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Dudova prête à prendre possession des 62kg

By Vinay Siwach

ISTANBUL, Turquie (le 22 février) -- C'est sous des 'bravo, bravo' appuyés que le stade Dan Kolov de Budapest avait accueilli l'émergence de Bilynana DUDOVA (BUL) comme la nouvelle star bulgare des 62kg.

Dudova avait vaincu par 7-2, en 62kg, sa compatriote et jusqu'ici indéboulonnable Taybe YUSEIN (BUL) en finale du prestigieux tournoi Dan Kolov-Nikola Petrov, et s'est attribué le titre de la catégorie olympique. Ce sera désormais un duel pour l'équipe nationale jusqu'aux Jeux Olympiques de Paris.

Lutteuse qui n'a pas cessé de jongler avec son poids pendant la majorité de sa carrière, Dudova espère qu'elle pourra enfin s'accomoder de cette nouvelle catégorie de poids plus facile et plus saine pour elle.

"Lorsque j'étais avec les cadets, je pesais environ 60kg mais je n'étais pas la meilleure en Bulgarie," a déclaré Dudova. "Il y avait d'autres filles douées, alors les entraîneurs avaient l'habitude de me réduire mon poids pour que je puisse concourir à l'international. Sinon, je n'aurais fait que m'entraîner pour perdre."

"Je m'entraîne depuis 10 ans et j'ai toujours été indécise entre les 57 et les 62kg," rajoute-t-elle. "Mais les 62kg sont plus proches de mon poids naturel alors j'ai décidé de m'y lancer. Mais c'est aussi difficile, avec deux pesées le matin, de réduire son poids à 57kg."

Les 62kg sont remplis de puissantes lutteuses du monde entier : la double championne du monde Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ), la championne olympique Yukako KAWAI (JPN), la jeune star Iryna Koliadenko (UKR), la médaillé mondiale d'argent Kayla MIRACLE (USA) et l'étoile montante Nonoka OZAKI (JPN).

Il faudra d'abord que Dudova, âgée de 24 ans, se défasse de sa compatriote et médaillée de bronze olympique Yusein.

Pour son premier tournoi en 62kg au mois de janvier de cette année, le championnat de Bulgarie, elle l'avait affrontée en finale et concéda une défaite 2-1, mais pris ce revers comme une leçon.

"J'ai perdu mais maintenant c'est l'inverse," a lancé Dudova. "Cette année n'est qu'un échauffement pour moi dans cette catégorie. J'ai besoin d'une période d'ajustement. L'entraînement et travailler dur sont les seules choses qui puissent vous mener au succès. Cette année sera peut-être difficile mais je ferai le nécessaire."

Dudova avait commencé sa carrière internationale en 2013 dans la catégorie de poids des 60kg. Elle espérait alors représenter son pays en 63kg, mais Yusein était déjà la star établie de cette classe et avait même qualifié la Bulgarie pour les JO 2016 grâce à une médaille de bronze des mondiaux 2015.

Dudova n'a pas eu d'autre choix que de réduire son poids à 55kg. Elle était même descendue jusqu'en 53kg dans l'espoir de se qualifier pour les Jeux Olympiques de Rio. Malheureusement, cela lui avait provoqué des problèmes de santé.

Juste après Rio, elle était remonté en 57kg, et avait remporté une médaille d'argent aux mondiaux de Budapest. Mais c'est l'or du championnat du monde d'Oslo, remporté en 2021, qui lui rendit suffisamment confiance en elle pour qu'elle passe en 62kg.

"C'était un des moments les plus importants pour moi," dit-elle. "J'étais tellement contente. Cela m'avait donné de la confiance, ce qui est important pour faire ce grand pas et avancer."

Pour la championne d'Europe cependant, les défis ne sont pas une nouveauté.

Elle avait perdu sa mère à l'a^ge de 14 ans. Elevée par sa grand-mère, c'est par hasard que Bilynana rejoint la lutte, car l'athlétisme était son premier amour.

"J'avais 12 ans lorsque je me suis entraînée à la lutte pour la première fois," se rappelle-t-elle. "J'adorais l'athlétisme et courais le 400 mètres. Tout le monde disait que j'étais faite pour le sport."

Après la saison des compétitions d'athlétisme, c'est son oncle qui lui avait suggéré de faire une visite à la salle de lutte. Son oncle, son père et d'autres s'y rendaient régulièrement.

"J'y suis allée juste pour le plaisir," commente Bilynana, qui a reçu une formation de chanteuse traditionnelle bulgare. "L'entraîneur m'a demandé de faire quelques pompes...il a aimé ma force et m'a demandé de passer à l'entraînement."

Comme c'était hors-saison, elle a même participé à un tournoi.

"Après un mois j'ai fait un tournoi et j'ai gagné la médaille de bronze. Je détestais perdre et je voulais gagner, alors j'ai continué à m'entraîner. J'ai perdu au championnat pour enfants de Bulgarie. Je me suis entraînée plus dur. L'ambition de gagner n'a fait que devenir plus grande."

Une ambition qui l'a fait rejoindre la salle de lutte encore une fois. S'entraîner avec des garçons était la seule option et elle a continué ainsi jusqu'à rejoindre l'équipe cadet bulgare.

Pendant les quatre premières années cependant, Bilynana n'obtint aucune médaille. Puis vint le bronze du championnat d'Europe des juniors.

Aujourd'hui, elle affiche des titres européens seniors dans trois différentes catégories de poids et à un mois du prochain championnat d'Europe, Bilynana dit que ce serait une chose particulière d'obtenir un autre titre dans une quatrième catégorie.

"J'étudie toutes mes adversaires potentielles en 62kg," dit-elle.

En échauffement au championnat d'Europe de Budapest, Bilynana sera au Yasar Dogu d'Istanbul, un événement de série de classement. Elle est supposée y affronter Yusein pour la troisième fois en quatre mois.

Si tout se passe comme prévu, les bruyants 'bravo, bravo' seront les bienvenus.

L'Inde remporte sa première médaille d'or aux Championnats d'Asie

By United World Wrestling Press

NEW DELHI (13 mai) - L'Inde a finalement remporté une médaille d'or grâce à Bajrang BAJRANG (IND), qui a réjouit la foule avec une victoire inattendue en lutte libre à 65 kg lors du quatrième jour de compétition des Championnats d'Asie senior.

Bajrang était mené 0-2 dans la deuxième période de sa finale face à LEE Seungchul (KOR), mais ceux qui l'avaient déjà vu renverser le score plus d'une fois lors de situations similaires pendant la session du matin savaient qu'il n'allait pas s'avouer vaincu pour autant.

Et en effet, Bajrang a soudain commencé à marquer des points, jusqu'a ce qu'il mène 6-2 et remporte le match à la plus grande joie des fans indiens du Complexe sportif Indira Ghandi Sports.

Ce qui a fait la différence pour Bairang, comme lors de ses matchs face au champion en titre Meisam NASIRI (IRI) et face à KIM Kukgwang (PRK), ce n'est pas qu'il a dominé ses adversaires techniquement, mais plutôt qu'il les a épuisés.

"Ma force a toujours été mon énergie" a déclaré Bajrang à la presse indienne. "J'y ai beaucoup travaillé ces derniers mois."

En seconde période, Bajrang a marqué un step-out puis un plaquage à 4:25. Il a résisté à toutes les attaques de Lee en étant sans cesse en mouvement. Il a marqué ses derniers points 30 secondes avant la fin du match, sur une pénalité reçue par son adversaire, puis grâce à un challenge refusé à l'équipe de Corée.

"Remporter l'or aux Championnats d'Asie est un évènement très important pour moi. J'ai déjà remporté l'argent (en 2014) et le bronze (en 2013), mais l'or, c'est différent" sourit le champion.

L'Ouzbékistan, le seul pays dont deux lutteurs se sont qualifiés dans les quatre finales de lutte libre, a remporté deux médailles d'or grâce au médaillé de bronze des championnats du monde de 2014 Bekzod ABDURAKHMONOV (UZB) à 74kg et au médaillé de bronze des JO de Rio Magomed IBRAGIMOV (UZB) à 97kg.

Abdurakhmonov a gagné 6-0 face à Muslim EVLAEV (KGZ).

"J'étais en forme, mais j'aurai pu faire mieux. J'aurai pu marquer plus de points" a déclaré Abdurakhmonov. "Mais nous avions mis au point une technique avec mes coachs avant ce match, et je m'y suis tenu. En soi, c'est donc un bon match."

Ibragimov a marqué un plaquage après 40 secondes dans la seconde période et a gagné 6-4 face au champion du monde et champion d'Asie junior Hossein SHAHBAZIGAZVAR (IRI). Ibragimov était mené 4-4 avant cette prise.

A 57kg, Yuki TAKAHASHI (JPN) a offert au Japon sa première médaille d'or de lutte libre depuis 2010 en battant outclassing Zanabazar ZANDANBUD (MGL), 7-1.

"C'était ma première finale depuis longtemps, et j'étais nerveux" témoigne Takahashi, qui avait terminé troisième au Golden Grand Prix Final de 2016. "Mais j'ai réussi à mettre la pression sur mon adversaire. Je suis resté agressif."

Lorsqu'on lui demande de décrire son état d'esprit avant de venir à ce tournoi, le japonais répond : "J'étais confiant à environ 60%. J'avais quelques incertitudes."

Le dernier japonais à avoir remporté l'or en lutte libre était Shinichi Yumoto, à 55kg, en 2010 aux Championnats d'Asie qui avait également été organisés à New Dehli.  Yumoto avait ensuite remporté le bronze aux JO de Londres en 2012.

La dernière catégorie de poids des lutte féminine, 58 kg, est la seule catégorie ou il n'y avait aucune japonaise en finale. La championne en titre Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ) a battu Sarita SARITA (IND), 6-0.

Tynybekova, 24 ans, qui a participé aux Championnats d'Asie chaque année depuis 2010, avait remporté le bronze en 2013 et l'argent en 2014 et 2015. Elle a gagné l'or l'année passée à Bangkok. Elle a déclaré que sa victoire dans la chaleur de la Thailande l'avait préparée pour l'Inde.

"Je me suis parfaitement préparée pour cette compétition" déclare la lutteuse. "Je savais qu'il ne ferait pas aussi chaud qu'en Thailande. Il y faisait très chaud, mais j'ai réussi à remporter l'or. Il ne faisait pas aussi chaud en Inde, et je savais que je pouvais gagner."

Tynybekova dit qu'elle a complètement fait abstraction des encouragements que la foule locale prodiguait à Sarita.

"Je savais que ca serait une finale difficile face à une adversaire indienne" dit-elle. "Je pouvais entendre mes coachs d'une oreille, et les arbitres de l'autre, c'est tout."

Katsuki SAKAGAMI (JPN), qui a remporté le bronze après avoir perdu 6-4 face à Tynybekova en demi-finale, a battu Gulshaharat TALASSOVA (KAZ) 10-0 par supériorité technique (3:33). Les japonaises ont gagné des médailles dans chaque catégorie de poids.

Le Japon, qui a remporté les cinq médailles d'or en lutte féminine lors du troisième jour de compétition, ont remporté le titre d'équipe avec 76 points. L'Inde est seconde avec 62, suivie par la Chine avec 54.

Dans les autres matchs pour le bronze, le Vietnam a remporté le bronze grâce à la victoire de DAO Thi Huong (VIE) 7-0 face à  Asem SEYDAMETOVA (UZB).

En lutte libre, les trois iraniens qui n'ont pas réussi à se qualifier en finale, Reza ATRINAGHARCHI (57kg), Bahman TEYMOURI (74kg) et Nasiri à 65kg, ont tous remporté le bronze.

Lutte libre
57kg (15 inscriptions)
Or - Yuki TAKAHASHI (JPN) df. Zanabazar ZANDANBUD (MGL), 7-1  
Bronze - Nurislam SANAYEV (KAZ) df. Ulukbek ZHOLDOSHBEKOV (KGZ), 7-2
Bronze - Reza ATRINAGHARCHI (IRI) df. KIM Sunggwon (KOR), 5-4 

65kg (12 inscriptions)
Or - Bajrang BAJRANG (IND) df. LEE Seungchul (KOR), 6-2
Bronze - Masakazu KAMOI (JPN) df. Chamara WEERASINGHEGE (SRI), par SP, 10-0, 4:04 
Bronze - Meisam NASIRI (IRI) df. KIM Kukgwang (PRK), 7-2

74kg (12 inscriptions)
Or - Bekzod ABDURAKHMONOV (UZB) df. Muslim EVLAEV (KGZ), 6-0
Bronze - ZHANG Chongyao (CHN) df. Panadurage FERNANDO (SRI) by Fall, 0:34 (4-0)
Bronze - Bahman TEYMOURI (IRI) df. Tsubasa ARAI (JPN) par SP, 10-0, 4:05  

97kg (12 inscriptions)
Or - Magomed IBRAGIMOV (UZB) df. Hossein SHAHBAZIGAZVAR (IRI), 6-4
Bronze - Magomed MUSAEV (KGZ) df. ULZIISAIKHAN Batzul (MGL), 7-2 
Bronze - SEO Minwon (KOR) df. Naoya AKAGUMA (JPN), 4-3  

Lutte féminine

58kg (10 inscriptions)
Or - Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ) df. Sarita SARITA (IND), 6-0
Bronze - DAO Thi Huong (VIE) df. Asem SEYDAMETOVA (UZB), 7-0
Bronze - Katsuki SAKAGAMI (JPN) df. Gulshaharat TALASSOVA (KAZ) par SP, 10-0, 3:33