Beach wrestling

La gloire d'Inam

By Vinay Siwach

Muhammad Inam n'était jamais allé à la plage. Sa ville natale de Gujranwala est un hameau enclavé dans le nord-est du Pakistan où l'océan, l'air marin et les vagues frappant le sable ne sont qu'illusion.

C'était ainsi jusqu'à ce qu'Inam s'inscrive dans la catégorie des +80kg pour les Jeux de plage d'Asie 2014 de Pukhet en Thaïlande. Là, Inam a pu goûter de l'air marin, mais aussi de la défaite.

Devenu une star au Pakistan après avoir remporté la médaille d'or des Jeux du Commonwealth en 2010, Inam était reparti de Pukhet avec le bronze. Pour une personne de sa stature et capacité, c'était, d'après lui, un échec.

Mais c'était également une chance.

Inam prit alors la décision d'être mieux préparé que ses opposants pour les jeux de plage et championnats à venir et d'inclure la lutte de plage dans ses entraînements quotidiens et ses routines de musculation.

"La plage la plus proche était pour nous celle de Karachi, à 1'300 kilomètres. Aller là-bas n'était pas possible parce que j'ai ici un akhara [un centre d'entraînement, ndlr]. La lutte pakistanaise vit à Gujranwala."

Muhammad INAM (PAK) pose avec des amis devant la sablière qu'ils ont construite avec le sable d'un lac voisin.

Avec l'aide de ses coéquipiers, Inam s'est rendu à un lac voisin, où ils ont extrait du sable pour le ramener à leur akhara. Ils en ont ensuite fait une aire de pratique circulaire.

L'idée de faire une sablière leur était venue au retour de Pukhet, puisqu'aucun lieu similaire n'existait alentour.

"J'ai amené du sable des marais et lacs environnants pour en faire un cercle dans mon akhara," dit Inam. "Je travaille ici tous les jours. Cela ne coûte rien et les enfants adorent jouer sur le sable, sur lequel ils ne se font pas mal."

"Je ne peux pas lutter tous les jours alors nous faisons du beach volley ou du foot. Mais je suis sur ce sable deux heures par jour et j'en prends l'habitude. Mes muscles s'y habituent."

Il a également augmenté son nombre de participations à des compétitions de lutte dans la boue pour développer son endurance. En 2016, Inam s'est rendu aux Jeux de plage d'Asie, organisés cette fois au Vietnam. Il en est rentré avec la médaille d'or des 90kg après avoir vaincu en finale l'Iranien Mohammad Sadati. Il n'avait concédé aucun point lors des cinq tours du tournoi, mais en avait inscrit 17.

Muhammad INAM (PAK) soumet Pejman Fazlollah TABAR NAGHRACHI (IRI) 2-1 et devient le premier champion du monde de lutte de l'histoire du Pakistan. (Photo : Max Rose-Fyne)

Une année plus tard, à Dalyan en Turquie; Inam est devenu le premier champion du monde de lutte de l'histoire du Pakistan tous styles confondus, après avoir vaincu Pejman Fazlollah TABAR NAGHRACHI (IRI) 2-1 en finale.

De retour en Turquie en 2018, il défend avec succès son titre des 90kg face à Irakli MTSITURI (GEO). Pour ces deux mondiaux combinés, Inam n'aura concédé que trois points, avec un parcours 2018 marqué par quatre victoires par tombé, y compris en finale.

Célébré comme le meilleur lutteur du Pakistan, Inam a continué de suivre sa route avec en point de mire les nouvelles séries mondiales de lutte de plage de 2019 - quatre compétitions autour du globe récompensées en espèces sonnantes et trébuchantes, avant de tenter sa chance aux Jeux mondiaux de lutte de plage de Doha.

Après avoir réalisé la sablière de son centre de lutte, il s'y entraînait deux heures par jour pour s'habituer au sable de plage, ce qui n'était pas entièrement une nouveauté pour lui puisqu'il luttait dans la boue depuis l'âge de dix ans.

"Le Pakistan et l'Inde pratiquent la lutte dans la boue et ceci constitue la base de la lutte de plage aussi," dit-il. "Mon arrière-grand-père luttait, mon grand-père aussi et puis mon père. Tous étaient des lutteurs de dangals et c'est ce qui m'a aidé à devenir bon en lutte de plage."

Les deux pays d'Asie tiennent en effet des compétitions de lutte traditionnelle dans la boue sur un terrain de forme circulaire comme pour la lutte de plage. En dangals - ou lutte dans la boue -, est déclaré vainqueur celui qui force les épaules de son adversaire au sol, une autre règle similaire.

Avec la simplicité des règles et l'expérience acquise dans les tournois de lutte dans la boue depuis son adolescence, Inam était conscient qu'il avait une grande chance d'exceller en lutte de plage.

"J'ai toujours été un lutteur de boue. Le Pakistan n'avait que cinq tapis dans tout le pays. J'allais aux dangals et en 2014 j'ai remporté la médaille de bronze des Jeux d'Asie de lutte de plage et je me suis dit que c'est là que je pouvais être le meilleur."

"C'était un sentiment étrange et j'étais très à l'aise dans le sable. Je n'avais pas de problème pour trouver des appuis parce que je m'étais toujours entraîné dans la boue."

Inam, superintendant de la compagnie d'électricité de Gujranwala, explique que son succès dans la lutte de plage vient du fait qu'il avait décidé de faire ce que font les lutteurs internationaux sur le tapis.

Muhammad INAM (PAK) et des membres de son équipe autour de leur sablière.


"C'est comme si les choses étaient un peu à l'envers. Avant, je m'entraînais pour les compétitions sur tapis pendant un mois," dit-il. "Les Géorgiens, les Iraniens et les Russes s'entraînaient toute l'année. Maintenant, je m'entraîne pendant 12 mois tandis que les lutteurs sur tapis le font un mois avant la compétition."

Il voulait, par cette confidence, remporter à Zagreb, en Croatie, l'or des séries mondiales de classement, mais un problème inattendu l'en a empêché.

"Je n'ai pas pu obtenir de visa pour la Croatie parce que le Pakistan n'a pas d'embassade là-bas. J'ai depuis longtemps l'habitude de problèmes comme celui-là."

Malgré cette absence, Inam pariait toujours sur l'or des Jeux mondiaux de lutte de plage, pour lesquels il était le seul Pakistanais qualifié et en sentait monter la pression.

Tiré dans le Groupe B, avec le médaillé de bronze olympique (Londres 2012) Dato Marsagishvili (GEO) et des athlètes d'Azerbaïdjan, de Turquie et du Portugal, Inam débuta sa journée par une rapide victoire sur Kanan ALIYEV (AZE).

Puis vint le Turc Murat Ozkan dans un combat plus disputé mais au résultqt similaire, sa victoire par 1-0 lui permettant de passer aux éliminatoires. Sortir du groupe avait été le plus difficile.

Dato Marsagishvili (GEO), vainqueur des séries mondiales de lutte de plage en 2019 et le seul à avoir jamais vaincu Inam, était le prochain sur la liste.

Inam n'attendait que ça. Ce fut un combat plein d'action mais aucun des deux adversaires ne put briser la glace les deux premières minutes. Puis Marsagishvili se vit attribuer un point pour un coup dans l'oeil. Inam était en désaccord avec l'arbitrage mais ne put que poursuivre. C'est dans les dernières secondes qu'il inscrivit une ceinture avant et projection en demi-souplesse lui donnant avantage, victoire et revanche.

Inam passa confortablement en tête du groupe en soumettant Adao ANDRADE (POR) 3-0 pour atteindre les demi-finales. Marsagishvili aussi, en tant que deuxième du groupe, passa en éliminatoire.

Le destin décida que chacun remporte sa demi-finale, Inam vainquant Pedro GARCIA (ESP) 3-0, Marsagishvili Mihai PALAGHIA (ROU) 4-0. Troisième rencontre en cinq mois pour nos deux héros. Marsagishvili avait remporté la première 2-0 aux séries mondiales de Rio de Janeiro, Inam était sorti vainqueur à Doha en phase de groupe. La scène était prête pour que les acteurs jouent la médaille d'or des premiers Jeux mondiaux de lutte de plage de Doha.


Muhammad INAM (PAK) renverse le médaillé olympique de bronze Dato Marsagishvili (GEO) 5-3 en finale des Jeux mondiaux de lutte de plage.(Photo : Theo Lowenstein)

Marsagashvili construisit une avance de deux points par deux amenés au sol. Inam répliqua de la même façon pour mener 2-2 sur critères ; il était maintenant conscient qu'il lui fallait jouer le chronomètre pour les dernières 40 secondes.

Mais Marsagashvili voulait la revanche de sa matinale défaite. Dans une tentative désepérée, à quelques secondes de la fin, il essaya de prendre Inam en chassé mais c'est ce dernier qui prit le dessus pour mettre le Géorgien en tombé. Trois points pour Inam, et la médaille d'or en conclusion.

"Je l'avais déjà combattu et je sais ce qui m'avait manqué dans ce combat de Rio," a commenté Inam. "J'ai adoré gagner à Doha parce que tout le monde criait dans l'arène et que je luttais pour le Pakistan. Le combat était tellement dur et le gagner à l'arrachée m'a encore plus réjoui. Je ne peux pas trouver d'explication à l'atmosphère de cette journée."

Il fut accueilli comme un héro à son retour au Pakistan. Tout le monde voulait un morceau d'Inam et il fut sous le feu des interviews pendant plusieurs jours.

Après sa campagne victorieuse de Doha, Il espère que la lutte de plage soit inscrite au programme olympique des JO de Paris en 2024. Il aura alors 35 ans, n'empêche, il compte décrocher une médaille pour le Pakistan, dont la dernière récompense olympique dans la discipline remonte aux Jeux de 1960 à Rome.


Muhammad INAM (PAK) célèbre sa médaille d'or des Jeux mondiaux de lutte de plage. (Photo : Theo Lowenstein)

"La lutte de plage va continuer de se développer parce que c'est une discipline qui reste simple et pour les lutteurs et pour le public," pense Inam. "C'est très convivial et ça ne dure que trois minutes. Les règles sont qu'il faut mettre le dos de l'adversaire au sol pour gagner. Cette règle est commune à tous les dangals de l'Inde et du Pakistan et à la plupart des styles de lutte autour du monde. Sinon, le faire sortir de la zone."

"La lutte libre et la lutte gréco-romaine sont différentes, avec des règles particulières. Le lutteur attaquant se retrouve aussi sur son dos et les spectateurs sont un peu confus quand il reçoit des points dans cette position."

La gloire olympique amènerait certainement richesse et célébrité à Inam, mais lui pense que cela aiderait la lutte, un sport "négligé" dans le pays. Bien que les garçons s'entraînent dans les quelques centres qui restent au Pakistan, Inam trouve désolant le fait que le Pakistan n'ait su construire une équipe de lutte féminine.

La lutte libre doit encore décoller au Pakistan tandis que la lutte à la ceinture est vue comme plus acceptable. Inam, cependant, croit que la lutte de plage peut se développer et que les femmes pourront pratiquer la discipline.

"Il y a au Pakistan des équipes féminines de karaté, de judo, de taekwondo et même de cricket. Alors pourquoi pas la lutte ? La lutte de plage est un outil formidable pour dépasser, effacer ces problèmes culturels et l'oppression que tout le monde subit."

"Si elles ont le droit de pratiquer d'autres sports, alors il faut leur permettre de lutter aussi. Pour l'égalité des sexes, c'est la meilleure façon de commencer. Je crois que les filles doivent être libre de faire du sport. Le monde a changé et donc, nous devons changer et laisser les filles lutter."

Lopez Nunez, Vlasov en tête des classements de lutte gréco-romaine après leurs victoires à Rio

By William May

CORSIER-SUR-VEVEY (September 8) – Mijain LOPEZ NUNEZ (CUB) and Roman VLASOV (RUS) closed out the 2016 international wrestling season with repeat triumphs at the Rio 2016 Olympic Games and No.1 rankings in the United World Wrestling list of the top Greco-Roman wrestlers.

Lopez claimed his third Olympic Games gold medal at super heavyweight by sneaking past reigning world champion Riza KAYAALP (TUR) in the 130kg final at Rio 2016, while world champion Vlasov followed up a win in London four years ago with another gold medal performance in Rio de Janeiro.

Of the four remaining Greco-Roman champions crowned at Carioca Arena, only Ismael BORRERO MOLINA (CUB) at 59kg was able to match Vlasov by moving seamlessly from world champion to the Olympic Games gold medal – his first.

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Like Lopez, two-time world champion Artur ALEKSANYAN (ARM), who slipped to No.2 in the rankings at 98kg after a loss at the European championships in March, reclaimed the top spot with a 3-0 victory over Yasmany LUGO CABRERA (CUB).

Meanwhile, Davit CHAKVETADZE (RUS) went from third to No.1 at 85kg with a win over world champ Zhan BELENYUK (UKR) and 2014 world champion Davor STEFANEK (SRB) carved his way through a crowded field at 66kg to go from No.6 in the rankings to No.1.

Rasul CHUNAYEV (AZE), world champion at the non-Olympic category of 71kg, dropped to 66kg and won a bronze medal there, leaving the top spot at light welterweight open for Balint KORPASI (HUN).

Among the biggest movers in the rankings, Shinobu OTA (JPN) vaulted from No.12 to No.2 after winning the silver medal at 59kg, while teammate Tomohiro INOUE (JPN) went from unranked to fifth place and No.6 in the rankings at 66kg.

Former world champion Elis GURI (BUL) also went from unranked to No.8 after a seventh place finish in the Rio 2016 results at 98kg.

The top six finishers at the Olympic Games and world championships at each category are initially accorded the top six positions in the rankings, while the places No.7 to No.20 are determined by a combination of factors, including the results from the championships as well as from competition over the previous 12 months.

Wrestlers in the rankings are listed by name, country code, most notable or most recent result over the last 12 months, and their position in the previous rankings.

(NOTE: The United World Wrestling rankings will take a break until the world championships for non-Olympic weight categories are held in Budapest, December 10-11.)

59kg – Shinobu OTA (JPN) launched his bid for a Rio 2016 medal with his second win over defending Olympic Games champion Hamid SORYAN (IRI) in five months and pinned two-time Olympic silver medalist Rovshan BAYRAMOV (AZE) in the semifinals to leap 10 places to No.2 in the rankings.

1. Ismael BORRERO MOLINA (CUB) – Rio OG No.1 (1)
2. Shinobu OTA (JPN) – Rio OG No.2 (12)
3. Stig Andre BERGE (NOR) – Rio OG No.3 (8)
4. Elmurat TASMURADOV (UZB) – Rio OG No.3 (9)
5. Arsen ERALIEV (KGZ) – Rio OG No.5 (7)
6. Rovshan BAYRAMOV (AZE) – Rio OG No.5 (2)
7. Almat KEBISPAYEV (KAZ) – GGP Final No.1 (3)
8. WANG Lumin (CHN) – Hungarian GP No.3 (not ranked)
9. Mingiyan SEMENOV (RUS) – Europe No.1 (4)
10. YUN Won-Chol (PRK) – Asia No.5 (5)
11. Kenichiro FUMITA (JPN) – Pytlasinski Cup No.1 (11)
12. Haitham Mahmoud FAHMY (EGY) – Pytlasinski Cup No.2 (10)
13. Soslan DAUROV (BLR) – Pytlasinski Cup No.3 (6)
14. Hamid SORYAN (IRI) – Istanbul OG Qualifier No.1 (14)
15. Jesse THIELKE (USA) – Istanbul OG Qualifier No.2 (19)
16. Stepan MARYANYAN (RUS) – Spanish GP No.1 (15)
17. Kristijan FRIS (SRB) – Zagreb GP No.3 (18)
18. LEE Jung-Baek KOR) – German GP No.2 (nr)
19. Ibragim LABAZANOV (RUS) – Ivan Poddubny No.1 (17)
20. Andres MONTANO (ECU) – Spanish GP No.2 (16)

66kg – World champion at 71kg Rasul CHUNAYEV (AZE) defeated Beijing 2008 gold medalist Islambek ALBIEV (RUS), 3-2, in the round of 16 to join the lightweight rankings at No.3 after taking a bronze medal ahead of 2013 world champion RYU Han-Soo (KOR).

1. Davor STEFANEK (SRB) – Rio OG No.1 (6)
2. Migran ARUTUNYAN (ARM) – Rio OG No.2 (8)
3. Rasul CHUNAYEV (AZE) – Rio OG No.3 (1@71)
4. Shmagi BOLKVADZE (GEO) – Rio OG No.3 (10)
5. RYU Han-Soo (KOR) – Rio OG No.5 (3)
6. Tomohiro INOUE (JPN) – Rio OG No.5 (nr)
7. Frank STAEBLER (GER) – German GP No.1 (1)
8. Islambek ALBIEV (RUS) - Europe No.1 (9)
9. Artem SURKOV (RUS) – German GP No.2 (3)
10. Tamas LORINCZ (HUN) – Spanish GP No.1 (2)
11. Omid NOROOZI (IRI) – Asian OG Qualifier No.2 (18)
12. Mehdi ZEIDVAND (IRI) – Pytlasinski Cup No.1 (7)
13. Miguel MARTINEZ PALACIOS (CUB) – Spanish GP No.1 (9)
14. Wuileixis RIVAS ESPINOZA (VEN) – Pan Am OG Qualifier No.1 (13)
15. Tarek Aziz BENAISSA (ALG) – All-African Games No.1 (11)
16. Edgaras VENCKAITIS (LTU) – Ulaanbaatar OG Qualifier No.3 (16)
17. Hasan ALIYEV (AZE) – Europe No.3 (12)
18. Ionut PANAIT (ROU) – Ulaanbaatar OG Qualifier No.1 (14)
19. David KARECINSKI (POL) – Pytlasinski No.2 (15)
20. Mateusz BERNATEK (POL) – European U23 No.1 (17)

71kg – With Rasul CHUNAYEV (AZE) ranked at 66kg after winning a bronze medal at Rio 2016, Hungarian Grand Prix winner Balint KORPASI (HUN) takes over at No.1 and Ukraine International champion Azim GARMSIRI (IRI) rejoins the rankings at No.20.

1. Balint KORPASI (HUN) – Hungarian GP No.1 (2)
2. Afshin BYABANGARD (IRI) – Asia No.1 (3)
3. Adam KURAK (RUS) – German GP No.3 (4)
4.  Varsham BORANYAN (ARM) – Europe No.1 (5)
5. Aleksandar MAKSIMOVIC (SRB) – Europe No.2 (6)
6. Armen VARDANYAN (UKR) – Trophee Milone No.2 (7)
7. Tero VAELIMAEKI (FIN) – Ulaanbaatar OG Qualifier No.2 (8)
8. ZHANG Ridong (CHN) – Pytlasinski Cup No.3 (9)
9. Ruslan TSAREV (KGZ) – Istanbul OG Qualifier No.2 (10)
10. Zackarias TALLROTH (SWE) – World No.3 (11)
11. Mathias MAASCH (GER) – Paris GP No.1 (12)
12. Danijel JANECIC (CRO) – LIG Int’l No.3 (13)
13. Tomi HINOVEANU (ROU) – Corneanu Int’l No.2 (14)
14. Abuyazid MANTSIGOV (RUS) – German GP No.3 (15)
15. Timur BERDIEV (BLR) – World No.5 (16)
16. Yunus OZEL (TUR) – Europe No.5 (17)
17. Darkhan BAYAKMETOV (KAZ) – Asia No.3 (18)
18. Maximilian SCHWABE (GER) – German GP No.1 (19)
19. Yunus Emre BASAR (TUR) – Vehbi Emre No.1 (20)
20. Azim GARMSIRI (IRI) – Ukraine Int’l No.1 (nr)

75kg – Four current and former world champions reached the medal finals at Rio 2016 with Roman VLASOV (RUS) nailing down his second Olympic Games gold medal with a 5-1 victory over four-time world silver medalist Mark MADSEN (DEN).

1. Roman VLASOV (RUS) – Rio OG No.1 (1)
2. Mark MADSEN (DEN) – Rio OG No.2 (3)
3. KIM Hyeon-Woo (KOR) – Rio OG No.3 (4)
4. Saeid Mourad ABDVALI (IRI) – Rio OG No.3 (10)
5. Peter BACSI (HUN) – Rio OG No.5 (8)
6. Bozo STARCEVIC (CRO) – Rio OG No.5 (17)
7. Viktor NEMES (SRB) – Europe No.2 (7)
8. Elvin MURSALIYEV (AZE) – Rio OG No.7 (13)
9. Doszhan KARTIKOV (KAZ) – Asia No.1 (2)
10. Zurabi DATUNASHVILI (GEO) – Europe No.1 (6)
11. YANG Bin (CHN) – Pytlasinski No.3 (11)
12. Arsen JULFALAKYAN (ARM) – Vehbi Emre No.1 (9)
13. Andrew BISEK (USA) – Rio OG No.12 (5)
14. Chingiz LABAZANOV (RUS) – German GP No.2 (12)
15. Gela BOLKVADZE (GEO) – Spanish GP No.1 (14)
16. Karapet CHALYAN (ARM) – Europe No.3 (15)
17. Zied AIT OUAGRAM (MAR) – Pytlasinski Cup No.5 (18)
18. Mahmoud SEBIE (EGY) – Africa No.1 (20)
19. Yurisandi HERNANDEZ RIOS (CUB) – Spanish GP No.2 (nr)
20. Dilshod TURDIEV (UZB) – Asia No.2 (nr) 

80kg – Reigning world champion at this non-Olympic category Selcuk CEBI (TUR) and Daniel ALEKSANDROV (BUL) both lost at 75kg in the round of 16 in Rio. With no competition at 80kg in August, the rankings are unchanged for the month.

1. Selcuk CEBI (TUR) – German GP No.1 (1)
2. Lasha GOBADZE (GEO) – European U23 No.1 (2)
3. Evgeni SALEEV (RUS) – Ivan Poddubny No.1 (3)
4. Rafik HUSEYNOV (AZE) – German GP No.1, 75kg (4)
5. Ramin TAHERISARTANG (IRI) – Pytlasinski Cup No.1 (5)
6. Viktor SASUNOVSKI (BLR) – World No.2 (6)
7. Edgar BABAYAN (POL) – Europe No.2 (7)
8. Eduard SARGSYAN (ARM) – German GP No.3 (8)
9. Pavel POMINCHUK (BLR) – Pytlasinski Cup No.2 (9)
10. Daniel ALEKSANDROV (BUL) – Europe No.3 (10)
11. AISHAN Aishan (CHN) – Asia No.2 (11)
12. Aslan ATEM (TUR) – Europe No.3 (12)
13. Laszlo SZABO (HUN) – Spanish GP No.3 (13)
14. Ramazan ABACHARAEV (RUS) – Ivan Poddubny No.1 (14)
15. Yaroslav FILCHAKOV (UKR) – World Cup No.1 (15)
16. Burhan AKBUDAK (TUR) – European U23 No.2 (16)
17. Patrick MARTINEZ (USA) – Spanish GP No.3 (17)
18. Raibek BISULTANOV (DEN) – Hungarian GP No.2 (18)
19. Ashkat DILMUKHAMEDOV (KAZ) – Asia No.3 (19)
20. Yousef GHADERIAN (IRI) – World No.3 (20)

85kg – Denis KUDLA (GER) won three of four bouts on criteria, including victories over world bronze medal winners Habibollah AKHLAGHI (IRI), 1-1, and Viktor LORINCZ (HUN), 3-3, in repechage for a Rio 2016 bronze medal.

1. David CHAKVETADZE (RUS) – Rio OG No.1 (3)
2. Zhan BELENYUK (UKR) – Rio OG No.2 (1)
3. Denis KUDLA (GER) – Rio OG No.3 (6)
4. Javid HAMZATOV (BLR) – Rio OG No.3 (13)
5. Viktor LORINCZ (HUN) – Rio OG No.5 (2)
6. Nikolai BAYRAKOV (BUL) – Rio OG No.5 (14)
7. Habibollah AKHLAGHI (IRI) – Rio OG No.7 (9)
8. Saman Ahmed TAHMASEBI (AZE) – 2015 World No.3 (5)
9. Robert KOBLIASHVILI (GEO) – Europe No.2 (8)
10. Rustam ASSAKALOV (UZB) – Pytlasinski Cup No.5 (4)
11. Alexej MISHIN (RUS) – European OG Qualifier No.1 (7)
12. Islam ABBASOV (AZE) – World Cup No.1 (10)
13. Tadeusz MICHALIK (POL) – Pytlasinski Cup No.3 (11)
14. Amer HRUSTANOVIC (AUT) – Schultz Memorial No.1 (nr)
15. Rami HIETANIEMI (FIN) – Haavisto Cup No.7 (nr)
16. Maksim MANUKYAN (ARM) – Trophee Milone No.2 (16)
17. Damian JANIKOWSKI (POL) – Pytlasinski Cup No.2 (12)
18. Ramsin AZIZSIR (GER) – German GP No.2 (17)
19. Metehan BASAR (TUR) – German GP No.3 (19)
20. Zakarias BERG (SWE) – European U23 No.3 (19)

98kg – Former world champion Elis GURI (BUL), who slipped out of the rankings after finishing 17th at the European championships and 16th at the Pytlasinski Cup, notched a pair of wins in the early rounds to claim seventh place for a second straight Olympic Games and No.8 in the rankings.

1. Artur ALEKSANYAN (ARM) – Rio OG No.1 (2)
2. Yasmany LUGO CABRERA (CUB) – Rio OG No.2 (8)
3. Ghasem REZAEI (IRI) – Rio OG No.3 (3)
4. Cenk ILDEM (TUR) – Rio OG No.3 (6)
5. Fredrik SCHOEN (SWE) – Rio OG No.5 (17)
6. Alin ALEXUC-CIURARIU (ROU) – Rio OG No.5 (19)
7. Nikita MELNIKOV (RUS) - Europe No.1 (1)
8. Elis GURI (BUL) – Rio OG No.7 (nr)
9. Islam MAGOMEDOV (RUS) – Rio OG No.8 (4)
10. Mahdi ALIYARI FEYZABADI (IRI) – Pytlasinski Cup No.1 (7)
11. Balasz KISS (HUN) – Pytlasinski Cup No.3 (15)
12. Aleksander HRABOVIK (BLR) – Europe No.3 (5)
13. Dimitri TIMCHENKO (UKR) – Ukraine Int’l No.1 (9)
14. Daigoro TIMONCINI (ITA) – Hungarian GP No.2 (10)
15. Timofej DZEYNICHENKO (BLR) – Pytlasinski Cup No.3 (14)
16. Muhammad Etka SEVER (GER) – European U23 No.1 (12)
17. Musa EVLOEV (RUS) – German GP No.1 (13)
18. XIAO Di (CHN) – Hungarian GP No.1 (11)
19. Luillys PEREZ MORA (VEN) – Spanish GP No.3 (20)
20. Ardo ARUSAAR (EST) – European OG Qualifier No.1 (16)

130kg – Sabah SHARIATI (AZE), fifth-place at the Las Vegas world meet, recorded a technical fall and fall in repechage to secure his first world level medal, leaping from No.15 to fourth in the rankings.

1. Mijain LOPEZ NUNEZ (CUB) – Rio OG No.1 (2)
2. Riza KAYAALP (TUR) – Rio OG No.2 (1)
3. Sergey SEMENOV (RUS) – Rio OG No.3 (6)
4. Sabah SHARIATI (AZE) – Rio OG No.3 (15)
5. Eduard POPP (GER) – Rio OG No.5 (4)
6. Heiki NABI (EST) – Rio OG No.5 (12)
7. Iakobi KAJAIA (GEO) – European U23 No.1 (11)
8. Johan Magnus EUREN (SWE) – Europe No.3 (5)
9. Aleksander CHERNETSKI (UKR) – Europe No.2 (3)
10. Bashir BABAJANZADEH (IRI) – Pytlasinski Cup No.3 (12)
11. Iosif CHUGOSHVILI (BLR) – Europe No.3 (8)
12. MENG Qiang (CHN) – Hungarian GP No.1 (10)
13. Murat RAMONOV (KGZ) – Asia No.2 (16)
14. Vitali SHCHUR (RUS) – German GP No.2 (10)
15. Nurmakhan TINALIEV (KAZ) – GGP Final No.2 (9)
16. Amir GHASEMI MONJAZI (IRI) – Asia No.1 (19)
17. Muminjon ABDULLAEV (UZB) – Ulaanbaatar OG Qualifier No.3 (18)
18. Mantas KNYSTAUTAS (LTU) – German GP No.3 (17)
19. Eduard SOGHOMONYAN (BRA) – Pan America No.2 (20)
20. Miloslav METODIEV (BUL) – Nikola Petrov No.2 (nr)