Développement

Cours d'arbitre UWW en Chine et Corée du Nord

By Tim Foley

CORSIER-SUR-VEVEY (le 4 juin) – United World Wrestling, sous l’expertise du docteur et professeur Halil Ibrahim CICIOGLU – arbitre 1S et membre de la Commission d’Arbitrage - - a dispensé ce mois une série de cours en République populaire démocratique de Corée et en Chine.

Les cours sont issus du programme “Parcours de Formation des Arbitres”, lancé l’année passée et destiné à former et développer les futures générations d’arbitres autour du globe.

“J’avais une excellente opportunité d’enseigner en RPDC et en Chine,” a déclaré M. Cicioglu. “J’étais très heureux d’être au service de gens souhaitant développer la lutte dans leur pays, et très impressionné par leur soif d’apprendre. Nous sommes impatients de voir plus de tels arbitres aux futures compétitions internationales.”

Le cours d’arbitre de Corée du Nord est le premier événement de ce type mis en place par la Fédération Nationale de RPDC, et a rempli ou dépassé toutes les attentes. L’année passée, la Fédération avait accueilli un cours d’entraîneurs de Niveau 1, organisé avec le même professionnalisme. Ce pays, de population réduite, a produit un nombre impressionnant d’arbitres et d’entraîneurs, avec 16 arbitres candidats et un séminaire d’entraîneurs comptant 78 participants.

Parmi les arbitres candidats se trouvait Mlle Choe Jong Bok, ancienne médaillée des Jeux d’Asie et désireuse d’en savoir plus sur la carrière d’arbitre. Si Mlle Choe continue sa formation et devient arbitre, elle sera la première femme de RPDC à remplir ce rôle.

Le séminaire d’arbitre de Pékin aura également été un succès majeur, grâce à la participation de plus de 100 candidats venus de tout le pays. La Fédération Chinoise de Lutte, qui avait accueilli en 2012 un tournoi de qualification olympique, a organisé l’événement au Centre National d’Entraînement de Pékin.

Plus tard ce mois, la Fédération Chinoise de Lutte accueillera aussi l’Open de Chineun événement UWW de série de classement, dans la ville de Taiyung. Les épreuves de Lutte Féminine prendront place les 22 et 23 juin, précédés d’un court camp de développement de lutte féminine dès à partir du juin.

Pour plus d’information sur les cours d’arbitre et autres opportunités, vous pouvez vous rendre sur :

https://unitedworldwrestling.org/sites/default/files/wrestling_referee_brochure_eng.pdf.

 

Wrestling 101: Japon, le secret du succès de la lutte féminine

By William May

RIO DE JANEIRO (3 aout) – Les femmes auront d'avantage l'opportunité de lutter aux Jeux Olympiques 2016 de Rio, puisqu'on a ajouté deux catégories de poids supplémentaires au programme olympique.

Pour la première fois depuis l'apparition de la lutte féminine aux JO d'Athènes en 2004, les femmes auront la possibilité de lutter pour 24 médailles dans six catégories de poids.

Si cela veut dire que plus de pays pourront remporter des médailles olympiques, cela signifie-t-il que le Japon pourra remporter encore plus de médailles d'or ?

Depuis 2004, les lutteuses japonaises ont remporté sept des 12 médailles disponibles, et 11 des 44 médailles distribuées.

Evidemment, six des médailles d'or ont été remportées par Saori YOSHIDA (JPN) et Kaori ICHO (JPN), qui renteront de devenir les premières à remporter quatre médailles d'or olympique lors des JO de Rio 2016.

Mais le Japon a encore plus d'avance en championnats du monde, et a remporté 76 médailles d'or - la Chine en seconde place en a remporté 25 - et au total le pays a remporté 140 médailles face aux USA qui en ont remporté 66.

A nouveau, c'est Yoshida et Icho qui font la différence, ayant remporté 23 des médailles d'or du Japon aux Championnats du monde, et la médaillée d'or de 2012 Hitomi OBARA-SAKAMOTO (JPN) a terminé sa carrière en remportant 8 titres mondiaux.

 

Ce qui pourrait surprendre les fans de lutte est que ce trio - avec six médailles d'or olympique et 31 titres mondiaux - et les 6 membres de l'équipe japonaise inscrits à Rio viennent de l'Université de Shigakkan, anciennement connue sous le nom de L'Université Chukyo.

Mais alors, qu'a Shigakkan de si spécial ?

Lorsque la fédération internationale de lutte, la FILA, a commencé a discuter de la promotion et du développement de la lutte féminine dans les années 1980, la Fédération de lutte du Japon a saisi l'occasion immédiatement et a remis sur pied son programme tout entier.

Les premiers championnats du monde pour les femmes ont eu lien en 1987, et ont été dominés par la France qui a remporté  cinq des neuf catégories de poids, et qui a remporté sept médailles en tout. Le Japon a également remporté sept médailles, mais n'a pas couronné de champion.

A peu près au même moment, l'Université de Chukyo près de Nagoya a créé un club de lutte et quelques années plus tard, l'ancien médaillé de bronze au niveau mondial Kazuhito SAKAE (JPN) a été engagée comme coach principal de l'équipe.

Sakae a recruté les meilleurs talents du Japon pour l'Université et ses écoles affiliées. La plupart des jeunes lutteurs possédant déja les bases fondamentales, le coach a commencé a modifier quelques techniques pour les rendre plus efficaces.

Il a établi qu'a cause des différences de physique entre les hommes et les femmes - par exemple le centre de gravité plus ou moins bas et la souplesse du haut du corps - les techniques de lutte libre et les tactiques devaient être ajustées pour les femmes.

De plus, il a également réalisé que les femmes et les hommes réagissent différemment durant les combats, et qu'ainsi le sparring et le drilling devait se faire entre femmes.

 Si Yoshida, Icho et Obara possèdent trois styles de lutte bien différents, nous y retrouvons la méthode fondamentale de Sakae - la position et les angles d'attaques plutôt que la puissance physique, plus de mouvement et moins de contact.

Ainsi, même si la promotion du programme "Wrestle Like a Girl" devient populaire, les lutteuses japonaises donnent au programme une signification toute différente qui n'a pas besoin d'être traduite pour être comprise.

(NOTE: Tableaux crées par Ikuo Higuchi, Fédération de lutte du Japon)


Lutte féminine

Médailles remportées aux Jeux Olympiques (Jusqu'à Londres en 2012)


                           G       S       B    Total

Japon                  7       2       2      11

Chine                 2       2       -        4

Canada               1       2       2       5

Russie                 1       2       1       4

Ukraine               1       -        1       2

Bulgarie              -        2       -        2

Etats-Unis                 -        1       3       4

Azerbaïdjan          -        1       2       3

Colombie             -        -        2       2

France                 -        -        2       2

Kazakhstan         -        -        2       2

Mongolie             -        -        1       1

Pologne                -        -        1       1

Espagne                  -        -        1       1

                           12     12     20     44    

 

Médailles remportées en Championnats du monde (Top 10, 1987-2015)

                             G       S       B     Total

Japon                  76     33     31     140

Chine                  25     17     20       62

France                 22     15     16       53

Etats-Unis                 14     29     23       66

Norvège               11     12     20       43

Canada               10     12     17       39

Ukraine                 9       4     14       27

Russie*                 5     25     33       63

Suède                5       9     14       28

Bulgarie                5       3       3       11

(Au total, 39 pays ont remporté des médailles en lutte féminine)

(*dont les médailles remportées par l'Union Soviétique)