#WrestleSassari

Coup d'oeil sur le Matteo Pellicone de Sassari

By Eric Olanowski

SASSARI, Italie (le 20 mai) -- La Salle des Sports municipale de Sassari, la Palestra Comunale, située à quelques minutes des plages de sable sardes les plus proches, accueille du 23 au 25 mai prochain le troisième événement de série de classement de l'année de United World Wrestling, le tournoi Matteo Pellicone. Sur la longue liste liste des stars inscrites, quatre champions olympiques, 18 médaillés mondiaux, trois lutteurs classés No.1.

Les quatre athlètes champions ou championnes olympiques sont les médaillés d'or de Rio Soslan RAMONOV (RUS) et Erica WIEBE (CAN), de Londres KIM Hyeonwoo (KOR) et Natalia VOROBEVA (RUS).  

Seront également présents, par style, au moins cinq médaillés des derniers mondiaux de Budapest et trois lutteurs classés No.1.

La lutte libre et la lutte gréco-romaine accueillent chacune cinq médaillés mondiaux, dont deux médaillés d'argent. La lutte féminine accueille également deux médaillées d'argent, mais cette fois parmi huit médaillées des mondiaux 2018.

Le trio de tête du tournoi est formé par Suleyman ATLI (TUR), Fatih ERDIN (TUR) et Kim Hyeonwoo. Atli et Erdin sont No.1 de lutte libre en 57kg et 86kg respectivement et Kim No.1 de lutte gréco-romaine en 77kg.

Lutte Libre

Si les tableaux sont pleins de lutteurs de 1re classe mondiale et olympique, les regards seront braqués sur la superstar italienne Frank CHAMIZO. 

Chamizo, double champion du monde, tentera de rester sur sa lancée du championnat d'Europe du mois dernier, d'où il est reparti médaillé d'or. A Bucharest, Chamizo a parfaitement aligné quatre victoires de suite sans concéder aucune défaite et a décroché son troisième titre continental depuis son départ de Cuba en 2013.

Si l'Italien, né à Cuba, termine au sommet du podium des 74kg, ce sera le second titre de série de classement de sa carrière et son premier depuis sa victoire sur le champion olympique de Londres Jordan BURROUGHS (USA) en finale du Yasar Dogu l'année dernière. Plus important, obtenir le podium permettrait à Chamizo, classé quatrième mondial avec 56 points, d'avoir un avantage certain sur Burroughs au classement pour le quatrième et dernier événement de série de l'année, le Yasar Dogu.  

Chamizo devra se défaire de trois concurrents de classe mondiale : le dauphin des mondiaux 2017 Khetik TSABOLOV (RUS), le triple champion d'Europe Soner DEMIRTAS (TUR) et le double médaillé mondial de bronze Yakup GOR (TUR). 

Chamizo avait déjà vaincu Tsabolov et Gor lors de leurs précédentes rencontres et serait à son avantage en cas de nouveaux combats. Chamizo avait battu Gor au championnat du monde de Paris en 2017 et Tsabolov lors du championnat d'Europe 2018. 

Face à Demirtas cependant, Chamizo devra être très prudent, puisque Demirtas l'avait sorti du tapis en demi-finale du championnat d'Europe 2018 avant de décrocher son troisième titre continental.

Autre événement à suivre dans cette cette catégorie des 74kg, le placement des lutteurs turcs Demirtas et Gor. 

Demirtas a lutté pour la Turquie à cinq championnats du monde consécutifs et aux Jeux de Rio - médaille d'or - mais sa place n'en est pas moins sur la sellette. Gor, qui a rejoint les 74kg l'année dernière, a pris des mains de Demirtas sa place pour le championnat d'Europe cette année - mais n'a terminé que neuvième.

Rien d'officiel, mais il me semble que le lutteur qui finira le mieux placé au Matteo Pellicone cette année représentera la Turquie en 74kg aux Jeux Européens de Minsk en Biélorussie au mois de juin.

Toujours en lutte libre, les deux lutteurs turcs classés No.1 mondiaux Suleyman Atli et Fahti Erdin seront en première ligne. 

Atli, au sommet de la catégorie des 57kg, fera ses débuts en tant que premier mondial après avoir été sacré champion d'Europe le mois dernier à Bucarest en Roumanie. 

Atli en viendra aux mains avec l'Italien Givi DAVIDOVI, seul autre lutteur inscrit en 57kg. Davidovi, avec 16 points de classement, est classé 18me mondial pour le Matteo Pellicone, mais une victoire le catapulterait en huitième place, juste derrière le cinquième des mondiaux Thomas GILMAN (USA).

Les deux athlètes compteraient alors chacun 32 points et Gilman garderait la tête sur critères grâce à son résultat des mondiaux 2018.

Fatih Erdin est le second lutteur turc classé No.1 mondial.

Erdin tient quatre points d'avance sur le champion du monde en titre David TAYLOR (USA) et en aurait 100 s'il gagnait le Sassari en 86kg, s'assurant par là-même la tête de série No.1 du championnat du monde. Erdin aurait alors 20 points d'avance sur l'Américain, alors que celui-ci ne pourrait en acquérir au plus que 18 en remportant le Yargar Dogu (avec plus de 20 entrées dans sa catégorie). 

Mais Erdin, qui a échoué lors de ses deux dernières finales de série de classement, devra marcher sur des oeufs pour remporter son premier titre : il fera face soit au champion d'Europe en titre Vladislav VALIEV (RUS) soit au médaillé d'argent olympique Selim YASAR (TUR). 

Valiev, champion d'Europe des 86kg, est classé sixième mondial avec 34 points. Une place sur le podium lui assurerait la troisième place au classement. Si Valiev passe troisième, il rencontrera le champion du monde en titre David Taylor en demi-finale du championnat du monde de Nur Sultan. 

Selim Yasar cherchera lui aussi à détrôner Erdin.

Yasar est pourtant à la peine. Le triple médaillé mondial et médaillé olympique n'avait jusque-là qu'une seule fois fini hors du top 10 et c'était en 2013 au Ali Aliev... jusqu'à récemment : ses trois dernières participations se sont soldées par le même résultat : 10me, 11me et 14me au Ivan Yariguin, au Alexander Medved et au Dan Kolov respectivement. 

Champion olympique à Rio, Soslan RAMONOV (RUS) fera son retour en compétition internationale pour la première fois depuis une opération chirurgicale au dos en novembre 2018. (Photo : Gabor Martin)

Ramonov revient à la compétition internationale
Champion olympique à Rio, Soslan RAMONOV (RUS) fera son retour en compétition internationale pour la première fois depuis une opération chirurgicale au dos subie en novembre 2018.

Ramonov a déclaré à United World Wrestling : “Je suis remonté sur le tapis. Je combattrai au championnat de Russie et, probablement, au championnat du monde". “J'espérais faire mon retour dès janvier et m'inscrire, vers l'automne, en 65kg pour un tournoi.” Mais il ne lutte pas encore avec les 65kg. Cette semaine en Sardaigne, c'est avec les 70kg qu'il combattra, pour redescendre en 65kg à l'occasion du championnat russe du mois de juillet.

Pour que Ramonov représente la Russie à Nur Sultan, il devra se montrer le plus fort dans une catégorie réputée pour sa difficulté : les 65kg comptent parmi eux le médaillé mondial de bronze Akhmed Chakaev, le double médaillé mondial d'argent des 61kg Gazhimurad RASHIDOV (RUS) et le dauphin du Yariguin Nachyin KUULAR. 

Autres médaillés mondiaux de Budapest : 
92kg - Alireza KARIMIMACHIANI (IRI) 
125kg - Parviz HADIBASMANJ (IRI) 

Lutte Gréco-Romaine

Le champion olympique coréen et classé No.1 mondial Hyeonwoo est au sommet de la liste des inscrits, parmi cinq médaillés des mondiaux de Budapest.

Kim est le seul lutteur tous styles confondus médaillé à la fois au championnat du monde, au championnat continental et aux deux premiers événements de série de classement.

Premier mondial de la catégorie des 77kg, il a été médaillé de bronze au dernier championnat du monde. Le Coréen a sécurisé sa position au sommet de la lutte asiatique en remportant le mois dernier son cinquième titre continental au championnat d'Asie Xi’an en Chine. Il a également ajouté à son tableau deux médailles de bronze en événements de série de classement (Open de Zagreb et Grand Prix de Hongrie). 

Division hongroise complète en 87kg 

La Hongrie, qui avait préféré laisser sur le banc du championnat d'Europe la majorité de ses lutteurs principaux, vient en Sardaigne armée jusqu'aux dents. Leur équipe comprend - entre autres - les médaillés mondiaux d'argent 2018 Balint KORPASI et Tamas LORINCZ, le champion du monde des U23 Erik SZILVASSY et le double vainqueur d'événements de série de classement (ESC) Viktor LORINCZ. 

Korpasi et Tamas Lorincz sont inscrits en 72kg et 77kg respectivement, mais Szilvassy et Viktor Lorincz concourront en 87kg. 

Szilvassy et Lorincz entrés dans la même catégorie, la Hongrie aura un gros problème pour savoir qui envoyer au championnat d'Europe et au championnat du monde.

Szilvassy, récente médaille de bronze au championnat d'Europe, est classé troisième mondial des 87kg. Szilvassy a 8 points d'avance sur Viktor Lorincz, classé cinquième avec 36 points.

Bien que Szilvassy précède Lorincz au dernier classement, ce dernier l'a vaincu lors des deux dernières demi-finales d'ESC, celles de l'Open de Zagreb et le Grand Prix de Hongrie.

Lutte Féminine 

La catégorie qui fait les titres en lutte féminine est celle des 76kg : s'y retrouveront la Canadienne et championne olympique de Rio Erica Wiebe, la Russe et championne olympique de Londres Natalia Vorobeva et neuf des lutteuses du top 20 mondial. Encore plus impressionnant, six d'entre elles font partie des 10 meilleures mondiales du classement de l'UWW.

La lutteuse la mieux classée pour le Matteo Pellicone est l'Allemande dauphine du championnat du monde 2017 Aline ROTTER FOCKEN (GER). Rotter Focken est classée quatrième avec 56 points et vient de récolter le bronze au championnat d'Europe, au Dan Kolov et au Ivan Yariguin. 

Venue du Kazakhstan, Elmira SYZDYKOVA est classée cinquième avec 42 points après avoir aussi remporté le bronze du Dan Kolov et du Ivan Yariguin. 

La championne olympique Erica Wiebe, médaille de bronze au championnat du monde de Budapest l'année passée, a concédé la défaite face à la No.1 mondiale Adeline GRAY (USA) lors du championnat panaméricain. La Canadienne est classée sixième mondiale avec 39 points.

Zsanett NEMETH (HUN) vient à Sassari classée septième mondiale avec 36 points et fraîchement médaillée de bronze du championnat d'Europe, un mois après s'être blessée pendant le combat pour la médaille de bronze au championnat du monde où elle a dû se contenter, à domicile, d'une cinquième place.

L'Estonienne Epp MAE et la Norvégienne Iselin SOLHEIM ferment la marche des représentantes du top 10, classées huit et neuvième respectivement. 

Lutteuses présentes classées dans le top 20 - 76kg 
No. 4 Aline ROTTER FOCKEN (GER) 
No. 5  Elmira SYZDYKOVA (KAZ) 
No. 6 Erica WIEBE (CAN) 
No. 7 Zsanett NEMETH (HUN) 
No. 8 Epp MAE (EST) 
No. 10 Iselin Maria Moen SOLHEIM (NOR)
No. 15 Genesis Rosangela REASCO VALDEZ (ECU) 
No. 19 Vasilisa MARZALIUK
No. 20  Eunju HWANG (KOR) 

Barka et Dhanda en 57kg 

Chez les 57kg, les médaillées mondiales de bronze Emese BARKA (HUN) et Pooja DHANDA (IND) sont attendues à Sassari. Barka est classée cinquième mondiale suite à son titre européen du mois passé, obtenu par 4-2 sur l'Ukrainienne Tetyana KIT (UKR). 

Dhanda, cinquième du championnat d'Asie, suit Barka en sixième position du classement mondial avec 37 points. Dhanda a concédé la demi-finale du championnat d'Asie face à la championne du monde en titre et classée No.1 mondiale RONG Ningning (CHN), puis a déclaré forfait pour son combat de médaille de bronze contre la huitième mondiale SUKHEE Tserenchimed (MGL). 

La championne du monde des U23 Grace BULLEN (NOR) et la médaillée mondiale 2017 Odunayo ADEKUOROYE (NGR), même si elles n'ont pas obtenu de médaille au championnat du monde 2018, restent de très sérieuses adversaires dans la catégorie des 57kg.

Bullen est classée troisième mondiale avec 58 points, Adekuoroye quatrième avec 46 points. 

Mensah à la poursuite de son troisième titre consécutif en ESC

Tamyra MENSAH (USA) arrive à Sassari invaincue, médaillée d'or du Ivan Yariguin, du Dan Kolov et du championnat panaméricain. Son doublé en ESC et son titre continental suivent sa médaille de bronze des mondiaux 2018. Avec 59 points, elle est classée deuxième mondiale des 68kg.

Pour un troisième titre en ESC, Mensah devra vaincre la prétendante canadienne Danielle LAPPAGE. 

Lappage, dauphine du championnat du monde l'année dernière avec les 65kg, rejoindra pour la seconde fois de sa carrière la catégorie des 68kg depuis cette médaille d'argent - elle avait aussi décroché la médaille d'argent du Grand Prix d'Allemagne dans cette catégorie.

Trois autres médaillées olympiques sur les tapis 

En plus des deux championnes olympiques inscrites en 76kg, trois autres médaillées des JO seront en compétition : Marwa AMRI (TUN), Jenny FRANSSON (SWE) et Sofia MATTSSON (SWE). 

Amri, classée 12me mondiale, sera en 62kg. La Tunisienne vient de décrocher son dixième championnat d'Afrique. 

Fransson, classée 13me mondiale des 68kg, vient de décrocher le bronze au championnat d'Europe, mais concourra avec les 72kg. 

Mattsson, 10me mondiale, luttera en 55kg. 

Le retour de Koumba Larroque 

Koumba LARROQUE, la Française quadruple championne du monde cadet/junior et deux fois médaillée mondiale senior, remontera pour la première fois sur les tapis depuis son échec en finale des mondiaux de Budapest face à l'Ukrainienne Alla CHERKASOVA. Larroque menait pourtant par 6-0 avant un croisillon qui lui déchira les ligaments du genou, suivi d'une opération et de six mois de repos forcé.

Larroque est entrée en 72kg et est classée cinquième de la catégorie avec 40 points. 

Autres médaillées mondiales 2018 à suivre : 
53kg - Diana WEICKER (CAN) 
62kg - Mallory VELTE (USA) 

Le Matteo Pellicone Memorial ouvrira ses rideaux à Sassari le 23 mai sur la compétition de lutte gréco-romaine. La lutte féminine prendra le pas vendredi, suivie de la lutte libre en fin de tournoi le 25 mai. Les combats sont diffusés en direct sur www.unitedworldwrestling.org. 

YoungestToOldest

Moins de vingt ans et quarantenaires : les médaillés d'or olympique les plus jeunes et les plus âgés de l'histoire (I : lutte libre)

By Ikuo Higuchi

(Cet article est le premier d'une série de trois publiée sur le site de la Fédération japonaise de lutte. Traduction anglaise Ken Marantz.)

La lutte en pause forcée comme tous les sports mondiaux, j'ai commencé à m'interroger au sujet des Jeux Olympiques, reportés d'une année. Cela aura-t-il une influence sur l'historique des champions olympiques les plus jeunes et les plus âgés dans chacun des trois styles ?

C'est la lecture d'un article publié sur un site américain qui m'a mis la puce à l'oreille, qui soupesait la possibilité que les Jeux Olympiques de Tokyo produisent les médaillés d'or les plus âgés de l'histoire de la lutte. Mais ce qui m'a le plus frappé, c'est que les informations citées me semblaient incorrectes ; les âges semblaient hors de propos.

Alors, peut-être avec un peu trop de temps à disposition, j'ai cherché à confirmer mes doutes en relevant l'âge de chaque médaillé d'or olympique de l'histoire de la lutte. Les résultans sont assez fascinants, et m'ont permis de créer des listes des 15 champions les plus jeunes et les plus âgés de chacun des trois styles. Aujourd'hui, la lutte libre.

Premier médaillé d'or de moins de vingt ans
Depuis l'apparition de la lutte aux Jeux Olympiques de 1904 à Saint Louis, 198 médailles d'or ont été remises. La plupart des champions sont âgés de 20 à 30 ans et un nombre respectable sont dans leur trentaine. Il y a, cependant, quelques rares vainqueurs de moins de vingt ans, et de plus rares encore champions dans leur quarantaine, qui sont montés sur la plus haute marche du podium.

Le plus jeune médaillé d'or de l'histoire de la lutte libre demeure Saban TRSTENA (YUG), vainqueur au nom d'un pays disparu, la Yougoslavie. Il est entré dans l'histoire lors des Jeux de Los Angeles de 1984 en remportant la médaille d'or des 52kg à l'âge de 19 ans, 7 mois et 9 jours.

Trstena avait atteint les Jeux de Los Angeles avec panache, grâce à une victoire lors de la finale du championnat d'Europe de la même année sur le champion du monde en titre Valentin JORDANOV (BUL), qui a lui-même sa place dans l'histoire de la lutte (voir plus loin).  Le triomphe de Trstena à L.A. en a fait le premier lutteur de moins de vingt ans médaillé d'or olympique tous styles confondus.

Sur sa route vers la victoire, Trstena avait renversé Yuji TAKADA (JPN), champion de l'année 1976 qui n'avait pu défendre son titre en 1980 aux Jeux de Moscou en raison du boycott mené par les USA. Takada, quadruple champion du monde également, est aujourd'hui le directeur exécutif de la Fédération japonaise de lutte. La connection de Trstena avec le Japon ne s'arrête pas là cependant, puisque quatre ans plus tard à Séoul, c'est face à Mitsuru SATO (JPN) qu'il concédera la victoire en finale des Jeux Olympiques.

Un seul autre athlète de moins de vingt ans a décroché une couronne olympique. Togrul ASGAROV (AZE) était à un mois de son vingtième anniversaire losqu'il s'est emparé de l'or des 60kg aux JO de Londres en 2012. Il n'était pas un inconnu, car il était devenu champion du monde des juniors l'année précédente et remportait le titre européen senior cinq mois avant les JO. Il a décroché son titre olympique par 2-0 (1-0, 2-2) au troisième tour sur le médaillé d'argent 2008 Kenichi YUMOTO (JPN).

Quatre ans plus tard, en 2016, Asgarov concédait son titre lors des JO de Rio en perdant la finale des 65kg qui l'opposait à Soslan RAMONOV (RUS). S'il est sorti des projecteurs depuis cette défaite, les médias locaux rapportent qu'il tente de se qualifier pour Tokyo dans la catégorie des 74kg.

A l'autre bout des catégories d'âge, il avait été annoncé que Jordanov était devenu le champion olympique de lutte libre le plus âgé de l'histoire lors de sa victoire aux JO d'Atlanta de 1996 dans la catégorie de poids des 52kg, à l'âge de 36 ans, 6 mois et 7 jours. Mais c'était une erreur : lorsqu'Arsen MEKOKISHVILI (URS) s'était saisi de l'or des 87kg à Helsinki en 1952, le lutteur soviétique était âgé de 40 ans, 3 mois et 11 jours. Jordanov est en fait l'honorable troisième de la liste.

Il vaut la peine de noter que les règles de la pesée ont changé, ce qui peut avoir des conséquences sur les lutteurs les plus âgés. Une seule pesée, le premier jour de la compétition, peut être à l'avantage des vétérans, car ils ont plus de peine à maîtriser leur poids.

Pour les JO dont la pesée se déroule sur deux jours ou plus, Sergei BELOGLAZOV (URS) détient l'honneur d'être le champion olympique le plus âgé pour avoir remporté à Séoul en 1988 l'or de la catégorie des 57kg 14 jours après son 32ème anniversaire. En réduisant notre vision aux Jeux à pesée multiple les matins des jours de compétition, Mirian ZALKALAMANIDZE (URS) en ressort le plus âgé puisqu'il avait 29 ans, 7 mois et 8 jours à Melbourne en 1956 le jour où il s'empara de l'or de la catégorie des 52kg.

Comme le monde de la lutte a récemment repris ce dernier système, une médaille d'or obtenue par un plus de 30 ans sera encore plus remarquable. Un candidat potentiel est Yowlys BONNE RODRIGUEZ (CUB), vainqueur en 2018 du titre mondial à Budapest en 61kg et alors âgé de 34 ans, 11 mois et 9 jours ; mais il n'est pas certain qu'il se retrouve à Tokyo avec l'équipe cubaine.

Un seul lutteur se retrouve dans les deux listes des Top 15 : Bouvaisa SAITIEV (RUS) occupe la 13ème place parmi les plus jeunes (médaille d'or à Atlanta en 1996), et la 11ème parmi celle des plus âgés (l'or de Pékin 12 ans plus tard).

TOP 15 DES PLUS JEUNES CHAMPIONS OLYMPIQUES (LUTTE LIBRE)

                   Nom                                                  Age                       Jeux Olympiques        Poids   Date de nais.

1. Saban TRSTENA (YUG)                   19 ans 7 mois 9 25 jours   1984 Los Angeles       52kg     1965/01/01

2. Togrul ASGAROV (AZE)                    19 ans 10 mois 25 jours    2012 Londres              60kg     1992/09/17

3. Abdulrashid SADULAEV (RUS)         20 ans 3 mois 11 jours      2016 Rio de Janeiro    86kg     1996/05/09

4. Sanasar OGANESYAN (URS)           20 ans 5 mois 24 jours      1980 Moscou              90kg     1960/02/05

5. Mavlet BATIROV (RUS)                     20 ans 8 mois 16 jours      2004 Athènes              55kg     1983/12/12

6. Magomedgasan ABUSHEV (URS)    20 ans 8 mois 19 jours     1980 Moscou               62kg     1959/11/10

7. Kyle SNYDER (USA)                         20 ans 9 mois 1 jours        2016 Rio de Janeiro    97kg     1995/11/20

8. Henry CEJUDO (USA)                      20 ans 11 mois 17 jours     2008 Beijing                55kg     1987/09/02

9. Il KIM (PRK)                                       21 ans 0 mois 11 jours      1992 Barcelone          48kg      1971/07/25

10. Bakhtiar AKMEDOV (RUS)              21 ans 0 mois 16 jours     2008 Beijing                120kg    1987/08/05

11. George DE RELWYSKOW (GBR)  21 ans 1 mois 6 jours       1908 Londres              66.6kg   1887/06/18

12. Mitsuo IKEDA (JPN)                         21 ans 1 mois 17 jours     1956 Melbourne          73kg      1935/10/14

13. Bouvaisa SAITIEV (RUS)                 21 ans 0 mois 11 jours     1996 Atlanta                74kg      1975/03/11

14. Hassan YAZDANI (IRI)                      21 ans 7 mois 24 days     2016 Rio de Janeiro   74kg      1994/12/26

15. Khadshimourad GATSALOV (RUS) 21 ans 7 mois 24 days     2004 Athènes             96kg      1982/12/11

 

TOP 15 DES CHAMPIONS OLYMPIQUES LES PLUS AGES (LUTTE LIBRE)

                    Nom                                                  Age                       Jeux Olympiques        Poids   Date de nais.

1. Arsen MEKOKISHVILI (URS)            40 ans 3 mois 11 days       1952 Helsinki              +87kg     1912/04/12

2. Gyula BOBIS (HUN)                          38 ans 9 mois 24 days       1948 Londres             +87kg     1909/10/07

3. Valentin JORDANOV (BUL)              36 ans 6 mois 7 days         1996 Atlanta                  52kg     1960/01/26

4. Kaarlo MAEKINEN (FIN)                    36 ans 2 mois 18 days       1928 Amsterdam          56kg     1892/05/14

5. *Yasar DOGU (TUR)                         35 ans 6 mois 30 days       1948 Londres                73kg     1913/01/01

6. Hermann GEHRI (SUI)                      34 ans 11 mois 18 days     1924 Paris                     72kg     1889/07/26

7. Alexander MEDVED (URS)               34 ans 11 mois 15 days     1972 Munich                +100kg   1937/09/16

8. Mahmut ATALAY (TUR)                     34 ans 6 mois 20 days       1968 Mexico City           78kg     1934/03/30

9. Kustaa PIHLAJAMAEKI (FIN)            34 ans 3 mois 28 days       1936 Berlin                     61kg     1902/04/07

10. Johan RICHTHOFF (SWE)             34 ans 3 mois 3 days         1932 Los Angeles       +87kg     1898/04/30

11. Bouvaisa SAITIEV (RUS)                 33 ans 5 mois 9 days         2008 Beijing                  74kg     1975/03/11

12. Artur TAIMAZOV (UZB)                     33 ans 0 mois 22 days       2012  Londres              120kg    1979/07/20

13. Kaarlo Johan ANTTILA (FIN)            32 ans 11 mois 28 days     1920 Antwerp                67.5kg  1887/08/30

14. Emile POILVE (FRA)                        32 ans 10 mois 16 days     1936 Berlin                   79kg      1903/09/19

15. Olle ANDERBERG (SWE)               32 ans 10 mois 10 days     1952 Helsinki               67kg      1919/09/13

*-- Certaines dates du Yasar Dogu ne correspondent pas. Les dates reportées ici sont des conjectures issues de différentes sources.