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ASOIF : les FI discutent des initiatives en matière de durabilité, de développement et d'éducation au Forum ASOIF

By United World Wrestling Press

 LAUSANNEE, Suisse (31 mai) --- La Directrice du Développement d'United World Wrestling, Deqa Niamkey,  a dirigé le Forum de l'ASOIF sur la durabilité, le développement et l'éducation (ASDEG) à Lausanne la semaine dernière. Voici ce qu'ASOIF.com à déclaré à propos de l'évènement :

Des experts de 27 fédérations internationales (FI) régissant les sports olympiques d'été et d'hiver se sont réunis cette semaine au Forum de l'ASOIF sur la durabilité, le développement et l'éducation (ASDEG). Cet évènement s'est déroulé le 24 et 25 mai à Lausanne, Suisse, dirigé par la Présidente du ASDEG Group de l'ASOIF, Deqa Niamkey d'United World Wrestling (UWW).

Pour la première fois, le Forum a a abordé le domaine important de la durabilité qui a été récemment ajouté au portfolio du groupe. Le Comité International Olympique a introduit le sujet et partagé les meilleures pratiques. World Sailing (FI de voile) a présenté son Agenda 2030, une stratégie de durabilité ambitieuse qui couvre les aspects environnementaux, économiques et sociaux. La fédération internationale de Hockey La Fédération internationale de Hockey a donné un aperçu de la manière dont une FI peut lancer les initiatives de durabilité à un stade précoce.

après que la pandémie a imposé une pause de deux ans du Forum, les participants ont également discuté de la manière dont le COVID-19 a changé leurs façons de travailler. UWW a présenté la façon dont la crise sanitaire mondiale a aidé ses fédérations à adopter l'éducation en ligne et a présenté un certain nombre d'outils interactifs en ligne, qui sont accessibles à tous les sports. De son côté, World Curling (FI de Curling) a partagé comment ils ont financé les modules d'éducation en offrant des cours de formation en ligne aux futurs arbitres et techniciens de la glace moyennant des frais d'inscription.

Deqa Niamkey a déclaré durant le Forum: "Après deux ans de pandémie, c'était formidable de rencontrer à nouveau tous les collègues de FI en personne au Forum. Nous avons eu des échanges fructueux sur les défis communs auxquels nous sommes confrontés. Je suis ravie de voir que de plus en plus de FI sont désireuses de travailler ensemble sur ces sujets importants et je me réjouis de bien plus de collaboration à l'avenir."

Un autre sujet important à l'ordre du jour du Forum : comment optimiser le soutien aux fédérations nationales (FN). World Rugby (FI de Rugby) a présenté son outil de benchmarking qui l'a aidé à distribuer des fonds à ses fédérations membres. La Fédération mondiale de badminton a présenté ses modèles de financement ciblés basés sur les données d'évaluation des FN.

Des représentants de la Solidarité Olympique se ont aussi joints à nous pour faire le point sur leur plan 2021-2024 et sur les programmes de développement mondial. 

Organisé annuellement, le Forum facilite une approche unie d'un grand nombre de FI dans la mise en oeuvre de leurs projets dans les domaines de la durabilité, de l'éducation et du développement. Cela permet de réaliser des économies en termes de ressources humaines et financières, d'assurer une certaine cohérence entre les sports et ainsi maximiser l'impact global des activités de la FI.

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Mariage, enfant et diplôme de médecine sur la route des JO de Jane Valencias (MEX)

By Eric Olanowski

CORSIER-SUR-VEVEY, Switzerland (April 7) – Il aura fallu dix ans, trois pays, un mariage, un enfant et un diplôme de médecine à Jane VALENCIAS pour que le Mexique obtienne sa première qualification olympique en lutte féminine. 

“Ma mère m'a appris que si je travaillais dur, j'arriverai là où je le voudrais," raconte Jane.  “En regardant maintenant mes réussites, je crois qu'elle avait raison.”

Ce qu'elle voulait fut toujours clair : mère, médecin et lutteuse olympique. Mais l'obtenir exigea patience et sacrifice. 

"J'ai commencé mes études en 2009 et les ai terminées en 2019. Il faut normalement six ans du début à la fin, mais il m'a fallu 10 ans parce que je les ai arrêtées deux fois pour lutter."

Jane Valencia a obtenu son diplôme de l'université Guadalajara Lamar au printemps 2019.

Aujourd'hui la combative “Drsse Valencia”, 57kg, cherche à obtenir sa licence pour lutter au Mexique et aux Etats-Unis. Son mari, le vice-champion olympique 2012 Jaime ESPINAL (PUR), est portoricain et obtenir pour Jane sa licence aux USA lui permettrait de lutter au Mexique, aux Etats-Unis et à Porto-Rico, un territoire américain. “Cela me prendra du temps. La procédure durera un an, un an et demi," dit-elle. "Mais après les Jeux, j'espère avoir assez d'argent pour payer la paperasserie et le test pour passer ma licence."  

Après son diplôme, Jane a déménagé du Mexique aux Etats-Unis pour rejoindre son mari et s'entraîner au club de lutte de Nittany Lion sous la tutelle des champions olympiques Cael SANDERSON (USA) et Jake VARNER (USA). Un tout petit peu plus d'un an après être remontée sur les tapis, elle est devenue la première lutteuse mexicaine de l'histoire à atteindre les Jeux Olympiques, grâce à une victoire en 57kg au tournoi panaméricain de qualification olympique d'Ottawa.

Jane VALENCIA'S (MEX) avec sa fille Joy au sommet du podium du tournoi panaméricain de qualification olympique. (Photo : Tony Rotundo)

Après avoir échoué d'un combat pour se qualifier aux Jeux de Rio en 2016, Valencia a fait une pause de trois ans avant de réaliser qu'elle avait quelque chose à se prouver. Au milieu de cette retraite, jalonnée d'expériences marquantes telles que se marier, donner naissance à un enfant et passer son diplôme de médecin, Valencia a pu observer les réussites de Natalia VOROBEVA (RUS) et Sofia Mattsson (SWE) après leurs accouchements.

"J'ai pris Vorobeva et Mattsson comme exemple. Elles ont fait leur retour après avoir eu un enfant et étaient très bonnes. Cela m'a montré que je pouvais être maman et toujours bonne en lutte."

"Je sais que c'est fou, mais quelque chose à l'intérieur de moi me disait que j'avais besoin de revenir. Je révais toutes les nuits de remonter sur le tapis. Vous savez, quand vous luttez, vous n'arrêter jamais vraiment. C'est une part de votre vie."

Valencia, qui a donné naissance à sa fille Joy le 31 mai 2017, est remontée sur le tapis pour la première fois en février 2019 à l'occasion du Cerro Pelado. Elle fut vaincue en finale par Amanda HERNANDEZ (CUB) et dut se contenter de la médaille d'argent. Sa deuxième apparition prit place une année plus tard à Ottawa, au Canada, pour le tournoi panaméricain de qualification olympique, où elle devait atteindre les finales pour composter son ticket pour les JO.

Quelques jours avant cette compétition, elle déclarait : "Tout le monde veut gagner le qualificatif. Je savais que [la championne olympique, ndlr] Helen [Maroulis, ndlr] serait là, alors je me suis entraînée en préparant mon mental pour lutter les meilleurs combat de ma carrière." 

A Ottawa, Valencia a ouvert les feux par deux victoires décisives sur Betzabeth SARCO COLMENAREZ (VEN) et Nes RODRIGUEZ TIRADO (PUR) -- pour atteindre un combat quitte ou double pour la qualification olympique face à la championne du monde en titre canadienne Linda MORIAS (CAN).

La scène était montée et l'enjeu simple : vaincre Morias et aller aux JO ou perdre et rentrer comme en 2016, sans place olympique.

Rejoignant les demi-finales, Jane se disait : "Aie foi en toi-même, ta préparation et lutte. Amuse-toi."  

Lors de ce combat, Jane barra une précoce tentative de double ramassement de jambe de la part de Morais, contre-attaquant en projection en prise de bras par la droite et amené au sol, prenant la tête 4-0. "Je l'avais vue lutter avant, alors je savais parfaitement ce qu'elle tenterait de faire."  

En fin de partie, c'est un ramassement de jambe intérieur que stoppa Jane avant de projeter Morais au sol à nouveau. Mais cette fois, ce fut pour un infliger un tombé à la championne du monde. "A ce moment, je ne pensais pas à ce qui allait advenir. J'ai seulement réagi : je me suis relaxée, et mon corps a réagit."

Grâce à cette victoire sur Morais, Jane Valencia est devenue la première Mexicaine de l'histoire qualifiée pour les Jeux Olympiques.

Elle espère ainsi montrer aux jeunes Mexicaines qu'elles ont un modèle à suivre. "Je n'avais pas de modèle, alors j'ai fabriqué mon propre exemple," dit-elle.

"Maintenant, c'est une chance énorme. Avant, les jeunes filles avaient au Mexique un rêve olympique, mais elles n'avaient pas d'exemple. Elles n'avaient personne à suivre. Maintenant qu'elles ont vu quelqu'un atteindre cet objectif, elle peuvent se dire 'Moi aussi je peux me qualifier'."

Jane continue sa préparation pour les Jeux tout en s'entraînant au Nittany Lion. Elle aspire à devenir médaillée olympique mais dit que remporter une médaille olympique ne la définirait pas en tant que lutteuse, femme ou mère. "Gagner une médaille olympique est mon objectif pour l'instant. Mais nous valons plus qu'une médaille et une médaille ne change pas votre vie. Une médaille n'est pas suffisante pour faire de vous une bonne personne."

Dans un message à destination de la communauté de la lutte, elle déclare :“Ces moments où nous sommes à la maison, ignorant de ce que le futur nous réserve, je vous demande d'être patients et d'avoir la foi. Ayez la foi que ceci arrivera, que nous remonterons sur les tapis pour faire ce qui nous passionne. Gardez votre esprit occupé avec les petites choses du quotidien et vivons un jour à la fois. Restez positifs, en bonne santé et, par-dessus tout, concentrez-vous sur l'objectif qui nous attend.”