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La double championne olympique anciennement connu sous le nom de Kawai revient en triomphe

By Ken Marantz

YAIZU, JAPON (16 octobre) -- Alors que Risako KINJO se tenait sur la première marche du podium, un sourire chaleureux est apparu sur son visage. Ce n'était pas pour la victoire de son retour sur le tapis après 14 mois, mais pour cette autre partie de sa vie qui l'avait tenue éloignée si volontairement.

Elle avait aperçu sa mère de l'autre côté du gymnase portant dans ses bras la fille de Kinjo âgée de 5 mois et agitant le bras de l'enfant dans sa direction.

"Il y a eu tellement de gens pour me soutenir, et c'est ce qui m'a permis de monter sur le tapis aujourd'hui," a-t-elle déclaré.

Pour le reste du monde de la lutte, elle est toujours connue sous son nom de jeune-fille KAWAI, sous lequel elle a remporté un second titre olympique consécutif en s'emparant de l'or en 57kg aux Jeux Olympiques de Tokyo en août 2021.

Beaucoup de choses ont changé sa vie depuis ce triomphe à l'aréna Makuhari Messe, nonobstant son nom obtenu de son mariage avec l'ancien lutteur Kiryu KINJO. Mais comme l'a montré la triple championne du monde dimanche, son désire et son talent pour le sport n'ont pas faibli.

Kinjo a fait son retour à la compétition en remportant le titre des 59kg à l'Open féminin du Japon, remportant trois matchs sans concéder un point à Yaizu, préfecture de Shizuoka, à environ 200 kilomètres au sud-ouest de Tokyo.

"je ressens un sentiment de soulagement mais j'aurais aussi aimé avoir quelques matchs de plus," a déclaré Kinjo, âgée de 27 ans, qui a remporté son parcours en or avec une victoire 9-0 en final sur la médaillée d'argent des championnats nationaux Miyu NAKANISHI. "J'avais l'impression que les trois matchs étaient terminés avant même de le savoir."

Kinjo a déclaré qu'elle avaient des picotements dans le ventre au début, mais qu'en fait elle appréciait cette sensation car elle lui rappelait le bon vieux temps.

"J'étais réellement nerveuse avant mon premier match," a-t-elle déclaré. "Après cela, il n'y avait pas beaucoup de temps entre les matchs. Mais c'est comme s'il y avait quelque chose de nostalgique dans cette nervosité. Une fois terminé, en regardant en arrière j'ai pensé, 'C'était amusant.'"

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Risako KINJO obtient 2 points avec un contre-lift en finale des 59kg contre Miyu NAKANISHI (photo by Japan Wrestling Federation)

Kinjo, qui a bénéficié d'un bye en quarts de finale, a ouvert sur une victoire par tombé en 51 secondes sur Mizuki NAKAHORI. Kinjo n'a pas eu à attaquer, elle s'est retournée sur un coup de Nakahori, a exécuté une paire de gut wrenches, puis a utilisé un leg lock et un reverse half-nelson pour le tombé.

Durant son match de demi-finale contre Himeka HASEGAWA, Kinjo a maintenu son mur de défense et marqué deux go-behind takedowns, puis en a marqué un autre avec un snap down. A partir de là, une parie de gut wrenches a mis fin au match 10-0 à 1:23.

En finale contre une Nakanishi à l'esprit défensif, Kinjo a pris une avance de 3-0 en seconde période grâce à un point d'activité et un back-door takedown sur un single--sur son premier coup de la journée. Mais en seconde période, Kinjo a effectivement déplacé Nakanishi pour mettre en place un low sweeping single, puis un shrug-and-go-behind. Elle a ajouté un counter-lift pour 2 points pour terminer 9-0.

L'entraîneur de Kinjo, Ryo KANEHAMA, était impressionné par sa performance étant donné l'incertitude du début de tournoi.

"Le fait qu'elle ait pu tout d'abord être si préparée mentalement était réellement énorme," a-t-il déclaré. "Elle a également fait preuve de rapidité. Ce que nous craignions le plus était de tenir les six minutes, mais elle a été capable de continuer à avancer comme ça. En regardant comment elle a démarré ce matin, elle semblait en vraiment bonne forme."

Pour Kinjo, le moment le plus inhabituel s'est produit quand son nom d'épouse a été utilisé dans l'annonce d'avant match pour la première fois.

"Quand j'ai vu Kinjo sur le tableau d'affichage, je me suis dit, 'oh, c'est juste'" a-t-elle déclaré. "C'est le premier tournoi auquel je participais sous le nom de Kinjo, et je me sens honorée de l'avoir sur le certificat que j'ai reçu."

Le couple a annoncé qu'ils s'étaient unis le 27 août 2021 et Kinjo a donné naissance à une petite fille en mai cette année. Elle a déclaré avoir recommencé à faire de la musculation fin juin et pratiqué sur le tapis le mois suivant. Comme on peut l'imaginer, ce n'était pas facile.

"Au début, je ne pouvais même pas faire de calistenics sur le tapis, ou un grand pont," a-t-elle déclaré. "Des parties de mon corps étaient vraiment raides. Mes jambes ne pouvaient pas réagir en fonction de là où mes yeux regardaient. Je pensais, voilà à quel point cela change après 10 mois d'absence. C'était comme regardé quelqu'un d'autre."

Kinjo a fini par reprendre le rythme, réalisant que le fardeau supplémentaire que représentait l'éducation d'un enfant signifiait changer son approche de l'entraînement, passant de la quantité à la qualité.

"J'ai un enfant et elle est ma priorité n°1," a déclaré Kinjo. "La quantité d'entraînement a été réduite. Avant, mon temps était tout à moi ; désormais plus de temps est consacré à l'enfant. Je ne sais pas combien je fais en moins, mais pour moi, c'est de meilleure qualité."

Vivre avec son mari dans la préfecture de Fukui dans l'ouest du Japon, où il est entraîneur au lycée Tsuruga Kehi, représente un défi pour Kawai. Elle saisit chaque opportunité pour s'entraîner--parfois c'est avec les lycéens, d'autres fois à Tokyo ou dans la préfecture Aichi pour s'entraîner avec sa plus jeune soeur Yukako, médaillée d'or olympique de Tokyo en 62kg.

Partout où elle va, elle a la chance d'avoir quelqu'un pour l'aider avec le bébé. A Fukui, Tsuruga a un club pour enfants et parfois la mère d'un des membres de l'équipe s'occupe de l'enfant. A Tokyo, elle sait qu'elle peut toujours la confier à sa mère, Hatsue, membre de l'équipe nationale durant sa carrière, qui assiste presque toujours à tous les matchs de sa fille.

Ce système de soutien a permis à Kinjo de rejoindre le nombre toujours croissant d'athlètes féminines japonaises qui poursuivent leur carrière après l'accouchement, ce qui, il y a seulement quelques décennies aurait été inouï. La plus remarquable était Ryoko TANI, qui a remporté une quatrième médaille olympique en judo après avoir accouché.

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Risako KINJO, au centre, sourit sur le podium des médailles. (photo by Japan Wrestling Federation)

Kinjo est devenue la dernière lutteuse de haut niveau à utiliser l'Open Féminin du Japon comme premier tremplin pour un retour au sport. Il s'agit, en fait, d'un tournoi de second niveau avec des groupes d'âge qui est, pour des lutteurs seniors, un évènement de dernière chance pour se qualifier pour les championnats du Japon en décembre. La seule participation de Kinjo remonte à 2008, dans la catégorie des lycéens.

Auparavant, la championne olympique de 2016, Eri TOSAKA, a participé au tournoi de 2017, sa première compétition après avoir subi une opération du pied, et la légendaire Kaori ICHO a concouru en 2018, après avoir pris deux ans de repos  après Rio 2016 pour tenter de décrocher une cinquième médaille d'or olympique qui sera finalement contrecarrée par Kinjo.

La question maintenant est, que fera Kinjo à partir de maintenant ? Le All-Japan en décembre marque le commencement du processus de qualification pour les Jeux Olympiques de Paris 2024, qui sont clairement dans la ligne de mire de Kinjo. Il est possible pour elle de participer en 59kg et plus tard de descendre au poids olympique de 57kg ou elle peut descendre à ce dernier maintenant. "C'est un secret," a-t-elle déclaré avec malice.

Evidemment, qu'elle le fasse en décembre ou plus tard, Kinjo finira certainement par affronter l'étoile montante Tsugumi SAKURAI, qui a remporté le titre mondiale des 57kg en l'absence de Kinjo.

Kinjo adopte une position ésotérique lorsqu'il s'agit de l'émergence de Sakurai, 21 ans, qui a également remporté le titre mondial des 55kg en 2021.

"Je pense que c'est une bonne chose pour le Japon que de jeunes lutteuses soient cultivées," a déclaré Kinjo. "Je ne dis pas qu'il serait bien pour moi de perdre contre elles. Mais pour celles qui viendront après moi, le future est prometteur. Tandis que je continue à me battre, les jeunes deviennent plus fortes. Elles sont toutes des rivales, mais je pense que le fait qu'elles deviennent plus forte est une bonne situation."

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Yukako KAWAI parle aux médias après s'être retirée juste avant son match d'ouverture. (photo by Japan Wrestling Federation)
 

La sœur cadette renonce après s'être blessée pendant l'échauffement

Pendant ce temps, la jeune sœur Yukako KAWAI était aussi inscrite au tournoi, mais a renoncé à son match d'ouverture en 62kg après s'être blessé au dos pendant l'échauffement.

"Ce n'est pas une blessure si grave, mais nous avons pensé qu'il valait mieux être prudent et ne pas risquer d'aggraver la situation," a déclaré Kawai.

Contrairement à Risako, Kawai a déjà affronté une usurpatrice nationale de son trône et l'a perdu. durant son premier tournoi après avoir remporté l'or aux Jeux Olympiques de Tokyo, elle est revenue aux championnats du Japon sur invitation en juin dernier, mais a perdu en final contre une autre étoile montante Nonoka OZAKI.

Ozaki a poursuivi pour remporter le titre mondial senior à Belgrade le mois dernier, s'imposant comme l'athlète à battre dans la course pour Paris 2024.

"J'ai travaillé pour corriger les erreur que j'ai commises durant le match de juin, et cet Open féminin était supposé être un test pour mesurer le chemin que j'ai parcouru," a déclaré Kawai. "Je pense que je suis en train de me mettre en forme."

Kawai a déclaré qu'elle trouvait la motivation dans la course au titre mondial d'Ozaki.

"Je pensais qu'elle allait gagner le championnat," a-t-elle déclaré. "En remportant le titre, je pense que cela montre que nos matchs nationaux sont les matchs de plus haut niveau dans le monde. Cela me motive."

Une autre lutteuse de haut niveau qui a fait le voyage à Yaizu est la médaillée d'argent mondiale Ami ISHII, qui a remporté le titre en 68kg en battant Kokona TAKADA par chute au buzzer de la première période.

"La raison pour laquelle je me suis inscrite à ce tournoi, pour dire les choses clairement, était de vérifier ma technique," a-t-elle déclaré. "De plus, ma préparation d'avant match n'était pas bonne et je voulais travailler dessus."

En décembre, Ishii peut s'attendre à voir beaucoup de changements dans la catégorie de poids olympique, sa concurrente la plus notable étant probablement l'actuelle championne du monde des 65kg Miwa MORIKAWA.

"Si je fais ce que je dois faire, la confiance viendra," a déclaré Ishii. "Nous verrons à quel point je peux progresser dans les deux prochain mois. Si je fais tout ce qu'il faut, ce sera comme une assurance et gagner ne sera pas hors de question."

Coupe Meiji

Ozaki attend Kawai parmi les médaillés olympiques qui reviennent pour la Meiji Cup

By Ken Marantz

TOKYO, Japon (14 juin) -- Pendant que les chats qui ont récolté les médailles pour le Japon aux Jeux olympiques de Tokyo étaient absents, les souris ne se contentaient pas de jouer, mais montraient qu'elles pouvaient elles aussi être des championnes du monde.

La plupart des médaillés olympiques japonais, dont trois des cinq médaillés d'or, reviendront en action pour la première fois depuis les Jeux de Tokyo à l'occasion des Championnats sur invitation de la Coupe Meiji, et la plupart d'entre eux devront faire face à des lutteurs qui ont comblé les lacunes mondiales pendant leur absence.

Les étincelles voleront particulièrement dans la compétition féminine, où une catégorie de poids pourrait voir une confrontation entre les championnes olympiques et mondiales (Yui SUSAKI et Remina YOSHIMOTO en 50kg) et une autre entre la championne olympique et une médaillée mondiale (Yukako KAWAI et Nonoka OZAKI en 62kg).

Un potentiel choc des titans a été mis en suspens lorsque la médaillée d'or de Tokyo est passée dans une catégorie de poids supérieure. La jeune championne du monde Akari FUJINAMI mettra en jeu sa série de 97 victoires consécutives pour défendre son titre en 53 kg, mais elle n'aura pas à affronter Mayu SHIDOCHI (anciennement MUKAIDA).

Shidochi, la championne olympique et nouvellement mariée en 2021, est inscrite en 55 kg, la catégorie de poids dans laquelle elle a remporté les titres mondiaux en 2016 et 2018. Parmi ses concurrentes, on retrouvera la nouvelle championne d'Asie Umi IMAI.

Fujinami, actuellement en première année à l'Université des sciences du sport Nippon, aura probablement sa compétition la plus difficile avec la double ancienne championne du monde Haruna OKUNO et la médaillée d'argent des championnats du monde 2019 des 55 kg Nanami IRIE, qu'elle a déjà battues deux fois.

La Meiji Cup, qui se tiendra du 16 au 19 juin au Komazawa Gym de Tokyo, est le deuxième des deux tournois de qualification du Japon pour les Championnats du monde de cette année à Belgrade. Les vainqueurs des Championnats All-Japan de la Coupe de l'Empereur, qui ont eu lieu en décembre dernier, qui triomphent à la Meiji Cup obtiennent automatiquement des billets pour la Serbie ; si le champion est différent, un éliminatoire sera organisé à la fin de la journée d'action.

Aucun des médaillés olympiques japonais - et seulement un des 12 membres de l'équipe olympique - n'a participé à la Coupe de l'Empereur, ce qui signifie que la majorité d'entre eux devront remporter le titre de la Meiji Cup et les éliminatoires qui s'ensuivront pour accéder aux championnats du monde.

Le tournoi marquera la première fois en trois ans que les membres des familles, les coéquipiers et les spectateurs seront autorisés, la fédération japonaise ayant maintenu des protocoles stricts tout au long de la pandémie. Le nombre d'infections quotidiennes a régulièrement diminué et le gouvernement japonais a rouvert la porte aux touristes étrangers ce mois-ci.

Les deux médaillés d'or de Tokyo que les fans devront attendre pour les revoir sont la championne féminine des 57 kg Risako KAWAI et le champion freestyle des 65 kg Takuto OTOGURO, qui ne sont pas inscrits.

Kawai, qui, comme Mukaida, s'est mariée peu de temps après son triomphe à Tokyo, a donné naissance à son premier enfant en mai, et envisage un retour à la Coupe de l'Empereur en décembre de cette année. Une demande de renseignements auprès de l'équipe des Forces d'autodéfense japonaises d'Otoguro pour connaître la raison de son absence est restée sans réponse.


Yukako KAWAI (JPN) est prête à reprendre la compétition pour la première fois depuis les Jeux Olympiques de Tokyo. (Photo: UWW / Gabor Martin)

Les fans, cependant, auront droit au retour de l'autre moitié des sœurs Kawai en or, et Yukako pourrait disputer le match du tournoi si elle et la championne en titre Ozaki, 19 ans, s'affrontent comme prévu chez les 62 kg. Les deux ne se sont jamais affrontées.

Ryo KANEHAMA, l'entraîneur de Kawai au Suntory Beverage, a déclaré que Kawai a repris l'entraînement à plein temps environ un mois après les Jeux olympiques et qu'elle est bien préparée pour la Meiji Cup. "Elle est revenue au meilleur de sa forme", a-t-il déclaré. "Elle est à peu près au même niveau que pour les Jeux olympiques."

À la question de savoir quel sera le point clé face à Ozaki, Kanehama a répondu : " Ne pas lui permettre d'attraper ses chevilles [pour un lace lock]. Si elle attrape les chevilles, cela mènera à de gros points, donc elle doit d'abord l'empêcher d'utiliser cette technique."

Sur leurs pieds, Kanehama dit que c'est un pile ou face entre les deux. "Tant qu'elles ne se seront pas affrontées, nous ne saurons pas. Ozaki a un très bon single low, donc le point principal sera de savoir comment Kawai peut l'empêcher de saisir sa jambe."

Ozaki, qui a remporté les titres mondiaux U17 consécutifs en 2018 et 2019, sort d'une victoire qui lui a donné confiance lors des Championnats asiatiques en avril à Oulan-Bator, où elle a battu la médaillée d'argent olympique Aisulu TYNYBEKOVA (KGZ) en finale pour se venger d'une défaite au premier tour contre elle lors des Championnats du monde 2021.

L'année dernière à Oslo, Ozaki avait pris une avance de 4-0 sur Tynybekova, mais la star kirghize l'avait emporté 6-4. Ozaki s'est battue lors du repêchage pour remporter le bronze à ses débuts internationaux chez les seniors, tandis que Tynybekova a remporté l'or.

En évaluant les matchs d'Ozaki avec Tynybekova, qui est depuis longtemps l'ennemie jurée de Kawai, Kanehama a observé : "Aux Championnats du monde, comme Ozaki le pense aussi, elle a fait une erreur de stratégie. Aux récents Championnats d'Asie, je pense qu'elle a réfléchi à cela et l'a utilisé dans sa lutte. Elle a lutté de manière intelligente, et je pense que cela montre ses progrès."

L'éventuel match entre Kawai et Ozaki suscite un grand intérêt, et Kanehama ne fait pas exception. Lorsqu'on lui a demandé s'il était impatient, il a répondu : "Bien sûr, elles doivent finir par s'affronter quelque part. En vue des Jeux olympiques, il faudra bien que cela se décide un jour. Ce jour viendra"


Yui SUSAKI (JPN) lacera ses chaussures pour la première fois depuis qu'elle a battu ses adversaires 41-0 en route vers la médaille d'or olympique des 50 kg. (Photo: UWW / Kadir Caliskan)

L'autre affrontement titanesque pourrait avoir lieu chez les 50 kg entre Susaki et Yoshimoto, bien que Susaki doive être considéré comme la favorite dans ce cas. Susaki, une jeune diplômée de l'Université de Waseda qui peut maintenant s'entraîner à plein temps grâce au parrainage d'une entreprise, a battu Yoshimoto lors de leurs deux précédents affrontements, le plus récent étant une victoire serrée de 2-1 à la Junior Queens Cup 2019.

Mais Yoshimoto, étudiante en dernière année à l'Université Shigakkan, a fait de grands progrès ces dernières années, comme en témoigne sa performance aux Championnats du monde de l'an dernier, où elle a enchaîné quatre victoires consécutives par chute ou chute technique avant de battre la médaillée de bronze olympique Sarah HILDEBRANDT (USA) 5-3 en finale. Elle a été encore plus dominante lors des Championnats d'Asie.

L'efficacité de Susaki après sa longue période d'inactivité pourrait déterminer le résultat.

Pendant ce temps, Tsugumi SAKURAI est passée de 55 kg à 57 kg, la catégorie de poids dans laquelle elle a remporté l'or à Oslo, afin de tenter de contrecarrer la tentative de Risako Kawai de remporter une troisième médaille d'or olympique consécutive. Sakurai a remporté la Coupe de l'Empereur en décembre, en battant la médaillée de bronze Sae NANJO en finale, et une revanche semble probable.

La championne du monde Masako FURUICHI est revenue en 72 kg après une sortie infructueuse en 68 kg à la Coupe de l'Empereur. Elle pourrait être confrontée à la championne de la Coupe de l'Empereur, Sumire NIIKURA, qui a remporté une médaille d'argent aux Championnats d'Asie pour sa première compétition internationale.

Le meilleur chat du Japon en gréco-romain, le médaillé d'argent olympique Kenichiro FUMITA, est de retour pour tenter de décrocher un troisième titre mondial en carrière chez les 60 kg. Surnommé par la presse japonaise le "Cat Wrestler" pour la souplesse de sa colonne vertébrale et son amour pour les félins, il tentera de remporter son quatrième titre en Coupe Meiji et le premier depuis 2019.

Ayata SUZUKI, qui a remporté sa deuxième médaille de bronze asiatique consécutive en avril, attendra dans les coulisses. Les deux hommes s'entraînent ensemble à leur alma mater, la Nippon Sports Science University, et se sont rencontrés en finale de la Coupe de l'Empereur 2020, où Fumita s'est imposé 2-1.

Suzuki a remporté la Coupe de l'Empereur l'année dernière, ce qui signifie que Fumita devra le battre dans un éliminatoire pour obtenir son billet pour Belgrade. "Cette fois-ci, les Jeux Olympiques étant terminés, Fumita ne sera peut-être pas au mieux de sa forme", a déclaré Suzuki au site Internet de la fédération japonaise. "Je pense donc que j'ai une chance."

En 77kg, Shohei YABIKU devra être performant sous la nouvelle pression que représente le fait d'être médaillé de bronze olympique. Comme le champion de la Coupe de l'Empereur, Kodai SAKURABA, ne participera pas au tournoi en raison d'une blessure, Yabiku peut s'assurer une place dans l'équipe mondiale grâce à une victoire.

Son principal concurrent sera probablement Nao KUSAKA de la Nippon Sports Science University, finaliste de la Coupe de l'Empereur et double champion universitaire.

At 55kg, world champion Ken MATSUI would like nothing better than to have a chance to avenge his humiliating defeat in the Emperor's Cup final to Yu SHIOTANI, who won a second straight Asian gold in Ulaanbaatar.

Shiotani tossed Matsui around like a rag doll, scoring consecutive five-point throws in an 11-0 technical fall in 1:42.

World 63kg bronze medalist Kensuke SHIMIZU, the nephew of a former Olympic speed skating gold medalist, has moved up to 67kg after failing to medal at the Asian Championships. He could clash with Emperor’s Cup champion Katsuaki ENDO, who won a bronze medal at 67kg in Ulaanbaatar.

In freestyle, the weight class to watch will be 61kg, which looks to come down to a rematch of the Emperor's Cup final between 2020 Asian bronze medalist Ryuto SAKAKI and Rio Olympic silver medalist Rei HIGUCHI. Sakaki won that encounter 4-0, but much has changed since then.

Higuchi has rebounded well from his calamitous bid to make the Tokyo Games that was scuttled when he failed to make weight at 57kg for the Asian qualifying tournament. When an injury kept Sakaki out of the Asian Championships in Ulaanbaatar, Higuchi stepped in and came away with the 61kg gold, capped by a 46-second win in the final. It was his first major international title since winning the 2018 world U23 gold at 65kg.

Sakaki, the 2017 world 58kg U17 champion, skipped the East Japan college league tournament in April due to injury, so it remains to be seen how effective he will be against the high-flying Higuchi.

Japan's other freestyle Asian champion, the somewhat eccentric Taishi NARIKUNI, will look to make his first senior World Championships by adding the Meiji Cup title at 70kg to his inaugural Emperor's Cup triumph from last December.

Narikuni, whose mother was a two-time world champion and runs the kids club where he started the sport, has been an outlier of sorts in Japan, as he prefers to focus his training mostly in the weight room instead of on the mat. He harbors a bold dream of someday winning world titles in both freestyle and Greco-Roman.

Narikuni won the Asian title when he came back from a 1-3 deficit in the final to defeat world silver medalist Ernazar AKMATALIEV (KGZ) 4-3.

Also worth watching is veteran Sohsuke TAKATANI, who is making his first Meiji Cup outing since 2019. The three-time Olympian was the only member of the Tokyo 2021 squad to compete at the Emperor's Cup, where he moved up from 86kg and won the 92kg crown -- his 11th straight title over four weight classes.

He has entered again at 92kg and will be aiming for his fourth straight Meiji Cup title and sixth in seven years. Takatani was a 2014 world silver medalist at 74kg.

Takatani will be looking to repeat a sibling double with younger brother Daichi, the Emperor's Cup champion at 74kg who won a bronze medal at the Asian Championships.

Among the entries at 86kg is Mao OKUI, who has made a big jump up in weight classes after placing fifth at the 2019 World Championships at 74kg. That earned a place for Japan at the Tokyo Olympics, but Okui failed to fill it himself when he lost to Keisuke OTOGURO, Takuto's older brother, in a playoff for the spot.

En 57kg, Toshihiro HASEGAWA, médaillé de bronze mondial en 2021 en 61kg, cherchera à faire suite à sa victoire à la Coupe de l'Empereur et à retourner aux Championnats du monde au poids olympique. Yuto TAKESHITA et Rikuto ARAI, respectivement médaillés de bronze asiatiques en 2021 et 2022, tenteront de l'arrêter.

La Meiji Cup de cette année sera également unique dans la mesure où la fédération a pris la décision rare de faire payer un droit d'entrée nominal aux fans. Cette décision est probablement due à la fois au retour des médaillés olympiques sur le tapis et au fait que ce sera le premier événement que les fans pourront voir en direct depuis longtemps.

Un responsable de la fédération japonaise a déclaré que la dernière fois qu'il s'est souvenu de la vente de billets pour un tournoi de lutte remonte à 2007, lorsque Norifumi "Kid" YAMAMOTO, qui était devenu un compétiteur d'arts martiaux mixtes très populaire, a repris la lutte libre lors des championnats japonais dans l'espoir de participer aux Jeux Olympiques de Pékin.

Le tournoi s'est terminé pour le frère aîné des multi-champions du monde Miyu et Seiko YAMAMOTO lorsqu'il a été victime d'une dislocation du coude 16 secondes après le début de son match de deuxième tour dans la catégorie des 60 kg et qu'il a perdu par tombé.

Programme
16 juin  (jeudi)

Libre 65kg-79kg; GR 63kg-97kg-130kg; Féminine 59kg-68kg-76kg

10:00 - 12:30  Du 1er tour aux quarts de finale
13:00 - 14:00  Demi-finales
14:00 - 15:45  Repêchage
15:45 - 16:15  Finales de la 3e place
16:15 - 17:35  Finales

17 juin (vendredi)

Libre 61kg-74kg-125kg; GR 67kg-72kg-87kg; Féminine 57kg-65kg

10:00 - 12:30  Du 1er tour aux quarts de finale
12:30 - 13:30  Demi-finales
13:30 - 15:15  Repêchage
15:15 - 15:45  Finales de la 3e place
15:45 - 17:05  Finales

18 juin (Samedi)

Libre 70kg-86kg-92kg-97kg; GR 55kg-82kg; Féminine 53kg-72kg

10:00 - 12:30  Du 1er tour aux quarts de finale
12:30 - 13:30  Demi-finales
13:30 - 15:15  Repêchage
15:15 - 15:45  Finales de la 3e place
15:45 - 17:05  Finales

19 juin (Dimanche)

Libre 57kg; GR 60kg-77kg; Féminine 50kg-55kg-62kg

10:00 - 12:30  Du 1er tour aux quarts de finale
12:30 - 13:15  Demi-finales
13:15 - 14:45  Repêchage
14:45 - 15:05  Finales de la 3e place
15:05 - 15:30  Cérémonie pour le retour de la Meiji Cup, etc.
15:30 - 16:50  Finales

*Les éliminatoires pour l'équipe des Championnats du monde dans les catégories de poids entre les vainqueurs de la Coupe de l'Empereur et de la Meiji Cup auront lieu environ une heure après la fin de la compétition de la journée.