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Cinq matchs à voir à la Coupe du Monde GR

By Eric Olanowski

BAKU, Azerbaïdjan (27 octobre) ---  La partie de lutte gréco-romaine du calendrier 2022 se termine le 5-6 novembre dans la capitale de l'Azerbaïdjan, Baku. Les inscriptions à la Coupe du Monde gréco-romaine sont composées d'un mélange de vétérans accrédités qui détiennent un total de huit titres mondiaux et d'un groupe de jeunes étoiles montantes prêtes à prendre leur marque au niveau senior.

Avec le niveau incroyable de talents qui se dirige vers Baku, il y aura de grands matchs durant ce programme de deux jours. Certains matchs ont déjà été vus d'autres sont inédits. Voici cinq rencontres potentielles que nous aimerions voir le week-end prochain à Baku.

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5. 55kg - Eldaniz AZIZLI (AZE) vs. Poya DAD MARZ (IRI)

Azizli et Dad Marz arrivent à Baku tout juste après avoir remporté des titres mondiaux.

Azizli a sans doute été le lutteur de gréco romaine le plus dominant aux championnats du monde à Belgrade. Ila a ajouté un second titre mondial à son palmarès et  s'est imposé comme le meilleur toute catégorie après avoir battu ses quatre adversaires 34-0.

Dad Marz arrive deux semaines après avoir remporté l'or aux championnats du monde U23 où il a battu ses quatre adversaires en route vers le titre en 55kg.

Iran et Azerbaijan sont dans des groupes opposés. Selon le déroulement de la phase de groupe, ce match aura lieu le 6 novembre.

4. 77kg - Zoltan LEVAI (HUN/ All-World Team) vs. Sanan SULEYMANOV (AZE)

Après avoir essuyé un échec cuisant en Serbie, Levai et Suleymanov sont prêts à faire du bruit à la coupe du monde et rien ne pourrait davantage atténuer la douleur de la défaite qu'une victoire sur un autre médaillé d'argent mondial.

Ces deux-là se sont rencontrés uns fois auparavant durant les finales des championnats d'Europe 2020 où Suleymanov a remporté la victoire 3-1 sur Levai.

De plus, Levai ayant en tête cette défaite en finales des championnats d'Europe, il pensera également à sa dernière défaite en Serbie. Le Hongrois qui a terminé la saison classé troisième mondial, vient tout juste de décrocher son billet pour les finales mondiales mais il a subi une défaite cuisante 8-0 en première période contre Akzhol MAKHMUDOV (KGZ).

Pendant ce temps, Suleymanov, après avoir atteint les finales mondiales 2021, a perdu contre Idris Hanpasaevic IBAEV (GER) lors de leur rencontre au premier tour des championnats du monde et n'a pas réussi à ramener une deuxième médaille d'or consécutive.

l'équipe All-World d'Azerbaijan est dans le groupe A. Ce match se déroulera durant la troisième session le 5 novembre à 19:30 (heure locale).

3. 72kg - Mate NEMES (SRB) vs. Ulvu GANIZADE (AZE)

Ce sera le premier des deux affrontements entre un champion du monde en titre serbe et un lutteur azerbaïdjanais classé numéro un mondial. Le second sera entre 67kg, où Sebastian NAD (SRB) affrontera Hasrat JAFAROV (AZE).

Ce sera la première rencontre entre Nemes et Ganizade.

Lors de sa dernière sortie, Nemes a étonné le monde entier en réalisant la plus grande surprise de la saison 2022, battre le champion du monde en titre et champion olympique Mohammadreza GERAEI (IRI) pour remporter l'or mondial des 67kg à domicile.

Ganizade a terminé sa saison 2022 en tant que lutteur le mieux classé au monde en 72kg. Le jeune khomme de 23 ans est tombé contre Ali ARSALAN (SRB) en finales des championnats du monde et s'est contenté d'une médaille d'argent. En dehors de sa médaille d'argent de Belgrade, Ganizdae a également remporté une médaille de bronze aux championnats d'Europe et une médaille d'argent à l'évènement de Ranking Series Matteo Pellicone.

La Serbie et l'Azerbaïdjan sont les deux dans le groupe A. Ce match se déroulera durant la première session le 5 novembre à 10:00 (heure locale).

2. 67kg - Sebastian Nad vs. Hasrat Jafarov

Il s'agirait d'un match entre le champion du monde en titre des 63kg et le lutteur le mieux classé au monde en 67kg. Il s'agira également d'une revanche du combat pour la médaille de bronze des championnats d'Europe 2022.

Nad sort d'une course pour le titre mondiale la plus surprenante de l'histoire récente. La performance de l'athlète de 25 ans à Belgrade a été marquée par des victoires sur le vice champion du monde 2021 Leri ABULADZE (GEO) et le médaillé d'argent d'Europe 2022 Taleh MAMMADOV (AZE).

Mais il semble que les jours de Nad concourant en 63kg aient été de courte durée. Il était sans conteste le plus grand lutteur en 63kg à Belgrade et après avoir immensément lutté pour être au poids en Serbie, il revient à son poids naturel de 67kg, dans lequel il a lutté lors des cinq compétitions senior avant les championnats du monde 2022.

Jafarov, affichant 11 victoires et deux défaites durant la saison, aborde la coupe du monde comme le lutteur le mieux classé au monde en 67kg. La star de 20 ans a remporté l'or aux Rnaking Series Matteo Pellicone et des médailles de bronze aux championnats d'Europe et aux championnats du monde.

Lors de leur dernière rencontre aux championnats d'Europe 2022, Jafarov a battu Nad pour la médaille de bronze d'Europe et possède la main mise en arrivant à Baku.

Serbia et Azerbaïdjan sont les deux dans le groupe A. Ce match se déroulera durant la première session le 5 novembre à 10:00 (heure locale).

1. 82kg - Burhan AKBUDAK (TUR) vs. Rafig HUSEYNOV (AZE)

Les champions du monde Akbudak et Huseynov sont respectivement classés premier et second mondial en 82kg et pourraient se rencontrer pour la troisième fois de leur carrière.

En arrivant à Baku, ils ont partagé leur paires de rencontres précédentes.

Akbudak, champion du monde 2022 en 82kg, a ouvert sa campagne 2022 avec trois victoires à Istanbul, mais aucune plus énorme que sa victoire dominante 9-0 sur Huseynov en demi-finales de l'évènements de Ranking Series Yasar Dogu.

Avant cela, Huseynov, médaillé d'argent olympique de Tokyo et champion du monde 2021, a battu son rival turc, 2-1, pour remporter le titre mondial à Oslo.

La Turquie et l'Azerbaïdjan sont dans des groupes opposés. Selon le déroulement de la phase de groupe, ce match pourrait avoir lieu le 6 novembre.

Retrouvez toute l'action de Baku, en direct sur l'application d'United World Wrestling ou sur www.uww.org.

La championne olympique Tosaka de retour après 13 mois d'absence

By Ken Marantz

MISHIMA, Japon (24 septembre) – Treize mois après avoir remporté l’or aux JO de Rio 2916, et une opération du pied plus tard, Eri TOSAKA a repris la compétition sur les chapeaux de roues, et semble bien partie pour Tokyo 2020 – même s’il lui reste malgré tout du chemin à parcourir.

Tosaka, championne olympique à 48 kg, a gagné trois fois par supériorité technique à 53 kg à l’Open du Japon de lutte féminine. Elle a également connu quelques moments plus difficiles après avoir été menée en début de match en demi-finale et en finale.

« C’était mon premier tournoi depuis les Jeux Olympiques, et j’étais plus tendue que d’habitude » commente Tosaka. « Je n’avais pas le bon timing, et cela a été plus difficile que ce que je pensais ».

En finale, Tosaka a subi un plaquage en début de match face à Arisa TANAKA, mais a réussi à reprendre l’avantage 12-2 en 5 :18. Le même résultat que la demi-finale de 2015, sauf qu’il y a deux ans le match avait duré dix secondes de moins.

Tosaka s’est surtout faite peur en demi-finale, ou elle était menée 6-0 après 30 secondes par Nao TANIYAMA, de l’Université d’Hosei. Taniyama a marqué un leg takedown, et a renversé deux fois la triple championne du monde.

Enfin, Tosaka s’est animée. Elle rapidement marqué deux plaquages et un roll pour revenir au score à 1 :40. Elle a ensuite marqué deux points supplémentaires, et a finalement terminé son comeback avec quatre ankle rolls pour le score de 16-6 en 2 :46.

« Je pensais que j’allais perdre » déclare Tosaka. « Je ne me rappelle pas très clairement de ce match, j’étais tellement inquiète ».

Le succès de Taniyama en début de match l’a surprise autant que le public. Elle admire la façon dont son adversaire a gardé son calme et s’est défendue.

« Quand j’ai marqué six points, j’ai pensé que j’allais gagner » continue Taniyama. « Mais Tosaka a fait preuve de la force mentale qu’on acquiert avec l’expérience. Elle est aussi forte physiquement. »

Une victoire dans la division senior du tournoi permet de se qualifier pour les Championnats japonais qui auront lieu en décembre et qui sont les premiers des deux tournois qualificatifs pour les Jeux Olympiques, les Championnats du Monde et d’autres grands tournois. Les lutteurs tels que Tosaka sont néanmoins automatiquement inscrits dans ce genre d’évènement et ne participent que rarement à l’Open du Japon.

Mais Tosaka pensait qu’il était nécessaire qu’elle s’inscrive puisqu’elle reprenait la compétition. Une décision prise en accord avec son coach Kazuhito Sakae, directeur de l’équipe nationale et responsable de l’Université de Shigakkan.

Tosaka, qui a fêté ses 24 ans le mois dernier, a avoué qu’elle se sentait fébrile et qu’elle ne s’était pas entrainées les deux jours précédant le tournoi.

« C’est ma faute, j’aurai du prendre mieux soin de moi » commente Tosaka, qui a pensé à se retirer de la compétition, mais qui a finalement décidé qu’il était mieux de gagner de l’expérience.

« Nous avons parlé du fait qu’elle devait au moins remporter un tournoi chez elle (au Japon) si elle voulait participer à l’Open du Japon et aux prochains Championnats du Monde » commente Sakae. « Elle s’est entrainée très dur à Shigakkan et au camp d’entrainement national. Puis, il y a deux jours, j’ai reçu un message de sa part qui me demandait si elle pouvait rater l’entrainement. Elle ne se sentait pas bien. Je lui ai dit de se reposer. »

« Elle subit beaucoup de pression, et elle a réalisé qu’elle devait la surmonter » continue Sakae. « Elle m’a dit qu’elle était nerveuse. Mais cela fait une grosse différence de participer à un match ou d’en rater un, et elle aurait risqué sa réputation de championne. J’admire le courage qu’elle a eu de venir. »

Après avoir remporté l’or à Rio, Tosaka a souffert d’une douleur chronique dans le gros orteil du pied gauche, et a décidé de se faire opérer pour faire enlever des dépôts de calcium en janvier. Elle avait prévu de participer aux Championnats organisés au Japon en mai pour se qualifier aux Chapionnats du Monde de Paris, mais elle a du se retirer de la compétition, sa guérison ne se faisant pas aussi vite que prévu. Elle était championne du monde depuis trois années consécutives.

« Quand je me suis fait opérer, je ne savais pas ce qui m’attendait » dit-elle. « Je me demandais ce qui allait se passer. Je suis contente d’être de retour sur le tapis. Je suis passée du paradis – la médaille d’or aux JO – à ce qui était pour moi un enfer. Je n’avais jamais été aussi reconnaissante de pouvoir être sur un tapis. »

En l’absence de Tosaka, la jeune Yui Susaki a remporté l’or à Paris. Susaki a récemment annoncé qu’elle allait s’inscrire à l’Université de Waseda dès le printemps.

« Toute personne qui étudie la bas peut atteindre le niveau des compétitions mondiales » commente Sakae. « Qui va gagner ? C’est une catégorie de poids très intéressante pour le Japon. »

Tosaka sait qu’elle doit travailler dur pour atteindre une nouvelle fois un tel niveau. Elle doit surtout corriger son habitude de ne pas marquer de points avant d’être menée au score, comme elle l’a fait en finale olympique, lorsqu’elle a réalisé un plaquage de dernière minute face à Mariya Stadnik.

« J’aimerai marquer la première, mais si je ne suis pas en train de perdre, on dirait que je ne m’en donne pas la peine » déclare Tosaka. « C’est ma faiblesse. Je dois changer cela pour un style plus agressif dès le début. »

Son timing inadéquat pour les plaquages lui cause également du souci.

« Si je continue comme ça, il sera difficile de remporter la Emperor’s Cup. Je dois être capable de marquer des points. »

Okuno remporte un nouveau titre

L’autre tête d’affiche du tournoi était la championne du monde à 55 kg Haruna OKUNO, qui a été très active depuis les Championnats de Paris.

Okuno, 18 ans, a entièrement dominé ses trois adversaires à 55 kg, gagnant une fois par tombé et deux fois par supériorité technique 10-0. Elle a battu Riko MIZUGUCHI en 1 :47 en finale.

En finale à 58 kg, la championne du monde junior Sae NANJO a battu la championne du monde de 2014 Chiho HAMADA 3-2. Nanjo, 18 ans, était l’une des trois adolescentes à remporter l’or pour le Japon au Championats d’Asie Senior en mai, aux côtés de Susaki et Mayu MUKAIDA.

Six jours après avoir remporté l’or à Paris et deux jours après son retour au Japon, Okunoa participé aux Championnats All-Japan Collegiate et a gagné le titre à 58 kg. Sa sœur Rina a de son côté gagné à 48 kg.

Okuno, qui est en première année à l’Université de Shigakkan, a dit qu’elle s’était inscrite à ce tournoi pour travailler certains aspects de sa technique.

« Cette fois, le but était de travailler mes techniques au sol » déclare-t-elle. « Je voulais marquer des points sans donner à mon adversaire le temps de souffler. Mais je restais à regarder mon adversaire, et mon coach criait « Allez ! Vas-y ! » C’est mon point faible, j’ai besoin de motivation. Il faut que je change ça. »

Ceci dit, Sakae n’a fait que des compliments à sa nouvelle star.

« Okuno est particulière car même si elle n’a que 18 ans, elle prend le contrôle du match comme si elle était une vétéran » commente-t-il. « Lorsqu’elle aura plus de force, elle sera encore plus douée. »

Okuno ne sait toujours pas dans quelle catégorie de poids du nouveau système elle s’inscrira.

« Je n’ai encore jamais gagné d’Emperor’s Cup » dit-elle. « Après discussion avec mon coach, je vais choisir la catégorie de poids qui me donne le plus de chances d’atteindre mon but. »