Japon

Avec le retour des lycéens sur les tapis, le Japon organise son premier tournoi national depuis février

By Ken Marantz

NIIGATA, Japon -- Seuls perçaient, stridents, les coups de sifflet des arbitres, soufflés derrière des visières de protections en plastique. A part les cris des entraîneurs aux quatres coins de la salle, les seuls encouragements audibles montaient, étouffés par les indispensables masques, des stands des coéquipiers des lutteurs.

Le Japon s'est encore rapproché d'un pas vers la normalité en cette époque de pandémie en tenant, de façon prudente et optimiste, son premier tournoi national depuis février dernier, la Coupe Kazama ou championnat national des collèges sur invitation, du 9 au 11 octobre.

Les protocoles de prévention sanitaire étaient fermement maintenus pour l'arrivée des plus de 300 collégiens de seconde et troisième années dans la ville portuaire de Niigata pour un tournoi initialement programmé au mois de mars -- et pour un temps simplement annulé.

Mais il y a moins d'un mois, les restrictions sur le sport et les événements de grande ampleur ont commencé à être levées, et la fédération de lutte située dans la préfecture de Niigata a relevé le défi d'accueillir ce qui se rapproche d'un modèle pour les tournois dans le futur proche.

A referee wearing a face shield keeps an eye on the action. (Japan Wrestling Federation photo)Un arbitre masqué observe l'action (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"J'ai l'impression que l'attente est finalement terminée,' dit Yoshihiko HARA, vice-président du comité organisateur du tournoi, pouvant enfin contempler l'événement en cours sous ses yeux et comprenant des compétitions par équipes séparées et des combats individuels.

"Nous avons besoin d'un mois pour nous préparer, mais le tournoi a été repoussé d'une semaine encore et nous avons dû attendre la décision jusqu'à ce qu'il ne reste plus que trois semaines. La préfecture de Niigata a grandement allégé les restrictions et nous avons pu accueillir la compétition."

La Coupe Kazama est l'un des trois tournois de la 'triple couronne' des garçons, avec l'Intercollège et les Jeux Nationaux (Kokutai). Ces deux derniers annulés pour de bon, les officiels de la lutte nationale souhaitaient donner aux seniors sortants un objectif final.

"Pour les élèves de troisième, c'est le dernier tournoi," déclare le Vice-Président de la Fédération japonaise de lutte Hideaki TOMIYAMA. "Avec l'annulation de l'Intercollège et des Kokutai, ils n'avaient plus rien. C'est bien qu'ils en aient un."

Tomiyama a repoussé la suggestion que la Fédération n'aille un peu trop vite en besogne en mettant la pression pour organiser la compétition.

Everyone entering the facility had their temperature automatically taken. (Japan Wrestling Federation photo)Chaque personne pénétrant sur les lieux voyait sa température prise (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"Voyant ce qui se passait dans les autres sports, les sports professionnels ont graduellement permis le retour des spectateurs," dit-il, se référant aux principaux sports professionnels japonais, le sumo, le basket et le football. "Il faut tout d'abord avancer. Tant que vous vous préparez minutieusement en prenant des contre-mesures fermes, cela peut-être fait."

Un précédent avait été établi le mois dernier, en quelque sorte, par l'accueil par la préfecture de Niigata du championnat national universitaire d'athlétisme.

"Avant cela, il y a eu une rencontre nationale universitaire d'athlétisme où les restrictions étaient très sévères," dit Hara, natif de Niigata, ancien quintuple champion du Japon de lutte libre et deux fois athlète olympique. "Les athlètes et les entraîneurs n'avaient pas le droit de quitter leur hôtel et devaient prendre un engagement écrit. 1'300 athlètes étaient présents."

Dissiper les craintes locales
Tandis que la ville de Niigata, située sur la côte de la Mer du Japon à environ 250 km au nord-ouest de Tokyo, a une population de 810,000 habitants, la préfecture éponyme dans laquelle elle se trouve demeure un mélange de régions rurales et montagneuses.

La préfecture a échappé au gros de l'épidémie -- il y a eu moins de 200 cas enregistrés et aucun décès à déplorer. C'est l'opposé de ce qui s'est passé à Tokyo, qui a continuellement enregistré de 100 à 200 cas par jour et recense environ le quart des 1,670 décès relevés au Japon. Les habitants locaux sont donc constamment inquiets que des personnes de l'extérieur puissent transmettre la maladie.

"Nous sommes loin de Tokyo et il y a eu beaucoup de plaintes au sujet de la tenue du tournoi," dit Hara. '''Pourquoi organiser un événement national ? Pourquoi les gens de Tokyo viennent-ils ici?' Il y a toujours une 'allergie' aux événements sportifs."

A wrestler bows to his opponent's corner after his match instead of shaking hands. (Japan Wrestling Federation photo)Un lutteur s'incline face au carré de ses adversaires après son combat au lieu qu'ils se serrent la main (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Au contraire des autres sports individuels tels que l'athlétisme, le tennis ou le golf, la lutte et les autres sports de contact se trouvent dans une situation bien plus compliquée losqu'il s'agit de contrecarrer le développement d'une infection. Ceci était vrai avant l'arrivée du coronavirus et l'est plus encore aujourd'hui.

Dans ces conditions, d'autres sports de contact, ainsi que les médias, étaient très intéressés par la manière dont la lutte gérerait la Coupe Kazama. Hara a pu constater que trois officiels nationaux de la boxe étaient venus en observateurs.

"C'est le premier tournoi national d'un sport de contact," dit-il. "Le rugby est annulé. Le judo aussi. Nous organisons le premier événement collégien à une échelle nationale, alors ça fait les gros titres. Les demandes d'interviews ne sont pas adressées à nous qui sommes impliqués dans la lutte, mais au médecin du site et aux volontaires prenant la température à l'entrée. Malgré tout, nous sommes contents."

Les règles étaient strictes et exclusives. Seuls les lutteurs, les entraîneurs et les officiels du tournoi avaient le droit d'être présents sur le site, le Centre général des sports Higashi, ce qui signifiait pas de membres de la famille, d'amis ou d'autres spectateurs. Comme la préparation des équipes était limitée, il avait été recommandé aux lutteurs de ne pas perdre de poids de façon excessive et une tolérance de 2 kilos adoptée.

Toute personne pénétrant dans l'arène devait soumettre un formulaire relevant sa température quotidienne des 14 derniers jours. Au pupitre de réception, des caméras infrarouges étaient installées pour prendre à nouveau la température des entrants. A l'intérieur tous, sauf les lutteurs en combat sur les quatre tapis, devaient porter un masque à tout moment.

L'accès à la salle d'échauffement était limité pour éviter tout attroupement. "Le plus gros problème fut de faire maintenir les distances sociales aux personnes présentes là-bas," dit Hara. Les arbitres sur les tapis portaient des protections faciales et, après chaque combat, les lutteurs s'inclinaient face à l'entraîneur de l'adversaire au lieu de la poignée de mains habituelle.

"Il faut prudemment gérer la zone de réception," commente Tomiyama. "Si vous faites cela, il n'y a pas vraiment de problème. Sans spectateur, nous pouvons vérifier toute personne qui vient ici."

Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) battles Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) in the 92kg final. (Japan Wrestling Federation photo)Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) aux prises avec Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) en final des 92kg (Photo : Fédération japonaise de lutte).

L'empreinte finale de la Mongolie
Le tournoi prévoyait 48 entrées dans la compétition par équipe et dans chacune des huit catégories de poids individuelles, sélectionnées des neuf régions japonaises et de Niigata. Le nombre d'allocations par région allait de huit pour Kanto (qui comprend Tokyo) et Kyushu à une pour Hokkaido. Le tirage réalisé en mars fut utilisé comme tel, il y eu donc de cinq à 10 absents par division.

Les festivités furent lancées par la compétition par équipe, tenue le premier jour et la matinée du second, dans un style de duels en knockout entre des groupes de sept lutteurs.

Le collège de la préfecture de Chiba, de l'Université japonaise des sciences sportives Kashiwa, a décroché son quatrième titre d'affilée en vainquant Saitama Sakae par 5-2 en finale. NSSU Kashiwa a atteint la finale en se défaisant d'une autre école de la préfecture de Saitama, Hanasaki Tokuharu, par 4-3 en demi-finale.

Le Mongolien Tuvaadorj BUKHCHULUUN a offert la victoire décisive en demi-finale des 125kg sur Hanasaki Tokuharu, pour devenir le seul des trois lutteurs de NSSU Kashiwa à remporter une couronne individuelle en finale, l'or des 92kg.

Bukhchuluun a aligné 4 victoires par supériorité technique sans concéder un seul point, avant d'écraser Kyo KITAWAKI, de l'Ecole Technique Nirasaki, préfecture de Yamanashi, par 6-0 en finale.

Pour Bukhchuluun, cette victoire ne marque pas seulement la fin de sa carrière de collégien, mais de sa carrière d'athlète de lutte libre aussi. Il déclare qu'il rejoindra l'équipe sumo de l'Université japonaise des sciences sportives l'année prochaine, son premier pas vers une carrière dans cette discipline, dominé ces dernières années par la Mongolie.

Bukhchuluun, qui parle un japonais de conversation, dit que ce changement est la réalisation d'une promesse faite à son père avant son décès en 2018. "Je voulais lutter à l'université, mais il voulais que je rejoigne les sumos," dit-il.

Bukhchuluun n'a débuté la lutte qu'en 2016, remportant le championnat junior des lycéens de Mongolie l'année suivante. Ceci attira l'attention de l'ancien yokozuna (grand champion) sumo Asashoryu, qui aida le jeune homme à entrer la NSSU Kashiwa comme étudiant étranger.

L'année dernière, Bukhchuluun a remporté le titre des 92kg de l'Intercollège et des Kokutai, vainquant les deux fois Atsushi Miura du Collège Amino, préfecture de Kyoto, en finale. C'était une revanche sur la défaite encaissée face à Miura en finale de la Kazama. Cette année, tous deux ont terminé victorieux, car Miura est passé en 125kg et a obtenu l'or pour son second titre.

Une différence de taille pour Bukhchuluun, qui se prépare à une carrière dans le sumo, est qu'il ne s'agira plus seulement d'atteindre un certain poids (bien qu'avec un poids naturel de 83kg, ce n'était pas vraiment un sujet inquiétude). Il lui faudra maintenant s'épaissir dans un sport où 100kg sont considérés comme un poids léger. "Je dois grossir pour gagner," dit-il.

Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), the son of an Olympic medalist, had to settle for the silver after a loss in the 55kg final to Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen).  (Japan Wrestling Federation photo)Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), fils d'un médaillé olympique, a dû se contenter de l'argent, vaincu en finale des 55kg par Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen) (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Des liens familiaux peu concluants
Les autres finales offraient une poignée de noms que les fans de luttent peuvent reconnaître, même si leurs propriétaires ont finalement obtenu des résultats mitigés.

Kaisei TANABE, de la NSSU Kashiwa, fils du médaillé olympique de bronze des JO d'Athènes de 2004 Chikara TANABE, a dû se contenter d'une médaille d'argent pour la deuxième année d'affilée, vaincu 4-2 en finale des 55kg par Kento YUMIYA du Inabe Sogo Gakuen de la préfecture de Mia.

Yumiya, champion des Kokutai, marche dans les pas de son grand frère Hayato, champion des 55kg en 2019, où il avait obtenu une sortie de tapis à 25 secondes de la fin alors que Tanabe menait 2-2 sur critères.

"La dernière partie de mes combats est mon point le plus faible," dit Tanabe. "Je dois y remédier pour le prochain tournoi."

Pour Tanabe, vaincu en finale des 51kg l'année dernière, ce combat était son onzième en trois jours, rencontres par équipe et combats individuels combinés.

"C'était dur, mais en venant au tournoi je voulais gagner les titres par équipe et le titre individuel aussi. Jusqu'à la demi-finale, j'étais bien," dit-il, ajoutant qu'il se sentait adéquatement préparé.

L'année prochaine, Tanabe rejoindra sa soeur aînée Yumeka TANABE, la championne du monde 2019 des U23 en 59kg, à l'Université japonaise des sciences sportives, où leur père est entraîneur. Son père aurait normalement été à ses côtés à Niigata si les restrictions ne l'en avait pas empêché.

"Il me donnait des conseils par téléphone," dit Kaisei. "C'était suffisant."

En finale des 51kg, Taiga ONISHI, de l'Ecole Technique de la préfecture de Saga, a décroché une victoire par supériorité technique 11-1 sur Akito MUKAIDA du Hanasaki Tokuharu, le plus jeune frère de la double championne du monde de lutte féminine Mayu MUKAIDA.

C'est le second titre majeur d'Onishi, vainqueur l'année passée du titre de lutte gréco-romaine des 55kg aux Kokutai.

The eight gold medalists gather for a group photo.  (Japan Wrestling Federation photo)Les huit médaillés d'or réunis pour une photo de groupe (Photo : Fédération japonaise de lutte)​​​​​​​

Entre-temps, Iori KOSHIBA, de l'Ecole Technique Tosu, fils du médaillé d'argent des Jeux d'Asie de 1998 Kenji KOSHIBA, a décroché son premier titre majeur grâce à une victoire par supériorité technique 10-0 sur Taishin YAMAJI de la Wakayama Kita en finale des 71kg.

Les lutteurs de Saitama Sakae ont ramené à la maison deux des trois autres médailles d'or en jeu, avec Kenji OGINO remportant les 60kg et Fumiya IGARASHI les 80kg. Ryosuke KERA, de la Hanasaki Tokuharu, a triomphé en 65kg.

Pour une photo d'époque, les huit meilleurs lutteurs de chaque catégorie de poids ont reçu leurs prix (médaille pour les quatre meilleurs, certificats pour les cinquièmes places) en portant leurs masques, qu'ils ont conservés pour la photo officielle. Les huit champions les ont ensuite enlevés pour une photo de groupe.

Bien que le tournoi a semblé s'être déroulé sans anicroche majeur, les officiels ont bien conscience qu'ils ne sont pas encore sortis d'affaire étant donné le temps qu'il faut pour que les potentiels symptômes d'infection soient détectés.

"Je ne crois pas que je vais pouvoir dormir les deux semaines suivant la fin du tournoi," a déclaré un officiel sur le site de la fédération avant la compétition. "Je serai inquiet que quelqu'un soit testé positif."

Cinq des six médaillés olympiques de 2016 sont toujours Nos.1 en lutte libre après les Championnats Continentaux

By William May

CORSIER-SUR-VEVEY (5 juin) – Après les cinq championnats continentaux organisés en avril et en mai, cinq des six médaillés d'or de lutte libre des Jeux Olympiques de Rio 2016 se sont hissés aux premières places de leur catégorie de poids respective dans les classements de juin d'United World Wrestling.

Vladimir KHINCHEGASHVILI (GEO) et Taha AKGUL (TUR) ont respectivement gagné à 61kg et à 125kg, aux Championnats d'Europe de Serbie. Kyle SNYDER (USA) a gagné le titre des Pan American à 97 kg au Brésil. Les lutteurs réaffirment leur prise sur les premières places des classements.

 

Khinchegashvili, médaillé d'or des JO de 2016 à 57 kg, a été couronné champion à 61 kg et est passé en première place de la catégorie de poids plus lourde après que le champion du monde en titre Logan STIEBER (USA) a perdu 13-0 en demi-finale aux championnats Pan American, descendant à la troisième place des poids coqs.

Le médaillé d'argent des JO de Rio à 57 kg Rei HIGUCHI (JPN) a eu de son côté moins de succès à 61 kg en 2017 - il a gagné le bronze au Grand Prix Yarygin en janvier aux championnats d'Asie en mai, descendant jusqu'à la cinquième place des classements.

L'ancien champion du monde et médaillé de bronze des JO de Rio Hassan RAHIMI (IRI) a pris la place de No. 1 à 57 kg, devenant le nouveau champion de l'Iran après que Hassan YAZDANI CHARATI (IRI) est passé No. 2 à 86 kg, derrière le médaillé d'or des JO de Rio Abdulrashid SADULAEV (RUS).

Sadulaev et les autres membres du quatuor de champions de Russie n'ont pas été très actifs, à tel point que l'on se demande qui participera à la compétition de Paris.

Ilyas BEKBULATOV (65kg) et Dauren KURUGLIEV (86kg) sont devenus No. 3 de leurs catégories de poids respectives au mois de juin.

Frank CHAMIZO (ITA) a battu le champion en titre Magomedmurad GADZHIEV (POL) en finale à 70 kg et devient No. 2 derrière le médaillé d'or Soslan RAMONOV (RUS).

Le médaillé de bronze olympique de 2016 Soner DEMIRTAS (TUR) a également remporté un titre à Novi Sad en battant Murad SULEYMANOV (AZE) en finale à 74 kg et devient No. 2 des classements. Le médaillé d'argent olympique de 2016 Aniuar GEDUEV (RUS) conserve sa place de No.1.

Les classements sont faits d'après les noms des lutteurs, leurs pays, leur meilleur ou plus récent résultat de ces 12 derniers mois, et leur position dans les précédents classements.

57kg – L'ancien médaillé de bronze des championnats du monde ERDENEBAT Bekhbayar (MGL) a remporté deux évènements en avril, dont le tournoi Dan Kolov en Bulgarie, et redevient No. 5 des classements.

1. Hassan RAHIMI (IRI) – Rio OG No.3 (3)
2. Giorgi EDISHERASHVILI (AZE) – Europe No.1 (11)
3. Suleyman ATLI (TUR) – Yasar Dogu No.1 (9)
4. Zaur UGUEV (RUS) – Yarygin GP No.1 (9)
5. ERDENEBAT Bekhbayar (MGL) – Dan Kolov No.1 (Not Ranked)
6. Andrei DUKOV (ROU) – Europe No.2 (nr)
7. Makhir AMIRASLANOV (AZE) – Yasar Dogu No.2 (12)
8. Yuki TAKAHASHI (JPN) – Asia No.1 (nr)
9. Andrey YATSENKO (UKR) – Ukraine Int’l No.1 (11)
10. ZANDANBUD Zanabazar (MGL) – Asia No.2 (nr)
11. Sandeep TOMAR (IND) – GGP Final No.3 (7)
12. JONG Hak-Jin (PRK) – World Military No.1 (8)
13. YANG Kyong-Il (PRK) – Rio OG No.8 (5)
14. Viktor LEBEDEV (RUS) – Rio OG No.9 (6)
15. Artyom GEBEKOV (RUS) – Yarygin GP No.2 (13)
16. Tyler GRAFF (USA) – Pan America No.1 (17)
17. Azamat TUSKAEV (RUS) – European U23 No.2 (18)
18. Nurislam SANAYEV (KAZ) – Asia No.3 (nr)
19. Reza ATRINAGHARCHI (IRI) Asia No.3 (nr)
20. Sezer AKGUL (TUR) – World Cup No.1 (15)

61kg – Le médaillé d'argent olympique de 2016 Rei HIGUCHI (JPN) a du se contenter du bronze aux Championnats d'Asie après avoir été battu en demi-finale par KIM Han-Song (PRK) alors qu'il menait 14-7. Higuchi passe de No.2 à 57kg à No.5 à 61kg après sa deuxième médaille de bronze de 2017.

1. Vladimir KHINCHEGASHVILI (GEO) – Europe No.1 (1@57)
2. Akhmed CHAKAEV (RUS) – Europe No.2 (3)
3. Logan STIEBER (USA) – Pan America No.3 (1)
4. Behnam EHSANPOOR (IRI) – Asia No.1 (6)
5. Rei HIGUCHI (JPN) – Asia No.3 (2@57)
6. Haji ALIEV (AZE) – World Cup No.1 (4@65)
7. Yowlys BONNE RODRIGUEZ (CUB) – Cerro Pelado No.1 (5)
8. Beka LOMTADZE (GEO) – World No.2 (2)
9. Davian QUINTANA JAIME (CUB) – Pan America No.1 (nr)
10. KIM Han-Song (PRK) – Asia No.2 (nr)
11. Gadshimurad RASHIDOV (RUS) – European U23 No.1 (9)
12. Daulet NIYAZBEKOV (KAZ) – Asia No.3 (10)
13. Masoud ESMAEILPOUR (IRI) – World Cup No.2 (7)
14. Akhmednabi GVARZATILOV (AZE) – World No.3 (4)
15. Ismail MUSUKAEV (RUS) – Ali Aliev No.1 (11)
16. Volodya FRANGULYAN (ARM) – Europe No.3 (nr)
17. Andrei PERPELITA (MDA) – Europe No.3 (nr)
18. Viktor RASSADIN (RUS) – Yarygin GP No.3 (8)
19. Ali RAHIMZADE (AZE) – European U23 No.3 (12)
20. Shota PHARTENADZE (GEO) – Paris GP No.1 (14)

65kg – Bajrang BAJRANG (IND) a remporté ses premiers championnats d'Asie en mai après avoir terminé vice-champion au Dan Kolov en avril. Il devient No. 6 alors qu'il était sorti des classements en mars.  

1. Soslan RAMONOV (RUS) – Rio OG No.1 (1)
2. Frank CHAMIZO (ITA) – Europe No.1@70 (3)
3. Ilyas BEKBULATOV (RUS) – Europe No.1 (7)
4. Ikhtiyor NAVRUZOV (UZB) – Asia No.2@70 (4)
5. Borislav NOVACHKOV (BUL) – Europe No.2 (15)
6. Bajrang BAJRANG (IND) – Asia No.1 (nr)
7. Meysam NASIRI (IRI) – Asia No.3 (9)
8. Franklin MAREN CASTILLO (CUB) – Pan America No.1 (nr)
9. GANZORIG Mandakhnaran (MGL) – Buryatia Cup No.3 (5)
10. Magomed MUSLIMOV (AZE) – Dan Kolov No.3 (12)
11. Franklin GOMEZ MATOS (PUR) – Pan America No.2 (14)
12. Alejandro VALDES TOBIER (CUB) – GGP Final No.2 (8)
13. Zurabi IAKOBISHVILI (GEO) – Europe No.3 (16)
14. David HABAT (SLO) – Europe No.3 (nr)
15. LEE Seung-Chul (KOR) – Asia No.2 (nr)
16. Bernard FUTRELL (USA) – Paris Int’l No.3 (10)
17. Mustafa KAYA (TUR) – Yasar Dogu No.1 (17)
18. George BUCUR (ROU) – Ukraine Int’l No.1 (nr)
19. Gor OGANESYAN (UKR) – Ukraine Int’l No.2 (nr)
20. Gitinomagomed GADZHIEV (AZE) – GGP Final No.2 (17@70)

70kg – Le médaillé de bronze des JO de 2012 Akzurek TANATAROV (KAZ) a remporté son premier titre des Championnats d'Asie. Tanatarov a battu le médaillé de bronze des Jo de Rio 2016 Ikhtiyor NAVRUZOV (UZB) et devient No.6.

1. Magomed KURBANALIEV (RUS) – World No.1 (1)
2. James GREEN (USA) – Pan America No.1 (4)
3. Israil KASUMOV (RUS) – Europe No.3 (3)
4. Magomedmurad GADZHIEV (POL) – Europe No.2 (9)
5. Moustafa HOSSEINKHANI (IRI) - World No.3 (2)
6. Akzurek TANATAROV (KAZ) – Asia No.1 (nr)
7. Nurlan BEKZHANOV (KAZ) – World No.2 (5)
8. Magomedkhabib KADIMAGOMEDOV (RUS) – Yasar Dogu No.1 (6)
9. Elaman DOGDURBEK UULU (KGZ) – World No.3 (7)
10. Magomedrasul GAZIMAGOMEDOV (RUS) – Dan Kolov No.1 (13)
11. Zaurbek SIDAKOV (RUS) – Yarygin GP No.2 (9)
12. Ildus GINIYATULLIN (RUS) – Yasar Dogu No.2 (12)
13. Ruslan DIBIRGADZHIYEV (AZE) – Europe No.3 (nr)
14. Gadjimurad OMAROV (AZE) – European U23 No.1 (14)
15. Nikolay KURTEV (BUL) – Dan Kolov No.2 (nr)
16. Hamed RASHIDI (IRI) – Asia No.3 (18)
17. Evgeni ZHERBAEV (RUS) – Buryatia Cup No.1 (19)
18. Alexander SEMISOROW (GER) – Dan Kolov No.3 (nr)
19. Adrian MOISE (ROU) – Europe No.5 (nr)
20. Nobuyoshi TAKOJIMA (JPN) – World No.5 (10)

74kg – Muslim EVLAEV (KGZ) a commencé la saison 2017 en battant l'ancien champion du monde Khetik TSABOLOV (RUS) et a remporté le Yasar en mars. Il a ensuite remporté l'argent et l'or aux Championnats d'Asie et aux Jeux Islamiques en mai. Il passe de No. 11 à No.8.

1. Aniuar GEDUEV (RUS) – Rio OG No.2 (1)
2. Soner DEMIRTAS (TUR) – Europe No.1 (4)
3. Yabrail HASANOV (AZE) – Rio OG No.3 (2)
4. Jordan BURROUGHS (USA) – World Cup No.1 (3)
5. Khetik TSABOLOV (RUS) – Yasar Dogu No.2 (7)
6. Bekzod ABDURAKHMANOV (UZB) – Asia No.1 (6)
7. Akhmed GADZHIMAGOMEDOV (RUS) – Europe No.3 (8)
8. Muslim EVLAEV (KGZ) – Asia No.2 (19)
9. Murad SULEYMANOV (AZE) – Europe No.2 (nr)
10. Kakhaber KHUBEZHTY (RUS) – Dan Kolov No.1 (9)
11. Livan LOPEZ AZCUY (CUB) – Cerrado Pelado Int’l No.1 (7)
12. Grigor GRIGORYAN (ARM) – Europe No.3 (nr)
13. Avtandil KENTCHADZE (GEO) – European U23 No.1 (14)
14. Zelimkhan KHADJIEV (FRA) – European U23 No.2 (15)
15. Peyman YARAHMADI (IRI) – World Cup No.3 (11)
16. Zhiger ZAKIROV (KAZ) – Dan Kolov No.3 (16)
17. Atsamaz SANAKOEV (RUS) – Yarygin GP No.2 (12)
18. Sosuke TAKATANI (JPN) – Yarygin GP No.6 (9)
19. Alex DIERINGER (USA) – Ukraine Int’l No.3 (17)
20. Reza AFZALI PAEMAMI (IRI) – Ukraine Int’l No.1 (18)

 

86kg – Aleksander GOSTIEV (AZE) a remporté l'argent aux Championnats d'Asie pour la deuxième année consécutive et reprend sa place de No. 8.  Il était sorti des classements en mars.

1. Abdulrashid SADULAEV (RUS) – Rio OG No.1 (1)
2. Hassan YAZDANI CHARATI (IRI) – Rio OG No.1@74 (2)
3. Dauren KURUGLIEV (RUS) – Europe No.1 (6)
4. Selim YASAR (TUR) – Europe No.3 (4)
5. J’den COX (USA) – Rio OG No.3 (5)
6. David TAYLOR (USA) – World Cup No.1 (6)
7. Alireza KARIMIMACHIANI (IRI) – Asia No.1 (12)
8. Aleksander GOSTIEV (AZE) – Europe No.2 (nr)
9. Shamil KUDIYAMAGOMEDOV (RUS) – Dan Kolov No.2 (7)
10. Istvan VEREB (HUN) – Europe No.3 (16)
11. Dato MARSAGISHVILI (GEO) – World Cup No.2 (9)
12. Sharif SHARIPOV (AZE) – Rio OG No.3 (8)
13. Yurieski TORREBLANCA QUERALTA (CUB) – Pan American No.1 (nr)
14. Pedro CEBALLOS FUENTES (VEN) – Pan America No.2 (11)
15. PUREVJAV Unurbat (MGL) – Asia No.3 (nr)
16. Zbigniew BARANOWSKI (POL) – Dan Kolov No.1 (nr)
17. Adilet DAVLUMBAEV (KAZ) – Dan Kolov No.3 (nr)
18. Anzor URISHEV (RUS) – GGP Final No.2 (14)
19. Murat ERTURK (TUR) – European U23 No.1 (17)
20. Arsen-Ali MUSALALIEV (RUS) – European U23 No.3 (19)

97kg – Riza YILDIRIM (TUR) a remporté le tournoi Dan Kolov et les championnats d'Europe en avril et en mai. Il devient No. 3 alors qu'il n'était pas classé.

1. Kyle SNYDER (USA) – Rio OG No.1 (1)
2. Magomed IBRAGIMOV (UZB) – Asia No.1 (4)
3. Riza YILDIRIM (TUR) – Europe No.1 (nr)
4. Elizbar ODIKADZE (GEO) – Europe No.3 (5)
5. Arslanbek ALBOROV (AZE) – Yasar Dogu No.1 (7)
6. Anzor BOLTUKAEV (RUS) – Europe No.2 (13)
7. Aleksandr HUSHTYN (BLR) – Europe No.3 (17)
8. Magomedgadzhi NUROV (MKD) – Dan Kolov No.3 (nr)
9. Hossein SHAHBAZIGAZVAR (IRI) – Asia No.2 (nr)
10. Yuri BELONOVSKI (RUS) – Buryatia Cup No.2 (10)
11. Reineris SALAS PEREZ (CUB) – Cerro Pelado Int’l No.1 (9)
12. Abdusalam GADISOV (RUS) – GGP Final No.1 (8)
13. Fatih YASARLI (TUR) – Dan Kolov No.2 (19)
14. Rasul MAGOMEDOV (RUS) – Yarygin GP No.2 (11)
15. Mikhail GANEV (BUL) – Ukraine Int’l No.2 (nr)
16. Amir MOHAMMADI (IRI) – World Cup No.3 (14)
17. Ivan YANKOUSKI (BLR) – Paris GP No.1 (16)
18. Murazi MCHEDLIDZE (UKR) – Ukraine Int’l No.3 (18)
19. Magomed MUSAEV (KGZ) – Asia No.3 (nr)
20. SEO Min-Won (KOR) – Asia No.3 (nr)

 

125kg – Le champion du monde et champion olympique Taha AKGUL (TUR) e remporté son cinquième titre d'Europe, se vengeant de sa défaite de l'année passée face à Geno PETRIASHVILI (GEO) en gagnant par supériorité technique en quarts de finale.

1. Taha AKGUL (TUR) – Rio OG No.1 (1)
2. Geno PETRIASHVILI (GEO) – Europe No.3 (2)
3. Komeil GHASEMI (IRI) – Rio OG No.2 (3)
4. Jamalladin MAGOMEDOV (AZE) – Europe No.2 (11)
5. Alen ZASIEIEV (UKR) – Dan Kolov No.1 (5)
6. Levan BERIANIDZE (ARM) – Europe No.3 (12)
7. Daniel LIGETI (HUN) – Dan Kolov No.3 (9)
8. Baldan TSYSHIPOV (RUS) – Buryatia Cup No.1 (7)
9. Alan KHUGAEV (RUS) – Yasar Dogu No.1 (4)
10. Robert BARAN (POL) – Yasar Dogu No.3 (10)
11. Yadollah MOHEBBI (IRI) – Asia No.1 (17)
12. Muradin KUSHKOV (RUS) – Kunaev Int’l No.1 (6)
13. Muhamadgazi MAGOMEDOV (RUS) – Buryatia Cup No.2 (14)
14. Vitali PIASNIAK (BLR) – European U23 No.2 (13)
15. Dominique BRADLEY (USA) – Pan America No.1 (18)
16. Yudenny ALPAJON ESTEVES (CUB) – Pan America No.2 (nr)
17. Sakir BOKZURT (TUR) – Dan Kolov No.3 (nr)
18. NATSAGSUREN Zolboo (MGL) – Asia No.3 (nr)
19. Yermukambet INKAR (KAZ) – Dan Kolov No.2 (nr)
20. Diaaeldin ABDELMOTTALEB (EGY) – Africa No.1 (nr)

سونر دمیرتاش قهرمانی اش در مسابقات اروپایی نویساد در وزن 74 کیلوگرم را با برتری مقابل مراد سلیمانوف آذربایجانی تکرار کرد تا به جایگاه دوم رنکینگ این وزن و پشت سر آنوار گدویف روس صعود کند.

جدیدترین رده بندی برترین آزادکاران جهان  به ترتیب زیر است

57 کیلوگرم:

1. حسن رحیمی، نفر سوم  المپیک (ایران)

2. گئورگی ادیشراویلی ، قهرمان اروپا (آذربایجان)

3. سلیمان آتلی ، قهرمان جام یارشاردوغو (ترکیه)

...

19 . رضا اطری ، نفر سوم آسیا (ایران)

وزن 61 کیلوگرم:

1. ولادیمیر خینچگاشویلی ، قهرمان اروپا (گرجستان)

2. آخمد چاکایف ، نایب قهرمان اروپا (روسیه)

3. لوگان استیبر ، نفر سوم پاناامریکن (آمریکا)

4. بهنام احسان پور ، قهرمان آسیا (ایران)

...

13. مسعود اسماعیل پور، نفر دوم جهان (ایران)

وزن 65 کیلوگرم :

1. سوسولان رامونوف ، قهرمان  المپیک (روسیه)

2. فرانک چامیزو، قهرمان اروپا (ایتالیا)

3. الیاس بیک اولاتوف ، قهرمان اروپا (روسیه)

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7. میثم نصیری ، نفر سوم آسیا (ایران)