Avis de décès

Bendegúz Tóth, jeune athlète de lutte libre hongrois, décède soudainement à 22 ans

By United World Wrestling Press

BUDAPEST, Hongrie (le 6 juin) -- Bendegúz Tóth, médaillé d'argent du championnat d'Europe des cadets en 2014, est soudainement décédé vendredi dernier lors d'un entraînement avec ses coéquipiers. La cause de sa mort n'a pas été établie avec certitude, mais le personnel médical présent a décrit un problème cardiaque.
 
Bendegúz était un élément essentiel du programme grandissant de lutte libre de la Hongrie. Il avait obtenu une médaille d'argent au championnat d'Europe cadets 2014, l'argent aussi lors du championnat d'Europe des U23 en 2017, et l'argent encore en lutte libre et lutte gréco-romaine au championnat du monde universitaire en 2018. Bendegúz était membre de l'équipe nationale adulte et avait pris part en senior au championnat du monde 2019 ainsi qu'au championnat d'Europe 2020.


“Nous sommes profondément affligés et les mots ne suffisent pas pour exprimer la douleur que nous ressentons en ce moment,” a déclaré Peter Bacsa, membre du Bureau de l'UWW et Vice-Président de la Fédération hongroise de lutte. “Nous n'oublierons jamais son visage bienveillant. Nous avons perdu une personne extraordinaire et un lutteur exceptionnel.”

La Fédération hongroise de lutte a annoncé la suspension de ses entraînements la semaine prochaine.

Journée Mondiale des Réfugiés

Journée des Réfugiés : Amir Al-Awad

By United World Wrestling Press

United World Wrestling a repris contact avec le réfugié syrien et espoir olympique Amir Al-Awad. Il s'entraînait au Club Olympique d'Alexandrie mais tous les clubs d'Egypte sont fermés depuis la mi-mars en conséquence de la suspension de toutes les activités sportives décidée par le gouvernement égyptien pour cause de pandémie. Il espère pouvoir reprendre certaines activités début juillet. Depuis le début du confinement, il s'est entraîné à domicile avec un entraîneur privé, gardant la forme sans perdre son élan.

Amir dit que son objectif principal est de se préparer pour les Jeux Olympiques 2021 et leurs tournois de qualification. Il continue donc de s'entraîner en privé, jusqu'à des jours meilleurs.

 

(Extrait d'un article d'Olympic.org paru le 1er juin)

Amir Al-Awad, 18 fois champion de Syrie, avait dû tirer un trait sur la lutte lorsque lui et sa fanille furent forcés de quitter leur pays en 2011. Mais la possibilité de démontrer à ses compatriotes réfugiés que tout est possible fut plus forte que tout ; Amir est aujourd'hui reconnaissant envers la lutte. Même aux pires moments, lorsque les prises sur le tapis étaient loin de son esprit, la lutte était ancrée au plus profond de son âme.

La lutte vous met face à des défis et en tant que lutteur, j'avais appris à résister et faire face à la vie, quoi qu'il en coûte, explique Amir, dont la vie fut brisée par le déclenchement de la guerre civile en Syrie en 2011. “Si je suis mis à terre ou touche le fonds, je dois me relever et recommencer.”

Obsédé par la lutte depuis qu'il a neuf ans, l'ancien champion d'Asie et d'Arabie incarne désormais son éthique. Après la destruction de leur maison, Amir et sa famille sont devenus des réfugiés internes tandis que la guerre faisait rage autour d'eux. Le sportif professionnel fut arrêté, par routine. Mais les camps belligérants étaient suspicieux de sa détermination à ne pas faire allégeance ni à l'un ni à l'autre. Emprisonné encore une fois et incapable d'être auprès de sa femme alors enceinte, Amir décida de partir.

Sa femme réussit à atteindre l'Egypte, comme Amir un peu plus tard. Abandonnant son projet d'atteindre l'Europe, le couple entamma le difficile chemin de la construction d'une nouvelle vie comme réfugiés légaux. Malgré trois années passées à chercher un travail et s'occuper de sa jeune famille, c'est la lutte qui revint au premier plan.

“C'est devenu une situation gagnant-gagnant,” dit le 18 fois champion national.

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Pour en savoir plus sur le retour d'Amir Al-Awad sur les tapis, vous pouvez cliquer ici : Olympic.org