mettre en avant les sacrifices d'un homme dans un film qui traite plutôt de la condition de la femme et des obstacles que ces dernières doivent surmonter, le rôle de l'homme défenseur se révèle être essentiel à la bonne compréhension des structures de pouvoir établies.

 

Dans la première scène cruciale du film, Mahavir violente un directeur de tournoi qui refuse que ses filles participent au "dangal" - un tournoi de lutte indienne traditionnelle. Lorsqu'enfin Geeta (Fatima Sana Shaikh) est autorisée à participer au tournoi, elle parvient à impressionner  les spectateurs. Ce moment décisif propulse le trio sur la scène internationale, après un chemin semé d'embûches que le spectateur trouvera divertissant bien que prévisible.

Le film touche nombre de sujets intéressants, dont la tension existante entre la société moderne et la société traditionnelle. Mais à vouloir parler de tout, le film est trop long d'une bonne vingtaine de minutes, et la fin est malheureusement maladroite et dramatisée à l'excès.

Malgré la longueur de ce film, les fans de lutte amateur auront le plaisir d'assister à l'une des représentation de la lutte les plus fidèle de l'histoire du cinéma.  Throws, sprawls, head slaps, spin-behinds, cradles, fireman’s carries - les actrices réalisent toutes les prises avec finesse et démontrent une parfaite maitrise de leur corps, ce que l'on a rarement vu dans les films d'actions.  Au début du film, dans une compétition internationale, Geeta utilise une technique de lutte traditionnelle rare que seule une personne qui a procédé à de longues recherches saurait comment utiliser.

L'atmosphère est également très travaillée. Les décors semblent parfaitement vraisemblables, de la marque des tournois jusqu'aux chapeaux portés par les coaches féminins.

"Dangal" est divertissant et édifiant, et a déja rapporté plus de 100 million de dollars en trois semaines - il est déja devenu l'un des films les plus rentables de l'histoire de Bollywood.

Ecrit et réalisé par Nitesh Tiwari, "Dangal" est actuellement à l'affiche sur plus de 4200 écrans du monde entier.