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La Géorgie place quatre lutteurs en finale du championnat d'Europe des U23

By Eric Olanowski

NOVI SAD, Serbie (le 4 mars) – La Géorgie, menée par le champion du monde en titre et champion d'Europe Nugzari TSURTSUMIA  et par Zviadi PATARIDZE, a placé quatre lutteurs dans les finales de lutte gréco-romaine U23 de ce mardi soir.

En 55kg, Tsurtsumia et son futur adversaire Florin TITA (ROU) ont tous deux remporté en première période de leur dernier combat des victoires par supériorité technique.  

Tsurtsumia, champion du monde en titre des U23 et champion d'Europe, a rapidement atteint en demi-finale le score de 11-2 face au Russe Viktor VEDERNIKOV.

Son adversaire de ce soir s'est lui défait du Hongrois Bence KOVACS par 12-2 pour atteindre la finale. Il a d'ores et déjà amélioré son score de l'année dernière - médaillé de bronze du championnat d'Europe 2018 des U23.

Zviadi Pataridze, six fois champion du monde cadet/junior, a facilement pris le dessus sur l'Estonien Artur VITITIN pour atteindre une victoire par supériorité technique et 9-0. Sa victoire lui permet d'atteindre les finales du championnat d'Europe des U23 pour la seconde fois consécutive, ce qui lui apportera sa troisième médaille de la catégorie ; il avait obtenu une médaille de bronze en 2017.

Pour confirmer son titre, l'imposant Pataridze devra vaincre le Roumain Lenard BEREI (ROU) en finale de la catégorie de poids des 130kg. Berei était mené 3-0 par le Russe Oleg AGAKHANOV lors de la demi-finale, mais s'en est sorti par une projection à quatre points.

Le troisième finaliste géorgien, Levani KAVIARADZE, rencontrera l'Arménien Slavik GALSTYAN en finale des 63kg. 

Kavjaradze a vaincu Erik TORBA (HUN) par 7-2 pour passer en finale des 63kg. Il fera face à Slavik Galstyan, qui après avoir été mené 2-0 lors de sa demi-finale face au médaillé mondial de bronze ukrainien Oleksandr HRUSHYN, l'a écrasé 13-4.  

Gurami KHETSURIANI est le quatrième lutteur géorgien en finale ce soir. Il s'est défait pour cela de Martynas NEMSEVICIUS 4-0, l'empêchant par la même occasion de devenir le second lutteur lithuanien à jamais atteindre la finale du championnat d'Europe des U23.

Khetsuriani devra prendre le meilleur sur le Russe Gazi KHALILOV s'il souhaite repartir avec le titre des 87kg. Khalilov était à la peine 6-3 face à Ivan HUKLEK lors des demi-finales, avant de réaliser un tombé sur le Croate. 

La seule finale sans Géorgien ce soir est celle des 77kg, où le champion du monde en titre junior Islam OPIEV (RUS) disputera l'or de la catégorie au Turc Serkan AKKOYUN (TUR). 

En demi-finale, Opiev avait obtenu un point pour passivité grâce auquel il avait obtenu la victoire sur Beka MAMUKASHVILI (GEO) par 1-1. Son adversaire de ce soir, Akkoyun, a atteint la finale de la catégorie par une projection à quatre points en seconde période de sa demi-finale face à Tamas LEVAI (HUN).  

Les combats reprennent mardi à 11h30 à Novi Sad, et les finales de ce jour sont programmées pour 18h. 

PROGRAMME
Mardi (5 mars) 
9:30 - Pesée GR – 55-63-77-87-130kg
9:45 - Examen médical & pesée GR – 60-67-72-82-97kg
11:30 - Qualifications GR – 60-67-72-82-97kg
11:30 - Repêchage GR – 55-63-77-87-130kg
14:30 - Tirage WW – 50-55-59-68-76kg
16:45 - Cérémonie d'ouverture
17:15 - Demi-finales GR – 60-67-72-82-97kg
18: 00 - Finales GR – 55-63-77-87-130kg

Mercredi (6 mars) 
9:30 - Pesée GR – 60-67-72-82-97kg
9:45 -  Examen médical & pesée WW – 50-55-59-68-76kg
11:30 - Qualifications WW – 50-55-59-68-76kg
11:30 - Repêchage GR – 60-67-72-82-97kg
14:00 - Tirage WW – 53-57-62-65-72kg 
17:15 - Demi-finales WW – 50-55-59-68-76kg
18: 00 - Finales GR – 60-67-72-82-97kg

Jeudi (7 mars)
9:30 - Pesée WW – 50-55-59-68-76kg
9:45 - Examen médical & pesée WW – 53-57-62-65-72kg
11:30 - Qualifications WW – 53-57-62-65-72kg
11:30 - Repêchage WW – 50-55-59-68-76kg
14:00 - Tirage FS – 57-65-70-79-97kg
17:15 - Demi-finales WW – 53-57-62-65-72kg
18: 00 - Finales WW – 50-55-59-68-76kg

Vendredi (8 mars) 
9:30 - Pesée WW – 53-57-62-65-72kg
9:45 - Examen médical & pesée FS – 57-65-70-79-97kg
11:30 - Qualifications FS – 57-65-70-79-97kg
11:30 - Repêchage WW – 53-57-62-65-72kg
14:00 - Tirage FS – 61-74-86-92-125kg
17:15 - Demi-finales FS – 57-65-70-79-97kg
18: 00 -  Finales WW – 53-57-62-65-72kg

Samedi (9 mars) 
9:30 - Pesée – 57-65-70-79-97kg
9:45 - Examen médical & pesée FS – 61-74-86-92-125kg
11:30 - Qualifications FS – 61-74-86-92-125kg
11:30 - Repêchage FS – 57-65-70-79-97kg
17:15 - Demi-finalesFS – 61-74-86-92-125kg
18: 00 -  Finaels FS – 57-65-70-79-97kg

Dimanche (10 mars) 
9:30 - Pesée FS – 61-74-86-92-125kg
16:00 - Repêchage FS – 61-74-86-92-125kg
18:00 - Finales FS – 61-74-86-92-125kg


RÉSULTATS 
55kg 
OR - Florin TITA (ROU) vs. Nugzari TSURTSUMIA (GEO)
Demi-finale - Florin TITA (ROU) df. Bence KOVACS (HUN), 12-2
Demi-finale - Nugzari TSURTSUMIA (GEO) df. Viktor VEDERNIKOV (RUS), 11-2 

63kg
OR - Levani KAVJARADZE (GEO) vs. Slavik GALSTYAN (ARM)
Demi-finale - Levani KAVJARADZE (GEO) df. Erik TORBA (HUN), 7-2 
Demi-finale - Slavik GALSTYAN (ARM) df. Oleksandr HRUSHYN (UKR), 13-4 

77kg 
OR - Islam OPIEV (RUS) df. Serkan AKKOYUN (TUR)
Demi-finale - Islam OPIEV (RUS) df. Beka MAMUKASHVILI (GEO), 1-1 
Demi-finale - Serkan AKKOYUN (TUR) df. Tamas LEVAI (HUN), 5-1 

87kg 
OR - Gurami KHETSURIANI (GEO) vs. Gazi KHALILOV (RUS)
Demi-finale - Gurami KHETSURIANI (GEO) df. Martynas NEMSEVICIUS (LTU), 4-0 
Demi-finale - Gazi KHALILOV (RUS) df. Ivan HUKLEK (CRO), via fall 

130kg 
OR - Zviadi PATARIDZE (GEO) vs. Lenard Istvan BEREI (ROU)
Demi-finale -Zviadi PATARIDZE (GEO) df. Artur VITITIN (EST), 9-0 
Demi-finale - Lenard Istvan BEREI (ROU) df. Oleg AGAKHANOV (RUS), 4-3 

Wrestling 101: Origine et anecdotes sur la lutte gréco-romaine

By William May

RIO DE JANEIRO (2 aout) - La lutte faisait partie des neuf premiers sports originels de Jeux Olympiques organisés en 1896. Il n'y avait pas de catégories de poids et seulement un style, la lutte gréco-romaine.

Malgré ce nom, lutte gréco-romaine, la discipline est devenue populaire à travers l'Europe en 18e et 19 et siècle mais se connaissait plus sous le nom de "lutte francaise" ou "lutte à main plates".

Un soldat de l'armée de Napoléon, Jean Exbrayat, qui avait voyagé à travers la campagne européenne pour lutteur dans les foires et festivals, est généralement désigné comme celui qui a mis en place les règles basiques de son style de lutte.

Exbrayat appelait son style "mains plates" pour le différencier des autres combats populaires des foires ou étaient autorisés les coups avec poings fermés. Les règles d'Exbrayat limitaient également les prises qui ne servaient qu'à faire mal à l'adversaire et rendaient le sport dangereux.

Une règle également attribuée à Exbrayat ne permettait pas les prises sous la taille, ce qui est devenu la caractéristique principale de la lutte gréco-romaine moderne.

A cette époque à peu près. les leaders du monde sportif encourageaient les pratiquants à retourner aux valeurs classiques et anciennes de la Grèce et de Rome, et c'est sur ce fond historique que la lutte devint la lutte "gréco-romaine" ou le "style classique", comme l'appellent encore aujourd'hui certains pays d'Europe.

Un fait intéressant que l'on rate souvent dans l'histoire des Jeux Olympiques en lutte est que le vainqueur en lutte lors des Jeux de 1896, Carl SCHUHMANN (GER), un gymnaste de Berlin, avait également remporté trois autres évènements en gymnastique à Athènes.

Les vainqueurs à Athènes ne recevaient pas de médailles d'or, mais recevaient des médailles d'argent avec une branche d'olivier. La pratique de décerner de l'or, de l'argent et du bronze a été instaurée aux Jeux de 1904 à St-Louis.

Avec ses quatre victoires, Schuhmann avait remporté plus de triomphes ("médailles d'or") que n'importe quel autre athlètes dans les 43 disciplines d'Athènes, faisant de lui le Michael Phelps des Jeux d'Athènes il y a 120 ans.

Michael Phelps (USA) a établi le record en remportant 8 médailles d'or en natation à Pékin en 2008, et a encore remporté 18 médailles d'or entre 2004 et 2012.

La lutte ne faisait pas partie du programme des Jeux de Paris en 1900, Jeux qui ont été organisés en marge de la Foire Mondiale de cette année la, et en 1904 à Saint-Louis il n'y avait que la discipline de la lutte libre au programme, ou seuls les Etats-Unis étaient inscrits.

La lutte gréco-romaine a fait son retour dans les Jeux en 1908 à Londres, et a figuré au programme aux côtés de la lutte libre dès Antwerps en 1920 jusqu'à aujourd'hui.

Il est bien connu que la lutte gréco-romaine n'autorise pas les attaques sous la taille de l'adversaire, d'attraper ou de bloquer les jambes de l'adversaire pour se défendre ou déjouer une attaque.

Ainsi, les compétiteurs attaquent le corps de leur adversaire depuis la position debout, avec des headlocks et des arm throws, ainsi que des bodylocks.

Il est difficile de bloquer un adversaire depuis la position debout ; ainsi, les lutteurs mettent sans cesse la pression à leur adversaire, et espèrent l'attaquer alors qu'il est en déséquilibre ou espèrent remporter des points pour passivité.

Lors du second avertissement pour passivité, le lutteur actif a le choix de rester debout et de mettre son adversaire dans la position par terre. La plupart des lutteurs choisissent cette seconde option lorsqu'ils ont le choix.

Dans la position par terre en lutte gréco-romaine, les lutteurs essaient d'exposer les épaules de leur adversaire au tapis avec des locks autour de la taille ou de la poitrine.

Le reverse waistlock et lift ainsi que le head-and-arm control sont des prises populaires en position de par terre, puisque le fait de soulever son adversaire depuis le sol peut également permettre à l'attaquant de remporter des points.

Il est difficile de marquer des points en lutte gréco-romaine, et ainsi une victoire par supériorité technique est accordée lorsque un des lutteurs a huit points d'avance sur son adversaire. En lutte libre en et lutte féminine, il faut dix points d'avance pour gagner par supériorité technique.