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Championnats d'Asie de gréco-romaine

By Vinay Siwach

ASTANA, Kazakhstan (8 avril) -- Le trac de la compétition est toujours précédé par le trac de découvrir les groupes de compétition. Les lutteurs de gréco-romaine aux championnats d'Asie connaissent maintenant leurs adversaires le chemin attendu vers la médaille d'or depuis que les tableaux pour les championnats d'Asie ont été publiés samedi.

Voici le déroulement des combats.

55kg
La tête de série Amangali BEKBOLATOV (KAZ) attendra son adversaire car il se trouve en quart de finale. RUPIN (IND) et Sardarbek KONUSHBAEV (KGZ) lutteront en qualification contre Bekbolatov. 

La seconde tête de série Poya DAD MARZ (IRI) se trouve également en quart de finale et attend le vainqueur de Taiga ONISHI (JPN) et Mostafa ALQADE (JOR) pour connaître son premier adversaire.

Ikhtiyor BOTIROV (UZB) est classé troisième et affrontera Abduvali RAHIMBAYEV (TKM) en quart de finale. Une victoire le mènera en demi-finale très probablement contre Dad Marz.

Bekbolatov, s'il gagne ses quarts de finale, affrontera le vainqueur de Haifeng ZHANG (CHN) et Hyeokjin JEON (KOR) quatrième tête de série.

60kg
Le champion du monde et tête de série Zholaman SHARSHENBEKOV (KGZ) est le favori pour remporter la victoire de sa catégorie de poids. Il attend son adversaire qui sera le vanqueur de Umit DURDYYEV (TKM) et SUMIT (IND) médaillé de bronze mondial U20. Dans l'autre quart de finale, Maito KAWANA (JPN), quatrième tête de série, affronte Akmal KHAMROEV (UZB).

Dans le bas du tableau, la seconde tête de série Liguo CAO (CHN) affrontera le vainqueur de Hanjae CHUNG (KOR) et Aslamdzhon AZIZOV (TJK). La troisième tête de série et le médaillé d'argent en titre Mehdi MOHSEN NEJAD (IRI) devra également attendre de voir si Yernur FIDAKHMETOV (KAZ) ou Jui Chi HUANG (TPE) atteignent les quarts de finale.

Cela ouvre la voie à une demi-finale alléchante entre Moshen Nejad et Lao.

63kg
Avec neuf lutteurs, seulement un combat de qualification est programmé, les autres se trouvant en quart de finale. Ce combat est entre NEERAJ (IND) et Dastan KADYROV (KGZ). Le vainqueur affrontera le champion du monde U23 et tête de série numéro un, Iman Hossein Khoon MOHAMMADI (IRI) en quart de finale.

La tête de série numéro deux Mukhamedali MAMURBEK (KAZ) affronte Haodong TAN (CHN) en quart de finale et une possible demi-finale pourrait être contre la tête de série numéro trois Shermukhammad SHARIBJANOV (UZB) qui affronte Chiezo MARUYAMA (JPN) dans son quart de finale.

Si Khoon Mohammadi gagne, il affrontera le vainqueur de Jinseub SONG (KOR) et Siyovush ACHILOV (TJK) en demi-finale.

67kg
Dans cette catégorie de poids qui compte quelques lutteurs talentueux, la tête de série numéro un HUSIYUETU (CHN) affronte le vainqueur de Kyotaro SOGABE (JPN) et Razzak BEISHEKEEV (KGZ) en quart de finale. Son chemin vers la finale passe par Begmyrat NOBATOV (TKM) et la tête de série numéro quatre Reza Mahdi ABBASI (IRI) car les deux s'affrontent dans le deuxième quart de finale de la première moitié.

Dans le bas du tableau, la tête de série numéro deux ASHU (IND) en quart de finale attend le vainqueur de Almat KEBISPAYEV (KAZ) et Hong Yu CHEN (TPE). la troisième tête de série Hansu RYU (KOR) affrontera le vainqueur de Firuz MIRZORADZHABOV (TJK) et Abror ATABAEV (UZB). Si les têtes de série se maintiennent, Ryu et Ashu lutteront pour une place en finale.

72kg
Ibragim MAGOMADOV (KAZ) sera la tête de série numéro un locale en 72kg et affrontera Adilkhan NURLANBEKOV (KGZ) ou Loiqi AMIRKHONZODA (TJK) en quart de finale.

Dans le même camp, Zi LIM (SGP) affronte Ali AL ABBOODAH (IRQ) et Taishi HORIE (JPN) affronte la quatrième tête de série Jamol JUMABAEV (UBZ). Les vainqueurs de ces combats s'affronteront en quart de finale.

Dans le bas du tableau, la deuxième tête de série Jian TAN (CHN) luttera contre Hekim GURBANMYRADOV (TKM) ou JASON BAUCAS (PHI). La quatrième tête de série Sajjad IMENTALABFOUMANI (IRI) affrontera soit  VIKAS (IND) soit Jiyeon LEE (KOR).

77kg
Le champion du monde et tête de série numéro un Akzhol MAKHMUDOV (KGZ) fera son premier combat contre  Gadiel Raid MISSO (SGP) ou Jeyhun OVEZDURDYYEV (TKM). La demi-finale tant attendue entre Makhmudov et la quatrième tête de série Hyeonwoo KIM (KOR) peut avoir lieu si Kim bat le vainqueur de Kodai SAKURABA (JPN) et Lai Hsing YAO (TPE) qui luttent dans le tour de qualification.

La deuxième tête de série est détenue par Rui LIU (CHN) qui pourrait avoir un test difficile lorsqu'il affrontera SAJAN (IND) ou Amin KAVIYANINEJAD (IR) en quart de finale. Aram VARDANYAN (UZB) est classé troisième et affrontera le vainqueur de Amro SADEH (JOR) et Demeu ZHADRAYEV (KAZ).

82kg
Dias KALEN (KAZ) aimerait atteindre les demi-finales face à son public. Pour cela, il doit battre soit Mukhammadkodir RASULOV (UZB) ou Sukhrob ABDULKHAEV (TJK) qui lutteront en qualification. Et si Kalen gagne, il affrontera soit la quatrième tête de série Sultan EID (JOR) ou Yuya MAETA (JPN) qui luttent dans l'autre quart de finale.

Dans le bas du tableau, Rohit DAHIYA (IND) affronte Aryan BIN AZMAN (SGP) et Halishan BAHEJIANG (CHN) affronte Sejin YANG (KOR). Le vainqueur du premier combat affrontera la troisième tête de série Akylbek TALANTBEKOV (KGZ) en quart de finale. Le vainqueur du second affrontera a deuxième tête de série Alireza MOHMADIPIANI (IRI).

87kg
Nasir ALIZADEH (IRI) tentera de défendre son titre asiatique car il est la tête de série numéro un de sa catégorie de poids. Il débute en quart de finale avec le vainqueur de Masato SUMI (JPN) contre Shyhazberdi OVELEKOV (TKM).

L'autre quart de finale se déroulera entre la quatrième tête de série Sunil KUMAR (IND) et Saidislomiddin ASLAMOV (TJK).

La seconde tête de série revient à Nursultan TURSYNOV (KAZ) et il affrontera le vainqueur de Jalgasbay BERDIMURATOV (UZB) et Chengwu WANG (CHN). L'autre quart de finale du bas du tableau sera entre la troisième tête de série A. AZISBEKOV (KGZ) et Byeongcheol SHIN (KOR).

97kg
Sur les 10 participants, Olzhas SYRLYBAY (KAZ) est la tête de série numéro un. Seyeol LEE (KOR) et U. DZHUZUPBEKOV (KGZ) se disputeront une place en quart de finale contre Syrlybay.

la quatrième tête de série Narinder CHEEMA (IND) affronte Azizdzhon ZARIPOV (TJK) dans l'autre quart de finale.

Yiming LI (CHN) est classé troisième et affrontera le vainqueur de Amanberdi AGAMAMMEDOV (TKM) et Abrorbek NURMUKHAMMEDOV (UZB) comme son adversaire en quart de finale. S'il gagne, la demi-finale verra s'affronter Mehdi BALIHAMZEHDEH (IRI) ou Yuta NARA (JPN).

130kg
Le médaillé d'argent mondial et favori Amin MIRZAZADEH (IRI) est tête de série en 130kg. Il peut atteindre la demi-finale s'il gagne contre Sota OKUMURA (JPN) ou Roman KIM (KGZ). Les deux lutteront en qualification pour atteindre le quart de finale contre Mirzazadeh. NAVEEN (IND) et la quatrième tête de série Temurbek NASIMOV (UZB) essaieront d'arrêter Mirzazadeh en demi-finale.

la deuxième tête de série Lingzhe MENG (CHN) lutte contre Minseok KIM (KOR) ou Timothy Yu LOH (SGP) en quart de finale. S'il gagne, il devrait affronter la troisième tête de série Alimkhan SYZDYKOV (KAZ), le lutteur du Kazakhstan devant battre le vainqueur de Ali AL SHARUEE (IRQ) et Aybegshazada KURRAYEV (TKM).

La championne olympique Tosaka de retour après 13 mois d'absence

By Ken Marantz

MISHIMA, Japon (24 septembre) – Treize mois après avoir remporté l’or aux JO de Rio 2916, et une opération du pied plus tard, Eri TOSAKA a repris la compétition sur les chapeaux de roues, et semble bien partie pour Tokyo 2020 – même s’il lui reste malgré tout du chemin à parcourir.

Tosaka, championne olympique à 48 kg, a gagné trois fois par supériorité technique à 53 kg à l’Open du Japon de lutte féminine. Elle a également connu quelques moments plus difficiles après avoir été menée en début de match en demi-finale et en finale.

« C’était mon premier tournoi depuis les Jeux Olympiques, et j’étais plus tendue que d’habitude » commente Tosaka. « Je n’avais pas le bon timing, et cela a été plus difficile que ce que je pensais ».

En finale, Tosaka a subi un plaquage en début de match face à Arisa TANAKA, mais a réussi à reprendre l’avantage 12-2 en 5 :18. Le même résultat que la demi-finale de 2015, sauf qu’il y a deux ans le match avait duré dix secondes de moins.

Tosaka s’est surtout faite peur en demi-finale, ou elle était menée 6-0 après 30 secondes par Nao TANIYAMA, de l’Université d’Hosei. Taniyama a marqué un leg takedown, et a renversé deux fois la triple championne du monde.

Enfin, Tosaka s’est animée. Elle rapidement marqué deux plaquages et un roll pour revenir au score à 1 :40. Elle a ensuite marqué deux points supplémentaires, et a finalement terminé son comeback avec quatre ankle rolls pour le score de 16-6 en 2 :46.

« Je pensais que j’allais perdre » déclare Tosaka. « Je ne me rappelle pas très clairement de ce match, j’étais tellement inquiète ».

Le succès de Taniyama en début de match l’a surprise autant que le public. Elle admire la façon dont son adversaire a gardé son calme et s’est défendue.

« Quand j’ai marqué six points, j’ai pensé que j’allais gagner » continue Taniyama. « Mais Tosaka a fait preuve de la force mentale qu’on acquiert avec l’expérience. Elle est aussi forte physiquement. »

Une victoire dans la division senior du tournoi permet de se qualifier pour les Championnats japonais qui auront lieu en décembre et qui sont les premiers des deux tournois qualificatifs pour les Jeux Olympiques, les Championnats du Monde et d’autres grands tournois. Les lutteurs tels que Tosaka sont néanmoins automatiquement inscrits dans ce genre d’évènement et ne participent que rarement à l’Open du Japon.

Mais Tosaka pensait qu’il était nécessaire qu’elle s’inscrive puisqu’elle reprenait la compétition. Une décision prise en accord avec son coach Kazuhito Sakae, directeur de l’équipe nationale et responsable de l’Université de Shigakkan.

Tosaka, qui a fêté ses 24 ans le mois dernier, a avoué qu’elle se sentait fébrile et qu’elle ne s’était pas entrainées les deux jours précédant le tournoi.

« C’est ma faute, j’aurai du prendre mieux soin de moi » commente Tosaka, qui a pensé à se retirer de la compétition, mais qui a finalement décidé qu’il était mieux de gagner de l’expérience.

« Nous avons parlé du fait qu’elle devait au moins remporter un tournoi chez elle (au Japon) si elle voulait participer à l’Open du Japon et aux prochains Championnats du Monde » commente Sakae. « Elle s’est entrainée très dur à Shigakkan et au camp d’entrainement national. Puis, il y a deux jours, j’ai reçu un message de sa part qui me demandait si elle pouvait rater l’entrainement. Elle ne se sentait pas bien. Je lui ai dit de se reposer. »

« Elle subit beaucoup de pression, et elle a réalisé qu’elle devait la surmonter » continue Sakae. « Elle m’a dit qu’elle était nerveuse. Mais cela fait une grosse différence de participer à un match ou d’en rater un, et elle aurait risqué sa réputation de championne. J’admire le courage qu’elle a eu de venir. »

Après avoir remporté l’or à Rio, Tosaka a souffert d’une douleur chronique dans le gros orteil du pied gauche, et a décidé de se faire opérer pour faire enlever des dépôts de calcium en janvier. Elle avait prévu de participer aux Championnats organisés au Japon en mai pour se qualifier aux Chapionnats du Monde de Paris, mais elle a du se retirer de la compétition, sa guérison ne se faisant pas aussi vite que prévu. Elle était championne du monde depuis trois années consécutives.

« Quand je me suis fait opérer, je ne savais pas ce qui m’attendait » dit-elle. « Je me demandais ce qui allait se passer. Je suis contente d’être de retour sur le tapis. Je suis passée du paradis – la médaille d’or aux JO – à ce qui était pour moi un enfer. Je n’avais jamais été aussi reconnaissante de pouvoir être sur un tapis. »

En l’absence de Tosaka, la jeune Yui Susaki a remporté l’or à Paris. Susaki a récemment annoncé qu’elle allait s’inscrire à l’Université de Waseda dès le printemps.

« Toute personne qui étudie la bas peut atteindre le niveau des compétitions mondiales » commente Sakae. « Qui va gagner ? C’est une catégorie de poids très intéressante pour le Japon. »

Tosaka sait qu’elle doit travailler dur pour atteindre une nouvelle fois un tel niveau. Elle doit surtout corriger son habitude de ne pas marquer de points avant d’être menée au score, comme elle l’a fait en finale olympique, lorsqu’elle a réalisé un plaquage de dernière minute face à Mariya Stadnik.

« J’aimerai marquer la première, mais si je ne suis pas en train de perdre, on dirait que je ne m’en donne pas la peine » déclare Tosaka. « C’est ma faiblesse. Je dois changer cela pour un style plus agressif dès le début. »

Son timing inadéquat pour les plaquages lui cause également du souci.

« Si je continue comme ça, il sera difficile de remporter la Emperor’s Cup. Je dois être capable de marquer des points. »

Okuno remporte un nouveau titre

L’autre tête d’affiche du tournoi était la championne du monde à 55 kg Haruna OKUNO, qui a été très active depuis les Championnats de Paris.

Okuno, 18 ans, a entièrement dominé ses trois adversaires à 55 kg, gagnant une fois par tombé et deux fois par supériorité technique 10-0. Elle a battu Riko MIZUGUCHI en 1 :47 en finale.

En finale à 58 kg, la championne du monde junior Sae NANJO a battu la championne du monde de 2014 Chiho HAMADA 3-2. Nanjo, 18 ans, était l’une des trois adolescentes à remporter l’or pour le Japon au Championats d’Asie Senior en mai, aux côtés de Susaki et Mayu MUKAIDA.

Six jours après avoir remporté l’or à Paris et deux jours après son retour au Japon, Okunoa participé aux Championnats All-Japan Collegiate et a gagné le titre à 58 kg. Sa sœur Rina a de son côté gagné à 48 kg.

Okuno, qui est en première année à l’Université de Shigakkan, a dit qu’elle s’était inscrite à ce tournoi pour travailler certains aspects de sa technique.

« Cette fois, le but était de travailler mes techniques au sol » déclare-t-elle. « Je voulais marquer des points sans donner à mon adversaire le temps de souffler. Mais je restais à regarder mon adversaire, et mon coach criait « Allez ! Vas-y ! » C’est mon point faible, j’ai besoin de motivation. Il faut que je change ça. »

Ceci dit, Sakae n’a fait que des compliments à sa nouvelle star.

« Okuno est particulière car même si elle n’a que 18 ans, elle prend le contrôle du match comme si elle était une vétéran » commente-t-il. « Lorsqu’elle aura plus de force, elle sera encore plus douée. »

Okuno ne sait toujours pas dans quelle catégorie de poids du nouveau système elle s’inscrira.

« Je n’ai encore jamais gagné d’Emperor’s Cup » dit-elle. « Après discussion avec mon coach, je vais choisir la catégorie de poids qui me donne le plus de chances d’atteindre mon but. »