Japon

Avec le retour des lycéens sur les tapis, le Japon organise son premier tournoi national depuis février

By Ken Marantz

NIIGATA, Japon -- Seuls perçaient, stridents, les coups de sifflet des arbitres, soufflés derrière des visières de protections en plastique. A part les cris des entraîneurs aux quatres coins de la salle, les seuls encouragements audibles montaient, étouffés par les indispensables masques, des stands des coéquipiers des lutteurs.

Le Japon s'est encore rapproché d'un pas vers la normalité en cette époque de pandémie en tenant, de façon prudente et optimiste, son premier tournoi national depuis février dernier, la Coupe Kazama ou championnat national des collèges sur invitation, du 9 au 11 octobre.

Les protocoles de prévention sanitaire étaient fermement maintenus pour l'arrivée des plus de 300 collégiens de seconde et troisième années dans la ville portuaire de Niigata pour un tournoi initialement programmé au mois de mars -- et pour un temps simplement annulé.

Mais il y a moins d'un mois, les restrictions sur le sport et les événements de grande ampleur ont commencé à être levées, et la fédération de lutte située dans la préfecture de Niigata a relevé le défi d'accueillir ce qui se rapproche d'un modèle pour les tournois dans le futur proche.

A referee wearing a face shield keeps an eye on the action. (Japan Wrestling Federation photo)Un arbitre masqué observe l'action (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"J'ai l'impression que l'attente est finalement terminée,' dit Yoshihiko HARA, vice-président du comité organisateur du tournoi, pouvant enfin contempler l'événement en cours sous ses yeux et comprenant des compétitions par équipes séparées et des combats individuels.

"Nous avons besoin d'un mois pour nous préparer, mais le tournoi a été repoussé d'une semaine encore et nous avons dû attendre la décision jusqu'à ce qu'il ne reste plus que trois semaines. La préfecture de Niigata a grandement allégé les restrictions et nous avons pu accueillir la compétition."

La Coupe Kazama est l'un des trois tournois de la 'triple couronne' des garçons, avec l'Intercollège et les Jeux Nationaux (Kokutai). Ces deux derniers annulés pour de bon, les officiels de la lutte nationale souhaitaient donner aux seniors sortants un objectif final.

"Pour les élèves de troisième, c'est le dernier tournoi," déclare le Vice-Président de la Fédération japonaise de lutte Hideaki TOMIYAMA. "Avec l'annulation de l'Intercollège et des Kokutai, ils n'avaient plus rien. C'est bien qu'ils en aient un."

Tomiyama a repoussé la suggestion que la Fédération n'aille un peu trop vite en besogne en mettant la pression pour organiser la compétition.

Everyone entering the facility had their temperature automatically taken. (Japan Wrestling Federation photo)Chaque personne pénétrant sur les lieux voyait sa température prise (Photo : Fédération japonaise de lutte).

"Voyant ce qui se passait dans les autres sports, les sports professionnels ont graduellement permis le retour des spectateurs," dit-il, se référant aux principaux sports professionnels japonais, le sumo, le basket et le football. "Il faut tout d'abord avancer. Tant que vous vous préparez minutieusement en prenant des contre-mesures fermes, cela peut-être fait."

Un précédent avait été établi le mois dernier, en quelque sorte, par l'accueil par la préfecture de Niigata du championnat national universitaire d'athlétisme.

"Avant cela, il y a eu une rencontre nationale universitaire d'athlétisme où les restrictions étaient très sévères," dit Hara, natif de Niigata, ancien quintuple champion du Japon de lutte libre et deux fois athlète olympique. "Les athlètes et les entraîneurs n'avaient pas le droit de quitter leur hôtel et devaient prendre un engagement écrit. 1'300 athlètes étaient présents."

Dissiper les craintes locales
Tandis que la ville de Niigata, située sur la côte de la Mer du Japon à environ 250 km au nord-ouest de Tokyo, a une population de 810,000 habitants, la préfecture éponyme dans laquelle elle se trouve demeure un mélange de régions rurales et montagneuses.

La préfecture a échappé au gros de l'épidémie -- il y a eu moins de 200 cas enregistrés et aucun décès à déplorer. C'est l'opposé de ce qui s'est passé à Tokyo, qui a continuellement enregistré de 100 à 200 cas par jour et recense environ le quart des 1,670 décès relevés au Japon. Les habitants locaux sont donc constamment inquiets que des personnes de l'extérieur puissent transmettre la maladie.

"Nous sommes loin de Tokyo et il y a eu beaucoup de plaintes au sujet de la tenue du tournoi," dit Hara. '''Pourquoi organiser un événement national ? Pourquoi les gens de Tokyo viennent-ils ici?' Il y a toujours une 'allergie' aux événements sportifs."

A wrestler bows to his opponent's corner after his match instead of shaking hands. (Japan Wrestling Federation photo)Un lutteur s'incline face au carré de ses adversaires après son combat au lieu qu'ils se serrent la main (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Au contraire des autres sports individuels tels que l'athlétisme, le tennis ou le golf, la lutte et les autres sports de contact se trouvent dans une situation bien plus compliquée losqu'il s'agit de contrecarrer le développement d'une infection. Ceci était vrai avant l'arrivée du coronavirus et l'est plus encore aujourd'hui.

Dans ces conditions, d'autres sports de contact, ainsi que les médias, étaient très intéressés par la manière dont la lutte gérerait la Coupe Kazama. Hara a pu constater que trois officiels nationaux de la boxe étaient venus en observateurs.

"C'est le premier tournoi national d'un sport de contact," dit-il. "Le rugby est annulé. Le judo aussi. Nous organisons le premier événement collégien à une échelle nationale, alors ça fait les gros titres. Les demandes d'interviews ne sont pas adressées à nous qui sommes impliqués dans la lutte, mais au médecin du site et aux volontaires prenant la température à l'entrée. Malgré tout, nous sommes contents."

Les règles étaient strictes et exclusives. Seuls les lutteurs, les entraîneurs et les officiels du tournoi avaient le droit d'être présents sur le site, le Centre général des sports Higashi, ce qui signifiait pas de membres de la famille, d'amis ou d'autres spectateurs. Comme la préparation des équipes était limitée, il avait été recommandé aux lutteurs de ne pas perdre de poids de façon excessive et une tolérance de 2 kilos adoptée.

Toute personne pénétrant dans l'arène devait soumettre un formulaire relevant sa température quotidienne des 14 derniers jours. Au pupitre de réception, des caméras infrarouges étaient installées pour prendre à nouveau la température des entrants. A l'intérieur tous, sauf les lutteurs en combat sur les quatre tapis, devaient porter un masque à tout moment.

L'accès à la salle d'échauffement était limité pour éviter tout attroupement. "Le plus gros problème fut de faire maintenir les distances sociales aux personnes présentes là-bas," dit Hara. Les arbitres sur les tapis portaient des protections faciales et, après chaque combat, les lutteurs s'inclinaient face à l'entraîneur de l'adversaire au lieu de la poignée de mains habituelle.

"Il faut prudemment gérer la zone de réception," commente Tomiyama. "Si vous faites cela, il n'y a pas vraiment de problème. Sans spectateur, nous pouvons vérifier toute personne qui vient ici."

Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) battles Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) in the 92kg final. (Japan Wrestling Federation photo)Tuvaadorj BUKHCHULUUN (NSSU Kashiwa) aux prises avec Kyo KITAWAKI (Nirasaki Technical) en final des 92kg (Photo : Fédération japonaise de lutte).

L'empreinte finale de la Mongolie
Le tournoi prévoyait 48 entrées dans la compétition par équipe et dans chacune des huit catégories de poids individuelles, sélectionnées des neuf régions japonaises et de Niigata. Le nombre d'allocations par région allait de huit pour Kanto (qui comprend Tokyo) et Kyushu à une pour Hokkaido. Le tirage réalisé en mars fut utilisé comme tel, il y eu donc de cinq à 10 absents par division.

Les festivités furent lancées par la compétition par équipe, tenue le premier jour et la matinée du second, dans un style de duels en knockout entre des groupes de sept lutteurs.

Le collège de la préfecture de Chiba, de l'Université japonaise des sciences sportives Kashiwa, a décroché son quatrième titre d'affilée en vainquant Saitama Sakae par 5-2 en finale. NSSU Kashiwa a atteint la finale en se défaisant d'une autre école de la préfecture de Saitama, Hanasaki Tokuharu, par 4-3 en demi-finale.

Le Mongolien Tuvaadorj BUKHCHULUUN a offert la victoire décisive en demi-finale des 125kg sur Hanasaki Tokuharu, pour devenir le seul des trois lutteurs de NSSU Kashiwa à remporter une couronne individuelle en finale, l'or des 92kg.

Bukhchuluun a aligné 4 victoires par supériorité technique sans concéder un seul point, avant d'écraser Kyo KITAWAKI, de l'Ecole Technique Nirasaki, préfecture de Yamanashi, par 6-0 en finale.

Pour Bukhchuluun, cette victoire ne marque pas seulement la fin de sa carrière de collégien, mais de sa carrière d'athlète de lutte libre aussi. Il déclare qu'il rejoindra l'équipe sumo de l'Université japonaise des sciences sportives l'année prochaine, son premier pas vers une carrière dans cette discipline, dominé ces dernières années par la Mongolie.

Bukhchuluun, qui parle un japonais de conversation, dit que ce changement est la réalisation d'une promesse faite à son père avant son décès en 2018. "Je voulais lutter à l'université, mais il voulais que je rejoigne les sumos," dit-il.

Bukhchuluun n'a débuté la lutte qu'en 2016, remportant le championnat junior des lycéens de Mongolie l'année suivante. Ceci attira l'attention de l'ancien yokozuna (grand champion) sumo Asashoryu, qui aida le jeune homme à entrer la NSSU Kashiwa comme étudiant étranger.

L'année dernière, Bukhchuluun a remporté le titre des 92kg de l'Intercollège et des Kokutai, vainquant les deux fois Atsushi Miura du Collège Amino, préfecture de Kyoto, en finale. C'était une revanche sur la défaite encaissée face à Miura en finale de la Kazama. Cette année, tous deux ont terminé victorieux, car Miura est passé en 125kg et a obtenu l'or pour son second titre.

Une différence de taille pour Bukhchuluun, qui se prépare à une carrière dans le sumo, est qu'il ne s'agira plus seulement d'atteindre un certain poids (bien qu'avec un poids naturel de 83kg, ce n'était pas vraiment un sujet inquiétude). Il lui faudra maintenant s'épaissir dans un sport où 100kg sont considérés comme un poids léger. "Je dois grossir pour gagner," dit-il.

Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), the son of an Olympic medalist, had to settle for the silver after a loss in the 55kg final to Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen).  (Japan Wrestling Federation photo)Kaisei TANABE (NSSU Kashiwa), fils d'un médaillé olympique, a dû se contenter de l'argent, vaincu en finale des 55kg par Kento YUMIYA (Inabe Sogo Gakuen) (Photo : Fédération japonaise de lutte).

Des liens familiaux peu concluants
Les autres finales offraient une poignée de noms que les fans de luttent peuvent reconnaître, même si leurs propriétaires ont finalement obtenu des résultats mitigés.

Kaisei TANABE, de la NSSU Kashiwa, fils du médaillé olympique de bronze des JO d'Athènes de 2004 Chikara TANABE, a dû se contenter d'une médaille d'argent pour la deuxième année d'affilée, vaincu 4-2 en finale des 55kg par Kento YUMIYA du Inabe Sogo Gakuen de la préfecture de Mia.

Yumiya, champion des Kokutai, marche dans les pas de son grand frère Hayato, champion des 55kg en 2019, où il avait obtenu une sortie de tapis à 25 secondes de la fin alors que Tanabe menait 2-2 sur critères.

"La dernière partie de mes combats est mon point le plus faible," dit Tanabe. "Je dois y remédier pour le prochain tournoi."

Pour Tanabe, vaincu en finale des 51kg l'année dernière, ce combat était son onzième en trois jours, rencontres par équipe et combats individuels combinés.

"C'était dur, mais en venant au tournoi je voulais gagner les titres par équipe et le titre individuel aussi. Jusqu'à la demi-finale, j'étais bien," dit-il, ajoutant qu'il se sentait adéquatement préparé.

L'année prochaine, Tanabe rejoindra sa soeur aînée Yumeka TANABE, la championne du monde 2019 des U23 en 59kg, à l'Université japonaise des sciences sportives, où leur père est entraîneur. Son père aurait normalement été à ses côtés à Niigata si les restrictions ne l'en avait pas empêché.

"Il me donnait des conseils par téléphone," dit Kaisei. "C'était suffisant."

En finale des 51kg, Taiga ONISHI, de l'Ecole Technique de la préfecture de Saga, a décroché une victoire par supériorité technique 11-1 sur Akito MUKAIDA du Hanasaki Tokuharu, le plus jeune frère de la double championne du monde de lutte féminine Mayu MUKAIDA.

C'est le second titre majeur d'Onishi, vainqueur l'année passée du titre de lutte gréco-romaine des 55kg aux Kokutai.

The eight gold medalists gather for a group photo.  (Japan Wrestling Federation photo)Les huit médaillés d'or réunis pour une photo de groupe (Photo : Fédération japonaise de lutte)​​​​​​​

Entre-temps, Iori KOSHIBA, de l'Ecole Technique Tosu, fils du médaillé d'argent des Jeux d'Asie de 1998 Kenji KOSHIBA, a décroché son premier titre majeur grâce à une victoire par supériorité technique 10-0 sur Taishin YAMAJI de la Wakayama Kita en finale des 71kg.

Les lutteurs de Saitama Sakae ont ramené à la maison deux des trois autres médailles d'or en jeu, avec Kenji OGINO remportant les 60kg et Fumiya IGARASHI les 80kg. Ryosuke KERA, de la Hanasaki Tokuharu, a triomphé en 65kg.

Pour une photo d'époque, les huit meilleurs lutteurs de chaque catégorie de poids ont reçu leurs prix (médaille pour les quatre meilleurs, certificats pour les cinquièmes places) en portant leurs masques, qu'ils ont conservés pour la photo officielle. Les huit champions les ont ensuite enlevés pour une photo de groupe.

Bien que le tournoi a semblé s'être déroulé sans anicroche majeur, les officiels ont bien conscience qu'ils ne sont pas encore sortis d'affaire étant donné le temps qu'il faut pour que les potentiels symptômes d'infection soient détectés.

"Je ne crois pas que je vais pouvoir dormir les deux semaines suivant la fin du tournoi," a déclaré un officiel sur le site de la fédération avant la compétition. "Je serai inquiet que quelqu'un soit testé positif."

Chamizo prend la place de No. 1 à 70 kg dans les classements de lutte libre

By William May

CORSIER-SUR-VEVEY (8 août) – Le médaillé de bronze olympique de 2016 Frank CHAMIZO (ITA) a remporté deux tournois en juillet et devient l'un des trois nouveaux Nos. 1 des classements de lutte libre du mois d'août.

Chamizo, no. 2 à 65 kg en juillet, a battu le champion du monde de 2015 Magomedrasul GAZIMAGOMEDOV (RUS) en finale à 70 kg au tournoi Ali Aliev et a ensuite remporté le tournoi Ion Corneanu. Il dépasse le champion du monde Magomed KURBANALIEV (RUS) dans les classements à 70 kg.

Le champion d'Europe Giorgi EDISHERASHVILI (AZE) a remporté le bronze au tournoi Ali Aliev et prend la première place des classements à 57 kg. Le médaillé d'or des JO de 2016 à 74 kg Hassan YAZDANI CHARATI (IRI) a repris sa place de No.1 mais cette fois à 86 kg.

Edisherashvili, No. 1 en 2013 grâce à son titre d'Europe, prend la tête des classements juste avant le début des Championnats du Monde de Paris et dépasse le médaillé de bronze des JO de 2016 Hassan RAHIMI (IRI), qui n'a pas participé à beaucoup de compétitions en 2017.

Rahimi avait pris la place de No. 1 dans les classements en juin après que les finalistes olympiques Vladimir KHINCHEGASHVILI (GEO) et Rei HIGUCHI (JPN) sont redescendus à 61 kg.

Si Rahimi descend en troisième position, Yazdani Charati prend la tête des poids moyens, SADULAEV (RUS) repassant à 97 kg. En tant que nouveau venu, Sadulaev s'est vu assigner la place de No. 2 derrière le champion du monde et champion olympique Kyle SNYDER (USA).

Snyder et Taha AKGUL (TUR) sont les deux seuls lutteurs qui auront l'espoir de rester en tête des classements entre Rio et Paris en lutte libre.

Khinchegashvili, de son côté, tentera sa chance dans deux catégories de poids - à 57 kg ou il a remporté l'or à Rio et à 61 kg ou il a remporté son second titre des Championnats d'Europe en mai.

Soslan RAMONOV (RUS), qui n'a participé à aucune compétition de notre agenda depuis qu'il a remporté l'or à Rio, termine l'année en tête des classements à 65 kg, mais son règne se terminera à Paris, ou le médaillé olympique de 2012 Alan GOGAEV (RUS) est inscrit pour la Russie.

Les classements sont faits d'après le nom des lutteurs, leur pays, leur meilleur ou plus récent résultat de ces 12 derniers mois et leur position dans les classements précédents.

 

57kg – Le médaillé de bronze des Championnats d'Asie Nurislam SANAYEV (KAZ), qui a également remporté le bronze aux Championnats du Monde de 2015, a remporté le tournoi Ziolkowski à Varsovie et devient No. 11.

1. Giorgi EDISHERASHVILI (AZE) – Europe No.1 (2)
2. Suleyman ATLI (TUR) – Yasar Dogu No.1 (3)
3. Hassan RAHIMI (IRI) – Rio OG No.3 (1)
4. Zaur UGUEV (RUS) – Yarygin GP No.1 (4)
5. Makhir AMIRASLANOV (AZE) – Ali Aliev No.1 (8)
6. Beka LOMTADZE (GEO) – Tbilisi GP No.1 (7)
7. Andrei DUKOV (ROU) – Europe No.2 (6)
8. Yuki TAKAHASHI (JPN) – Asia No.1 (9)
9. ERDENEBAT Bekhbayar (MGL) – Dan Kolov No.1 (5)
10. Andrey YATSENKO (UKR) – European Jrs No.2 (10)
11. Nurislam SANAYEV (KAZ) – Ziolkowski Tourney No.1 (20)
12. Artyom GEBEKOV (RUS) – Yarygin GP No.2 (12)
13. Azamat TUSKAEV (RUS) – Ali Aliev No.2 (18)
14. ZANDANBUD Zanabazar (MGL) – Asia No.2 (11)
15. Reza ATRIGHARCHI (IRI) – Asia No.3 (Not Ranked)
16. Mirjalal HASANZADE (AZE) – Tbilisi GP No.2 (13)
17. Sandeep TOMAR (IND) – GGP Final No.3 (14)
18. JONG Hak-Jin (PRK) – World Military No.1 (15)
19. Thomas GILMAN (USA) – Spanish GP No.1 (nr)
20. Zoheir EL OUARRAQE (FRA) – Spanish GP No.2 (nr)

61kg – Le médaillé de bronze des Championnats d'Europe Andrei PERPERLITA (MDA) a remporté l'argent au tournoi Ziolkowski et passe de No. 18 à No.8.

1. Vladimir KHINCHEGASHVILI (GEO) – Europe No.1 (1)
2. Akhmed CHAKAEV (RUS) – Europe No.2 (2)
3. Logan STIEBER (USA) – Pan America No.3 (3)
4. Behnam EHSANPOOR (IRI) – Asia No.1 (4)
5. Gadshimurad RASHIDOV (RUS) – European U23 No.1 (7)
6. Haji ALIEV (AZE) – World Cup No.1 (6)
7. Galib ALIYEV (AZE) – Ali Aliev No.3 (11)
8. Andrei PERPELITA (MDA) – Ziolkowski Tourney No.2 (18)
9. Rei HIGUCHI (JPN) – Asia No.3 (5)
10. KIM Han-Song (PRK) – Asia No.2 (9)
11. Yowlys BONNE RODRIGUEZ (CUB) – Cerro Pelado No.1 (10)
12. Volodya FRANGULYAN (ARM) – Europe No.3 (12)
13. Daulet NIYAZBEKOV (KAZ) – Asia No.3 (13)
14. Davian QUINTANA JAIME (CUB) – Pan America No.1 (8)
15. Masoud ESMAEILPOUR (IRI) – World Cup No.2 (14)
16. Shota PHARTENADZE (GEO) – Tbilisi GP No.2 (15)
17. Bekhan GOIGEREEV (RUS) – Ali Aliev No.1 (nr)
18. Nariman ISRAPILOV (RUS) – Ali Aliev No.2 (nr)
19. Vladimir DUBOV (BUL) – Ziolkowski Tourney No.3 (nr)
20. Youri SIEMAKIN (FRA) – Spanish GP No.3 (nr)

65kg – Le médaillé olympiques de Londres Alan GOGAEV (RUS) rejoint les classements en tant que No.11 après avoir remporté le Ziolkowski Memorial en juillet. L'ancien champion d'Europe Magomedmurad GADZHIEV (POL) et le double finaliste de bronze Nikolay KURTEV, tous deux à 70kg, tenteront leur chance à 65kg à Paris.

1. Soslan RAMONOV (RUS) – Rio OG No.1 (1)
2. Ilyas BEKBULATOV (RUS) – Europe No.1 (3)
3. Borislav NOVACHKOV (BUL) – Europe No.2 (5)
4. Magomedmurad GADZHIEV (POL) – Europe No.2@70 (No.4@70)
5. Zurabi IAKOBISHVILI (GEO) – Europe No.3 (13)
6. Bajrang BAJRANG (IND) – Asia No.1 (6)
7. Meysam NASIRI (IRI) – Asia No.3 (7)
8. Franklin MAREN CASTILLO (CUB) – Pan America No.1 (8)
9. Franklin GOMEZ MATOS (PUR) – Pan America No.2 (11)
10. Alejandro VALDES TOBIER (CUB) – Canada Cup No.1 (12)
11. Alan GOGAEV (RUS) – Ziolkowski Tourney No.1 (nr)
12. Magomed MUSLIMOV (AZE) – Dan Kolov No.3 (10)
13. LEE Seung-Chul (KOR) – Asia No.2 (15)
14. David HABAT (SLO) – Europe No.3 (14)
15. Mustafa KAYA (TUR) – Yasar Dogu No.1 (16)
16. Georgi KALIEV (BLR) – Ziolkowski No.2 (nr)
17. Nikolay KURTEV (BUL) – Ziolkowski No.3 (15@70)
18. Selehattin KILICSALLAYAN (TUR) – Tbilisi GP No.2 (19)
19. George BUCUR (ROU) – Ukraine Int’l No.1 (17)
20. Gor OGANESYAN (UKR) – Ukraine Int’l No.2 (18)

 

70kg – Les médaillés olympiques de 2016 Ikhtiyor NAVRUZOV (UZB) et GANZORIG Mandakhnaran (MGL) passent de 65kg à 70kg. Ils ont tous deux évolué trois fois à 70kg cette saison, et Navruzov a remporté l'argent aux Championnats d'Asie, alors que Ganzorig a gagné le bronze au tournoi Ali Aliev.

1. Frank CHAMIZO (ITA) – Europe No.1 (No.2@65)
2. Magomed KURBANALIEV (RUS) – World No.1 (1)
3. James GREEN (USA) – Pan America No.1 (2)
4. Ikhtiyor NAVRUZOV (UZB) – Asia No.2 (4@65)
5. Israil KASUMOV (RUS) – Europe No.3 (3)
6. Magomedkhabib KADIMAGOMEDOV (RUS) – Ziolkowski No.2 (8)
7. Magomedrasul GAZIMAGOMEDOV (RUS) – Ali Aliev No.2 (7)
8. Akzurek TANATAROV (KAZ) – Asia No.1 (6)
9. Moustafa HOSSEINKHANI (IRI) - World No.3 (5)
10. Elaman DOGDURBEK UULU (KGZ) – World No.3 (11)
11. Zaurbek SIDAKOV (RUS) – Yarygin GP No.2 (9)
12. Nurlan BEKZHANOV (KAZ) – World No.2 (10)
13. Gadjimurad OMAROV (AZE) – European U23 No.1 (14)
14. Ildus GINIYATULLIN (RUS) – Yasar Dogu No.2 (12)
15. Ruslan DIBIRGADZHIYEV (AZE) – Europe No.3 (13)
16. GANZORIG Mandakhnaran (MGL) – Ali Aliev No.3 (9@65)
17. Evgeni ZHERBAEV (RUS) – Buryatia Cup No.1 (17)
18. Zurabi ERBOTSONASHVILI (GEO) – Tbilisi GP No.1 (19)
19. Mihail SAVA (MDA) – Ziolkowski Tourney No.3 (nr)
20. Azamat NURIKAU (BLR) – Spanish GP No.3

74kg – L’ancien double médaillé de bronze des Championnats du monde Ali SHABANOV (BLR), qui a remporté son dernier titre au Grand Prix de Paris en 2016, entre dans les classements à l 11ème position grâce à sa victoire au tournoi Ziolkowski à Varsovie.

1. Aniuar GEDUEV (RUS) – Rio OG No.2 (1)
2. Soner DEMIRTAS (TUR) – Europe No.1 (2)
3. Yabrail HASANOV (AZE) – Rio OG No.3 (3)
4. Jordan BURROUGHS (USA) – World Cup No.1 (4)
5. Khetik TSABOLOV (RUS) – Yasar Dogu No.2 (5)
6. Bekzod ABDURAKHMANOV (UZB) – Asia No.1 (6)
7. Muslim EVLAEV (KGZ) – Asia No.2 (8)
8. Akhmed GADZHIMAGOMEDOV (RUS) – Europe No.3 (7)
9. Murad SULEYMANOV (AZE) – Europe No.2 (9)
10. Grigor GRIGORYAN (ARM) – Europe No.3 (12)
11. Ali SHABANOV (BLR) – Ziolkowski Tourney No.1 (nr)
12. Kakhaber KHUBEZHTY (RUS) – Dan Kolov No.1 (11)
13. Livan LOPEZ AZCUY (CUB) – Cerrado Pelado Int’l No.1 (12)
14. Zelimkhan KHADJIEV (FRA) – Spanish GP No.1@86 (14)
15. Avtandil KENTCHADZE (GEO) – European U23 No.1 (13)
16. Zhiger ZAKIROV (KAZ) – Ziolkowski Tourney No.2 (16)
17. Jumber KVELASHVILI (GEO) – Tbilisi GP No.1 (15)
18. Peyman YARAHMADI (IRI) – World Cup No.3 (17)
19. Galimzhan USERBAEV (KAZ) – Ziolkowski Tourney No.3 (nr)
20. Jevon BALFOUR (CAN) – Spanish GP No.2 (nr)

 

86kg – Vladislav VALIEV (RUS) a terminé troisième au Yarygin Grand Prix et a réalisé de bons résultats aux Championnats nationaux de Russie ainsi qu’à Varsovie. Il devient No. 11.

1. Hassan YAZDANI CHARATI (IRI) – Rio OG No.1@74 (2)
2. Dauren KURUGLIEV (RUS) – Europe No.1 (3)
3. Aleksander GOSTIEV (AZE) – Europe No.2 (4)
4. Selim YASAR (TUR) – Europe No.3 (5)
5. J’den COX (USA) – Rio OG No.3 (6)
6. David TAYLOR (USA) – World Cup No.1 (7)
7. Alireza KARIMIMACHIANI (IRI) – Asia No.1 (8)
8. Shamil KUDIYAMAGOMEDOV (RUS) – Dan Kolov No.2 (9)
9. Istvan VEREB (HUN) – Europe No.3 (10)
10. Yurieski TORREBLANCA QUERALTA (CUB) – Pan American No.1 (13)
11. Vladislav VALIEV (RUS) – Ziolkowski Tourney No.1 (nr)
12. Zbigniew BARANOWSKI (POL) – Ziolkowski Tourney No.1 (15)
13. Dato MARSAGISHVILI (GEO) – World Cup No.2 (11)
14. Sharif SHARIPOV (AZE) – Rio OG No.3 (12)
15. Pedro CEBALLOS FUENTES (VEN) – Pan America No.2 (14)
16. David KHUTSISHVILI (GEO) – Tbilisi GP No.2 (20)
17. Alikhan DZHABRAILOV (RUS) – Ali Aliev No.1 (nr)
18. PUREVJAV Unurbat (MGL) – Asia No.3 (16)
19. Adilet DAVLUMBAEV (KAZ) – Dan Kolov No.3 (17)
20. Anzor URISHEV (RUS) – GGP Final No.2 (18)

 

97kg – Les médaillés olympiques Mamed IBRAGIMOV (KAZ) et Georgi KETOEV (ARM) rejoignent les classements en tant que No. 14 et No. 15 respectivement, après avoir remporté des médailles aux tournois Ziolkowski et Aliev.

1. Kyle SNYDER (USA) – Rio OG No.1 (1)
2. Abdulrashid SADULAEV (RUS) – Rio OG No.1@86 (1@86)
3. Magomed IBRAGIMOV (UZB) – Asia No.1 (2)
4. Arslanbek ALBOROV (AZE) – Yasar Dogu No.1 (5)
5. Elizbar ODIKADZE (GEO) – Europe No.3 (4)
6. Riza YILDIRIM (TUR) – Europe No.1 (3)
7. Aleksandr HUSHTYN (BLR) – Ziolkowski Tourney No.1 (7)
8. Magomedgadzhi NUROV (MKD) – Dan Kolov No.3 (8)
9. Hossein SHAHBAZIGAZVAR (IRI) – Asia No.2 (9)
10. Yuri BELONOVSKI (RUS) – Buryatia Cup No.2 (10)
11. Anzor BOLTUKAEV (RUS) – Europe No.2 (6)
12. Fatih YASARLI (TUR) – Dan Kolov No.2 (11)
13. Reineris SALAS PEREZ (CUB) – Cerro Pelado Int’l No.1 (12)
14. Mamed IBRAGIMOV (KAZ) – Ziolkowski Tourney No.2 (nr)
15. Georgi KETOEV (ARM) – Ali Aliev No.3 (nr)
16. Magomed MUSAEV (KGZ) – Asia No.3 (nr)
17. Mikhail GANEV (BUL) – Ukraine Int’l No.2 (14)
18. Amir MOHAMMADI (IRI) – World Cup No.3 (16)
19. Pavlo OLIYNIK (UKR) – Ion Corneanu Tourney No.3 (nr)
20. Givi MATCHARASHVILI (GEO) – European Jrs No.1 (17)

125kg – L’ancien vice champion du monde Alen ZASIEIEV (UKR) gagne deux places et devient No. 1 après ses victoires au Dan Kolov et au tournoi Ali Aliev. Daniel CHINTOAN (ROU) rejoint les classements en tant que No. 16 après avoir remporté une médaille d’argent au tournoi Iion Corneanu, et Nick GWIAZDOWSKI (USA) fait de même grâce à sa victoire à Madrid.

1. Taha AKGUL (TUR) – Europe No.1 (1)
2. Geno PETRIASHVILI (GEO) – Europe No.3 (2)
3. Alen ZASIEIEV (UKR) – Ali Aliev No.1 (5)
4. Jamalladin MAGOMEDOV (AZE) – Europe No.2 (4)
5. Daniel LIGETI (HUN) – Ziolkowski Tourney No.1 (7)
6. Levan BERIANIDZE (ARM) – Europe No.3 (6)
7. Komeil GHASEMI (IRI) – Rio OG No.2 (3)
8. Robert BARAN (POL) – Yasar Dogu No.3 (8)
9. Yadollah MOHEBBI (IRI) – Asia No.1 (11)
10. Alan KHUGAEV (RUS) – Yasar Dogu No.1 (10)
11. Baldan TSYSHIPOV (RUS) – Buryatia Cup No.1 (9)
12. Muhamadgazi MAGOMEDOV (RUS) – Buryatia Cup No.2 (12)
13. Vitali PIASNIAK (BLR) – European U23 No.2 (13)
14. Dominique BRADLEY (USA) – Pan America No.1 (14)
15. Yudenny ALPAJON ESTEVES (CUB) – Pan America No.2 (15)
16. Rares Daniel CHINTOAN (ROU) – Ion Corneanu Tourney No.2 (nr)
17. Nick GWIAZDOWSKI (USA) – Spanish GP No.1 (nr)
18. Sakir BOKZURT (TUR) – Dan Kolov No.3 (17)
19. NATSAGSUREN Zolboo (MGL) – Asia No.3 (18)
20. Yermukambert INKAR (KAZ) – Dan Kolov No.2 (19)