Japon

Avec le retour des lycéens sur les tapis, le Japon organise son premier tournoi national depuis février

By Ken Marantz

NIIGATA, Japon -- Seuls perçaient, stridents, les coups de sifflet des arbitres, soufflés derrière des visières de protections en plastique. A part les cris des entraîneurs aux quatres coins de la salle, les seuls encouragements audibles montaient, étouffés par les indispensables masques, des stands des coéquipiers des lutteurs.

Le Japon s'est encore rapproché d'un pas vers la normalité en cette époque de pandémie en tenant, de façon prudente et optimiste, son premier tournoi national depuis février dernier, la Coupe Kazama ou championnat national des collèges sur invitation, du 9 au 11 octobre.

Les protocoles de prévention sanitaire étaient fermement maintenus pour l'arrivée des plus de 300 collégiens de seconde et troisième années dans la ville portuaire de Niigata pour un tournoi initialement programmé au mois de mars -- et pour un temps simplement annulé.

Mais il y a moins d'un mois, les restrictions sur le sport et les événements de grande ampleur ont commencé à être levées, et la fédération de lutte située dans la préfecture de Niigata a relevé le défi d'accueillir ce qui se rapproche d'un modèle pour les tournois dans le futur proche.

A referee wearing a face shield keeps an eye on the action. (Japan Wrestling Federation photo)Un arbitre masqué observe l'action (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"J'ai l'impression que l'attente est finalement terminée,' dit Yoshihiko HARA, vice-président du comité organisateur du tournoi, pouvant enfin contempler l'événement en cours sous ses yeux et comprenant des compétitions par équipes séparées et des combats individuels.

"Nous avons besoin d'un mois pour nous préparer, mais le tournoi a été repoussé d'une semaine encore et nous avons dû attendre la décision jusqu'à ce qu'il ne reste plus que trois semaines. La préfecture de Niigata a grandement allégé les restrictions et nous avons pu accueillir la compétition."

La Coupe Kazama est l'un des trois tournois de la 'triple couronne' des garçons, avec l'Intercollège et les Jeux Nationaux (Kokutai). Ces deux derniers annulés pour de bon, les officiels de la lutte nationale souhaitaient donner aux seniors sortants un objectif final.

"Pour les élèves de troisième, c'est le dernier tournoi," déclare le Vice-Président de la Fédération japonaise de lutte Hideaki TOMIYAMA. "Avec l'annulation de l'Intercollège et des Kokutai, ils n'avaient plus rien. C'est bien qu'ils en aient un."

Tomiyama a repoussé la suggestion que la Fédération n'aille un peu trop vite en besogne en mettant la pression pour organiser la compétition.

Everyone entering the facility had their temperature automatically taken. (Japan Wrestling Federation photo)Chaque personne pénétrant sur les lieux voyait sa température prise (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"Voyant ce qui se passait dans les autres sports, les sports professionnels ont graduellement permis le retour des spectateurs," dit-il, se référant aux principaux sports professionnels japonais, le sumo, le basket et le football. "Il faut tout d'abord avancer. Tant que vous vous préparez minutieusement en prenant des contre-mesures fermes, cela peut-être fait."

Un précédent avait été établi le mois dernier, en quelque sorte, par l'accueil par la préfecture de Niigata du championnat national universitaire d'athlétisme.

"Avant cela, il y a eu une rencontre nationale universitaire d'athlétisme où les restrictions étaient très sévères," dit Hara, natif de Niigata, ancien quintuple champion du Japon de lutte libre et deux fois athlète olympique. "Les athlètes et les entraîneurs n'avaient pas le droit de quitter leur hôtel et devaient prendre un engagement écrit. 1'300 athlètes étaient présents."

Dissiper les craintes locales
Tandis que la ville de Niigata, située sur la côte de la Mer du Japon à environ 250 km au nord-ouest de Tokyo, a une population de 810,000 habitants, la préfecture éponyme dans laquelle elle se trouve demeure un mélange de régions rurales et montagneuses.

La préfecture a échappé au gros de l'épidémie -- il y a eu moins de 200 cas enregistrés et aucun décès à déplorer. C'est l'opposé de ce qui s'est passé à Tokyo, qui a continuellement enregistré de 100 à 200 cas par jour et recense environ le quart des 1,670 décès relevés au Japon. Les habitants locaux sont donc constamment inquiets que des personnes de l'extérieur puissent transmettre la maladie.

"Nous sommes loin de Tokyo et il y a eu beaucoup de plaintes au sujet de la tenue du tournoi," dit Hara. '''Pourquoi organiser un événement national ? Pourquoi les gens de Tokyo viennent-ils ici?' Il y a toujours une 'allergie' aux événements sportifs."

A wrestler bows to his opponent's corner after his match instead of shaking hands. (Japan Wrestling Federation photo)Un lutteur s'incline face au carré de ses adversaires après son combat au lieu qu'ils se serrent la main (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Au contraire des autres sports individuels tels que l'athlétisme, le tennis ou le golf, la lutte et les autres sports de contact se trouvent dans une situation bien plus compliquée losqu'il s'agit de contrecarrer le développement d'une infection. Ceci était vrai avant l'arrivée du coronavirus et l'est plus encore aujourd'hui.

Dans ces conditions, d'autres sports de contact, ainsi que les médias, étaient très intéressés par la manière dont la lutte gérerait la Coupe Kazama. Hara a pu constater que trois officiels nationaux de la boxe étaient venus en observateurs.

"C'est le premier tournoi national d'un sport de contact," dit-il. "Le rugby est annulé. Le judo aussi. Nous organisons le premier événement collégien à une échelle nationale, alors ça fait les gros titres. Les demandes d'interviews ne sont pas adressées à nous qui sommes impliqués dans la lutte, mais au médecin du site et aux volontaires prenant la température à l'entrée. Malgré tout, nous sommes contents."

Les règles étaient strictes et exclusives. Seuls les lutteurs, les entraîneurs et les officiels du tournoi avaient le droit d'être présents sur le site, le Centre général des sports Higashi, ce qui signifiait pas de membres de la famille, d'amis ou d'autres spectateurs. Comme la préparation des équipes était limitée, il avait été recommandé aux lutteurs de ne pas perdre de poids de façon excessive et une tolérance de 2 kilos adoptée.

Toute personne pénétrant dans l'arène devait soumettre un formulaire relevant sa température quotidienne des 14 derniers jours. Au pupitre de réception, des caméras infrarouges étaient installées pour prendre à nouveau la température des entrants. A l'intérieur tous, sauf les lutteurs en combat sur les quatre tapis, devaient porter un masque à tout moment.

L'accès à la salle d'échauffement était limité pour éviter tout attroupement. "Le plus gros problème fut de faire maintenir les distances sociales aux personnes présentes là-bas," dit Hara. Les arbitres sur les tapis portaient des protections faciales et, après chaque combat, les lutteurs s'inclinaient face à l'entraîneur de l'adversaire au lieu de la poignée de mains habituelle.

"Il faut prudemment gérer la zone de réception," commente Tomiyama. "Si vous faites cela, il n'y a pas vraiment de problème. Sans spectateur, nous pouvons vérifier toute personne qui vient ici."

Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) battles Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) in the 92kg final. (Japan Wrestling Federation photo)Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) aux prises avec Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) en final des 92kg (Photo : Fédération japonaise de lutte).

L'empreinte finale de la Mongolie
Le tournoi prévoyait 48 entrées dans la compétition par équipe et dans chacune des huit catégories de poids individuelles, sélectionnées des neuf régions japonaises et de Niigata. Le nombre d'allocations par région allait de huit pour Kanto (qui comprend Tokyo) et Kyushu à une pour Hokkaido. Le tirage réalisé en mars fut utilisé comme tel, il y eu donc de cinq à 10 absents par division.

Les festivités furent lancées par la compétition par équipe, tenue le premier jour et la matinée du second, dans un style de duels en knockout entre des groupes de sept lutteurs.

Le collège de la préfecture de Chiba, de l'Université japonaise des sciences sportives Kashiwa, a décroché son quatrième titre d'affilée en vainquant Saitama Sakae par 5-2 en finale. NSSU Kashiwa a atteint la finale en se défaisant d'une autre école de la préfecture de Saitama, Hanasaki Tokuharu, par 4-3 en demi-finale.

Le Mongolien Tuvaadorj BUKHCHULUUN a offert la victoire décisive en demi-finale des 125kg sur Hanasaki Tokuharu, pour devenir le seul des trois lutteurs de NSSU Kashiwa à remporter une couronne individuelle en finale, l'or des 92kg.

Bukhchuluun a aligné 4 victoires par supériorité technique sans concéder un seul point, avant d'écraser Kyo KITAWAKI, de l'Ecole Technique Nirasaki, préfecture de Yamanashi, par 6-0 en finale.

Pour Bukhchuluun, cette victoire ne marque pas seulement la fin de sa carrière de collégien, mais de sa carrière d'athlète de lutte libre aussi. Il déclare qu'il rejoindra l'équipe sumo de l'Université japonaise des sciences sportives l'année prochaine, son premier pas vers une carrière dans cette discipline, dominé ces dernières années par la Mongolie.

Bukhchuluun, qui parle un japonais de conversation, dit que ce changement est la réalisation d'une promesse faite à son père avant son décès en 2018. "Je voulais lutter à l'université, mais il voulais que je rejoigne les sumos," dit-il.

Bukhchuluun n'a débuté la lutte qu'en 2016, remportant le championnat junior des lycéens de Mongolie l'année suivante. Ceci attira l'attention de l'ancien yokozuna (grand champion) sumo Asashoryu, qui aida le jeune homme à entrer la NSSU Kashiwa comme étudiant étranger.

L'année dernière, Bukhchuluun a remporté le titre des 92kg de l'Intercollège et des Kokutai, vainquant les deux fois Atsushi Miura du Collège Amino, préfecture de Kyoto, en finale. C'était une revanche sur la défaite encaissée face à Miura en finale de la Kazama. Cette année, tous deux ont terminé victorieux, car Miura est passé en 125kg et a obtenu l'or pour son second titre.

Une différence de taille pour Bukhchuluun, qui se prépare à une carrière dans le sumo, est qu'il ne s'agira plus seulement d'atteindre un certain poids (bien qu'avec un poids naturel de 83kg, ce n'était pas vraiment un sujet inquiétude). Il lui faudra maintenant s'épaissir dans un sport où 100kg sont considérés comme un poids léger. "Je dois grossir pour gagner," dit-il.

Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), the son of an Olympic medalist, had to settle for the silver after a loss in the 55kg final to Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen).  (Japan Wrestling Federation photo)Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), fils d'un médaillé olympique, a dû se contenter de l'argent, vaincu en finale des 55kg par Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen) (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Des liens familiaux peu concluants
Les autres finales offraient une poignée de noms que les fans de luttent peuvent reconnaître, même si leurs propriétaires ont finalement obtenu des résultats mitigés.

Kaisei TANABE, de la NSSU Kashiwa, fils du médaillé olympique de bronze des JO d'Athènes de 2004 Chikara TANABE, a dû se contenter d'une médaille d'argent pour la deuxième année d'affilée, vaincu 4-2 en finale des 55kg par Kento YUMIYA du Inabe Sogo Gakuen de la préfecture de Mia.

Yumiya, champion des Kokutai, marche dans les pas de son grand frère Hayato, champion des 55kg en 2019, où il avait obtenu une sortie de tapis à 25 secondes de la fin alors que Tanabe menait 2-2 sur critères.

"La dernière partie de mes combats est mon point le plus faible," dit Tanabe. "Je dois y remédier pour le prochain tournoi."

Pour Tanabe, vaincu en finale des 51kg l'année dernière, ce combat était son onzième en trois jours, rencontres par équipe et combats individuels combinés.

"C'était dur, mais en venant au tournoi je voulais gagner les titres par équipe et le titre individuel aussi. Jusqu'à la demi-finale, j'étais bien," dit-il, ajoutant qu'il se sentait adéquatement préparé.

L'année prochaine, Tanabe rejoindra sa soeur aînée Yumeka TANABE, la championne du monde 2019 des U23 en 59kg, à l'Université japonaise des sciences sportives, où leur père est entraîneur. Son père aurait normalement été à ses côtés à Niigata si les restrictions ne l'en avait pas empêché.

"Il me donnait des conseils par téléphone," dit Kaisei. "C'était suffisant."

En finale des 51kg, Taiga ONISHI, de l'Ecole Technique de la préfecture de Saga, a décroché une victoire par supériorité technique 11-1 sur Akito MUKAIDA du Hanasaki Tokuharu, le plus jeune frère de la double championne du monde de lutte féminine Mayu MUKAIDA.

C'est le second titre majeur d'Onishi, vainqueur l'année passée du titre de lutte gréco-romaine des 55kg aux Kokutai.

The eight gold medalists gather for a group photo.  (Japan Wrestling Federation photo)Les huit médaillés d'or réunis pour une photo de groupe (Photo : Fédération japonaise de lutte)​​​​​​​

Entre-temps, Iori KOSHIBA, de l'Ecole Technique Tosu, fils du médaillé d'argent des Jeux d'Asie de 1998 Kenji KOSHIBA, a décroché son premier titre majeur grâce à une victoire par supériorité technique 10-0 sur Taishin YAMAJI de la Wakayama Kita en finale des 71kg.

Les lutteurs de Saitama Sakae ont ramené à la maison deux des trois autres médailles d'or en jeu, avec Kenji OGINO remportant les 60kg et Fumiya IGARASHI les 80kg. Ryosuke KERA, de la Hanasaki Tokuharu, a triomphé en 65kg.

Pour une photo d'époque, les huit meilleurs lutteurs de chaque catégorie de poids ont reçu leurs prix (médaille pour les quatre meilleurs, certificats pour les cinquièmes places) en portant leurs masques, qu'ils ont conservés pour la photo officielle. Les huit champions les ont ensuite enlevés pour une photo de groupe.

Bien que le tournoi a semblé s'être déroulé sans anicroche majeur, les officiels ont bien conscience qu'ils ne sont pas encore sortis d'affaire étant donné le temps qu'il faut pour que les potentiels symptômes d'infection soient détectés.

"Je ne crois pas que je vais pouvoir dormir les deux semaines suivant la fin du tournoi," a déclaré un officiel sur le site de la fédération avant la compétition. "Je serai inquiet que quelqu'un soit testé positif."

Les championnes olympiques Kawai et Dosho en piste pour les Championnats d'Asie

By United World Wrestling Press

NEW DELHI (7 mai) -- Les médaillées d'or olympique de JO de Rio Risako KAWAI et Sara DOSHO mèneront une jeune mais puissante équipe japonaise aux Championnats de lutte d'Asie qui commenceront le 10 mai à New Dehli. L'Iran, qui a modifié son équipe,  semble prêt à dominer la compétition de lutte libre masculine, comme cela a été le cas l'année passée.

Kawai, championne olympique à 63 kg à Rio et médaillée d'argent des championnats du monde de 2015, est passée à 60 kg, ou elle tentera de remporter son troisième titre continental consécutif dans une troisième catégorie de poids. Elle a déjà gagné à 58 kg en 2014 et à 63 kg l'année passée à Bangkok.

Dosho, qui est jeune diplômée de l'Université de Shigakka, comme Kawai, tentera de remporter son troisième titre d'Asie à 69 kg. Elle a déjà remporté trois médailles des championnats du monde. Ce sera le premier tournoi depuis les JO de Rio pour les deux jeunes lutteuses de 22 ans, dont les anniversaires n'ont qu'un seul mois d'écart.

D'après les listes d'inscriptions provisoires, en plus de Kawai et Dosha, quatre championnes de 2016 seront de retour pour défendre leurs titres - bien que seules trois de ces championnes puissent recevoir l'or. DAVAASUKH Otgontsetseg (MGL), médaillé d'or à 55 kg à Bangkok, est descendue à 53 kg, catégories dans laquelle elle essaiera de renverser la championne en titre PANG Qianyu (CHN).   La médaillée de bronze des JO de Rio SUN Yanan (CHN) tentera de garder son titre à 48 kg. La quatrième championne en titre, Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ), à 58 kg, devra affronter PEI Xingru (CHN), championne du monde à 60 kg en 2016.

En lutte libre, l'Iran avait remporté cinq des huit médailles d'or lors des championnats de Bangkok, mais au mieux un seul des lutteurs de l'équipe de 2016 sera présent en Inde. L'Iran n'envoie pas pour autant une équipe de seconde main : la plupart des lutteurs inscrits pour l'instant sont des médaillés de la Coupe du Monde de février. Nous retrouverons par exemple le double médaillé d'argent des championnats d'Asie Behnam EHSANPOOR (61kg) et le médaillé de bronze des championnats du monde de 2015 Alireza KARIMIMACHIANI (86kg).  La presse rapporte que le champion en titre Meysam NASIRI (65kg) sera de la partie. Les fans locaux misent leurs espoirs sur Sandeep TOMAR (IND), qui est champion en titre à 47 kg, et sur Vinod KUMAR (IND), qui tentera d'améliorer son résultat de l'année passée ou il avait terminé vice champion à 70 kg,

 

Le Japon, qui n'a pas remporté de médailles en lutte masculine en 2016, compte sur sa star des poids légers pour améliorer ses performances cette année. Rei HIGUCHI, médaillé d'argent olympique de Rio à 57 kg, est passé à 61 kg, ou il tentera de détrôner le champion en titre Daulet NIYAZBEKOV (KAZ).

Higuchi a été brièvement hospitalisé à cause d'une blessure à la cheville mi-avril, mais était déterminé à participer à la compétition de New Dehli. "Je n'ai pas beaucoup d'expérience sur la scène mondiale, et je veux absolument m'y faire" déclare le lutteur de 20 ans.

En lutte gréco-romaine, au moins deux iraniens reviendront défendre leurs titres, Afshin BYABANGARD (71kg) et Ramin TAHERISARTANG (80kg). Amir GHASEMI MONJAZI, champion à 130 kg en 2016, est inscrit provisoirement, bien que la presse rapporte que ce sera le membre de l'équipe mondiale Behnam MEHDIZADEH qui sera présent à sa place.

9 autres finalistes des championnats de 2016 sont également inscrits, dont trois pour l'Inde dans la catégories de poids plus lourdes -- Harpeet SINGH (80kg), Hardeep HARDEEP (98kg) et Naveen NAVEEN (130kg).

 Lutte gréco-romaine, 10-11 mai

La compétition commencera avec quatre catégories de poids de lutte gréco-romaine. La catégorie lourde est particulièrement remplie. Should Amir GHASEMI MONJAZI (IRI) est de retour pour défendre son titre à 130 kg. Il sera challengé par trois autres médaillés de 2016, le vice champion Murat RAMONOV (KGZ) et les deux médaillés de bronze Damir KUZEMBAEV (KAZ) et Naveen NAVEEN (IND).

Greco-Roman, May 10-11

The tournament kicks off with competition in four Greco-Roman weight classes, with the heaviest division particularly stacked. Should Amir GHASEMI MONJAZI (IRI) return to defend his 130kg title, he will be challenged by the three other medalists from 2016, runner-up Murat RAMONOV (KGZ) along with bronze medalists Damir KUZEMBAEV (KAZ) and Naveen NAVEEN (IND).

The lightest weight class of 59kg also promises an intriguing field that includes 2016 bronze medalist Mirambek AINAGULOV (KAZ) and Kenichiro FUMITA (JPN), the 2016 Golden Grand Prix Final champion. Fumita turned heads at the Japan championships last December when he defeated Rio silver medalist Shinobu OTA in the final.

Another wrestler worth watching is Atsushi MATSUMOTO (JPN) at 85kg, who is making the transition from freestyle to Greco-Roman. A three-time national champion and the 2015 Asian silver medalist in freestyle, he considered quitting after failing to qualify for Rio, but instead looked to resurrect his career by switching to Greco-Roman -- the style in which his older brother Ryutaro won a 60kg bronze medal at the London 2012 Olympic Games. 

Women’s Wrestling, May 11-13

Two up-and-coming Japanese teenagers will attempt to wrest the crowns in the lightest weight classes out of Chinese hands. 

Yui SASAKI (JPN), 17, a three-time cadet world champion 2014-2016, captured the 48kg title at both the Yarygin Grand Prix and Klippan Open this year. She will battle it out with defending champion SUN Yanan (CHN) as well as returning silver medalist Irina BORISSOVA (KAZ). 

Not to be outdone, 19-year-old Mayu MUKAIDA (JPN) should prove a daunting opponent at 53kg for returning medalists PANG Qianyu (CHN) and DAVAASUKH Otgontsetseg (MGL), who Mukaida defeated in the Yarygin final. Mukaida pulled off an unusual double last year, when she captured the world junior gold at 55kg in the summer, and then won the senior world title in the same weight class -- less than four months later.

Further up, it will be Chinese trying to unseat Japanese champions. ZHOU Zhangting (CHN), the 2016 bronze medalist at 58kg, presents the biggest challenge to Olympic champion Risako KAWAI (JPN) at 60kg. Rio gold medalist Sara DOSHO (JPN) can expect a challenge at 69kg from 2015 world silver medalist ZHOU Feng, as well as Elmira SYZDYKOVA (KAZ), the Rio bronze medalist who will look to avenge her loss to Dosho in last year’s final in Bangkok.

Freestyle, May 13-14

The spotlight will be on the 61kg class, in which the top two from 2016, Daulet NIYAZBEKOV (KAZ) and Behnam EHSANPOOR (IRI), will have to contend with Rei HIGUCHI (JPN), the Rio Olympic silver medalist at 57kg. 

Japan has filled the 57kg slot with the fully capable Yuki TAKAHASHI, who shared the bronze medals at the 2016 Golden Grand Prix Final with Sandeep TOMAR (IND), the defending Asian champion. Ulukbek ZHOLDOSHBEKOV (KGZ) will attempt to improve on his bronze medal from the 2016 Asian Championships.

Saiakbai USUPOV (KGZ), a 2016 bronze medalist at 74kg, has moved up to 86kg, where Alireza KARIMIMACHIANI (IRI) will be looking to add to the Asian gold he won in 2015. Also expected to be in the mix is Unurbat PUREVJAV (MGL), winner of the recent Mongolian Open and the silver medalist at 74kg at both the 2015 world and 2014 Asian championships.

Reigning world junior champion Hossain SHAHBAZIGAZVAR (IRI) will be intent on keeping the 97kg in Iranian hands in a field that includes Rio bronze medalist Magomed IBRAGIMOV (UZB). 

Schedule

Tuesday, May 9
17:30-18:15 - Medical Examination: GR 66, 75, 80, 98 & 130kg
18:30-19:00 - Weigh-In: GR 66, 75, 80, 98 & 130kg

Wednesday, May 10
10:00-13:00 - Qualification Rounds & Repechage: GR 66, 75, 80, 98 & 130kg
17:30-18:15 - Medical Examination: GR 59, 71 & 85kg, WW 63 & 75kg
18:30-19:00 - Weigh-In: GR 59, 71 & 85kg, WW 63 & 75kg
19:00-19:30 - Opening Ceremony
19:30-21:30 - Finals and Award Ceremonies: GR 66, 75, 80, 98 & 130kg

Thursday, May 11
10:00-13:00 - Qualification Rounds & Repechage: GR 59, 71 & 85kg, WW 63 & 75kg
16:00-17:00 - Medical Examination: WW 48, 53, 55, 60 & 69kg
17:15-17:45 - Weigh-In: WW 48, 53, 55, 60 & 69kg
18:00-20:00 - Finals and Award Ceremonies: GR 59, 71 & 85kg, WW 63 & 75kg

Friday, May 12
10:00-13:00 - Qualification Rounds & Repechage: WW 48, 53, 55, 60 & 69kg
16:00-17:00 - Medical Examination: WW 58kg, FS 57, 65, 74 & 97kg
17:15-17:45 - Weigh-In: WW 58kg, FS 57, 65, 74 & 97kg
18:00-20:00 - Finals and Award Ceremonies: WW 48, 53, 55, 60 & 69kg

Saturday, May 13
10:00-13:00 - Qualification Rounds & Repechage: WW 58kg, FS 57, 65, 74 & 97kg
16:00-17:00 - Medical Examination: FS 61, 70, 86 & 125kg
17:15-17:45 - Weigh-In: FS 61, 70, 86 & 125kg
18:00-20:00 - Finals and Award Ceremonies: WW 58kg, FS 57, 65, 74 & 97kg

Sunday, May 14
10:00-13:00 - Qualification Rounds & Repechage: FS 61, 70, 86 & 125kg
18:00-20:00 - Finals and Award Ceremonies: FS 61, 70, 86 & 125kg

La catégories de poids de 59 kg promet également d'être intéressante. Nous y retrouverons le médaillé de bronze de 2016 Mirambek AINAGULOV (KAZ) et Kenichiro FUMITA (JPN), champion du Golden Grand Prix Final de 2016. Fumita a battu le médaillé d'argent des JO de Rio Shinobu OTA  en finale des Championnats du Japon en décembre dernier.

Il faudra également garder un oeil sur Atsushi MATSUMOTO (JPN) é 85kg. Le lutteur passe de la lutte libre à la lutte gréco-romaine. Triple champion national et médaillé d'argent des Championnats d'Asie de 2015 en lutte libre, il a failli arrêter la lutte après avoir raté les qualifications pour les JO de Rio. Il a choisi de donner un second souffle à sa carrière en passant à la lutte gréco-romaine, le style dans lequel son grand frère Ryutaro a remporté le bronze à 60 kg aux JO de Londres.

Lutte féminine, 11-13 mai

Deux adolescentes tenteront de ravir les titres des catégories de poids légères des mains de l'équipe de Chine.

Yui SASAKI (JPN), 17 ans, est triple championne du monde cadet. Elle a remporté le titre à 48 kg du Yarygin GP et de l'Open de Klippan cette année et affrontera la championne en titre SUN Yanan (CHN) ainsi que la médaillée d'argent Irina BORISSOVA (KAZ). 

Mayu MUKAIDA (JPN), 19 ans, se mesurera aux médaillées de l'année passée PANG Qianyu (CHN) et DAVAASUKH Otgontsetseg (MGL) à 53 kg. Mukaida a battu cette dernière en finale du GR Yarygin. Mukaida a également remporté l'or à 55 kg aux championnats du monde junior en été et le titre senior dans la même catégorie de poids quelques mois plus tard.

Dans les catégories de poids plus lourds, ce seront les chinoises qui tenteront de détrôner les japonaises. ZHOU Zhangting (CHN), médaillée de bronze en 2016 à 58 kg, se mesurera a la championne olympique Risako KAWAI (JPN) à 60 kg. La médaillée d'or des JO de Rio Sara DOSHO (JPNdevra se méfier de la médaillée d'argent des championnats du monde à 60 kg ZHOU Feng, ainsi que d'Elmira SYZDYKOVA (KAZ), médaillée de bronze olympique que Dosho a battu en finale l'année passée à Bankgok.

Lutte libre, 13-14 mai

A 61 kg, les deux meilleurs lutteurs de la saison 2016 Daulet NIYAZBEKOV (KAZ) et Behnam EHSANPOOR (IRI) devront affronter le médaillé d'argent des JO de Rio à 57 kg Rei HIGUCHI (JPN).

Le Japon a inscrit Yuki TAKAHASHI à 57 kg. Il a remporté le bronze au Golden Grand Prix Final en 2016 aux côtés du champion d'Asie en titre Sandeep TOMAR (IND). Ulukbek ZHOLDOSHBEKOV (KGZ) tentera d'améliorer sa performance de l'année passée, lorsqu'il avait remporté le bronze.

Saiakbai USUPOV (KGZ), médaillé de bronze à 74 kg en 2016, est passé à 86 kg, ou Alireza KARIMIMACHIANI (IRI) tentera de remporter le titre d'Asie pour la deuxième fois. Nous retrouverons également Unurbat PUREVJAV (MGL), qui a récemment remporté l'Open de Mongolie et l'argent à 74 kg aux championnats du monde de 2015 et d'Asie en 2014.

Le champion du monde junior en titre Hossain SHAHBAZIGAZVAR (IRI)  tentera de remporter le titre face au médaillé de bronze des JO de Rio Magomed IBRAGIMOV (UZB).

Programme

Mardi 9 mai
17:30-18:15 - Examen médical: GR 66, 75, 80, 98 & 130kg
18:30-19:00 - Pesée: GR 66, 75, 80, 98 & 130kg

Mercredi 10 mai
10:00-13:00 - Qualification Rounds & Repechage: GR 66, 75, 80, 98 & 130kg
17:30-18:15 - Examen médical: GR 59, 71 & 85kg, WW 63 & 75kg
18:30-19:00 - Pesée: GR 59, 71 & 85kg, WW 63 & 75kg
19:00-19:30 - Cérémonie d'ouverture
19:30-21:30 - Finales et remises des prix: GR 66, 75, 80, 98 & 130kg

Jeudi 11 mai
10:00-13:00 - Qualification Rounds & Repechage: GR 59, 71 & 85kg, WW 63 & 75kg
16:00-17:00 - Examen médical: WW 48, 53, 55, 60 & 69kg
17:15-17:45 - Pesée: WW 48, 53, 55, 60 & 69kg
18:00-20:00 - Finales et remises des prix: GR 59, 71 & 85kg, WW 63 & 75kg

Vendredi 12 mai

10:00-13:00 - Qualification Rounds & Repechage: WW 48, 53, 55, 60 & 69kg
16:00-17:00 - Examen médical: WW 58kg, FS 57, 65, 74 & 97kg
17:15-17:45 - Pesée: WW 58kg, FS 57, 65, 74 & 97kg
18:00-20:00 - Finales et remises des prix: WW 48, 53, 55, 60 & 69kg

Samedi 13 mai
10:00-13:00 - Qualification Rounds & Repechage: WW 58kg, FS 57, 65, 74 & 97kg
16:00-17:00 - Examen médical: FS 61, 70, 86 & 125kg
17:15-17:45 - Pesée: FS 61, 70, 86 & 125kg
18:00-20:00 - Finales et remises des prix: WW 58kg, FS 57, 65, 74 & 97kg

Dimanche 14 mai
10:00-13:00 - Qualification Rounds & Repechage: FS 61, 70, 86 & 125kg
18:00-20:00 - Finales et remises des prix: FS 61, 70, 86 & 125kg