Développement

Aline Silva reçoit le Prix UWW Femmes & Sport 2018

By Tim Foley

CORSIER-SUR-VEVEY (le 2 avril) -- Aline Silva (BRA) reçoit le Prix Femmes & Sport 2018 de United World Wrestling.

Aline Silva, médaillée mondiale d'argent 2014 et olympienne en 2016, a consacré ces 12 derniers mois à la création d'un programme de sensibilisation dans sa ville natale de Cubatã au Brésil, offrant à des jeunes filles des opportunités de lutte et d'éducation.

"Nous sommes très fiers d'Aline," a déclaré M. Lalovic, Président d'United World Wrestling. "Elle est le type de meneuse que nous voulons dans notre sport. Elle a pris ses victoires sur le tapis et exerce une forte influence sur de plus jeunes filles. Nous sommes honorés de lui présenter cette récompense."

Aline recevra $10,000 d'United World Wrestling. Il est attendu qu'elle engage un instructeur et professeur d'anglais pour s'occuper de 60 écolières de l'école publique de Cubatã. Le programme de sensibilisation comprendra également des classes hebdomadaires d'autonomisation, avec des cours sur des thèmes tels que le leadership, le développement personnel et les droits liés à la sexualité et la reproduction.

“Je crois qu'il est important de vouloir quelque chose de grand, pour soi-même et pour les autres,” dit Silva. “Et je veux montrer à ces filles ce que signifie avoir un but, et comment se battre chaque jour pour l'atteindre. Je sais que si vous vous battez chaque jour pour atteindre votre but, votre rêve deviendra réalité!”

Aline SILVA (à droite) est la première brésilienne à avoir atteint les finales des championnats du monde, remportant l'argent à Tachkent en 2014 (Photo: Gabor Martin, United World Wrestling)

Aline avait lancé son futur programme de sensibilisation grâce à une visite au Programme d'Encadrement Global du Sport du cours Paix, Sport et Société de l'Université du Tenessee. Pendant ses six semaines sur place, Aline a mis en place un plan d'action d'autonomisation des femmes brésiliennes à travers le sport, et cherché conseil sur la façon d'améliorer son concept.

“Je souhaite remercier M. Lalovic et tout le monde chez United World Wrestling pour leur excellent travail consacré à la promotion de la lutte féminine et l'égalité entre les sexes.”

Bien qu'occupée par la sensibilisation et l'éducation, Aline n'en fait pas moins sur le tapis. Elle s'entraîne à plein temps et compte participer aux championnats du monde de Budapest cette année. Son but est d'obtenir une médaille aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

Autres candidats, le Power Club (ESP), Johanna KIKAS (EST), Elham HEIDARI (IRI/CAN), Yevheniia PAVLOVA (UKR) ou la Fédération Française de Lutte, ont tous démontré leur engagement en faveur de l'égalité des sexes au travers de la lutte.

Japon : Visite des hautes fonctionnaires de la lutte féminine d'Iran

By Ikuo Higuchi

TOKYO, 27 février – Les hautes fonctionnaires de la lutte féminine en Iran se sont récemment rendues au Japon dans le cadre d'un voyage d'information. Elles ont observé les sessions d'entrainement de lutte et ont rencontré les fonctionnaires japonais.

Farnaz PANAHIZADEH (IRI), directrice du département international de la Fédération de lutte d'Iran et membre de la Commission Sportive d'United World Wrestling, faisait partie de la délégation de cinq personnes qui est arrivée au Japon le 20 février.

Cette délégation était constituée de membres qui se sont investis dans les débuts de la lutte féminine en Iran il y a deux ans. Ils ont visité l'Université Shigakkan près de Nagoya le 21 février et le Centre d'entrainement national d'Ajinomoto  à Nishigaoka, Tokoy, le jour suivant.

Les femmes iraniennes n'ont pas le droit de concourir dans la discipline olympique de la lutte féminine puisque, selon les principes de l'Islam, les femmes ne doivent pas découvrir et montrer leur peau, et le port d'un maillot de lutte n'est pas compatible avec ce principe.

Ainsi, les femmes participent aux compétitions de lutte à la ceinture et de grappling - des disciplines reconnues par United World Wrestling, et leur équipement inclut des vestes et des pantalons similaires à ceux que portent les athlètes de judo.

En septembre dernier, l'Iran a inscrit une équipe entière de femmes aux Championnats du Monde de lutte à la ceinture au Kyrgyzstan, et les iraniennes ont remporté dix des douze médailles disponibles en lutte féminine. Elles ont également participé aux Championnats du Monde de Grappling en Biélorussie plus tard en septembre.

Selon Panahizadeh, une centaine de femmes participent activement à la compétition de lutte en Iran, en 2000 femmes à travers le pays disent apprécier pratiquer ces disciplines.

"L'enthousiasme pour la lutte féminine est en train d'augmenter. Nous sommes venues au Japon pour étudier les méthodes d'entrainement et les lieux de travail du pays qui réunit les meilleures lutteuses du monde" déclare Panahizadeh.

Au sujet des entrainements, la chef de délégation observe que "tout le monde a l'air si enthousiaste. C'est comme si la seule chose qui comptait, c'était d'être la No. 1 mondiale" continue Panahizadeh.

C'est de cette école, anciennement connue sous le nom de Chukyo Women’s University, que viennent les six lutteuses inscrites aux JO 2016 de Rio, dont la quadruple médaillée d'or olympique Kaori ICHO (JPN) et Saori YOSHIDA (JPN), qui a remporté 16 titres mondiaux entre 2002 et 2015.

Panahizadeh et l'une des coachs de grappling ont été impressionnées par l'intensité des entrainements et le sens de l'autonomie qu'elles ont ressenti dans la salle d'entrainement.

"Nous aimerions que la lutte à la ceinture et le grappling deviennent plus populaires au Japon" déclare la directrice.

 

Le coach principal de l'Université de Shigakkan Kazuhito SAKAE, qui est également directeur d'équipe nationale pour la Fédération de lutte du Japon, a ajouté : "Nous aimerions coopérer dans cette entreprise de développement et d'expansion de la lutte féminine."

Le 22 février, la délégation a rencontré le Président de la Fédération de lutte du Japon Tomiaki FUKUDA et a suggéré que les lutteuses portent un uniforme qui couvre l'entier de leur corps, comme c'est le cas pour les courses de patin à glace. L'Iran a déja fait une proposition similaire à United World Wrestling.

"Je pense que si cette mesure est appliquée, la lutte féminine se développera non seulement en Iran, mais également dans d'autres pays islamiques" commente Panahizadeh, témoignant de son espoir pour la popularisation de la lutte féminine dans le monde entier.